GRÊLE
ils sont presque sphériques, mais on en voit | quatrième mois (octobre-novembre), et alors aussi d'ovoïdes, de lenticulaires et même de po-|
lyédriques. Leur grosseur ordinaire est à peu près celle d’une noisette, leur poids compris
des dimensions beaucoup plus considérables, celles d’un œuf de poule, par exemple. La chute en plein été de pareilles masses de glace a toujours causé un légitime étonnement: comment expliquer la formation de cette glace quand la température est élevée, et d'autre part, comment chaque grain peut-il parvenir dans l'air à une telle grosseur? Telles sont les deux questions à résoudre. La première l’est aussitôt, en tenant compte de la décroissance de la température avec la hauteur, qui fait qu'avant 6000 m., par les plus fortes chaleurs de l'été, on rencontre la température de formation de la glace. Si les protubérances d’un massif cumuliforme viennent à atteindre cette couche, on conçoit que des cristaux glacés puissent prendre naissance. Quant à leur trausformation en grélons, il est inutile, pour l'expliquer, de recourir à des hypothèses étranges comme celle de Volta. En analysant avec soin l’état particulier des couches atmosphériques en temps d'orage et les causes qui peuvent agir sur les grains de neige primitivement formés pendant leur chute vers le sol, chute dont la durée est forcément assez longue, on peut rendre compte de l’ensemble du phénomène. — (V. PLuManDon, Formation des principaux hydrométéores.)
Avec la grêle on confond souvent, à tort, le grésil, qui est bien différent. Il se produit surtout au printemps et constitue souvent les giboulées. Ce sont de petits grains opaques, de forme irrégulière, ne dépassant guère la grosseur d'un gros pois. Leur formation est analogue à celle de la neige et leur aspect particulier est dû à ce qu'ils ont subi, en s’accroissant pendant leur chute, des alternatives de gel et de dégel.
Grenadier. Nom français du Punica Granatum.
Grenadille. Nom français du Passiflora.
GRENOUILLE. (Fig. 449.) Genre de Batraciens de l’ordre des Anoures, représenté dans notre pays par plusieurs espèces, dont la Grenouille verte (Rana esculenta) est la plus commune : elle se trouve dans tous les cours d’eau, les fossés et Les étangs, les mares et même les pièces d’eau des jardins. Elle se nourrit de proies vivantes: insectes aquatiques, petits mollusques, frai de poisson, s’attaquant même aux jeunes poissons et aux jeunes grenouilles d’une autre espèce. Elle doit être considérée comme nuisible dans les étangs, en raison de la destruction qu'elle fait des alevins. On sait que cet animal subit des métamorphoses : les œufs pondus en gros paquets qui tombent au fond de l’eau, en juin, éclosent bientôt. Le jeune tétard, qui en sort semblable à un petit poisson dépourvu de membres, a des mœurs tout-à-fait aquatiques et se nourrit d'abord exclusivement
de matières végétales (herbes aquatiques). Il!
grossit rapidement et lorsqu'il a atteint 6 à 7 centim. de long, en août, ses membres sont complètement développés, mais la queue ne commence à s’atrophier que du troisième au
tard, vient pour la première fois à terre. Pen-« entre 7 et 8 grammes, mais ils peuvent atteindre |
VTT CINE TE
GREVILLEA.
seulement la jeune grenouille, munie de poumons, qui ont remplacé les branchies du tê-
dant l'hiver et souvent dès la fin d'octobre, les « Grenouilles s’enfoncent dans la vase ou dans | un trou caché sous la berge du rivage, pour y passer la mauvaise saison. Elles en sortent au printemps pour se reproduire, Tout le monde.
connait le chant ou coassement de cette espèce, « que l’on entend le soir,à partir du mois de juin, « et qui est plus particulièrement produit par, les mâles. | On mange souvent les pattes postérieures de # cette espèce, dont la chair blanche est agréable, | saine et nourrissante. On pêche les Grenouilles avec une ligne solide et très simple, amorcée d’un morceau de drap rouge qui sert indéfiniment ; il faut, de temps en temps, troubler « l'eau en la raclant avec une gaule pour attirer l’attention des Grenouilles qui ne montrent aucune méfiance. On les tue aussi à l’arbalète. en: ayant soin d’attacher une ficelle à la flèche, ou ! même à la lance tenue à la main.
Fig. 449, — Grenouille rousse.
La Grenouille rousse (Rana temporaria) est plus précoce que la verte. Elle pond dès le mois de février et ses œufs, plus gros que ceux de celle-ci, gonflés par l’eau, remontent et flottent à la surface sous forme de gx0$ chapelets de pelotes mucilagineuses. Trois mois après (en mai-juin), les jeunes Grenouilles sont en état de quitter l’eau. Cette espèce sk: loigne plus que l’autre des rivières et det étangs. On la trouve dans les bois humides, ou elle se cache sous les pierres, et dans les hautes herbes. Elle se nourrit d’Insectes, de Vers, d@ Chenilles, de Limaces, et son chant est presqu insignifiant. À ces divers titres, on peut la to! lérer ou la protéger même dans les jardins; OL elle peut remplacer le Crapaud, (Fig. 449.) DE
Grenouillette. Nom vulgaire du Ranunculu!
aquatilis.
GREVILLEA R. Br. Arbustes buissonnants à files. persistantes, alternes ou éparses, 0 formes très variées, indivises, ou pinnatifide à un ou plusieurs degrés ; fl. rouges, raremel), jaunâtres ou blanches, géminées au dessu d’une bractée, et réunies en épis ou en 8Tap pes de formes diverses ; genre très VOISIR de
. GREVILLEA,
Hakea, par l’organisation de ses fleurs, mais s’en distinguant par les infiorescences souvent terminales au lieu d’être axillaires et par les braines marginées ou courtement ailées au lieu Hêtre longuement ailées au sommet.
! Plus de 160 espèces, dont 7 de Nlle-Calédo- | ie, les autres toutes d'Australie,
4 Parmi les plus cultivées, sont:
| G. alpina Lindl. (Fig. 456. Voir p. 641.) 1G. alpestris Meisn) — B. M. 5007 ; FL, D. $. 4,-1449 ; ILzz. HorrT. 1859, 219; BELG. Horr. 8, 9. — Rameaux dressés ou plus ou moins dirariqués, arrondis, longs et flexueux; files. enières, oblongues ou linéaires obtuses, étalées, tigides, convexes supért, et scabres, pubesentes en dessous, ainsi que les rameaux; fl.
m grappes terminales dressées, pauciflores, omenteuses ferrugineuses, blanches, roses et 'ouge foncé.
| G. chrysodendron KR. Br. (G. pteridifolia
egments allongés, linéaires mucronés, soyeux
“lessous, glabres en dessus ; très belles grap-!
“hes terminales, allongées dressées, de fleurs rangées ou jaunes G. ‘pyramidalis R Br. Filles. rigides, de -12-25 em. de long, souvent glabres, pinnées, - Lrmées de 4 paires de segments ou plus, indi- - is ou eux-mêmes pinnés ; rameaux et jeunes euilles soyeux tomenteux ; segments en orme de glaive ou de faulx, atténués aux deux bouts; fl. petites, blanc verdâtre, en grappes lenses, paniculées, dressées, divariquées, très lorifères.
DE, G. robusta A. Cunn. — B. M. 3184. — Flles. - lipinnées, à nombreux segments lancéolés, attélués en pointe aiguë ; grappes courtes, allon- | rées dressées, très floribondes; particulièrement - lultivé dans le Midi de la France et en Algérie ù il est rustique et y mûrit ses graines; Lonne un bois très estimé.
| G Thelemanniana Endl. (G. Preissi.) — B.
. 9837. — Flles. trifides, à segments linéaires - \iformes, souvent divisés pinnés; fl. en grap- ‘es denses très florifères.
HhGManglesii Hort. — Hoox. Ic. PL. t. 337. — PL. glabre ; files. cunéiformes, atténuées en péole, planes, triplinerves, presque trifides, à obes entiers ou bi-trifides ; segments mucronés . Lointus; grappe simple ou paniculée, courte: fl “ blanches, petites.
| G. juniperina. — B. R. 1089; Lopp. Bor. Cas. 1003.— Rameaux divariqués, couverts de poils pe flles. fasciculées, linéaires, acérées. lisses essus, à bords réfractés; grappes latérales lubsessiles ; f. carnées.
G. Hilliana F. Muell. Flles. larges, entières, 1Enmmnerves, ovales lancéolées ou oblongues, uelquefois pinnatifides, à divisions fines.
G.linearis R. Br. {Embothrium lineare.) — B.M. | pe ; Bor. Rep. 272 ; Lopp. Bot. Car. 858, Cav. * 386. — Files. entières, linéaires, très aiguës, à 0rds recourhés et réfractés, 8-5 cm. de long, | à £mm. de large ; fl. nombreuses, en grappes jourtes, dressées.
| G. rosmarinifolia Cunn.— Lopp. Bor.CaB.1479.
sm
ES
LS
Knight.) Rameaux tomenteux ; files. rigides, ouvent simplement pinnatifides, rarement biinnées ou indivises, formées de 5-10 paires de!
GRIFFINIA.
— Rameaux blanchâtres, tomenteux ; files. linéaires, atténuées aux deux bouts, aiguës, mucronées, soyeuses dessous, scabres dessus, de 2-5 em. de long, sur 2-3 mm. de large ; fl. ponceau ou roses, en grappes recourbées ;
G. sericea R. Br. (Embothrium sericeum Sm.) — N. D. 5,35; B. M. &62 et 3798. — Files. entières, oblongues lancéolées, presque linéaires, obtuses ou avec une petite pointe ; fl. nombreuses, sur des grappes denses, courtes et serrées.
G.sulphurea Cunn. — Bor. Car. t. 1723. — Rameaux dressés, grêles, tomenteux; files. subulées linéaires aiguës, à bords révolutés, glabres des 2 côtés et lisses, réunies en sortes de fascicules, longues de 15 à 25 mm.; fl. en grappes courtes, subsessiles, serrées, multiflores; calice jaunâtre.
G. vestita, var. dilatata. Files. triplinerves à lobes courts, triangulaires ou ovales oblongs ; rameaux effilés, fastigiés ou formant corymbe ; fl. blanches, odorantes, etc.
Les Grevillea sont, en général, des plantes de serre froide ou d’orangerie; beaucoup pourraient être cultivés à l’air libre dans le Midi de la France.
Pour le climat de Paris. il faut leur donner un terrain frais, perméable, un peu tourbeux, un air vif, de la lumière, sans soleil trop brülant pour les espèces glabres et à petites feuilles ; les autres sont plus rustiques
On les multiplie de marcottes, ou par greffage en demi-fente fait sous verre en février-mars, sur G. robusta obtenu de semis pour les espèces robustes) et sur G. manglesii (glabrata) obtenu de boutures, pour les espèces plus délicates. Semis, quand on peut se procurer des graines. JC
GREYIA Hook. et Harv.(Sapindacées-Mélianthées.) Arbustes à bois mou. Feuilles alternes longuemt. pétiolées,cordées arrondies, doublemt. dentées-lobées, glabres, glanduleuses. Stipules nulles. Fleurs pentamères, coccinées, à 10 étamines lorguement exsertes, et disposées en orappes axillaires denses.
1 espèce de Port-Natal: G. Sutherlandi Hook.
et Harv.; boutures ; exposition chaude ou orangerie. JB}
Gribouri. Voir Adoxus.
GRIFFE. Cemots’emploie commesynonyme de Crampon. Il sert aussi à désigner les faisceaux de petits tubercules des Renoncules et la souche de l’Asperge.
GRIFFINIA Ker. (Amaryllidées.) Bulbe tuniqué; files. coriaces, réticulées veinées, à nervure médiane saillante, souvent larges et contractées en pétiole, rarement étroites et non pétiolées ; hampe pleine; fl. en ombelles multiflores; périanthe infundibuliforme, décliné, à tube court ou nul; segments longs et étroits à la base, un peu inégaux; couronne nulle; 6 étamines : la postérieure arquée à la base, puis redressée, ou nulle, les autres déclinées (courbées en are vers le bas); ovaire triloculaire; style décliné; stigmate indivis ou trifide.