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DE L’UTILITÉ GÉNÉRALE DES JARDINS

A. Jardins potagers et fruitiers.

Au point de vue de l'alimentation, l'utilité des jardins potagers et fruitiers n’a pas besoin d'être démontrée. Mais la présence, dans le voisinage des grandes agglomérations humaines, d’un grand nombre de cultures de rapport, est d'une importance hygiénique de premier ordre. En effet, pour prospérer, l’industrie rurale doit faire de la culture intensive. Cette culture, ne s’obtenant qu’à force d'engrais, épuiseraït rapidement le sol, s’il n'y était porté remède par la restitution des éléments fertilisants que la production végétale lui enlève. Aussi les cultivateurs suburbains recueillent-ils avec soin les gadoues et les vidanges des grandes villes. La transformation, dans le sol, de ces détritus, produit un <humus» riche en azote, en potasse et en acide phosphorique, éléments chimiques indispensables à la production des végétaux.

A Paris, on a, dans des conditions déterminées et sur certains points de la banlieue. pratiqué dans le sol des irrigations à l’eau d’égoût.

1 Ed. André. L'Art des jardins. Paris 1879.

, JARDIN

B. Jardins botaniques.

On a dit avec raison que les jardins botaniques sont les «Conservatoires des plantes». Cette définition seule suffirait à en justifier l'existence. La détermination des genres et des espèces, comme aussi l'attribution de leur rang dans la classification, nécessitent des observations nombreuses et des études approfondies qui pourraient difficilement être entreprises, si les savants n'avaient à leur disposition que des

matériaux d’études pris dans la nature ou dans |

les herbiers.

Les études botaniques recoivent en outre d'autant plus de consécration qu'elles sont faites par des savants de divers pays, sur divers points du globe et en divers milieux, où les mêmes espèces peuvent se présenter sous des aspects

différents. Aux jardins botaniques se rattachent | les jardins alpins, destinés à la culture des! plantes qui ne croissent qu’à de grandes alti-|

tudes. L'extension des jardins botaniques est

rendue de nos jours de plus en plus nécessaire |

par suite de la rapidité des découvertes géographiques, qui sont une source féconde d’obser-

vations nouvelles et enrichissent incessamment | le règne végétal, comme le règne animal, d’es- |

pèces qui étaient restées ignorées jusqu'ici.

Il résulte d’une communication faite à l’Association américaine pour l'avancement des sciences, que, sur les 200 jardins botaniques qui

existaient il y a 10 ans à la surface du globe, l'Allemagne en possédait 36, l'Italie 23, la | le champ d'action restreint au seul labeur du + chef de famille, la récolte n’est pas toujours en k

France 22, la Russie 16, l'Autriche 13, l'Angleterre 12, les Etats-Unis 10, etc.

Après celui du Muséum d'Histoire Naturelle

de Paris, les jardins botaniques francais les | d pr M 0 : joue | plus importants sont ceux de Lyon, de Mont-| °° PaVOUIEE 2e PIOQUIL CR Ta pellier, de Bordeaux, de Lille, de Marseille, de MOmentanément éloigné des bruits de la view

Dijon, de Grenoble, et celui dela Marine à Brest. Les jardins coloniaux français du Hamma d’Alger, de la Martinique, de Saïgon, de Pondichéry, d'Hanoï, de la Réunion, de Librevilie (Gabon) et de Saint-Louis du Sénégal, sont les plus remarquables.

Les jardins royaux de Kew, en Angleterre, jouissent d’une renommée universelle. Leur

surface est de 105 hectares. Les serres y sont |

au fombre deseize,avec un dôme central d’une hauteur de 20 mètres. Le Royaume-Uni compte 12 autres jardins botaniques, parmi lesquels ceux de Regent’s Park, à Londres, d'Edimbourg et de Dublin sont les plus renommés. Le jardin royal de Berlin est d’une importance considérable; sa serre à Palmiers, haute de plus de 27 mètres, est la plus élevée de toutes celles qu'on ait construites jusqu’à présent. Il existe encore en Allemagne d’autres jardins botaniques, parmi lesquels il faut citer ceux de Munich et de Wurzbourg. En Russie, on peut citer celui de St-Pétersbourg ; en Belgique, celui de Bruxelles ; en Suisse, celui de Genève, etc. Il existe aujourd’hui des jardins coloniaux dans les Indes, l'Archipel malais, l'Australie, le Cap, l'Ile Maurice, la côte occidentale d'Afrique, les Antilles, les Guyanes, etc. Le plus vaste de tous est celui de Buitenzorg, à Java. Sa surface est de 445 hectares. Il est situé à 1800 mètres

d'altitude. Toutes les plantes des tropiques

vigueur physique amoindrie. La mère ne saurait L trouver demilieu plus favorable pour développer k

| beautés végétales. Celui dont la vie est toutes

l'art des jardins ne peut que progresser entre

JARDIN

sy.

multiplient. v 1 Le Japon possède un jardin botanique des création récente, mais déjà d’une richesse excep-. tionnelle. Enfin les Etats-Unis d'Amérique voient" se multiplier chez eux les jardins botaniques. ! Le plus ancien est celui de Philadelphie. Le: plus beau, celui de Cambridge (Massachusetts)! Le plus grand, celui de Saint-Louis (Missouri), # qui occupe une surface de 200 hectares. Le plus: important scientifiquement est celui de Washington. On cite ensuite ceux de Détroit (Michigan), de San-Francisco, de Berkeley, de Buffalo, etc! On installe actuellement celui de New-York, dont la surface sera d’une centaine d'hectares. !

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