HUMIDITÉ
Cette tension proportionnelle au poids de vapeur contenu dans l'air, ne peut dépasser une certaine limite; il existe en effet pour chaque températureunce tension maxima, dont la valeur est d'autant plus forte que la température est plus élevée. Quand cette tension est atteinte, la capacité d'absorption de l’air pour la vapeur d’eau devient nulle, on dit qu’il est saturé.
D'après ce qu’on vient de dire des tensions maxima, il est facile de voir que la quantité de vapeur nécessaire pour saturer l'air est d'autant plus faible que la température est basse. Ce fait donne pour ainsi dire la clef de tous les phénomènes atmosphériques où l’eau entre en jeu.
Considérons, en effet, une masse d'air humide qui se refroidit, La tension de la vapeur, inférieure à la tension maxima correspondant à la température primitive, y est, en vertu de la loi précédente, précisément égaie à la tension maxima qui correspond à une certaine température plus basse. Si cette température vient à être atteinte, la masse d’air sera done devenue par cela même saturée. Le refroidissement se poursuit-il? alors l'excédent croissant de vapeur d’eau se condensera au fur et à mesure, et si c'est une portion de l'atmosphère elle-même qu’on considère, on aura, suivant les cas: de la rosée, du brouillard, ou un nuage.
On voit par là qu'il est nécessaire de distinguer : l'humidité absolue, mesurée par la quantité absolue de vapeur d’eau que contient l'air, de l'humidité relative, la plus intéressante, qui est le rapport entre la quantité précédente et
la quantité maxima de vapeur que peut conte-|
nir l'air dans les mêmes conditions. On mesure l'humidité relative par les deux tensions correspondantes et le nombre obtenu est appelé état hygrométrique.
Il existe de nombreux instruments destinés à mesurer l’état hygrométrique de l’air. Nous ne ferons que citer l’hygromètre de Leroy perfectionné par Regnault : c’est un instrument de laboratoire, très précis, mais délicat à manier. L'instrument le plus employé et le plus commode est le psychromètre: il se compose de deux thermomètres identiques, placés côte à côte. Le réservoir de l’un d’eux est enveloppé d’un linge que l’on maintient mouillé. A cause du froid produit par l’évaporation, le thermomêtre mouillé indique en général une température plus basse que l’autre. Cette différence de température est d'autant plus grande que l'air est plus sec; on en déduit facilement l’état hyorométrique. Dans le cas où, sans se préoccuper de faire des observations précises, on se propose de suivre commodément les variations de l'humidité de l'air, on s’adressera avec fruit aux hygromètres d'absorption, l’hygromètre à cheveu, par exemple. On a alors l’avantage de pouvoir construire :soi-même son instrument.
L'humidité atmosphérique suit en moyenne une marche inverse de celle de la température.
C'est vers 3 heures du soir qu'elle atteint son
minimum; elle croît ensuite jusque vers le lever du soleil, où a lieu le maximum. — Pendant l’année, elle décroit de décembre à juin et augmente ensuite régulièrement. J.J
HUTCHINSIA.
HUMULUS L. (Urticées-Cannabinées.) Tiges très longues, volubiles de droite à gauche, gar-
nies de poils renversés; files. opposées, pétio-
lées, membraneuses, dentées, à 5-7 nervures
tantôt cordées-indivises, tantôt palmatilobées à 3-7 lobes; fl. dioïques, pendantes: les mâles en panicules, les femelles en sortes d’épis strobiliformes formés de bractées membraneuses imbri” quées et peu serrées.
2 espèces, dont l’une, H. Lupulus L., Houblon. Mascz. ATL. PL. Fr. t. 294, est une plante vivace indigène qui fait l’objet d’une culture industrielle très importante. pour la production des cônes ou inflorescences femelles; la poussière jaune (lupuline) qui se trouve entre les écailles en est la partie utile; la fabrication de la bière utilise une quantité considérable de ces cônes. Voir BarRaL, DICTIONNAIRE D'AGRICULTURE, 3, p: 225. Le Houblon est aussi utilisé en horticulture pour la garniture des treillages, des tonnelles, etc. — L'autre espèce, du Japon, H. japonicus S. et Z, est annuelle, s'obtient de semis et se ressème d'elle-même. Il en existe une variété panachée.Ornementdestreillages et des balcons:
Humus. Voir Fumier, Sol, Terres.
Hundspetersilie. Nom allemand de la Petite !
Ciguë (Æthusa Cynapium).
Hundszalhn. Nom allemand de l’Erythronium dens canis.
Hunileya. Voir Zygopetalum.
HURA L. (Euphorbiacées-Crotonées.) Genre renfermant 2 ou 3 espèces originaires de l'A: mérique tropicale. Ce sont des arbres à suc laïteux, à feuilles alternes, pétiolées. Les fleurs sont monoïques, apétales: les mâles, accompagnées d’une bractée formant une sorte d'involucre, disposées en épis pédonculés, simples ouramifiés ; les femelles,solitaires, pédonculées; insérées dans l’aisselle des feuilles ou à la base ou sur le côté des épis mâles. Les fl. mâles ont un calice en forme de coupe et 8-20 étamines monadelphes. Les fl. femelles ont un calice appliqué sur l’ovaire qui est à 5-20 loges contenant chacune un seul ovule. Le style est long, | élargi en entonnoir au sommet et divisé en.
nombreux lobes, amples et étalés en étoile. Le fruit est une grosse capsule ligneuse, à côtes nombreuses représentant chacune une coque qui, à la maturité, se détache et s'ouvre élastiquement avec fracas pour laisser sortir la graine L qu'elle contient. : |
L'espèce la plus connue est le H. crepitansL, Sablier, du Mexique et des Antilles. C’est un arbre superbe, de hauteur moyenne, à feuilles | orandes, en forme de cœur, dentées en scie età nervures saillantes. Le bruit produit par la déhiscence de son fruit est, dit-on, comparable
à un coup de pistolet: Sous nos climats le Sablier
exige la serre chaude. On le multiplie par !
graines.
Hurrburr. Nom anglais de la Bardane(Lappa). Hurtsickle. Nom anglais du Bleuet (Centaurea , Cyanus). | Hurtleberry. Nom anglais de la Myrtille (Vac: | cinium Myrtillus). En | HUTCHINSIA R. Br. (Crucifères.) Ce genre diffère des Lepidium, dont il est très voisin, par
HUTCHINSIA.
les loges de la silicule portant 2 graines au lieu d’être monospermes comme dans les Lepi- 'dium. Ce sont de petites plantes annuelles ou vivaces, à fleurs blanches réunies en grappes Iserrées et dressées. On en compte 2 ou 8 espèces,quiappartiennentàla région montagneuse et calcaire de l’Europe et de l'Himalaya.
H. alpina R. Br. — CorREvoON, FL. COLOR. DES MONTAGN., pl. 20. — Montagnes calcaires de l’Europe. — Petite plante saxatile touffue, à tiges nombreuses, simples, de 5-10 cm., à feuilles finement divisées, d’un vert gai, luisant, petites et nombreuses; fleurs d’un blanc pur, petites, disposées en une grappe oblongue. Avril-oc-
Semis. H>C HYACINTHUS L. (Liliacées.) Plantes à bulbe tuniqué; files. radicales linéaires ou loriformes ; hampe simple, non feuillée; fl. pédicellées, en - 2rappe simple, lâche ou dense, dressées, étalées -lou pendantes; bractées scarieuses, étroites, ouvent petites. Périanthe infundibuliforme ou - (campanulé, non resserré à la gorge,avec 6 lobes égaux au tube, rarement plus longs, dressés, étalés ou recourbés; 6 étamines fixées sur le tube ou à la gorge, plus courtes que le périanthe, à filet filiforme ou dilaté à la base; ovaire sessile, ovoïde, à 3 loges renfermant 2-6
enveloppe noire.
Environ 30 espèces, dont 3 d'Afrique australe ou tropicale, toutes les autres de la région méditerranéenne ou d'Orient.
2425; B. R. 398. — Pyrénées. — Filles. linéaires,
canaliculées, flasques; fl. campanulées, d’un
beau bleu, àtexture mince; pédicelles aussi longs que le périanthe; espèce rustique, de pleine erre. Var. à fl. blanches.
H. orientalis L. (Fig. 485.) — B. M. 937; B.R. 99; Ren. Liz. 465; Bois, ATL. PL. J'arp. t. 285; Fu S. 12, 1226-1229; 14,1460-1462. — Orient.
— Jacinthe (voir ce mot). — FIles. larges, obsuses ; fl. campanulées, de couleur variée, à texture charnue, épaisse, et à pédicelles très courts. Très nombreuses variétés cultivées.
H. romaaus L. — Rep. Lis. 384; SiBrx. FL. Gr. 40; B. M. 939; Rex. FL. GER. 458; B. R. 394, 1085.(Bellevaliaromana Rchb.) — Flles. épaisses, sanaliculées ; hampe plus courte que les feuilles; 1. en cloche, blanches, ou bleuâtres, en grappe lressée conique; étamines insérées à la gorge, à filet aplati à la base. Indigène dans le sud de à France.
On cultive plus rarement les 3 espèces suirantes :
{ H. corymbosus L., Anpr. Bor. Rep. 345; 3. M. 991; Jaco. Cor. 3, 19 (Massonia co- ‘ymbosa Ker.), du Cap, à fl. en corymbe, à pélanthe à lobes dressés, étroits; H. pallens M. 3., Rox. Ic. crir. 4, 331, du Caucase, à files. lanéolées; fl. en grappes dressées, à corolle cylinnique; H. spicatus Sm., B. R. 1869. du Pélopo- :èse; flles. linéaires lancéolées, un peu plus ongues que la hampe; fl. presque sessiles (en |pis); étamines à filets dilatés, membraneux.
Tr
HYBRIDATION. Lorsque l'organe mâle et
tobre. Il lui faut le rocher calcaire et le Nord.
vules; graines obovoïdes ou globuleuses, à |
H. amethystinus L. — Rep. Lar.. t. 14; B, M.