‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 6 sur 1136 · PS QE 5 SE QG · texte numérisé non relu

PS QE 5 SE QG

# Fig. 2. — SAPIN D'ESPAGNE.

Abies Pinsapo Boiss.

A. Veitchii Lindl., S. de Veitch. [Syn.: Picea Veitchii Gord.; Pinus stenolepis Parlat.| — Vaircn, Conir., f. 27—928. — Japon. — Bel arbre de 30 à 33 m. Feuilles serrées, distiques 11/> cm. à 21/, em. de long, linéaires, planes, clauques en dessus, argentées en dessous. Cône subcylindrique, brun pourpre, 5 à 6 em. sur 3 cm.; bractées les dépassant à peine. Introd. en 1879. Très rustique. \

A. Webbiana Lindl., S. de Webb. [Syn.: À.

spectabilis Spach.] — Himalaya. — 25 à 30 m.

sur 1 m. diam. Feuilles très denses. linéaires, planes, épaisses, la plupart bifides, 3 cm. sur 2 mm. Cône ovoïde cylindrique, 15 à 18 em. sur 4 à 6 cm., pourpre violet ; bractées incluses. In-

mucron réfléchi. Introd. en 1879. | printanières.

A. Williamsoni Newb. V. Tsuga Hookeriana.

On multiplie les Sapins par graines conservées dans les cônes dans un endroit sec jusqu’au printemps. On sème en terrines ou en pleine terre dans du terreau meuble que l’on maintient frais. La germination à lieu quelques semaines après le semis ; l’année suivante on repique, soit en pleine terre, soit chaque plant dans un pot. Les jeunes Sapins redoutent l’insolation directe. On les multiplie aussi par la greffe en fente herbacée, au printemps, alors que les jeunes pousses sont à l’état tendre, ou encore par greffe en approche, à l’état herbacé. Les arbres greffés ne forment une flèche et ne s’allongent, que si le creffon provient d’une branche ayant déjà une bonne direction verticale. Dans certains cas, le couchage ou marcottage peut servir à multiplier ces Conifères.

Les Sapins ont une croissance moyennement rapide mais bien soutenue et peuvent vivre plusieurs siècles. Ils ne font qu'une pousse par an, en même temps qu'ils développent latéralement le verticille de bourgeons qui terminait la pousse de l’année précédente. Ils supportent très bien le couvert. Sans être difficile sur la richesse du terrain, ils demandent des sols assez profonds. pour y enfoncer leurs racines, généralement pivotantes. La plupart veulent des sols siliceux, cranitiques,feldspatiques,ou tout au moins frais. divisés, tandis que les À. cephalonica, À. cilicia, A. Nordmanniana, À. balsamea, À. numidica et A. pinsapo prospèrent sur terrains calcaires. Les A. cephalonica, À. cilica et surtout l’A. pinsapo peuvent même réussir sur sols crayeux où l'A. pectinata refuse de végéter. Les Abies ne repoussent pas de souche, ne drageonnent pas et Supportent mal la taille. Ils souffrent de l’élagage et cette opération ne doit porter que sur les branches inférieures, mortes. ca à À

ABLATION. Opération qui consiste à retrancher une partie quelconque d’une plante.

ABOBRA Ndn. (Cucurbitacées.) Plantes grimpantes. Souche vivace. Feuilles profondément découpées en lanières étroites. Fleurs dioïques verdâtres.,axillaires, solitaires, à calice en forme de coupe: les mâles à 4 étamines, les femelles à étamines rudimentaires. Ovaire à 3 ou 4 loges. Baie petite, ovoide. Ordinairement 6 graines oblongues. 2 ou 3 esp.

A. viridiflora Ndn. À. à fleurs vertes. — R. H. 1862, IIT. — Amérique mérid. — 8 à 10 m. de hauteur. Fleurs à odeur de Prune de Reine Claude. Fruits petits, de couleur rouge carminé. Ornement des murs et des treillages, surtout dans le midi de la France. Exige d’être abrité l'hiver, dans le centre. Multiplication par boutures, ou par graines que l’on sème en marsavril, sous chassis.

ABORIGÈNE. Syn. d'indigène, ce dernier mot s'emploie de préférence lorsqu'on parle de.

plantes.

ABRAXAS Leach., Zerene Tr. (Insectes-Lépidoptères, tribu des Géométrides, famille des Zérénides.) Papillons à antennes courtes, pubescentes chez les mâles, à ailes larges, veloutées, traversées vers leur milieu par une ou deux

ABRICOTIER. —rangées de taches noires plus ou moins confluentes. Chenilles glabres, courtes, épaisses, vivant à découvert sur les arbres et lés arbustes et se chrysalidant entre des feuilles, qu'elles entourent-de quelques fils.

A. grossulariata L. ((réomètre ou Phalène des Groseilliers.) Le papillon a le corps d’un jaune fauve tacheté de noir, avec les ailes arrondies, de couleur blanche et marquées de deux bandes d’un jaune fauve entourées de gros points noirs. La chenille, d’un blanc sale, avec une série de taches noires sur le dos, vit. en mai. sur les Groseilliers, principalement sur le Groseillier à maquereau, dont elle dévore les feuilles et les fleurs. Pour s’en préserver, il suffit de ramasser pendant l'hiver toutes les feuilles sèches tombées des Groseilliers et de les brûler aussitôt.

E. Lf.

ABRICOTIER (Armeniaca vulgaris Lamk.):

angl.: Apricot ; all.: Aprikosenbaum. (Fig. 3

L'Abricotier prospère dans une bonne terre de jardin, saine, légère ; il redoute les sols et les sous-sols humides ou argileux, à moins que les racines de son sujet de greffage ne s’y plaisent et que la chaleur extérieure ne vienne favoriser sa floraison et sa fructification. Les vallées froides et brumeuses lui sont donc contraires ; mais les collines exposées à l'Est ou au Sud, et qui ne sont pas perdues dans les bois, lui conviennent. Les plateaux et la plaine lui réussissent en Provence et en Algérie. à la condition que le mistral, le sirocco, les vents de mer n'y pénètrent pas ou passent par-dessus sa tête. Telle est la cause des vergers tenus en bassetige que l’on y rencontre.

Var.: Les meilleures variétés d’abricots sont les suivantes :

Alberge. Fruit petit ou moyen, obrond ; faune blème, moucheté brun; chair ferme, jaune d'œuf, de bonne qualité. — Commencement d'août. — Plusieurs sous-variétés.

Commun, syn.: blanc. — Assez gros, presque rond; jaune mat vernissé carmin; chair citronnée, assez Juteuse, recherchée pour la fabrication des pâtes d’abricots. — Juillet.

Desfarges. — Assez gros. sphérique, à joues bombées ; jaune d’or foncé lavé purpurin; chair succulente et parfumée. — Juillet.

Gros précoce, syn.: de St-Jean. — Gros, oblong, méplat; jaune cire frappé vermillon pourpré; chair mielleuse et savoureuse. — Commencement de juillet.

De Jouy. — Assez gros. ovale allongé; jaune orange marginé ponceau ; chair teintée, juteuse et parfumée. — Fin juillet.

Hatif du clos. — Moyen ou assez gros, ovale obtus ; jaune intense nuagé grenat ; chair colorée, ‘juteuse. relevée. Juin-juillet.

Jacques. — Gros. Hong. à joues plates; jaune ambré frotté de rouge laqueux, maculé sang ; chair ferme, saumonnée, relevée. — Juillet-août.

Liabaud. Assez gros. sphéroïco-ovoïde ; jaune pâle nuancé rougeâtre : chair ferme, assez sucrée. — Juillet-août.

Luizet. — Gros, ovoïde tr onqué ; jaune indien se fondant en cramoisi ; chair teintée aurore, sucrée. Fin de juillet. — Fruit robuste aux voyages ; Son noyau est à amande douce.

- ABRICOTIER

Pêche. Gros. sphéroïdal; vert grisaille, passant au jaune fauve bourgeonné rouge franc; chair ferme. vineuse et parfumée. — Août et septembre. Variété très répandue sous le nom d’abricot de Nancy.

Précoce. — Petit ou moyen, court et arrondi; jaune soufre ponctué d’incarnat; chair teintée crème et de bon goût. — Juin et juillet.

Royal. — Gros, presque rond, comprimé sur les flancs ; jaune canari jaspé chrome et mandarine ; chair safranée, juteuse, relevée. — Fin juillet et août.

Les régions chaudes qui exploitent l’Abricotier pour la vente du fruit précoce. dans les marchés du Nord, ont des variétés spéciales et locales. telles que : Blanc précoce, Fin rosé, Musqué de Provence, Pêche précoce, Rose hâtif, Royal hâtif ; et d'autres particulièrement réclamées par la confiturerie.

La récolte des Abricots se fait à la main ou avec le cueille-fruits ; ils sont placés dans un panier et livrés à la consommation ou transportés au marché ou à l’usine de conserves, de confiserie, de séchage, etc. Les fruits écrasés ou : meurtris seront réservés pour les pâtisseries, les marmelades, les confiseries.

Fig. 3.

— ABRICOTIER

Culture. — Tes peuplades de l'Afrique et de l’Asie centrale propagent l’Abricotier par le semis ; mais la reproduction identique des variétés ne s'obtient que par le greffage. soit sur son propre sauvageon dans son indigénat. soit sur pêcher, région du vignoble.soit encore sur amandier lorsqu'il s’agit de terrain calcaire. ou aride et profond dans cette même région; enfin sur prunier myrobolan, Damas ou St-Julien quand le

ABRICOTIER. — 14

sol est irrigué, ou humide, assis sur un bon sous-sol, avec les conditions moyennes de l'Europe centrale.

L’écussonnage est le mode de greffer le plus rationnel ; le greffon est inoculé au collet du plant ou à la hauteur projetée du branchage. Si le sujet prunier ne peut s'élever à tige, on aura recours au Damas de Montlignon, à la Reine Claude de Bavay, à la Quetsche, par le surgreffage. (V. ce mot.)

L’Abricotier est un bel arbre par son port, son feuillage et son fruit ; il aime à se développer librement en plein vent ou à étendre ses bras contre un pignon. Un petit jardin, une simple cour d'habitation lui sont souvent affectés; cependant il en existe des vergers homogènes ou composés en pleine vallée granitique de l’Auvergne ou jurassique de la Bourgogne, ou sur les rives fécondes de la Loire, de la Garonne. du Rhône, et même dans le bassin de la Seine. boisant des coteaux sablonneux déjà consacrés à la production maraïichère de primeur.

Une situation aérée pour la santé de son branchage et une température non troublée au printemps lors de sa floraison sont les bases d'avenir de la plantation.

Que l'arbre soit à haute tige ou nain, sa ramure n’en sera pas moins touffue., évidée en plein air, ou palissée à l’espalier. La taille des branches, toujours modérée, plus longue que courte, se bornera d’abord à former les grandes lignes de la charpente, et une fois l’ossature établie, à maintenir les écarts de végétation qui viendraient détruire l’harmonie de l’ensemble.

Quand l'arbre est en pleine production. il suffirait de procéder à sa toilette au début de la chute des feuilles. Si la branche d’Abricotier périt par la pléthore, par une sève viciée ou par un coup de soleil, un rameau vigoureux ne tarde pas à paraître au-dessous.

Cette disposition naturelle de l’Abricotier lui permettant de renouveler Jui-même ses bras fatigués, a certainement guidé l’arboriculteur lorsqu'il donne à son branchage une tournure évasée s’élargissant graduellement dans les plantations de vergers à tout vent, ou une forme éventail, plus ou moins irrégulière, aux sujets qui bénéficient de l’espalier en haute tige ou en basse tige.

On sait que l’Abricotier se plait même au nord d'un bâ#fment ou d’une muraille qu'il décore de son beau feuillage. Le fruit, moins coloré, moins savoureux, sera toujours une ressource pour les conserves à l’eau-de-vie et pour les conserves- Appert de fruits entiers ou coupés par quartiers.

Abricotier. —- Culture artificielle et sous verre. L'Abricotier serait beaucoup plus fertile qu'il ne l’est habituellement sous nos climats, si ses fleurs n'étaient pas souvent détruites par les gelées tardives. Sa récolte dans les serres réussit d'autant mieux quand on a la chance d’avoir quelques jours sereins durant la floraison.

Forçage. — On force l'A. soit en pots ou en vases, soit en pleine terre dans des serres spéciales. Voir Pêcher (Forçage du).

La méthode la plus avantageuse consiste à forcer sur place des arbres en plein vent à basse

— ABRICOTIER

tige. On entretient la forme régulière de la couronne de ceux-ci par une taille annuelle. On plante en rangées distantes de 2 à 3 ou 4 mètres. Fin janvier, on construit autour d’une partie de la rangée une serre volante. Le chauffage se fait au moyen d’un fourneau provisoire et d’un conduit de fumée ou bien au moyen d’un thermosiphon mobile. Ce procédé toutefois ne donne des produits assurés qu'à partir du mois de mai.

Pour une culture de haute primeur, il est nécessaire de consacrer à l’A. des serres spéciales.

Variétés. — Toutes les variétés très précoces ne conviennent pas pour le forçage. On doit préférer pour la culture en pleine terre en serres: Abricot-pêche, le meilleur de tous. Tuwrkey, Breda, de Bruxelles, royal.

Les A. destinés aux cultures de haute primeur sont greffés de préférence sur Prunier sauvage. Pour les saisons suivantes, on les greffe sur Damas d'Italie.

On commence rarement à forcer avant la midécembre pour obtenir des fruits mûrs au commencement d'avril. Les fruits obtenus par un forcage intempestif manquent de saveur.

Les fruits sont aussi meilleurs quand ils ont séjourné une couple de jours dans la fruiterie. après la cueillette. — On trouvera des renseignements plus complets à l’article Pécher. avec lequel l’A. a beaucoup d’analogie. Seulement, ce dernier exige plus d'air que le Pêcher et il est aussi plus sensible aux variations de la température.

Culture sous verre, en serre froide et sous abri vitré. — Le tempérament de l’A. se prête fort bien à ce mode de culture, à la condition que les arbres puissent être exposés à l’air libre pendant la saison la plus chaude. Il faut les planter exclusivement dans des serres à châssis mobiles. (Voir Serres volantes pour arbres frutiers.)

Culture retardée. — On peut prolonger de plusieurs semaines la saison de l’Abricot-pêche. A cet effet, on doit cultiver les arbres en pots. Ceux-ci seront enlevés de la serre-verger vers la fin juin ou plus tôt. si la fructification est avancée, et placés au dehors au pied d’un mur du côté du nord. Dans la première semaine de septembre, on les rentre en serre et les fruits mürirontsuccessivement jusqu’en octobre. Les A. ainsi retardés ne sont pas aussi bons que ceux venusensaison normale; ils seront d'autant meilleurs que le temps aura été plus chaud et le soleil plus fréquent pendant la dernière période de leur maturation.

On taille assez long et simplement pour éviter la confusion des branches.

A partir du moment où l’on commence à chauffer. on élève graduellement la température de 6 ou 8° jusqu'à 16”. Lorsque le soleil échauffe la serre. le thermomètre peut monter à 20°; s’il dépasse ce degré, il faut ouvrir les ventilâteurs. Arrosements modérés dans le principe, mais bassinages fréquents.

Pendant la floraison, il faut modérer la température et donner beaucoup d'air, surtout si le temps est couvert et humide. À partir de février, il sera quelquefois nécessaire d’ombrager pendant les heures les plus chaudes de la journée.

ABROMA.

Lorsque les fleurs sont nouées, on donne un arrosement copieux à l’engrais liquide allongé d’eau chaude et l’on chauffe à 14 ou 16°, jusqu'au moment de la formation du noyau. Pendant cette période, on donne moins d'air, on suspend les arrosements et on ne donne qu’un seul bassinage, le matin. Au besoin, on ombrage la serre et en tous cas on abaisse la température à 10 ou 12°.

Après la formation du noyau, il faut procéder à l’éclaircissage des fruits, en ayant soin que ceux conservés soient répartis à peu près également sur toutes les branches. En haute primeur, on peut laisser de 30 à 40 fruits par mètre carré et 50 à 60 dans les saisons suivantes. Puis on élève la température à 17 ou 19° et on donne de l’air tous les jours. On continue à bassiner réoulièrement aussi longtemps que les fruits continuent à s'accroitre. Même recommandation pour les arrosements à donner surtout aux arbres cultivés en pots ou en vases.

Au moment où les fruits commencent à mürir.

il faut cesser les bassinages. Les fruits sont infiniment meilleurs si, à ce moment, on peut les exposer à l’air libre enlevant les châssis pendant quelques heures durant le jour.

Culture en pots. — La culture en pots est surtout utile pour retarder la récolte de l'A. L’Abricot-pêche est la variété qui convient particulièrement à ce procédé.

Les sujets destinés à être mis en pots ne doivent avoir qu’un an de greffe. L’empotage se fait à l’arrière-saison, dès la chute des feuilles, en terre un peu plus légère que celle destinée äu Poirier et au Pommier. Pendant le cours de la végétation, on pourra donner un arrosement à l’engrais liquide très faible, une fois tous les huit jours, jusqu’en juin. On préférera la forme en buisson et celle en colonne. Vers la fin d’octobre. on cesse les arrosements.

Les variétés les plus convenables pour cette culture sont: Gros hâtif, St-Ambroise, Kaïsha, Blenheim, Royal ou Abricot-pêche, Moorpark.

L'époque de maturité des A. cultivés en serre est sensiblement la même que celle des arbres mis en espalier au midi à l'air libre. Dès le commencement de juin, il est avantageux de mettre les dehors à l'air libre au soleil. On perfectionne ainsi la saveur de leurs fruits.

(Pour plus de détails voir le chapitre Arbres fruihers (culture forcée) et (culture retardée). E. P.

Abricotier d'Amérique. Nom vulg. de Mammea americana.

Abris. Voir Bâches, Brise-vent, Buttage. Chassis, Claies, Cloches. Couverture de feuilles. Kiosques, Murs. Orangerie, Paillassons. Paillis.

Serres, Toiles à ombrer, ete.

ABROMA Jacq. (Sterculiacées,) —— Plantes arbustives, à rameaux nombreux; feuilles palmatilobées ; pédoncules floraux portant 1-2 fleurs rouge foncé. Fleurs à calice à 5 divisions; pétales très dilatés à l'onglet qui est concave. se rétrécit ensuite brusquement et se recourbe à son point d'insertion avec le limbe; 5 étamines opposées aux sépales, à filet pétaloïde portant sur ses bords 3-—4 anthères ; ovaire à 5 loges multiovulées ; style à 5 branches ; fruit capsulaire. 2 ou 3 espèces de l'Afrique et de l'Australie trop.

ABUTILON.

A. fastuosum Jacq., À. fastueux. JAcQ. Vinp.

3. 1. — Tiges hautes de 3 m.. feutrées ; feuilles palmatifides ; fleurs pendantes, rouge brunâtre. Serre chaude. Multiplication de bouture à l’étouflée: . . RTE

ABRONIA Juss. (Nyctaginées.) Herbes vivaces, rarement annuelles. Tiges rameuses, couchées, pubescentes. Feuilles opposées, pétiolées, un peu charnues, entières. Involucre vert ou coloré, à 3 divisions ou polyphylle, entourant de nombreuses fleurs disposées en tête.

Périanthe hypocratériforme, à limbe divisé en 5 lobes plissés. 5 étamines incluses, soudées par la base en tube court adhérant au périanthe. Ovaire ovoïde. Style filiforme. Stigmate en massue. Fruit (achaine) renfermé dans la base persistante du périanthe, à 1—3 côtes ou ailes longitudinales. 10 espèces. FAR

A. arenaria Menz.. À. des sables. [Syn.: À.

latifolia Esch.] — Hook. Exor. FL. t. 193. — Californie. — Vivace. 25 à 50 em. de hauteur. Feuilles arrondies-cordiformes. Pétioles courts. Fleurs en capitules denses, jaune citron, parfumées. Fleurit de juillet en octobre.

A. fragrans Nutt.. À. odorante, — B. M.

t. 5544. — Californie. — Vivace. Dimensions du précédent. Fleurs parfumées, d’un blanc pur.

A.umbellata Lamk., À. à fleurs en ombelle.

(Fig. 5. Voir p. 16.) —— Californie et Mexique. — Vivace. 1 m.à 1 m.50. Feuilles ovales oblongues, rétrécies à la base, longuement pétiolées. Ombelle à pédoncule un peu plus long que les feuilles, formée de 15 à 20 fleurs, rose purpurin, agréäblement parfumées. Juillet en octobre.

Les Abronia, et surtout l’A. wmbellata, sont de fort jolies plantes affectionnant les terres légères et qui, pour prospérer, exigent d’être cultivées à bonne exposition. On les traite habituellement comme plantes annuelles. On en sème les graines en août, on repique en pots bien drainés, on fait hiverner sous chassis et l’on met en place fin mai.

ABRUS L. (Légumineuses-Viciées.) Ce genre est peu intéressant pour l’horticulture. Une espèce, l'A. precatorius L.. plante volubile des régions tropicales, produit de petites graines d’un beau rouge corail, avec une tache noire (Pois de bedeau), que tous les voyageurs rapportent comme objet de euriosité et qui sont employées à faire des colliers, des chapelets, ete. La plante porte aussi le nom de Ziane Réglisse, parce que ses racines sont, dans certaines résions, substituées à celles de la Réglisse, dont elles ont la saveur. Cette saveur se retrouve aussi dans les feuilles.

Absinthe. Voir Artemisia Absinthium.

Absorption. Voir Nutrition.

ABUTILON (Gacrtn. (Malvacées - Malvées.) Plantes habituellement herbacées ou frutescentes et duveteuses. Feuilles cordiformes., anœuleuses, lobées. Fleurs axillaires de coloris variable, dépourvues de calicule. Fruit capsulaire formé de plusieurs coques monospermes s'ouvrant au sommet.

Renferme 80 espèces qui habitent toutes les régions chaudes du globe.

ABUTILON.

A. arboreum (L.), À. en arbre. — Pérou. — Sous-arbrisseau portart des feuilles cordiformes, tomenteuses ; fleurs Jaune pâle.

Fig. 4 — ABRONIE À FLEURS EN OMBELLE.

Abronia umbellata Lamk.

A.striatum Dicks., À. strié. (Fig. 4.) — Urugœuay. — Arbrisseau lisse, feuilles cordiformes, à 3 à 7 divisions, acuminées, dentées. Fleurs pendantes,campanulées, longuement pédicellées, jaunes, striées de pourpre.

A. insigne Hort., À, remarquable. — B. M.

t. 4840. — Nouvelle-Grenade.— Sous-arbrisseau rappelant l’espèce précédente. Fleurs axillaires en bouquets, campanulées, gaufrées aux bords, veinées de carmin.

A. venosum Paxt., À. veiné. — B. M., t. 4468. — Mexique. — Sous-arbrisseau haut de 1 à 2 m.; feuilleg"très grandes, profondément découpées. dentées ; fleurs volumineuses plus grandes que dans les espèces précédentes, veinées de rouge sur un fond jaune.

A. vexillarium Ed. Morren, À. en étendard.

= B. M.,t. 5717. — Amérique mérid. — Arbuste caractérisé par ses rameaux flexibles, très allongés etgrêles ; feuilles trilobées, sessiles ; fleurs solitaires, axillaires, longuement pédonculées, jaunes, à calice d’un beau rouge carminé.

Les Abutilon ont donné naissance dans les cultures. particulièrement les À. sétriatum et venosum., à un assez grand nombre de jolies variétés, parmi lesquelles on en remarque à feuillage panaché, à fleurs doubles ou d’un blanc pur. Parmi ces variétés, la plus remarquable est l’'Abutilon Thompsoni, KR. H. 1885, p. 324 ; Rev. DE L'HorT. BELGE, 1885, p. 7, qui est

————————————__—————————————…—…—.—.———…——…——…—————…————…——…———.——.——…“—…<“’<.—<“<>.—dR A ————p2 a

ACACIA. à issu del’A.striatuin ct caractérisé par ses feuilles marbrées de taches jaunes. LA. T'hompsoni présente cette singulière propriété, quand on le greffe, d'agir d’une façon réflexe sur le sujet dont le feuillage se panache plus ou moins fortement.

C’est de cette variété que les horticulteurs américains ont obtenu, il y a une dizaine d’années, une très remarquable duplicature, l'A.

Thompsoni flore pleno, dans laquelle les étamines monadelphes se sont transformées en pétales. C’est la première variété double obtenue.

Les Abutilon ont une longue durée de floraison. Serre tempérée ou orangerie l'hiver, pleine terre pendant l’été. Se multiplient de boutures pendant les mois de juin et de juillet, avec des rameaux aoûtés. sur couche chaude ou sous cloche. PE

| H. Gillet >

Fig. 5. — ABUTILON STRIÉ.

A. striatum Dicks.

ACGACIAWilld., Mimosa.(Légumineuses-Mimosées.) — Arbres et arbrisseaux de l'Australie, de l'Amérique, de l'Asie équatoriale et de l’Afrique. — Rameaux inermes ou épineux. Feuilles caduques ou persistantes, composées-pennées ou réduites à l’état de phyllodes. Stipules tantôt membraneuses, tantôt transformées en-épine, païfois nulles. Inflorescence en capitules solitaires, en grappes ou en épis. Fleurs jaunes ou blanchâtres, odorantes, régulières, hermaphrodites ou polygames. Calice gamosépale, à 5 divisions valvaires, parfois courtes, presque nulles ou formées de cils très fins ; pétales, libres ou plus ou moins soudés ; étamines 10 à 100, à filet

ACACIA. — libre, ondulé ; style droit, cylindrique, courbé dans la partie supérieure. Légume très polymorphe. 400 espèces environ sont connues et près de 50 sont cultivées soit pour l’ornementation, pour leurs fleurs (À. cultriformis, cyanophylla, dealbata, longifolia, melanoxylon, pycnantha et retinoides ou floribunda), soit pour extraire des parfums (À. Farnesiana). Toutes sont plus ou moins astringentes et l'écorce d’un grand nombre sert au tannage et même en médecine. Les Acacia fournissent aussi des gommes très estimées, notamment celle désignée sous le nom de Gomme arabique, qui provient surtout de l’À. arabica. Le bois de plusieurs espèces est recherché pour les constructions (A. arabica, melanoxylon, hematophylla ou Bois de violette, etc.).

— ACACIA

À. juniperina Willd.. À. Génévrier. [Syn.: ulicifolia Wendi.] — EF. v. Müze. I, t.9.— Australie. — 1 m. 50 cm. à 2 m.; rameaux grêles, anguleux ; stipules très petites, spinescentes. Phyllodes linéaires, subulés, piquants.

A. linifolia Hort., À. à feuilles de lin. [Syn. : À. lineata A. Cunn.] — B.M.t.3346. — Australie (1824). — 2 m.; rameaux velus, parfois visqueux. Phyllodes linéaires, 15 à 20 mm. sur 2, arrondis, courtement et obliquement pointus. Capit. par 1 à 3. Très ornemental.

A. nematophylla Hort., À. à phyllodes étroits. — Australie. — Arbrisseau touffu. ramifié dès la base; ramules finement striées, glabres. Phyllodes linéaires très étroits, 4 cm. sur 1 mm. recourbés au sommet. Capit. très odorants. Légumes longs, recourbés, rouge brun.

Fig, 6. — ACACIA À LONGUES FEUILLES.

Acacia longifolia Willd.

Voici les espèces Les plus répandues, que nous divisons en 4 sections. (Voir aussi Albizzia.)

Section I. — Espèces dont les feuilles, sauf les plus jeunes, sont réduites à l’état de Phyllodes.

a, — Fleurs en capitules globuleux, solitaires.

A. armata KR. Br. À. épineux, Epine de Kangourou. — B. M., t. 1653. — Australie (1803). — Petit buisson très épineux ; épines stipulaires fines. Phyllodes petits, mucronés, unilatéraux. ondulés crispés, tordus, de 8 à 10 mm. Légume velouté. Haies.

A. exsudans Hort., À. exsudant. — Australie.

— Phyllodes 6 à 8 cm. sur 1 em., linéaires lancéolés, 2-nervés.

H Gillet

Fig. 4 — ACACIA BLANCHATRE.

Acacia dealbata LINK.

A. rotundifolia Hook., À. à feuilles rondes.

[Syn.: À. obliqua A. Cunn.; À. ovata Hort.] — B. M. t. 4041. — Australie (1842). — Arbrisseau compact; rameaux grêles, retombants, légèrement pubescents. Phyllodes obliquement obovales, velus, 8 à 10 mm. sur 5 à 6. Capit. par 2—3 sur pédicelles grêles.

A. saligna Wendl., À. à feuilles étroites. — Australie (1818). — Rameaux anguleux, glabres. Phyllodes linéaires, atténués aux deux bouts, sans nervures apparentes ; pédoneules courts. Capitules solitaires. Légume moniliforme.

On trouve encore, parfois, dans les culturesles espèces suivantes, appartenant à cette sec, tion: À. alata R. Br.; À. cochlearis Wendl.; À. decipiens R. B.; À. diffusa Lindl.; dodonei-

ACACIA

folia Willd.; À. éxiophylla Benth.; A. leprosa Sieb.; À. paradoxa DC.; A. platyptera Lindl.:; À. smilacifolia Field. ; À. ver riciflua Cunn.

b. — Capitules en grappes ou en corymbes.

A. amæna Wendl. Voir A. heterophylla.

A. argyrophylla Hook., À. à feuilles argentées. [Syn.: À. brach ybotr ya Benth.] — B. M. t. 4384. — Phyllodes obovales ou oblongs, 25 à 80 mm. sur 10 à 12, blanc argenté soyeux ainsi que les ramules. Capit. petits en grappes pauciflores.

À. cultriformis A. Cunn., À. à forme de couperet. [Syn.: À. albicans Hort.] — Mr. Tr. ArB. t. XIII. — Nouv. Galles du Sud. — 4 à 5 m.. ramifié dès la base; rameaux retombants. Phyllodes blances,glauques,triangulaires obliques ou cultriformes, 2 à 21/; em. sur 12 à 15 mm. Capit. nombreux, en grappes axillaires ou terminales. Très ornemental.

A. cyanophylla Lindl., À. à feuilles bleuatres. — Australie. — 4 à 5 m. Rameaux anguleux.

glabres. Phyllodes glauques, longuement lancéolés, 20 em. sur 4 mm. à 40 ou 45. Capit. de 10 à 20 fleurs, en grappes axillaires, formant une grande panicule feuillée. Légume moniliforme, arqué, 8 à 10 cm. sur 6 à 7 mm. Très ornemental. Très polymorphe.

A. floribunda Hort. Voir A. retinoides.

A. heterophylla Willd., À. hétérophylle. [Syn.: A. amæna Wendl.] — Ile Maurice. — 1 m. Bien caractérisé par ses feuilles, les unes réduites à l’état de phyllodes linéaires atténués, les autres composées-bipennées, ou à l’état de phyllodes terminés par 1 à 2 paires de pennes.

A. melanoxylon R. Br. À. à bois noir. — B.

M., t. 1059. — Australie. — 18 à 20 m. sur 1 m. 20 à 1 m. 50 de cire. Rameaux ascendants, feuillage sombre. Phyllodes oblongs-lancéolés, presque falciformes, 10 à 12 em. sur 15 à 18 mm. Capitules en grappes axillaires, pauciflores. Légume linéaire, arqué. Un des plus beaux. Employé pour avenues.

A. oleifolia A. Cunn.. À. à feuilles d'Olivier. [Syn.: À. lunata Sieb.] — B.R.,t. 1352. — 1 m. à 1 m. 50. Phyllodes obliquement oblongs, rétrécis à la base, terminés par un mucron oblique. Capitules en grappes plus longues que les phyllodes.

A. prävissima F. v. Müll., À. à rameaux recourbés. — Australie. — Très voisin de l’A, cultriformis, mais phyllodes plus nettement triangulaires, cuspidés à l'extrémité, moins glauques. Rameaux plus réfléchis, plus arqués.

A. pycnantha Benth.{Syn.: A. tes is Lehm.] — Australie du Sud. — Glabre. 7 à 8 m.. écorce lisse; jeunes rameaux oh : les florifères lisses, brun-rouge. Phyllodes coriaces, falciformes, 6 à 12 cm. sur 8 à 4 de large. Grandes grappes axillaires, de 15 à 20 capitules, très odorants. Très beau.

A. retinoides Schlecht.. À. toujours fleuri.

[Syn.: À. floribunda Hort.] — F. v. Müzz. Dec. V. — Australie. — 7 à 8 m. Jeunes rameaux anguleux. Phyllodes oblongs-lancéolés, atteignant jusqu’à 10—15 cm. sur 4 à 10 mm., droits ou légèrement arqués, obtus, 1-nervés. Capitules pe-

AUACTAS

tits, en panicules rameuses à l’aisselle des feuilles du sommet. Légume dressé, linéaire. Très florifère, produisant des fleurs pendant la plus grande partie de l’année et faisant l’objet d’un commerce considérable,

À. salicina Lindl., À. à feuilles de Saule. — Australie. — Rameaux très anguleux, presque ailés. Phyllodes à peine arqués, linéaires, glaucescents, 7—9 cm. sur 5—7 mm., mucronés. Capitules petits, en petites Rene axillaires.

A. vestita Ker.. À. drapé. [Syn.: À. Ste-Hélène.] — B. KR, t. 698. Australie. — À beaucoup de rapports avec VA cultriformis, mais phyllodes plus régulièrement elliptiques, pubescents

soyeux, terminés par une longue arête sétiforme.

c. — Fleurs disposées en épis.

A. ançgustifoha Lodd.. À. à feuilles étroites. [Syn.: À. floribunda Willd,, non Hort.] — B. M. t. 3203, sous le nom de À. éntermedia A. Cunn. — Une des nombreuses formes de l’A. longifolia Willd.

A. linearis Sims, À. Uinéaire. — B. M. t. 2156; Lopp., B. C. t. 595. — Nouv. Galles du Sud et Tasmanie. — 1 à 2 m. Phyllodes linéaires, très

longs et très étroits, 1-nervés. Epis nombreux. axillaires, ordinairement rameux.

A. longifolia Ve À. à longues Jones (Fig. 6. Voir p. 92).

5àa6 m. Rameaux un peu anguleux, glabres.

Phyllodes vert sombre, linéaires-lancéolés, très longs, 17 à 18 cm. sur 15 à 17 mm. mucronés ; 2 nervures saillantes. Epis géminés (chenilles).

A. longissima Wendl., À. à très longs phyl:

lodes. [Syn.: À. linearis longissima.| — B. KR. t. 680. — Nouv. Galles du Sud. — 1 m. 00. Phyllodes étalés, linéaires, très longs, très étroits, filiformes, 1-nervés. Epis nombreux, axillaires, généralement rameux. :

A. pinifolia Hort., À. à feuilles de Pin.

Australie. — Phyllodes aciculaires de 9 à 10 mm. de long, en verticilles rapprochés. Epis denses. terminant les pousses. Très curieux et très Joli.

A. Riceana Henslow. À. de Rice. [Syn.: A.

setigera Hook.) — Hook., FL. Tasm. t. 106. — Tasmanie. — 5 à 6 m. Port élégant, rappelant le Saule pleureur. Phyllodes linéaires, épars ou verticillés. Epis longs, solitaires, axillaires.

A. Sophoræ KR. Br. À. à gousse de Sophora.

— Australie. — Variété de l’A. longifolia, à phyllodes moins grands.

A. trinervata Sieb.. À. trènervé. — Australie. — Voisin de À. longifolia, mais phyllodes moins longs, relativement plus larges, moins étalés et trinervés. Epis par 2 à 3 à l’aisselle des phyllodes. Très beau.

A. verticillata Willd., À. verticillé. — B. M. t. 110. — Australie. — Grand arbrisseau, à port de Génévrier; rameaux striés, pubescents. Phyllodes verticillés par 6 à 8, subulés, piquants, fortement 1-nervés. Epis denses terminant les pousses. Très joli.

Citons encore dans cette section les A.: glaucescens Willd.; holosericea Don. [Syn.: À. leucophylla Hort.|.

ACACIA. — 19

Section II. — Acacia à feuilles pennées.

a, — Fleurs en capitules.

A. albicans H. ct B., À. à fleurs blanchätres. — Australie. — 1 m. 50 cm. à 2 m. Feuilles 8 à 9 paires de pinnules, ayant chacune de 18 à 22 folioles,oblongues ou linéaires. Fleurs blanches ; capitules par 4 à 5 en grappes à l’aisselle des feuilles.

A. arabica Willd., À. d'Arabie. [Syn.: À. vera; A. tomentosa; A. nilotica Del.; À. ægyptiaca ; À. indica.| —- Roxs. Corom., t. 149. — Arabie, Inde, Afrique. — 10 à 14 m. Epines géminées ; ramules et pétioles pubescents. Feuilles 4 à 6 paires pinnules, chacune 10 à 20 paires de folioles, obliques-linéaires. Capitules blancs, axillaires, généralement par 3. Légume moniliforme. Arbre fournissant la plus grande partie de la gomme

arabique.

A. capensis Burch. Voir A. horrida Willd.

A. Cavenia Bert. — Chili. — 5 à 6m. Rameaux très épineux. Feuilles caduques. 5 paires pinnules à 9 à 10 paires de folioles. Pédoncules axillaires, soudés. Gousse brun marron de 3 à » cm. long, charnue. Haies.

A. dealbata Link.. À. blanchätre, Mimosa; angl. : Silver Wattle.(Fig. 7. Voir p.17.) — MLr.Tr.Anrs. t. XII. — Australie. Tasmanie (1820). — Grand arbre. Jeunes pousses glaucescentes. Feuilles 20 à 40 paires de pennes, portant chacune de 00 à 60 paires de très petites folioles linéaires. Capitules nombreux, odorants, en longues grappes ou en panicules. Fleurit tout l'hiver. Très ornemental, fait l’objet d’un grand commerce.

A. eburnea Willd. Voir A. horrida Willd.

A. decurrens Willd.. À. décurrent. -— Diffère de l’A, dealbata par feuillage moins glauque.

A. Farnesiana Willd., À. de Farnèse; Cassie.

— Nouv. Duxan. IT, t. 28. — Saint-Domingue (1656). — 3 à 4 m. Rameaux glabres; épines

séminées, courtes, très piquantes. Feuilles caduques. à 5 à 8 paires de pinnules, chacune à 15 à 20 paires de petites folioles pointues. Capitules géminés, assez longuement pédonculés, très odorants. Flor. hiver. Exploité pour le parfum appelé Cassie.

A. grandis Henfr. Voir A. pulchella R. Br.

A. hispidissima DC. Voir A. pulchella R. Br.

A. horrida Willd., À. féroce. [Syn.: À. capensis Burch., À. eburna Willd.] — Afrique australe. — 6 à 7 m. Glabre. Stipules se transformant en

longues épines d'un blane d'ivoire, coniques.

atteignant 10 à 12 em. sur rameaux âgés. Feuilles caduques, 4 à 6 paires de pinnules à 6 à 12 folioles, oblongues linéaires. La paire inférieure accompagnée d’une glandule. Capitules agrégés, axillaires. Légume linéaire falqué.

À.Julibrissin Willd. Voir Albizzia Julibrissin.

A. Lebbeck Willd. Voir Albizzia Lebbeck.

A. pubescens R. Br., 4. pubescent. —- B. M. t. 1263. — Australie. — 2 à 3 m. Touffu. Rameaux cylindriques, velus, ainsi que les pétioles. Feuilles 6 à 10 paires de pinnules à 10 à 15 paires de folioles linéaires, mucronées. Capitules nombreux, en grappes axillaires et terminales. Très ornemental.

ACACTA.

A. pulchellaR. Br., A. mignon. — B. M. t. 4588. — Australie. — 50 cm. à 1 m.Rameaux flexueux, à épines grêles. Feuilles à 1 paire de pinnules. chacune de 5 à 7 paires de folioles, très petites. obliques, obovales. Capitules solitaires.

Var.: À. grandis Henfr.; À, hispidissima DC.

A. spectabilis Benth. Voir A. dealbata.

A. vera Willd. Voir A. arabica Willd.

b. — Fleurs en épis.

A. Catechu Willd.. À. cachou. — Roxs. Corom.

t. 175. — Inde (1790). — 6 à 12 m.. Ecorce très astringente. Epines comprimées, recourbées.

Pinnules 10 paires ; folioles 40 à 50 paires, linéaires, pubescentes. Fleurs par groupes de 1 à 3, en épis cylindriques. Fournit le Cachou.

A. Drummondii Lindl.. À. de Drummond, — B. M., t. 5191. — Australie. — 3 m., inerme.

soyeux. Feuilles 2 paires pinnules à 3 à 4 paires folioles, linéaires, obtuses. Epis simples. axillaires, pendants. Très ornemental.

A. lophantha Willd.. À. à épis gémainés. [Syn.: : Albizaia lophanta Benth.] — B.M.,t. 2108; B. R.. t. 5361. — Australie (1803). — Arbrisseau inerme; pousses velues. Feuilles à 8 à 10 paires de pinnules, portant chacune 30 folioles linéaires obtuses. Fleurs jaunes en épis cylindriques. axillaires, géminés. Très belle plante.

Var. Neumannii Hort. Pétiole et fleurs rouges.

A. senegalensis Willd.. À, du Sénégal. — Feuilles 5 paires pinnules, 15 à 18 juguées. Fleurs blanches, petites, en épis lâches, solitaires à l’aisselle des feuilles. Produit de la gomme.

A. Verek Guill. et Perrot., À, Verek, (romme Verek. — Feuilles 3 à 5 paires pinnules, 10 à 15 juguées. Fournit au Sénégal la gomme Verek.

Culture. — Les Acacia demandent tous, sous le climat de Paris, la serre froide ou tempérée ; les espèces du Sénégal exigent même la serre chaude. On ne peut les cultiver en pleine terre: en France, que dans la région de l’Oranger; ils sont de croissance très rapide: notamment les A. dealbata, À. longifolia, A. cyanophylla. I leur faut des sols assez frais et divisés. pas trop maigres. En serres, ils veulent de fréquents arrosag'es, sans excès d'humidité et doivent être placés dans un endroit bien éclairé, sinon ils s'étiolent et n’aoûtent pas leur bois. On doit les sortir à l'air dès que la température extérieure le permet et les rentrer du 5 au 10 octobre. Si la température est suffisante, leur végétation est continue et ils commencent pour la plupart à fleurir en hiver pour finir en avril et mai. Après la floraison il convient de les tailler, afin que leur ramification soit serrée, qu'ils soient plus florifères. Mais c’est surtout comme plantes de pleine terre, quand le climat le permet, que l’on peat le mieux tirer parti des Acacia, pour l’ornementation et la spéculation sur les fleurs.

Multiplication facile par graines. semées aussitôt leur maturité, en terrines, dans une terre de bruyère sableuse, ou dans du terreau de feuilles, à 6 à 18 mm. de profondeur, suivant leur grosseur, et maintenues à une température de 12 à 17 degrés. On empote les plants quand ils sont suffisamment gros, et on les met sous chassis fermé jusqu’à reprise.

ACACIA. us

Les Acacia peuvent être aussi multipliés, en ét6, de boutures de bois à moitié lignifié et avec talon, placées sous cloche, pas trop au chaud.

LME,

Acacia. L'arbre que l’on désigne habituellement sous ce nom n'appartient pas, botaniquement, au genre Acacia. C’est le Faux-Acacia, voir Robinia pseudacacia.

Acacia de Constantinople. Voir Albizzia Julibrissin.

ACÆNA L. (Rosacées.) Plantes vivaces et à tiges généralement sousfrutescentes, étalées. rampant sur le sol ou retombantes, à feuillage sénéralement pennatiséqué, plus ou moins finement découpé ou divisé, rappelant parfois celui de certaines Fougères, toujours très ornemental. Fleurs insignifiantes, mais souvent accompagnées d’aiguillons rouge vif qui leur donnent un aspect fort gracieux. Environ 30 esp., réparties dans les montagnes de l'hémisphère austral, sur les Andes, dans l’Australasie, aux iles Sandwich et sur les Cordillières de l'Amérique sept.

A. é&rgentea KR. P. — Andes chiliennes.

Petit arbuste rampant et stolonifère, s’élevant à peine à 3 cm. très envahissant, à joli feuillage argenté et absolument rustique sous notre climat.

*A. ovalifolia R. P. — Andes péruviennes.— Se distingue du précédent par son feuillage d’un vert foncé luisant, et ses longs rameaux retombants.

A. sarmentosa Carmich., de Tritan d'Acunha.

Espèce très sarmenteuse, à large feuillage argenté en dessous.

Nous cultivons en outre. au Jardin alpin de Genève, les *A. adscendens Vahl., *lævigata Ait., magellanica Vahl., *myriophylla Lindl., *ovina Cuningh., pinnatifida K. P.. *sanguisorbæ Vahl., *sericea Jacq. et *novæ zelaniæ Hort. qui offrent toutes un mérite spécial pour les rochers et le jardin pittoresque. Sol léger; soleil.

Multiplication par éclats. marcottes ou semis. Les espèces marquées d’un * demandent une légère couverture pour l'hiver. 1€

Acajou. Voir Swietenia Mahagoni.

Acajou femelle. Voir Cedrela odorata.

ACALYPHA IL. (Euphorbiacées.) Herbes, arbrisseaux ou arbres à feuilles alternes, stipulées. Fleurs apétales, très petites, généralement monoïques, les sexes diversement groupés dans les inflorescences, selon les espèces. en épis axillaires ou en panicule rameuse à l’extrémité des rameaux. rarement en fascicules sessiles axillaires. Fleurs mâles à périanthe à 4 divisions valvaires et le plus souvent à 8 étamines, accompagnées de très petites bractées. Fleurs femelles à 3 ou 4 segments imbriqués.

sessiles à l’aisselle de larges bractées foliacées. persistantes ; l’ovaire est à 5 loges uniovulées, surmonté de 3 styles, plus ou moins laciniés plumeux. Fruit capsulaire. Plus de 200 espèces.

A. colorata Spreng.. À. colorée. [Syn.: À. Commersoniana H. Bn.; À. discolor Boj.; À. marginata Boj.]. — Ile Maurice, Madagascar. — Arbrisseau glabre, de 1 à 2 m. Feuilles un peu coriaces, glabres, oblongues, de dimensions très variables (en moyenne de 16 à 20 cm. de

ACANTHACÉES. *

long sur 3 à 8 cm. de large), arrondies à la base, entières ou obscurément crénelées, vertes à la face supérieure, à face inférieure concolore (typica), d'un brillant pourpre clair (A. discolor), pourpre et bordée de vert (A. marginata).

A. Commersoniana H. Bn. Voir A. colorata.

A. discolor Boj. Voir A. colorata.

A.hispida Burm.. À. ispide Burm. — FL. 1Np.

61. — Java.— Arbrisseau velu. Feuilles membraneuses, rhombées-ovales, cunéiformes à la base, acuminées au sommet. longues de 10 à 15 em.

larges de 10 em.; pétiole de 3 à 5 em. de long. Fleurs dioïques, en épis unisexués. Epis femelles de 25 cm. de long, formés de fleurs nombreuses. à styles exserts, d’une belle couleur pourpre. Fleurs mâles en épis pendants.

A. Macafeana Hort. Voir À. Wilkesiana, var.

A. macrophylla Hort. Voir A. Wilkesiana, var.

A. marginata Boj. Voir A. discolor.

A. marginata Hort. Voir À. Wilkesiana, var.

A. tricolor Hort. Voir A. Wilkesiana.

A. triumphans Hort. Voir À. Wilkesiana, var.

A. Wilkesiana Müll. Arg., À. de Wälkes.|Syn.: A. tricolor Hort.| — Polynésie. — Arbrisseau plus ou moins velu. Pétiole de 1 à 4 em. de long. Limbe des feuilles de 17 à 20 em. de long sur 10 à 14 de large. ovale, brièvement acuminé, arrondi ou cunéiforme à la base, un peu velu à l’état jeune, glabre à l’état adulte, membraneux. vert bordé de brun.

Il en existe plusieurs variétés répandues dans les collections comme espèces distinctes :

Var. Macafeana. — KR. H. 1882, p. 288.

Belle plante à larges feuilles vertes, maculées de rouge et de cramoisi foncé.

Var. macrophylla. Superbe. Feuilles d’abor d vert jaunâtre, bordées de rouge, puis vert foncé, panachées de rouge, de jaune et de vert pâle.

Var. marginata. — FL. Mac., 1875 t. 156. — Feuilles ovales acuminées. dentées en scie. lonœuement ciliées. La partie centrale du limbe pâle, vert encadrée rouge vif.

Var. musaica. Feuilles d’un vert bronzé, panachées de rouge.

Var. obovata. Feuilles panachées de vert olive, de rose et de brun.

Var. ériumphans. — ILL. H., 5, 35, p. 55, t. 55. — Feuillage ample, panaché de cramoisi, de vert et de brun.

Plantes très ornementales, de culture facile en serre chaude. Elles viennent très bien dans un mélange de terre de bruyère tourbeuse et de terre franche additionné d’un peu de sable. On. les multiplie facilement de boutures.

ACANTHACÉES (Fam. des). Dicotylédones gamopétales. Fleurs hermaphrodites, régulières. axillaires ou terminales, rarement solitaires, en épi. en grappe ou fasciculées, accompagnées d’une bractée et de 2 bractéoles de dimensions variables. Calice à 5 divisions égales ou inégales, distinctes ou plus ou moins soudées entre “elles. Corolle tubuleuse. Limbe généralement à deux lèvres : la supérieure bifide, l’inférieure trilobée. Etamines souvent 4, didynames, la 5° (la postérieure) stérile, rudimentaire ou complétement avortée. quekquefois au nombre de 2 seulement. Ovaire supère, à 2 loges renfermant 2 ou un plus

ddl Fe

ACANTHACÉES.

grand nombre d'ovules bisériés, assis sur un prolongement du placentaire. Stigmate indivis ou bifide. Capsule biloculaire et à déhiscence élastique (à une seule loge et indéhiscente., par avortement). Graines souvent comprimées. Herbes ou arbrisseaux à rameaux noueux et articulés. Feuilles opposées ou verticiilées par 3 ou 4, sans stipules.

Cette famille se divise en 5 tribus: Thunbergiées, Nelsoniées, Ruelliées, Acanthées, Justiciées.

ACANTHOLIMON Boëss. (Plombaginées.) — FLor. or. V. 4. — Plantes vivaces, sousfrutescentes, généralement cespiteuses, à feuillage étroit, pointu et souvent spinescent. Fleurs en épis, accompagnées de bractées ; calice infundibuliforme, à tube étroit ; corolle scarieuse, quinquinervée ; ovaire cylindrico-linéaire.

J'est un genre essentiellement oriental, dont

Boissier décrit 74 espèces dans la Flora Orien-

talis. Les seules introduites dans nos jardins sont:

A. acerosum Borss.. des Montagnes de l’Anatolie sept., de la Galacie et de la Phrygie.

A. androsaceum Boiss. [Syn.: Statice echinus L.], des rég. alpines de la Grèce et de l’Anatolie. A. araxanum Boiss., des Monts de la Perse.

A. glumaceum Boiss., du Taurus et du Mont Ararat. (Fig. 8.)

KA

Page 1