HANNETON
H. suaveolens Roxb. (H. scabra Don.) Feuilles rudes au toucher; fleurs bleues, très odorantes.
Le H. spectabilis Carr. est probablement synonyme du H. suaveolens.
Serre chaude, en terre de bruyère; bouturage,
HAMPE. (En latin Scapus.) Les anciens botanistes donnaient ce nom aux axes (tiges) florifères des plantes bulbeuses, lorsqu'ils étaient dépourvus de feuilles. De nos jours. l'application de ce mot est beaucoup plus vague; on l’étend : parfois non seulement aux axes florifères feuil-\ lés des Monocotylédones, mais quelquefois même ! à des Dicotylédones. En langage horticole, el
mot Hampe est souvent remplacé par le mot Scape. | HAMSTER. (Cricetus frumentarius.) Ron-!
geur de la famille des Rats, de la taille du. Surmulot, mais avec une queue très courte et poilue; la couleur du pelage est d'un brun jaune clair avec des taches blanches sur la tête. Le Hamster habite l'Europe orientale,! s'étendant jusque dans la province de Liége,en* Belgique, et sur le versant alsacien des Vosges; il est commun dans la plaine du Rhin, mais ne se trouve pas sur le versant français des Vosges, ni dans le sud de l’Europe. Ce rongeur est! très nuisible par l’habitude qu'il a d’amasser“ dans son terrier des provisions pour l'hiver. On a trouvé dans un seul terrier jusqu’à 100% kilos. de ces provisions, consistant en grains de” blé, seigle, pois, fèves, racines de toute espèce. On doit donc rechercher et détruire ces terriersh ainsi que l’animal, partout où sa présence est signalée. D HANCORNIA Gomez. (Apocynées-Carissées.) Arbrisseaux à rameaux lâches et pleureurs:h feuilles opposées, penninerves; fleurs en cymes. terminales, brièvement pédonculées; calice non glanduleux, à cinq divisions; corolle hypo cratériforme, à long tube cylindracé, sans appendice à la gorge; lobes étroits, tordus, se" recouvrant; étamines incluses au dessous du sommet du tube; ovaire 1-loculaire, pourvu de deux placentas pariétaux ; ovules nombreuxW" baie globuleuse, remplie d’une pulpe charnue où sont disséminées les graines. 1!
3 espèces, originaires du Brésil. Culture des Allamanda, dont ils diffèrent surtout par Le! forme de la corolle et le fruit bacciforme.
| ie Hanf. Nom allemand du Chanvre (Cannabif sativa). “€ 1 HANNETON. (Melolontha.) (Coléoptère, de I Section des Pentamères, famille des Lamellicor nes, tribu des Scarabéides de Fabr.) Ces in sectes ont pour caractères: antennes term nées en massue, de 7 feuillets dans les mâles. de 6 dans les femelles ; labre apparent; corp convexe; abdomen terminé par une pointe di,” rigée en bas, au moins dans les mâles. 14 Les Mélolonthides, extrêmement nombreux €; espèces (plus de 400 pour l’Europe), causen, les plus grands dégâts, dans les jardins, Len champs, les prairies et les forêts, en dévoran! les jeunes feuilles des arbres, surtout les lai ves, qui coupent les racines des plantes et le font périr. | eu |
e- 3 HANNETON.
H. commun, Melolontha vulgaris (Fabr.).
Longueur 20 à 27 mm.; noir; velu; élytres marron-rouge, portant quatre côtes élevées ; ab- | domen avec des taches triangulaires blanches, | sur les côtes. La plaque anale est prolongée en pointe dans les deux sexes. L’éclosion a lieu le soir, elle se prolonge du mois d'avril à la fin de mai; l’insecte vole sur les arbres, où il reste accroché aux feuilles pendant le jour; la femelle fécondée s’enterre à 15 ou 20 em.
de profondeur, pour pondre 20 à 40 œufs, blanc |jaunâtre, de la grosseur d’une graine de radis, qui éclosent au bout de cinq à six semaines; les larves, connues sous les noms vulgaires -Lde Vers blancs, Mans, Turcs, Metis, Meuniers. etc, sont oblongues, charnues, courbées | en deux, elles ont 6 pattes ; elles se nourrissent de la racine des plantes, qu’elles coupent sous terre. Aux premiers froids (fin septembre), elles cessent de manger, s’enfoncent en terre, jusqu’à 40 à 60 cm. de profondeur. y pratiquent
une loge pour y passer la mauvaise saison.
Au printemps, elles se rapprochent de la surface du sol pour se nourrir, et ainsi de suite. Tout leur accroissement, y compris la nymphose jusqu'à la sortie de l’insecte, exige trois années en France, 4 années en Allemagne et les pays plus froids.
Les ravages causés par les vers blancs sont incalculables. M. Grandeau, dont la compétance en la matière est incontestable, évalue à \trois cents millions de francs les pertes causées annuellement par les hannetons.
Tous les moyens préconisés jusqu'ici pour détruire les vers blancs n'ont été que de bien légers palliatifs. Il n’existe qu’un procédé pratique, pour combattre cette bestiole: le hannetonnage opéré avec ensemble, le matin, d'avril à la fin de mai, pendant une douzaine d'années, c’est-à-dire durant quatre généra- - tions. Un insecte, gros, qui pond en moyenne - [20 à 30 œufs et demande trois années pour - |être apte à se reproduire, ne saurait résister - {au hannetonnage fait sérieusement dans toutes t les communes. Il y résistera d'autant moins, 14 law a un assez grand nombre d’ennemis naturels de toutes sortes: les petits oiseaux A [diurnes et les oiseaux de proie nocturnes, ‘] 1 1 engoulevent, l’étourneau, les grives, les merm (les, l'alouette, les corbeaux freux (Corvus fru- . gilegus), qui suivent les charrues pourramasser les larves de hannetons qu’elles mettent à jour en retournant la terre. Le renard, la martre, . {la fouine, la belette, le hérisson, s’en nouris- (Sent à l’occasion. Les taupes, les carabes et bien d’autres le guettent sous toutes ses formes. Si on ajoute les intempéries, l'humidité, les maladies naturelles à tous les insectes, on peut S étonner que l’homme ait laissé multiplier et envahir ses récoltes par un ennemi aussi facile à combattre.
1 existe plusieurs moyens préventifs pour éloigner les vers blancs d’une récolte qu’on
veut protéger; les plus sûrs sont: ‘La fleur de soufre répandue surla terre et enterrée ensuite à | la bêche ou à la charrue; le chiffon ou la mousse Ide tourbe, imbibés de 100}, de pétrole et enfouis
| Somme engrais à raison de 4 à 5000 kil. à l'hectare. | |