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h Gilet. :
Fig. 8. — ACANTHOLIMON GLUMACEUM Boiss.
À. venustum Boss. des rég. alpines du Taurus. Ces cinq espèces diffèrent peu entre elles comme aspect général. Port suffrutescent,
feuilles étroites-aiguës, plus ou moins longues,
plus ou moins glauques, à fleurs de Statice
ACANTHORRHIZA.
(corolle persistante) d'un beau rose vif, disposées en épis et se succédant sur la plante pendant les mois de mai-juillet et août.
Ce sont des plantes de rocailles ou de platesbandes, formant des touffes naines et étalées ; il leur faut le soleil, un sol profond et la terre de bruyère mêlée à de la bonne terre franche et à un peu de sable. Division des touffes et semis. H. C.
ACANTHOPANAX Dene. et Planch. (Araliac-, cées.) Arbres ou arbrisseaux glabres ou tomenteux. Tige inerme ou aculéolée. Feuilles palmatifides ou digitées, à stipules nulles ou peu visibles. Fleurs polygames ou hermaphrodites. en ombelles paniculées ou presque solitaires. Bractées petites ou nulles. Pédicelle non articulé. Calice denté. Pétales 5, rarement 4, valvaires. Etamines 5, rarement 4. Ovaire biloculaire, rarement à 3—4 loges. Fruit presque didyme ou anguleux.
8 espèces. de la Chine et du Japon. Les 2 suivantes sont introduites dans nos jardins: |
À. ricinifolium Sieb. et Zucc.. À. à feuilles de Ricin. |Syn.: Kalopanazx ricinifolium Miq.; Aralia Maximowiczi Hort.] — F1. p. S. 20., t. 2067. — Japon. — Arbrisseau à tige aculéolée. Feuilles portées sur de longs pétioles, palmatifides, plus ou moins profondément 5—7 lobées.
A. spinosum Miq., À. épineux. [Syn.: Aralia pentaphylla Thunb.] — ArBoRET. SEGREZ. Ic. ; F1. D. S., 20, t. 2079. — Tige épineuse. Feuilles digitées. à 3—5 folioles crénelées. Pédoncules axillaires, plus courts que les feuilles. Il en existe une variété à feuilles panachées de blanc.
Rustiques sous le climat de Paris. Conviennent à orner les massifs des jardins paysagers et les bosquets. Les À. divaricatum Sieb. et Zucc., énnovans Sieb. et Zucc. et sciadophylloides Franch. et Sav., aussi du Japon, méritent d’être recommandés. Leur culture est la même que celle des Aralia de plein air.
ACANTHOPHOENIX Wendl. (Palmiers-Arecacées.) Stipe élancé épineux marqué de cicatrices annulaires. Feuilles pinnatiséquées épineuses ; segments linéaires lancéolés, écailleux en dessous. 2 spathes comprimées, caduques.
Spadice rameux pendant. Fleurs rouges ou jaunes disposées en spirales, les inférieures ternées (2 latérales mâles, l'intermédiaire femelle) les supérieures solitaires toutes mâles. Fruit petit, de la grandeur d’un grain de blé. 3 ou 4 espèces des iles Mascareignes.
A. crinita Herm. Wendl. [Syn.: Areca crinita Bory.. Sublimia centennina Comm.] — Marr.
HisT. NAT. PALM. t. 154; KERCHOVE Pac. t. III. — Palmier très élégant à port d'Areca. Tige pétiole et rachis munis d’épines noirâtres longues et grêles. Divisions des feuilles blanchâtres en dessous. Serre chaude; terre substantielle tenue humide ; multiplication de graines. — On cultive aussi l’A, rubra Wendl. {Syn.: Areca rubra Bory.] Grand palmier de Maurice et de la Réunion. J DH
ACANTHORRHIZA Wendl. (Palmiers-Coryphées.) Tige moyenne inerme, revêtue des vieilles gaines, épineuse et hérissée à sa base de racines spinescentes (d’où son nom). Feuilles à pourtour orbiculaire, glauques en dessous,
ACANTHORRHIZA.
profondément divisées en segments plissés et laciniés à leur extrémité. Spadice rameux comprimé, interfoliacé, portant des fleurs sessiles hermaphrodites. Environ 2 ou 3 espèces de l'Amérique centrale.
A. aculeata Wendl.[Syn.: Chamaærops Stauracantha Hort. Belg.; Ch. Mocinni Mart.?| — Ker- CHOVE PaLM. t. XXIV. — Port d’un Chamærops, remarquable par les épines qui garnissent ses racines adventives et le réseau fibreux des vieilles gaines. Terre franche; serre froide dans le N., pleine terre dans la région de l’Oranser. On cultive encore, mais en serre chaude, l'A. Warscewiczii Wendl. del’isthme de Panama.
ACANTHUS L. (Acanthacées.) Acanthe ; angl. :
Bear’s Breech ; all.: Bürenklau. Herbes vivaces. acaules, à tige dressée dans une espèce ; feuilles souvent épineuses, découpées. Fleurs grandes, en épis terminaux, munies de bractées ciliées ou épineuses; calice quadripartit, à segments intérieurs plus étroits; corolle à tube court, à limbe étalé, 3—5 lobé; 4 étamines à anthères ciliées. Ovaire biloculaire. Capsule coriace contenant 4 graines planes. Environ 14 espèces.
(Inclus Dilivaria Juss.)
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Fig. 9. — ACANTHÉ ÉPINEUSE, Acanthus spinosus L.
A. ilicifolius L., À. à feuille de houx. [Syn.: Dilivaria ilicifolia Juss.| — Wight. Icon. PL. 1IND. OR. 2, 459. — Inde. — Sous-arbrisseau glabre; feuilles rappelant celles du houx; fleurs roses, chacune accompagnée de 3 bractées scarieuses; lèvre trilobée. Serre chaude. Très jolie. Se multiplie de bouture sur couche chaude.
ACARTENS.
A. lusitanicus Hort., À de Portugal. [Syn. : À. mollis L., var. latifolius Hort.| — Europe mérid. — Vivace. Feuilles très grandes, découpées dentées, persistantes ; épi très long, en août. Plus ornementale que l’A. mollis, mais plus délicate ; abriter l’hiver avec des feuilles sèches. Ornement des pelouses, plates-bandes, appartements, orangeries.
A. mollis L., À. molle. — Europe mérid. — Vivace. Feuilles cordées, pinnatifides, non épineuses; épi peu serré; fleurs blanc lilacé, en juillet-août. Rustique, de pleine terre.
A. spinosus L.. À. épineuse. (Fig. 9.) — Europe mérid. — Vivace; feuilles profondément dentées. pubescentes. à épines courtes ; épi serré, un peu velu. |
Ces 3 dernières espèces sont les plus répandues dans les jardins; on y trouve encore A. hirsutus Boiss., d'Orient ; À. longifolius Host. de Dalmatie; À. spinosissimus Desf.. de Dalmatie; À. Caroli-Alexandri Hausskn., GARTENFL.. 1886, p. 626, f. 73—75, de la Grèce. Plantes très ornementales par leur feuillage etleurs inflorescences ; elles aiment les sols profonds et sains: l'hiver il faut les recouvrir de feuilles sèches que l’on enlève après les froids. Ornement des pelouses et parties accidentées des jardins.
Multiplication d’éclats au printemps, marsavril, ou semis de graines en mai-juin. J. G.
ACARE (Acarus). — Le nom de genre Acarus, employé par les anciens naturalistes pour désigner tous les Acariens en général, n’est plus usité comme nom de genre, depuis que ce groupe de la classe des Arachnides a été élevé au rang d'ordre distinct. Les animaux que l’on plaçait dans le genre Acarus forment aujourd'hui les genres Sarcoptes, Tyroglyphus et Glyciphagus. (Voir ces mets et Acariens.)
ACARIENS (Acaroïdea). — Ordre de la classe des Arachnides (voir ce mot) qui comprend des animaux de très petite taille, pour la plupart, et qui se distinguent par les caractères suivants: Organes buccaux, au nombre de deux paires, soudés en forme de suçoir ou de rostre ; abdomen largement uni au thorax et g'énéralement confondu avec lui. En outre, l’existence de métamorphoses sépare ces animaux des autres Arachnides: le jeune naît sous forme de larve hexapode, passe ensuite à celle de xymphe octopode asexuée, et prend enfin celle d’adulte sexué, mâle ou femelle. Dans un certain nombre de formes constituant la famille des Phytoptidæ, le nombre des pattes est réduit à quatre. aussi bien chez l’adulte que chez le jeune.
Dans toutes les autres familles, l’adulte a constamment huit pattes comme les Arachnides proprement dites.
L'organisation des Acariens est assez simple: ils respirent, les uns par des trachées, les autres par la peau. Un grand nombre d’entre- eux sont aveugles: les autres ont généralement une paire d’yeux, simples ou doubles, placés sur les côtés du céphalothorax ; plus rarement un troisième œil impair se voit entre les deux autres. Dans les formes dégradées par le parasitisme, et ce sont les plus nombreuses, les yeux et les autres organes des sens sont remplacés par des soies ou poils tactiles placés
ACARIENS
sur les côtés du corps ou sur les membres.
Les téguments plus ou moins durs, souvent transparents, sont finement et régulièrement plissés, quelquefois renforcés par des plaques lisses, plus dures que le reste, et formant cuirasse sur le dos ou le ventre. Le canal alimentaire est ordinairement court, mais présente des renflements latéraux munis de glandes digestives. Tous les Acariens, qu'ils soient créophages (carnassiers) ou phytophages (herbivores), se contentent de sucer leur nourriture, qui est par conséquent toujours plus ou moins liquide: sang des animaux, sucs des plantes, matières animales et végétales en décomposition. Chez ceux dont les téguments sont transparents, la nature et l'abondance de ces aliments influent sur la couleur et même sur la forme et les dimensions de l'animal, en distendant plus ou moins les culs-de-sac du canal digestif, qui prennent alors la couleur de ces aliments, modifiée quelquefois par l’action du suc gastrique. Chez ceux qui se nourrissent de végétaux, la couleur est donc très variable suivant l’espèce de plante aux dépens de laquelle ils vivent.
Les organes buccaux forment, comme nous l’avons dit, un suçoir appelé rostre. Le rostre luimême est formé de deux paires de mâchoires.
La première, qui correspond aux chélicères des Arachnides, est un organe pair, à mouvements alternatifs d’avant en arrière, et constitue les mandibules. Chez les Acariens où ces mandibules Sont bien développées, elles sont en forme de pince didactyle comme chez les Scorpions. Chez d’autres Acariens les mandibules sont faibes ou atrophiées, et, dans ce cas, ces organes s’allongent, s’amincissent, perdent leur mors mobile et se transforment en simples stylets pointus, qui ne peuvent plus pincer mais seulement piquer.
Au-dessous des mandibules se place une seconde paire de mâchoires appelées maæilles ou palpes maxillares et qui correspondent aux pédipalpes des Arachnides. Cette seconde paire est plus complexe que la première, car elle se compose de deux parties qui sont: 1° une paire de palpes en forme d'antenne, ou de petite patte, à plusieurs articles mobiles les uu sur les autres; — 2° une paire de mailles ou mâchoires se touchant sur la ligne médiane en forme de cuiller, de gouttière, et formant, par leur soudure avec la lèvre, le plancher inférieur de la bouche ou hypostome. Ces maxilles correspondent aux mâchoires des Arachnides et sont immobiles.
Au dessous des maxilles et soudés avec eux par sa base, se trouve la lèvre inférieure ou lèvre maxillaire, organe impair mais souvent divisé en deux moitiés symétriques et plus ou moins développé suivant les genres. Dans quelques genres, le rostre tout entier est rétractile à l’intérieur du corps.
Les palpes sont les organes qui contribuent le plus à modifier la forme du rostre. Tantôt ils sont grêles et plus ou moins allongés en forme d'antenne, remplissant exclusivement des fonctions tactiles, comme chez les Gamaside, les Bdellide, les Sarcoptide ; tantôt ils sont
ACARIENS
courts et robustes, armés d’un ongle plus ou moins recourbé, et sans perdre leur qualité d'organes tactiles, ils servent d'organes préhenseurs ; ces palpes ravisseurs, comme on les appelle,se montrent surtout chez les Trombidide.
Les larves et les nymphes ont ordinairement les organes du rostre conformés sur le même plan que les adultes, bien que leur genre de vie soit souvent différent. Les unes et les autres sont agiles et ne restent immobiles que pendant le court espace de temps que dure la mue. Les larves et les premières nymphes sont toujours dépourvues d'organes génitaux; les secondes nymphes, ayant déjà la taille de l'adulte, présentent souvent des rudiments d'organes génitaux et se distinguent déjà en mâles et femelles. Ces dernières s’accouplent, sous cette forme de seconde nymphe, avec les mâles complètement adultes. L'accouplement dure souvent longtemps. Une fois fécondée, la femelle subit une dernière mue et se montre sous forme de femelle ovigère munie d'une vulve de ponte qui caractérise cette forme. Les mâles : diffèrent souvent des femelles par quelques caractères secondaires (forme des pattes, présence d’épines sur les palpes, etc.). Les œufs, qui se développent successivement, sont relativement de grande taille et munis d'une coque résistante: un petit nombre d'espèces sont ovo-vivipares. Quelques genres (Tetranychus, Cheyletiella) peuvent filer une petite toile qui paraît surtout destinée à protéger les œufs et à les fixer de manière que la jeune larve récemment éclose y trouve un abri à proximité de la nourriture qui lui convient.
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Fig. 10. — TROMBIDIUM HOLOSERIUM.
(Trombilidæ.) Femelle, face dorsale.
La classification des Acariens est basée sur le mode de respiration et sur la forme des organes du rostre et plus particulièrement des palpes. On peut les diviser en 10 familles de la manière suivante :
Ordre des ACAROIDEA.
Acarina : abdomen arrondi.
A. Trachées s’ouvrant à la partie antérieure du corps (rostre ou thorax): Prostigmata.
a. Palpes ravisseurs: 1. Trombidide.