HÉLIOTROPE
B. M. 3372; Amér. sept.; espèce vivace, ayant trop l'apparence des Soleils vivaces, sans en avoir les qualités ornementales. JE
Héliotrope. Nom français des Heliotropium.
Héliotrope d'hiver. Nom vulgaire du Petasites (Nardosmia) fragrans.
HELIOTROPIUM L. (Boraginées.) Herbes ou sous-arbrisseaux, rarement arbres, velus ou scabres, rarement glabres; files. alternes, rarement subopposées; fl. souvent petites, tantôt en cymes scorpioides unilatérales roulées en crosses au sommet des rameaux, tantôt toutes axillaires ou en grappes simples, feuillées. Calice à 5 divisions linéaires ou lancéolées; corolle à tube cylindracé, à gorge nue en dedans; limbe à 5 lobes séparés par des sinus repliés, simples ou portant une dent; 5 étamines incluses ; style terminal, pelté; fruit à 2 ou 4 sillons ou lobes, renfermant + noyaux distincts ou réunis par paires et se séparant ensuite à maturité, monospermes.
Plus de 170 espèces décrites, pouvant être |
réduites à 120; régions tempérées et chaudes des 2 hémisphères ; une espèce (H. europzum L..) est assez commune en France; et les H. curas-
savicum L. et H. supinum L. se rencontrent voisin des Helichrysum, dont il se distinguepa
dans la région méditerranéenne.
En Horticulture, on ne cultive guère que les trois suivantes, et plus particulièrement la dernière et ses variétés.
H. anchusoides Poir. [Syn.: Tournefortia he-
hotropioides Hook.] — B. M. t. 3096. — Plante vivace, originaire de la République argentine. | Tiges d'environ 30 cm. de hauteur. Fleurs rap- | pelant celles de l'Héliotrope du Pérou, maïs in-| odores. Ornement des plates-bandes. Fleurit |
de juillet en septembre. Exige une couverture de feuilles sèches pendant l’hiver, sous le celimat de Paris. Multiplication par division des touffes ou par graines que l’on sème en marsavril.
H. corymbosum R. et P. — Fr. Peruv. t. 107; B°M. 1609; Reus. Exor. 162. [Syn.: H. grandiflorum Schrank.) ; Her. AuaT.2, 131. — Pérou. — Arbrisseau à files. oblongues lancéolées, courtement pétiolées, atténuées à la base, aiguës et courbées en arc; inflorescences formées d’épis rassemblés en corymbes; tube de la corolle deux fois plus long que le calice; plus vigoureux dans toutes ses parties que l’espèce suivante, mais moins cultivé: ses fleurs, de coloris plus clair, étant bien moins odorantes.
H. peruvianum L. — (Fig. 469.) — B. M. 141; Bors, ATz. PL. JArD. t. 198. — Pérou. — Arbrisseau pouvant atteindre 2 m., mais restant toujours plus bas dans nos cultures; tiges rameuses, étalées, hérissées; files. persistantes, ovales, entières, rugueuses, velues blanchâtres inférieurement, pubescentes scabres supérieurement; épis scorpioides terminaux, rameux ; fleurs bleu plus ou moins violacé, à odeur de vanille; tube de la corolle égal au calice.
On en cultive un certain nombre de variétés, dont les plus connues sont: H. p. var: Volterræ Hort., Paxr, MaAc: 16, 99, fl. d'un blèu wiolacé très foncé, à gorge blanchâtre; H. p. var. Triomphe de Liège, à fl. gris-pâle, très grandes, et H. p. var. Ror des noirs, à tiges noirâtres, et