GÉOGRAPHIE BOTANIQUE
fet, que pendant l'été, le sol réfléchit la cha- | conditions qui rappellent le plus possible cell leur et que ce rayonnement contribue à élever | du milieu où elles croissent dans leur pays di la température de l’atmosphère, tandis que |rigine.
l’eau ne rend pour ainsi dire pas de chaleur.
En hiver, au contraire, le sol reçoit peu de)
chaleur et n’en rend pas, tandis que l’eau dé- | ce nom les Chenilles des Papillons des Hibernia, Oporabia, Cheimatobia, ete., apparte
gage une partie de celle qu’elle a accumulée pendant l'été. IL en résulte que, dans les continents (climats continentaux), les climats sont excessifs, chauds pendant l’été, froids pendant l'hiver, alors que les pays situés dans le voisinage de la mer (climats marins) ont une température uniforme, que les vents de la mer rendent moins chaude pendant l'été et adoucissent pendant l'hiver.
L'’altitude ou hauteur absolue du sol au dessus du niveau de la mer a aussi une influence très grande sur la végétation. On sait en ef-
qui sont toutes très nuisibles aux végétaux. Ce“ nom vient de l'habitude qu'ont ces chenilles“
fet que la température de l'atmosphère s’abaisse | à mesure que le niveau du sol s'élève. Humboldt
a calculé que 102 mètres d’altitude équivalent à un degré thermométrique, comme diminution de la chaleur atmosphérique, de telle sorte
qu’en s’élevant sur une haute montagne, la température s’abaisse comme lorsqu'on s'éloigne
de l'équateur en se dirigeant vers les pôles.
Les plantes qui croissent au sommet des mon-
tagnes, dans le voisinage des neiges éternelles, trouvent là des conditions de végétation très spéciales ; humidité abondante par suite de la fonte incessante des neiges; lumière intense, les rayons solaires n'ayant à traverser qu'une couche d’air peu épaisse; neige constituant un manteau protecteur contre les froids. Ces plantes, dites alpines, sont en général difficiles à cultiver dans les jardins. On désigne sous le nom de plantes alpestres, celles qui croissent à des hauteurs moindres.
C’est dans le voisinage de l'équateur, dans la zône torride, comprise entre les deux tropiques,
que la végétation atteint son maximum de puis-
sance. C’est là que croissent de nombreux Pal-
miers, des Fougères arborescentes, des plantes
épiphytes appartenant aux familles des Orchidées, des Broméliacées, etc. etc. Dans cette
on les écrase ou on les brûle; en automne (oc
zône, les phases de la végétation sont liées à la
régartition de la pluiesuivantles saisons, comme elles le sont avec l'été et l'hiver de la zône tempérée, la saison sèche correspondant à l'hiver, la saison des pluies étant celle de l’activité de la végétation Dans certaines régions, les pluies
tombent pendant presque toute l’année; dans.
d’autres, la saison sèche est accompagnée de
quelques averses et la saison humide présente | de temps à autre des journées ensojleillées ; enfin, | il est des pays où la saison sèche est très pro-| longée, avec une saison pluvieuse insuffisante |
pour entretenir une végétation aussi brillante
que dans les cas précédents. Ce sont là des par- | ticularités dont l’étude a une importance capi-| 2 spathes caduques. Spadice simple ou en
tale, lorsqu'il s’agit d'introduire la culture d'une plante dans une région autre que celle où elle croit à l’état sauvage; on ne saurait assez insister sur ce point.
Il est indispensable pour l’horticulteur de tenir compte de toutes ces considérations pour arriver à connaître les besoins des plantes,et à les cultiver d’une manière scientitique,dans des
3 fleurs (1 entre 2 4) immergées dans les,can
GEONOMA.
Géologie. Voir Sol. | D
GÉOMÈTRES ou Arpenteuses. On désigne
nant au groupe des Phalènes (voir ce mot}, et
Fig. 415. — GÉOMÈTRE EFFEUILLANTE. A, Mâle, B. Femelle.
papillon se montre à l’arrière-saison, s’attaques aux arbres fruitiers. Les chenilles se trouvent! sur ces arbres en mai-Juir; le Papillon en mo vembre. La femelle, complètement privée d'ailes} pond ses œufs sur les bourgeons où ils passent l'hiver ; les jeunes chenilles éclosent au prin
temps ; en juin, elles s’enfoncent dans Ia terres pour se changer en chrysalide. Pour s’en dés barrasser, on emploie les moyens suivants :en, été, on fait tomber les chenilles sur une toileet
tobre), pour empêcher les femelles sans ailes. qui viennent de se transformer dans la terres de monter sur les arbres pour s’y accoupler,eb} y pondre, on entoure le tronc d’un large collie de goudron gras. On peut aussi placer surdes toiles posées à terre des lanternes alluméesqu pendani la nuit, attirent les femelles: on es détruit chaque matin. (Pour la Géomètre h 4 | male, voir Cbeimatobie; la Géomètre du G@n0 | seillier, voir Abraxas.) :: DÉS |
GEONOMA Willd. (Palmiers.) Palmiers grèles) inermes, à tige bambusiforme, annelée. Fronde à limbe tantôt entier, bifide au sommet, tanto plus ou moins irrégulièrement penniséqué; pe tiole cylindrique. à base tubuleuse, engainante}
pal |
nicule rameuse, portant des glomérules.
vités du spadice. Environ 100 espèces del'A mérique tropicale. ne. | G. baculifera Knth. — Kercnove, Pazm.t1l0 — [Syn.: G. acutiflora, Mat. PALM. t. 95, nestum baculiferum Poit. ] — Guyane, Brésil. à
GEONOMA. RP e— GÉRANTACÉES.
Ondes cunéiformes, bifurquées, parfois di-|les Géophiles viennent s’abriter. On dit que le isées en 4-6 lobes; racines aériennes naissant | Géophile longicorne s'attaque aux Vers de terre tes anneaux du stipe. et les tue par sa morsure venimeuse, qui d’ail- * G. deversa Kunth. [Syn.: Gynestum deversum, torr. Mem. Mus. Hisr. NAT. t.3.] — Guyane ançaise. — Dioïque. Tige de la grosseur d’une Hume d'oie. Frondes longuemt. pétiolées, à -3 paires de pinnules oblongues lancéolées, cuminées cuspidées, recourbées à leur ex- Fig. 416. — GÉOPHILE. fémité. Spadice pendant.
G. Ghiesbreghtiana. Voir Galyptrogyne.
{Ginterrupta Mart. — Paz. 8, t. 7. — [Syn.: | Jeurs est sans danger pour l’homme, en raison Lartinezia interrupta Ruiz et Pav.] — Mont. de la petite taille de l’animal. D: T. [1 Pérou. — Frondes penniséquées atteignant Georgine. Nom allemand du Dahlia. \m., à pinnules falciformes, acuminées. GÉRANIACEES. Famille de plantes Dicotylé- G: macrostachys Mart. — Pam. 18. t. 4 et 19. | Gones-Polypétales comprenant des herbes, des Brésil. — Touffes composées de plusieurs | arbustes ou des arbrisseaux, très rarement des zes courtes, presque acaules. Frondes atteignt. | arbres, à feuilles opposées ou alternes, ordinaiarfois 2 m., toutes radicales, arquées recour- | rement stipulées, dentées, lobées ou composées, es, à large limbe lancéolé, bifide au sommet | exceptionnellement entières. Fleurs souvent
à pétiole long de 60 em. axillaires, solitaires ou en sorte d’ombelles Gpaniculigera Mart. — Pazu. 11, t. 10. — | multiflores, rarement en cymes ou en grappes ésil. — Tige atteignant 3 m. Frondes penni- | Calice persistant, à 5 sépales généralement quées, spadices hispides. libres, le postérieur parfois éperonné. Pétales 5.
GPohliana Mart. — Pazm. 142, t. 6 A. — ésil. — Frondes dépassant 2 m.. irrégulièremt. nniséquées, pinnules largemt. lancéolées falformes.
G. Schottiana Mart. — Pam. 148. t. 11 À. — ésil. — Frondes dépassant 2 m., régulièremt.
nniséquées, à pinnules linéaires, rapprochées. G. pulchra Wendl. Voir Calyptrogyne.
AG. Spixiana Mart. — PaLu. 15. t. 15, 16. — yn:: G. baculum Hort.] — Brésil. — Très >gante espèce atteignant parfois 2-3 m. Frondes 1m. 35, de longueur, simples, lancéolées, birquées au sommet, atténuées à la base.
G. synanthera Wendl. Voir Galyptrogyne.
"\G: Verschaffeltit Hort. Voir Calyptrogyne.
. Willdenowi KI [Syn. : G. simplicifrons Hd] — Marr. Paru. 8, 14. — Brésil. — Tiges 3-4 m. Frondes de 50 à 60 cm. lancéolées, ‘énuées à la base, bifides à l'extrémité ou irzulièremt. penniséquées.
Un cultive encore entre autres espèces :
. Cuneata Wendl; G. magnifica Lindl. et “Endl; G. obovata Wendl.: G. Porteana H.
endl. ; G. pumila Lindl. et Wendl.; G. Riede- "ma Wendl. [Syn.: G. gracilis Lind. et André. 14 Paz. t. XX], du Brésil.
Demis; terre tourbeuse; serre chaude humide. Fig. 417. — GERANIOM MACRORHIZUM L, € | J D. ALT NIUM ] :
3ÉOPHILE. (Geophilus.) (Fig. 416) Genre de "urriapodes de l’ordre des Chilopodes (voir ce
| At), à corps effilé, filiforme, formé d’anneaux | Etamines 10, rarement 15, libres ou brièvement F nombreux et semblables ; les antennes sont | soudées à la base. Ovaire 3-5 lobé, à 3-5 loges Asus et effilées, les pattes {150 paires et plus) | uni- ou biovulées, surmonté de 5 styles soudés 15 courtes. Ces animaux, dont le régime est | à l'axe floral prolongé en bec et terminé par Wt0t carnivore, tantôt frugivore, vivent dans | 5 stigmates. Fruit constitué par les 5 carpelles, serre et s’attaquent aux racines des plantes | libres entre eux, verticillés autour de l’axe au- Wrottes, Panais, Pommes de terre), les faisant | quel ils adhèrent par le bord interne jusqu’au urir en creusant des galeries dans leurs tu- | sommet de l’arête linéaire qui les prolonge; À cules charnus ( Geophilus longicornis, dont la | celle-ci, d’abord fixée dans un silion longitudi- Cileur est blanchâtre). Une autre espèce, le | nal dont l’axe floral est creusé, s’en détache à phile des fruits (G. carpophagus), s'attaque | la maturité avec le carpelle en se roulant sur à Pêches, aux Abricots et aux Prunes. On elle-même, Graine solitaire dans chaque carsa débarrasse en plaçant près des fruits à pro- | pelle. 7 tribus : a des feuilles de chou pliées en quatre, où Géraniées. (F1. régulières ; sépales imbriques ; | PICTIONNAIRE D'HORTICULTURE, 38
y Na
si
GÉRANIACÉES.
glandes alternes avec les pétales ; étamines | anthérifères en nombre égal. double ou triple de celui des pétales). — Pélargoniées. (FL. irré- | sul. ; sépale postérieur éperonné; glandes nulles. — Limnanthées. (F1 régul.; sépales valvaires; glandes alternant avec les pétales ; étamines en nombre double de celui des pétales ; carpelles sans bec, indéhiscents ; ovules solitaires). — Viviamiées. (EL. régul.; calice à sépales valvaires; glandes alternant avec les pétales; étamines en nombre double de celui des pétales ; capsule à déhiscence loculicide ; ovules géminés). — Wendtiées. (F1. régul.; sépales imbriqués; glandes nulles ; $tigmate ligulé ; ovules 2 ou plus nombreux; feuilles souvent opposées, petites, entières ou à 2-5 segments). — Oxalidées. (FI. régul. ; sépales imbriqués ; glandes nulles ; stigmate capité ; ovules 2 ou plus nombreux; feuilles composées, — Balsaminées. (FI. irrégul.; sépales colorés, le postérieur éperonné, les 2 antérieurs très petits ou nuls; pétales hypogynes; étamines 9, courtes, soudées au sommet par leurs filets et ceignant l'ovaire).
GERANIUM L. (Géraniacées.) Plantes vivaces ou annuelles, herbacées; feuilles palmées; tige le plus souvent bifurquée ou dichotome ; pédoncules ordinairement biflores ; corolle régulière; 10 étamines, rarement 5; carpelles monospermes, ovoides et munis d'une arête glabre sur sa face interne et courbée en cercle lors de la déhiscence. Environ 110 espèces, réparties dans toutes les régions montagneuses et tempérées du globe.
G.aconitifoliuml/Hérit. — L'HÉRriT. GÉRANIAC. 40. CoRREvON., FL. COLOR. DES MONT. p. 86. — Alpes granitiques. — Plante vivace, à feuilles divisées; tige de 30-50 em., dichotome et portant des fleurs blanches, veinées de pourpre. Mai-juin.
G. albanum Bieb. (Syn.: G. cristatum Stev).
Caucase. FI. vivace, hispide, étalée, à rhizome épais, à tiges diffuses. Feuilles réniformes orbiculaires. Fleurs rose violacé. Mai-septembre.
G. argenteum L. — B. M. t. 504; Sweer, Gran. 59; Cav. Diss. 77. — Alpes. — Plante vivace, à souche épaisse, d’où s'élèvent de nombreuses feuilles radicales, à pourtour orbiculaire, pétiolées, à limbe divisé, couvertes de poils soyeux, d’un blanc d'argent; fleurs grandes, solitaires, d’un lilas clair, portées sur de faibles pédoncules de 8 à 10 em. de haut.
Mai-juin. Rocaille ; soleil; terre de bruyère.
G. armenum Boiss. — Rev. Hort. 1891, p. 890. — Orient. — Plante vivace. à feuilles palmées, rougissant à l'automne; tiges dichotomes, de 80 cm. à 1 m.; fleurs d’un rose carmin vif, maculées et veinées de noir. Juilletseptembre.
G. cinereum Cav.— Pyrénées. —Plante vivace et basse, à feuilles caulinaires, d’un gris cendré, et se rapprochant du G. argenteum. Même culture.
G.Endresii Gay.— Pyrénées. — Plante vivace touffue, formant de fortes masses de verdure, à feuilles pubescentes, peu divisées ; fleurs de grandeur moyenne, d’un très beau rose vif.
Mai-septembre.
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