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GEOGRAPHIE BOTANIQUE

tant de nombreux ovules. Style simple, portant un stigmate capité, bilamellé ou bifide. Fruit capsulaire membraneux, rarement un peu charnu, s’ouvrant par deux valves, renfermant de nombreuses graines albuminées. Cette famille se divise en quatre tribus: Exacées, Chironiées, Swertiées, Menyanthées.

GÉOGRAPHIE BOTANIQUE. La Géographie botanique a pour objet l'étude de la répartition des végétaux à la surface du globe et des lois qui régissent cette répartition.

A part quelques rares exceptions, une espèce ne se développe à l’état spontané que dans un espace plus ou moins étendu (aire de dispersion), où elle trouve les conditions favorables à sa croissance, ainsi qu'à celle d’autres végétaux dont l’ensemble donne au pays un aspect caractéristique et constitue sa flore naturelle. On considère comme le centre de création d’une espèce, le point où elle croit avec le plus d’abondance et d’où elle rayonne en diminuant de fréquence à mesure qu’on s’en éloigne.

L’habitat est la localité où croit la plante. Dire qu’une plante se trouve aux environs de Paris, de Marseille, c'est désigner son habitat.

La station est l’ensemble des conditions spéciales qui déterminent la présence d'une espèce en un lieu donné. Dire qu’une plante croit dans les bois, dans les prés, dans les mares, c'est indiquer sa station.

L'étude de la Géographie botanique est liée à celle des climats. c’est-à-dire des conditions atmosphériques: chaleur, lumière, humidité, ainsi qu'à celle du sol: de son relief et de sa constitution (calcaire, siliceux, etc.).

On sait que la surface de la terre présente des inégalités physiques telles, qu'une zône géographique formée par les parallèles de latitude est loin de présenter un climat identique sur tous ses points. Il arrive en effet que. sous le même parallèle, il y à des terres voisines de grandes masses d’eau, tandis que d’autres en sont très éloignées ; que certaines présentent de hautes montagnes ou de basses altitudes; des vallées ayant des directions diverses, etc.; conditions qui modifient la température et l’état hygrométrique de l’atmosphère.

Alex. de Humboldt a imaginé de tracer sur une mappemonde des lignes qu'il nomma #sothermes, passant par tous les points du globe ayant une égale température moyenne annuelle. Ces lignes, loin d’être parallèles avec les cercles de latitude et d'indiquer une diminution de température régulière en rapport avec l'éloignement de l'équateur, sont très sinueuses et présentent, dans certains cas, des localités distantes de 10 et même 15 degrés de latitude. Pour mieux établir l'influence de Ia température sur la végétation du globe, Humboldt a ajouté aux lignes précédentes, les lignes isothères et isochimènes,les premières passantpar les points ayant la même température moyenne estivale, les secondes par ceux qui possèdent la même température moyenne d'hiver.

Les grandes masses d’eau ont une influence considérable sur les climats. L'on sait, en ef-

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