GRÊLE
Le greffoir anglais (Fig. 447) se distingue du precédent par sa lame plus allongée, moins bombée., et son manche en ivoire ou en os se terminant lui-même en spatule. Par sa commodité, ce greffoir est généralement préféré au précédent.
Le greffoir Kunde de Dresde (Fig. 448) d'une invention moderne et d’origine allemande, a rendu de signalés services pour le greffage de la Vigne. Sa forme est toute spéciale : son manche droit, assez gros, bien en main, n’a point de spatule; sa lame également droite, arrondie à son sommet, est plate d’un côté et
ne présente qu'un seul biseau, ce qui permet le plus en plus libres, remis sous bâche ou sur
de pratiquer la greffe anglaise compliquée avec plus de sûreté. IL existe deux modèles de gref-
foir Kunde, un grand et un petit. Celui-ci est
excessivement commode pour les greffages en
| placage de Conifères et pour les nouvelles
greffes herbacées sur radicules.
Les greffoirs sont indispensables non seulement pour les différents greffages, mais aussi pour la préparation des boutures et des marcottes herbacées ou demi-herbacées, pour l’ébourgeonnement et le pincement des arbres fruitiers, la section et l’enlèvement des ligatures qui étranglent les sujets, etc. Ch. Gr.
Greffon. Voir Greffe.
GREIGIA Regel. (Broméliacées.) Plantes du Chili, de la Colombie et du Vénézuela, comprenant cinq espèces, dont une seule est cultivée en Europe,
G. sphacelata Regel. [Syn.: Bromelia sphacelata Ruiz. et Pav.; Büillbergia sphacelata Roem. et Sch.; B. crassa Steud.; B. clandestina Brongt.] — R. G. 474. — Plante herbacée, acaule, en grosses touffes de feuilles dépassant 1 m. de lony, parcheminées, arquées, linéaires aiguës, épineuses ; fleurs en capitules sessiles globuleux, à bractées très épineuses, à calice pâle, à corolle rose violacé. Baie blanche, comestible.
Serre froide ; supporte les hivers en plein air dans la région niçoise. HA
GRÊLE. La grêle, dans la véritable acception du mot, est un phénomène accessoire des orages, elle ne se manifeste donc guère, comme eux, que pendant la saison d'été. On a remarqué aussi qu'elle était très rare la nuit. Ces caractères trouvent leur explication dans les conditions qui sont nécessaires à la formation de la grêle. On considère souvent, comme caractéristique des nuages à grêle, la complication et la grosseur des protubérances mamelonnées, qui donnent alors au massif orageux l'aspect d’un chou-fleur. Mais c’est plutôt par la grande hauteur de ce massif, combiné avec l'étendue extraordinaire des masses cirroformes, d’où l’on voit émaner de longues trainées grises descendantes, que se décèle le nuage à grêle. On entend souvent quelques instants avant la grêle, un bruit singulier qui n’est vraisemblablement que le bruit de la chute des grelons tombant déjà à quelqüe distance.
Les grêlons sont ordinairement constitués par une glace transparente, avec, au centre, un noyau opaque ressemblant à une petite pelote de neige. Leur forme est variable: en général,