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RE RD

Fig. 434. — Greffe en incrustation.

Une ligature de laine ou coton à spires rapprochées est indispensable. L’engluement n’est pas toujours nécessaire.

La Greffe en placage à l'anglaise est utile au Tilleul, à l'Oranger, au Houx, au Myrte. Le greffon est taillé d'abord en biseau à surface plane, avivé au revers, à la pointe; d’un coup de greffoir, de bas en haut, on y pratique le cran.

Immédiatement on fait au sujet une plaie analogue; un nouveau coup de greffoir ménage un cran à la base et un autre au milieu, de manière que leur assemblage agrafe languettes et encoches, sans laisser de parties vives exposées à l’air.

Ligaturer et couvrir d’une feuille ou d’un peu de mastic.’

Greffage en incrustation. (Fig. 434.) — Jadis connu sous le nom de greffe à la Pontoise, du pays de son propagateur, le jardinier Huard

ce procédé est applicable à

presque tous les arbres et arbustes ligneux.

Le greffon, taillé en coin plus ou moins tria gulaire, doit être incrusté sur le sujet dans un ouverture cunéiforme correspondante qui l'en châsse hermétiquement. “4

L'époque du greffage est au printemps, à phase initiale de la sève; on pourrait ene greffer en été avec des rameaux semi-ligne et en août-septembre avec des greffons aoûté L'époque préférable est fin mars et avril

Le sujet est préparé à l'avance et avivé au moment du greffage. SA

Le greffon portant deux ou trois yeux, 8€ taillé à la base en coin assez court, et vien s’incruster sur le sujet dans une rainure an laire. d’une ouverture coïncidant avec le biseau cunéiforme du greffon. On maintient l’assem-A blage par un lien et on couvre de mastic les. amputations.

Le greffage en incrustation se pratique tête du sujet tronqué et quelquefois sur côté d'un sujet non écimé.

le.

k 4 het M.

Fig. 435. — Greffe dans l’aubier.

Greffage dans l'aubier. (Fig. 435.) — Un greffon biseauté inséré dans l'aubier du sujet: en tête ou de côté, tel est le principe de lopé ration. La ligature et l'engluement, à l'air libres sont obligatoires. + . Le greffage en tête nécessite l’'amputatlon préalable du sujet; le greffon, taillé en double biseau aminci vers la pointe, est introduit dan une fente ouverte entre l'écorce et l'étui méf duliaire, parallèlement à l’axe central. À

Sur un gros arbre dont on veut transforme, la variété, il convient d'insérer plusieurs gref) fons ; dans ce cas..on pratique plusieurs fentes qui au lieu d'être transversales, sont dessé, cantes ou des cordes inscrites dans un cerclen d'après le langage géométrique; alors le biseal, triangulaire du greffon sera taillé de biæs, | de ses côtés plus large, tranchant l'axe, l'autr, effleurant à peine l’aubier. x |

Le greffage de côté, généralement pratiqu sous verre, peut provoquer un écimage duSuJe/\ mais n'entraîne à son étêtage qu'après la SOU) dure complète du greffon. Pour l’inoculation dl} ce dernier, on tranche l'écorce et les premiere couches d’aubier du sujet, en dirigeant la

Pa‘,

+ GREFFE

er jusqu’à la moëlle, et on y introduit le grefon préparé à cet effet, à double biseau terminé n bésaigue. Quand les greffons de Conifères ou l'arbustes toujours verts ne peuvent être apliqués contre la tige du sujet, on dirige oblijuement, ou de biais, la fente de ce dernier, ce jui met à l’aise le feuillage du greffon.

| Ce mode de greffage étant plus particujèrement appliqué aux opérations sous verre, avec des arbres et arbustes verts, le greffeur souvent apporté quelques légères modificaions augmentant les points de rapprochement > favorisant l'adhésion intime des deux parties mises en contact.

| Les travaux complémentaires seront indiyués plus loin.

Nous arrivons ainsi à l’un des plus anciens procédés : la greffe en fente.

Greffage en fente. — Le greffage en fente bst employé à la propagation de la majeure bartie des végétaux ligneux à feuilles caduques.

bonné définitivement au moment de l'opération, au point destiné à recevoir la greffe ; une coupe fraîche se prête mieux à la juxtaposition.

| Si la tige est de moyenne grosseur, on ne lui pplique qu’une greffe, alors on établit l’aire de l’'amputation dans un sens légèrement oblique; mais si la force du sujet exige plusieurs b ‘effons, on fait la coupe sur un plan horizontal. à Le greffon est un fragment de rameau muni un œil ou de plusieurs yeux. Plus le sujet est lleune, plus court sera le greffon. Prenons pour Lerme moyen deux ou trois yeux; le greffon a les em. à 10 cm. de longueur. Pour le préparer, par taillons la partie inférieure de la greffe Re deux faces, en biseau presque triangulaire. Nous disons presque, attendu que les deux côtés taillés en s’amincissant, ne se rencontrent à vive arête-que vers la pointe. A l'opposé de Lette arête est le dos du biseau laissé intact par l'outil; il commence immédiatement sous lun œil et se termine en pointe à l'extrémité inférieure du greffon. Dans quelques circonstances, “nous verrons qu'il est possible de ménager un Hbourgeon sur le dos du biseau; et dans certains procédés de greffage en fente terminale, le greffon est taillé sur les deux faces, en bec-deane au lieu d’être en coin triangulaire.

| Quand on veut faire asseoir parfaitement le lameau-greffon sur le sujet, on ménage au sommet du biseau, en tête de chaque paroi amincie, une légère entaille horizontale ou obba dans le sens de la coupe de la tige. | La préparation du greffon s'obtient plus aipement en tenant le rameau couché sur la main Bauche, allongé sur l’index. La main droite armée d’un greffoir, taille le biseau en lissant {-hacun de ses côtés, la moindre inégalité s’oppas à sa coïncidance avec le sujet; la pointe egeérement émoussée en facilitera le glisse- |. Greffe en fente simple ou en demi-fente. — | e sujet est de moyenne grosseur; nous le tron- {onnons obliquement, le sommet de la coupe nt horizontal ; puis y plaçant la pointe de et procédant, par secousses légères et

le l'outil de haut en bas, obliquement, sans al-

GREFFE

brusques, il en résulte une fente verticale ayant la longueur approximative du biseau du greffon. Le talent du greffeur consiste à ne pas fendre diamétralement Le sujet. Ce mouvement

saccadé de la main qui tient l'outil a d’ailleurs

Fig. 436. — Greffe en fente, simple.

Po suiet. étêté à l tron. | POUT but de trancher l'écorce et les premières puLesujet, étété où non à l'avance, SeTa LTON- | Couches d’aubier, pour que le greffon ait son

chemin tracé; si les parois du sillon étaient irrégulièrement séparées, il faudrait s'abstenir

de les lisser avec un couteau.

Fig. 437. — Insertion du greffon de la greffe en fente.

Avant que cette fente partielle soit finie, de l’autre main nous prenons le greffon et nous l'y insérons par l’orifice supérieur, en le faisant descendre à mesure que l’'incision s'agrandit. Nous retirons même l'outil assez tôt pour que le greffon, se trouvant poussé par la main; achève de préparer son logement. Nous faisons glisser le biseau dans sa position définitive, de façon que son écorce coïncide avec celle du sujet, sans saillie et sans cavités accentuées. Si La tige avait une écorce épaisse, nous inclinerions faiblement le greffon dans la fente, rentrant au sommet, sortant à la base, le croisement des couches de liber et d’aubier des deux parties amènerait inévitablement quelque point de contact.

L'engluement est indispensable. La ligature, même en cas de fente partielle, retient les tissus. (Fig. 436.)

GREFFE

Greffe en fente double ou en fente complète.

— Le sujet étant plus gros, recevra deux greffons. La coupe est horizontale, et nous fendons diagonalement le sujet. Dans ce but, nous placons l'outil sur la tranche du sujet, la lame parallèlement à l’étui médullaire. Nous appuyons des deux mains ; si le bois est résistant, le maiïllet sera utilisé; les greffons sont placés entre les lèvres de l’opérateur ou dans un vase

contenant de la mousse fraîche. Quand la fente |

est aux deux tiers finie, nous retirons l'outil

Fig. 438. — Greffe en fente, double.

sur un bord, tout en maintenant l’incision entre- | -baillée ; nous plaçons un greffon à l’autre bord

et, en employant l'outil ou un bâtonnet aigu | comme un levier, nous faisons pénétrer le gref-

fon complètement. L'insertion de l’autre gref- |

fon n’est pas plus difficile ; peut-être faudra-t-

il encore placer la lame de l'outil ou un coin de

buis dans la fente, et forcer un peu l’ouverture pour faciliter le glissement de la deuxième, greffe. — Ligaturer ; engluer copieusement.

Greffe en fente avec œil enchâssé. — En taillant le greffon, on ménage, sur le dos du biseau, un œil qui se trouvera enchâssé dans la fente du sujet; cet œil doit produire un scion vigoureux; on le palissera d’abord contre le sommet du greffon, et, plus tard, sur un tuteur. — Ligaturer, engluer.

asaison des différents modes du greffage en

fente est au printemps, au réveil de la sève, ou à l'automne, avant sa léthargie. Le Cerisier et le Prunier préfèrent cette dernière période.

Greffe en fente terminale. — Les Conifères, dont la tige s’'augmente chaque année d’un verticille de branches et d’une flèche non ramifée, peuvent être propagés à l’aide de ce système. On le pratique à l’air libre, en avril-mai, quand les bourgeons du Sapin commencent à gonfler.

Le greffon, choisi au sommet d’une branche, est un rameau ligneux, de l’année précédente, couronné de ses yeux terminaux. Son biseau légèrement aminci en dedans, est taillé unifor-

mément et sans languette; on l’inoculera au

sommet de la flèche du sujet, dans une fente pratiquée entre deux yeux de la couronne, à leur jonction vers l'œil central ; cette incision sera partielle ou totale.

L'insertion étant faite, on ligature avec de la laine ou du coton, et on couvre d’onguent; on entoure ensuite la greffe avec une feuille de papier gris, afin de la préserver, à son début, de l’action du hâle et du soleil.

GREFFE

Au lieu d'un greffon ligneux qui s'adap aussi bien à certaines essences autres que de Conifères, on peut se servir d'un greffon #e bacé; nous avons plus partieulièrement app qué cette greffe au Pin. |

Lors des premières évolutions de la sa e en mai-juin, — les jeunes pousses de Pin ayant déjà 3 cm. à 5 cm.. avant que les nouvel feuilles soient développées, — c'est l'inste propice au greffage.

Le greffon est une de ces jeunes pousses, | l’état presque rudimentaire, munie de son œil terminal; on le cueille sur une branche de l’arbre- étalon, choisie au sommet ou de côté. On le taille en double biseau régulièrement aminci aux deux faces, avec un greffoir bien affilé. Des précautions sont nécessaires à cause | de la contexture délicate du greffon.

Le sujet est tronqué au sommet de la sèche | | immédiatement au dessous du groupe d’yeux terminaux. On enlève les feuilles autour du” | sommet, sauf quelques-unes conservées à Ja. tête qui devront y attirer la sève. L’incision sera diamétrale ou partielle, suivant la différence | de calibre entre le sujet et le greffon, maïsil” est préférable que leur diamètre soit identique. ! Le greffon est engagé assez profondément!

dans cette ouverture, jusqu’à ce que le sommet! du biseau pénètre à 1 cm. au dessous de la’ tranche. Le dos du biseau doit coïncider avecl'é-| corce du sujet. Un tuteur serait indispensable pendant une année ou deux au moins.

| On ligature avèc de la laine et on englue les coupes vives exposées à l'air; puis on entoure! la greffe avec un cornet de papier, que l’on maintiendra jusqu’à ce que les bourgeons gref-! fés soient entrés en végétation.

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1 R Fig. 439. — Greffe en fente, sur bifurcation. | + Greffeen bifurcation. (Fig.439.) — Le greffon] âgé de deux ans, est enclavé sur le sujet al rencontre des deux branches. Le biseau du gref fon est taillé en double coin aminci sur vieux | . bois. La fente du sujet ne dépasse guère Les deux tiers du diamètre de l'arbre, de telle sorte d

que le greffon s’y trouve bridé. Ligaturer ei! engluer le greffon complètement. æ |

- GREFFE

bi On taillera assez long les branches; plus tard on réduira leur longueur, à mesure que le greffon se développera, de facon que les deux coursons puissent être enlevés à l’automne.

L Greffage à l'anglaise. — La greffe anglaise comprend un sujet étêté et un greffon qui sont wénéraiement du même calibre. On les taille en biais, l’un dans un sens, l’autre dans un sens opposé, mais sous le même angle, pour qu'ils | oïncident par leur rapprochement. On augmente leurs points de contact par des languettes et des craus qui s’agrafent réciproquement.

\ Le moment de greffer arrive avec mars et avril; l'opération réussirait encore en août- Septembre, quand la sève se ralentit.

1 Elle est nommée Greffe anglaise simple, lorsque le sujet et le greffon, de semblable dia- Mnètre, sont tranchés de biais sur biseau assez Long, et sans encoche sur la coupe.

| On fait en sorte de conserver un œil au sommet du sujet et un autre à la base du greffon. | Les deux parties sont assemblées aussi parfaitement que possible; c’est donc une greffe par application pure et simple. Ligature souple, aine, spargaine ou caoutchouc; tuteurage et surveillance aux ligatures.

Fig. 440. — Greffe anglaise compliquée.

Elle devient Greffe anglaise compliquée, quand, lur le biseau, taillé en bec-de-flûte très allongé, n pratique vers le tiers de la plaie, entre la roêlle et la pointe, une fente longitudinale, en 1énageant un œil à la base. Cette fente s'obtient tar un simple coup d'outil; on n’enlève aucune squille de bois.

| Le sujet est soumis à une opération anapgue, tronçonnement en biais et fente au tiers apérieur avec bourgeons d'appel; cette fente (era ouverte, comme celle du greffon, entre le entre et la pointe de la tranche.

| Une fois les deux biseaux préparés, on les pplique l’un sur l’autre de façon à se toucher 1 tous points; puis, faisant pénétrer la dent ans le cran, ils setrouvent intimement agrafés. | Si le greffon est moins large que le sujet, on | Tameêne au bord de la coupe, pour que les {Pidermes ou le liber se confondent au moins {1r un côté dans la même périphérie. Ligature

Mastic. (Fig. 440.)

GREFFE

,. Ce mode de greffage est pratiqué à l'abri pour la reconstitution actuelle du vignoble.

Dans leurs pépinières de Pommiers, les Anglais ont souvent secours à la greffe anglaise au | galop.

Le sujet est étêté horizontalement ou à peu près avec la serpette ou le greffoir, on produit au sommet du trone et sur le côté une plaie longue de 5 em. à 6 em., commençant à l'écorce, finissant un peu dans l’aubier. Au tiers environ, d'un coup d'outil de haut en bas, sur cette écorchure on obtient une petite encoche. Le greffon long de 10 cm. à :2 cm. aura sa moitié inférieure taillée en biseau plat; aux deux tiers du biseau, de bas en haut, l’outil produira la coche ou languette. Il reste pour finir à enchevêtrer les deux parties, à ligaturer et à engluer les points de contact ou mis à nu.

Avec un gros sujet, on place deux greffons à chaque rive de son entaille.

Enfin, la Greffe anglaise à cheval. — Le sujet est taillé au sommet en double biseau régulier. Le greffon est ouvert ou fendu à sa base et placé à cheval sur le sujet qui s’y enclave. Ligaturer et couvrir de mastic froid.

Le choix d’un greffon trapu, terminé par un bouton floral, produit avec le Camellia et le Rhododendron un sujet immédiatement en fleurs.

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