JACQUES
es observations sont consignées dans les Jourux horticoles ou les annales des Sociétés horticulture. IL à publié le catalogue <gloslique» des végétaux cultivés à Neuilly, au . Lainey, à Monceau, «domaines privés du Roi», . en collaboration avec François Hérincq, du uséum, le Manuel général des plantes, arbres
d arbustes. Ch. B. | JACQUINIA L. (Myrsinées.) Arbres ou arbris- | ms très voisins des Theophrasta, mais à files. ien plus petites, éparses, opposées ou en faux Lerticilles, entières, souvent ponctuées. FI. en. rappes corymbiformes, axillaires, blanches, unes ou pourpres, hermaphrodites; calice inre, quinquépartite, à segments obtus; corolle mpanulée rotacée, profondément quinquéfide, | ‘lobes étalés, obtus ; 5 étamines fixées à la base | tube de la corolle. à anthères extrorses; 8 | saminodes en forme d’écaille, fixés à la gorge e la corolle; ovaire ovoïde, uniloculaire, devent un fruit coriace renfermant peu de graines. | Environ 20 espèces de l'Amérique tropicale. | | | On cultive surtout : J. armillaris Jacq., Hisr. | - (rire. A. 56; files. en faux verticilles, ovales | - blongues, mucronées, coriaces, glabres; ra- | - leaux noueux; fl. en grappes axillaires pé-| - bnculées ; calice obtus; corolle blanche; et J. - Arantiaca Ait. (/. macrocarpa Cav.), B. M. 1639;
eee ce, un —<. fé iii US - fé. dd... à. D + à af .
ERB. AMAT. 3, 192 ; Cav. Ic. 483; files. éparses, longues, atténuées aux deux bouts, mucro- £es, piquantes, coriaces, très glabres; fl. rouge- . Langé, en corymbes axillaires pauciflores.
. { A citer aussi, mais moins répandus: J. arbo- - £a Vahl. files. par 4, ovales oblongues, obtuses; : en grappes terminales sur des pédicelles narnus au sommet; et J. mexicana Regel., Gar- - nez. 1866, pl. 505, f. 1.
Beaux arbrisseaux de serre tempérée, à culver comme les T'heophrasta. J. G- Jacquier. Nom français de l’Artocarpus interifoia.
| Jalousie. Nom vulgaire de l'Œullet de poète Dianthus barbatus.
, Jamaica Pepper. Nom anglais du Pimenta ofcinalis.
| Jamaica Plum. Nom anglais du Spondias lua.
| Jambon des jardiniers. Nom vulgaire de l'Oagre (Œnothera biennis).
. Jambosa. Voir Eugenia.
JAMESIA Torr. et Gr. Genre formé d’une es- . ce d’arbrisseau à fleurs hermaphrodites, 5 veres, étamines 10; ovaire en partie supère et “culaire à 3-5 placentas multiovulés. Fr. cap- | e logée dans le calice persistant ; graines petes.
.J: americana Torr. et Gr. — Bor. Mac. t.
142; LavanL. ARB. SEGR. t. VI. — Amér. sepmtr. 1857. — Petit arbriss. d'environ 1 m., à ges dressées, rameuses, avec écorce s’exfoliant | PEU près comme celle des Deutzia. Filles. caques, ovales ou oblongues, opposées, bordées dents simples, mucronées-glanduleuses, coucrtes d’un duvet blanc sur la face inférieure. L. juin, blanches, odorantes, rappelant celles eutzia gracilis, en cymules pubescentes.
uvert en 1820 par le D: James, dans l'Etat
‘éco
kinière, le greffage de la Pivoine arborescente. |
—— JANKAEA.
de Nebraska. Charmant arbriss. d'ornement, très rustique, convenant pour garnir le premier plan des massifs, surtout dans les endroits un peu ombragés. Sans être difficile sur les terrains, ce sont cependant ceux légers en humus qui lui conviennent le mieux. Mult. comme les Deutzia. P. M.
JAMESONIA Hook. et Grev.. Jamesonie. (Fougères, Polypodiacées ) Plantes vivaces, très voisines des Gymnogramme, à frondes simplement pinnées; sores non recouverts par une indusie,
| placés sur les nervures divergentes des pin-
nules.
J. imbricata H. et G., Jamesonie imbriquée.
— Hautes-Andes, de la Nouv. Grenade au Pérou. — Rhizome tortueux, noir, rampant ; frondes assez hautes, simplemt. pinnées, à pinnules imbriquées, coriaces, arrondies, à bord recourbé, lobulé, légèremt. villeuses, à nervure en éventail et à pétiole noir, grêle, résistant. Curieuse Fougère de serre tempérée. E.R.
JAMIN (Jean-Laurent), né le 10 juillet 1793, à Paris, décédé le 13 juillet 1876, à Bourg-la- Reine. Fils de jardinier établi dans l’enclos des Cordeliers, il accompagna son père dans l’entretien de propriétés jusqu’en Anjou, où il travaillait aux pépinières chargées de les alimenter. Soldat, il assista aux batailles de Lutzen, de Bautzen, fut emmené prisonnier en Russie, de là en Pologne, où il put continuer sa profession, enfin revint en 1815, au parce de Brissac. A 26 ans, il se perfectionne à Paris, se marie et s’installe à Gentilly, puis à Paris, en 1830, rue de Buffon, où l'agrandissement du Muséum l’oblige à se retirer à Bourg-la-Reine au milieu de ses pépinières. Là, il crée un établissement modèle, étend la production d'arbres fruitiers formés qu'il avait commencée au château de Brissac, en 1816, imagine et perfectionne des formes imposées aux arbres fruitiers. En relation avec les principaux pomologues, il épure la nomenclature fruitière et on lui confie, sur divers points, la création de jardins fruitiers et de vergers. Membre assidu et écouté de la Société nationale d’hortic., dont il était fondateur, lauréat de nombreuses récompenses, chevalier de la Légion d'honneur en 1855, médaille d'honneur de la Société pomologique de France (1867), Jamin fut attristé par la mort de son gendre et associé Durand, et plus tard par l'invasion ennemie, qui le força à abandonner ses chères cultures, continuées par son fils Ferdinand, dans les mêmes conditions de travail, de science et d’honorabilité. (Ch. B.
Jamrose, Jamerosier. Nom vulgaire de l’Eugenia Jambos.
JANKAEA Boiss. (Cyrtandracées.) Genre monotype, comprenant le seul J. Heldreichii Boiss. (Ramondia Heldreichii Janka, Haberlea Heldreichii Boiss.) et très voisin des Ramondia, dont il diffère par sa corolle courte, campanulée-infundibuliforme, à 4 lobes égaux, le nombre de ses étamines qui est de 4, dont les filets sont plus courts; il diffère également du genre Haberlea, dont il a le facies, par ses étamines didynames, la forme de sa corolle et de sa capsule. Le J, Heldreichii croît dans les fentes des rochers de la région alpine sur le mont Olympe,
" JANKAEA. — 71 en Thessalie, entre 1500 et 2700 mètres. C’est une plante à feuilles épaisses, rosulantes, velues,ovales-obtuses, entières, marquées de veines blanches ou ferrugineuses; fleurs violacées, portées par 1-2, sur une hampe courte, glanduleuse-velue. Juin-juillet. Il lui faut le rocher, la position perpendiculaire et le Nord. Multiplication par éclats. HE Janthe bugulifolia. Voir Gelsia.
JANVIER (Travaux du mois de). — Potager.
— En pleine terre, conduire les engrais sar les carrés, où ils devront être enterrés; continuer | les labours à grosse bêchée lorsqu'il ne gèle pas; donner de l’air aux Artichauts quand le temps est doux ou pluvieux et les recouvrir au premier signe de froid. Semer sur côtières, | à bonne exposition et en petite quantité à la fois, des Pois hâtifs et des Fèves de marais. Renouveler et entretenir la chaleur des ré-
Ti 506. — JACOBINIA GHIESBREGHTIANA Decne.
chauds des couches faites en Décembre. En faire de nouvelles et semer des Laitues gottes et crêpes, des Romaïines, des Carottes rouges courtes hâtives; des Choux-fleurs; Poireaux ; Radis hâtifs; Melons et Concombres hâtifs, en petits pots. Continuer la préparation des meules à Champignons et de la Barbe-de-capucin dans des caves sombres et chaudes.
Par le mauvais temps, procéder à la fabrication des paillassons et à la réparation du matériel; visiter et nettoyer les graines et les racines, telles que: Carottes, Navets et Betteraves dans la serre à légumes.
Jardin fruitier, pépinière. — Lorsqu'il ne gèle pas, continuer les défoncements et l’ouverture des trous des arbres à remplacer dans les lignes d’espalier ou de contre-espalier, surtout dans les terrains humides; continuer la taille
sable frais à l’exposition du Nord pour 1
avec de la litière sèche pendant les fortes ge
plantation nouvelle, il y a peu de travaux !
de ne tailler que les espèces qui fleurissent er
2 — JARDIN
vieux arbres et les chauler. Récolter et pr parer les boutures de Vigne, de Groseilliers grappes et de Cassissiers ; les réunir par petite bottes et les enterrer la tête en bas dans d
conserver jusqu’en mars-avril, en les abrita
lées. Quand le temps est au doux, continuer J* plantation de toutes espèces d'arbres, mais seu lement dans les terrains secs. |
Jardin d'agrément, pépinière. — Pendant c* mois, quand on n’exécute ni changements, m! exécuter dans le jardin d'agrément. Cependan! on peut procéder à la taille des arbrisseaux. dans les massifs, en observant attentivement
été, telles que Hibiscus, Vatex, Ceanothus, Ca ryopteris, etc.; de supprimer les rameaux ayan* fleuri sur celles qui s'épanouissent au printemps telles que: Philadelphus, Deutzia, Lonicera, ete en réservant les pousses de l’année précédentt qui seront autant de jets floraux; et enfin, d laisser absolument intactes celles qui fleurissen* au sortir de l'hiver, telles que: Forsythia, Ribes Prunus, etc, qu’on ne devra tailler qu’aussito| après la floraison. Lorsque la température l@ permet, on peut aussi: bêcher au trident dan: les massifs, terreauter les pelouses, et s’il y & lieu, réparer les allées du Jardin et détruire les gazons usés ou défectueux
Serres et orangerie. — Veiller à ce que la moi. sissure et la pourriture ne fassent de dégât sur les plantes rentrées en serres ou en oran serie. Arroser avec discrétion et donner de Pain à l’orangerie toutes les fois qu'on le peut. Force en serre des Tulipes, Narcisses, Lilas et Camel: lias, etc. Procéder à la multiplication par semis des Fougères, Aroïdées, Broméliacées, etc: et par bouturage: de Coleus, Alternanthera, Be, gonia, etc. Ch. Gr. |
JARDIN. On appelle Jardin un espace ordis nairement clos que l’on emploie à la culture des végétaux. Le but de cette culture peut êtreutile ou agréable, ou réunir encore ces deux points, de vue. Les jardins peuvent donc être d'utilité, d'agrément ou mixtes.
A. Jardins d'utilité.
On classe dans les jardins d'utilité :
19 Les jardins potagers (voir Jardin potager).
20 Les jardins fruitiers (voir Jardin fruitier)l\
30 Les jardins potagers-fruitiers. La combi.
naison des cultures légumière et fruitière existe dans la plupart des jardins de maisons bourgeoises et de châteaux. On la rencontre ausSs dans ceux de grands établissements, tels que collèges, couvents et hospices. Dans le premier! cas, on comprend’ que les cultures ne SOlent pas toujours d'assez grande importance pOur, être scindées en parties distinctes; mais dés, qu'elles doivent être pratiquées sur une certaine échelle, leur réunion doit être condamnée. Ses inconvénients sont nombreux. Voici les print). paux: 10 l’ombre portée par les arbres nuit à la production des légumes ; 20 les labours IE,
des Poiriers et Pommiers. Râcler l'écorce des
pétésetles <facons» nombreuses portent atteinte) aux racines des arbres; 30 l'enlèvement des
JARDIN
récoltes au travers des lignes d’arbres occa- .{sionne fréquemment des mutilations de cour- ‘sonnes, lambourdes, brindilles, ete. On voit donc ce, les murs seuls peuvent être utilement ‘consacrés à la production fruitière, au moyen “d'espaliers ou de «cordons».
40 Les Jardins scientifiques, au premier rang ‘desquels il faut compter les jardins botaniques. ICes jardins sont exclusivement destinés à la culture des végétaux pour l'étude. La principale considération qui doit présider à leur ins- ‘tallation est le groupement des espèces par analogies ou affinités (voir le mot Classification). Les jardins botaniques renferment aussi des serres, orangeries et abris divers, de manière à assurer la conservation de tous les végétaux,
. (à quelque climat qu'ils appartiennent.
Dans les jardins scientifiques sont compris aussi les arboretum, sortes de jardins botaniques spéciaux aux arbres d'ornement et fo- Lrestiers; les jardins d'expériences, particulièrement affectés à l'étude des procédés de cul- ‘ture, à l'application théorique et pratique des
que, dans les jardins potagers de quelque im-|
JARDIN
pagnées ou non d’une pelouse au tracé symétrique, s'appelle simplement un parterre.
20 Les parcs et jardins paysagers, dits aussi, mais improprement, parcs ou jardins anglais.
«Leur objet est la combinaison de la nature sauvage avec un art qui en fasse valoir les côtés attractifs, en cache Les points défectueux, y ajoute au besoin des beautés de son invention et dissimule habilement sa présence.»l Par extension, on donne le titre de paysager à un procédé de style décoratif, qui consiste à tracer
| les jardins entièrement avec des courbes pres-
que régulières, mais dont l'effet paysager est à peine caractérisé. On conçoit, du reste, qu'il n’en peut qu'être ainsi dès que l'étendue d’un
| jardin est restreinte à de petites surfaces : au-
dessous d’un hectare, par exemple.
30 Les parcs et jardins de style composite, formés d’un mélange des deux styles qui caractérisent les précédents. Il y a peu de temps encore, ce mélange était plutôt hétéroclite que
judicieux; la transition entre le style symé-
engrais, des insecticides; puis enfin les jardins | 1200logiques et d’acclimatation. Dans ces dernières |
catégories, la culture n’occupe qu’une place re secondaire et est uniquement subordonnée là des besoins spéciaux.
B. Jardins d'agrément.
Selon leur étendue, les jardins d'agrément ‘peuvent être divisés en 7ardins d'agrément pro-
prement dits et en pares: La délimitation entre |
les uns et les autres est assez difficile à établir. En effet, tel jardin qui paraîtra petit dans une région où la propriété est peu divisée, paraïîtra grand dans une autre où le morcellement est considérable. Néanmoins on admet ordinai- Irement qu’au delà d’une surface de 10 à 12 hs le jardin d'agrément devient un parc.
Il y a trois catégories de jardins d'agrément |proprements dits, comme de parcs :
| 1° Les parcs et jardins symétriques ou géomé- \triques, improprement désignés sous le nom de [parcs ou jardins français. Leur tracé est obtenu courbes régulières, Il est symétrique dans toutes Ses parties. Le plan peut être horizontal ou in- |cliné, ou encore rompu en terrasses, mais il ne comporte pas de vallonnement. Les jardins symétriques d’une certaine étendue sont suscep- \tibles de beaux effets d'ensemble et peuvent présenter de jolies perspectives; mais, excepté . dans certaines grandes demeures princières, où | le Style de Le Nôtre a été scrupuleusement conservé, il est aujourd'hui peu de pares symé- |triques, à moins que les grands fourrés n’y Soient divisés par des ctirés» pour la chasse. ei tous les cas, la disposition symétrique est exclusive de la recherche de tout effet paysager. | Dans les grandes propriétés, il existe souvent | un Jardin symétrique séparé du jardin paysager et exclusivement consacré à la culture des fleurs, C’est là un jardin fleuriste. Cette méthode eSttrès usitée en Angleterre, Un petit jardin né comprenant que des plates-bandes accom-
au la combinaison de lignes droites et de lignes |
trique, qui doit avoisiner de préférence les ha-
| bitations, et le style paysager, qui n’est lui-
même qu’une transition entre les conceptions de l’art et les grandes scènes de la nature, n’était pas toujours subtilement ménagée.
Mais depuis quelques années, le style com-
| posite a réalisé des progrès marqués, dont on
est redevable à l'Art des jardins, que pratiquent les Architectes-Paysagistes. C’est à l’heureuse harmonie entre le caractère des habitations et celui du milieu naturel dans lequel elles se trouvent placées, que l’on reconnaît leurs meilleurs travaux.