JARDIN POTAGER
* kréation d’un potager; suivant qu’on l'utilise - par submersion, par irrigation, par arrosage à + {a lance ou avec les arrosoirs ; suivant qu'elle est prise à un cours d’eau, ou qu'elle provient d'un puits ou d'une citerne, elle nécessite des travaux d'installation assez coûteux, variables
suivant les cas, mais qu’il ne faut pas hésiter à
bien faire pour que l’eau soit abondamment
distribuée,sans grande dépense de main-d'œuvre,
Hans tout le jardin. S'il est possible d'installer
un système d'arrosage automatique ou à la
lance, on fera bien de l’établir ; sinon, des tonneaux enfoncés dans l'angle des carrés, ou de
Petits bassins en ciment, et alimentés par des
conduits souterrains, permettront d’'arroser Lkommodément, sans trop de peine.
La question des engrais estla plus importante bnsuite; pas de jardin potager, si le fumier,
- Le terreau et l’arrosage font défaut.
Ordinairement on donne au potager la forme -arrée ou rectangulaire, de manière à avoir des planches symétriques rectangulaires; de toute nécessité il est entouré d’une clôture; le mur maconné est ce qu'il y a de mieux; les haies en planches, les palissades diverses, les haies vives, les fossés, sont d’autres clôtures utilisées suivant les cas.
| Le jardin est divisé par une ou plusieurs
allées principales perpendiculaires, se reliant à
ne allée de ceinture établie de façon à laisser
sout autour, contre le mur, une plate-bande ou côtière, mais placée à la limite même du terrain, si la clôture est une haïe vive.
: Les carrés circonscrits par les allées princi-
vales peuvent être encore divisés par des allées
secondaires, selon l'importance du jardin. La
\argeur des allées est elle-même sous la dépen-
lance de l'étendue du jardin; il est bon que 3
personnes puissent s’y promener de front, que
eux brouettes puissent se croiser facilement. Les carrés sont divisés en planches de 1 m. 30 1 m. 80 de large, séparées par des sentiers de
30 à 50 em., plus hauts que les planches dans
es sols légers, plus bas dans les sols humides.
Il doit y avoir dans le potager même, ou tout
orès.un carré spécial pour les dépôts de fumier,
le terreau, composts, pour faire les semis, les repiquages, pour établir les couches, les ados,
#tc.; si l’on fait des cultures forcées, c’est dans
re carré, qui est autant que possible masqué,
hais proche de l’habitation ou de celle du jarlinier, à cause des soins de tous instants qu’il lemande. Les hangars pour les outils, les paillassons, une reserre ou cave à légume, une route pour cultiver des Champignons,complètent € Jardin potager.
| Le mieux serait de n’y cultiver que des lésumes ; mais si les arbres à haute tige en sont annis, on peut cultiver des arbres fruitiers en Spalier contre les murs, en contre-espalier et n Cordon horizontal le long des allées princi- Jales, même en fuseau et en colonne, si le jardin st un peu plus grand.
Souvent même le jardin potager est à la fois otager, fruitier et fleuriste: une plate-bande out autour des carrés est entièrement consacrée ux arbres fruitiers et aux fleurs, les légumes CCupant les planches à l’intérieur.
— JASMINUM.
Les allées principales peuvent être bordées de Buis; les autres bordures seront faites de plantes condimentaires ou économiques; dans les plates-bandes ou dans une portion de carré on réservera la place d’un bon nombre de plantes officinales qui guérissaient autrefois et qu’il est encore bon d’avoir maintenant.
On estime que pour fournir des légumes toute l’année à une maison de 40 personnes, il faut un potager d'un hectare; quand la maison ne dépasse pas 10 personnes, il faut compter à raison de 3 ares par personne. J. G.
Jardinière Voir Garabe.
JARDINIÈRE. Meuble soutenant une caisse dans laquelle on entretient des fleurs. IL existe un grand nombre de formes de Jardinières, que l’on garnit, soit avec des plantes de plein air, soit avec des plantes d'appartement, selon qu'elles doivent être placées extérieurement ou dans nos demeures. L’arrangement des plantes dans les jardinières exige beaucoup de goût, car il est important, pour obtenir un effet agréable, de grouper les espèces non seulement d’après leur taille, mais de manière à obtenir des oppositions de formes et de couleurs qui charment la vue
Jarosse. Nom vulgaire du Lathyrus sativus.
JASIONE L. (Campanulacées.) Plantes annuelles ou vivaces, à tiges grêles, à fleurs petites, réunies en capitules terminaux, ceints d’un involucre ; corolle d’abord tubuleuse, puis divisée insensiblement de bas en haut en 5 segments linéaires ; anthères soudées, adhérentes entre elles ; style filiforme; 2 stigmates courts ; capsule globuleuse, pentagone, biloculaire, s'ouvrant par un trou terminal. 12 espèces, appartenant à l’Europe centrale et aux rég. médit.
On cultiveles J. kumilis Lois., des montagnes de l’Europe, montana L, Excz. Bor., 13, 882, des mêmes régions, perennis Lam., B. M. t. 2198, des régions méditerranéennes, et supina Sieb., d'Orient. Ces deux dernières espèces sont vivaces, les deux premières sont bisannuelles.
Elles fleurissent de juin à septembre. Fleurs bleu clair ou bleu violacé ; plantes de 5 à 30 cm. de haut. Soleil. On les multiplie par semis ou éclats. HO:
Jasmin. Voir Jasminum.
Jasmin de Virginie. | Noms vulgaires du Te-
Jasmin trompette. coma radicans.
Jasminoïide. Nom vulgaire du Lycium vulgare.
JASMINUM L. (Oléacées.) Arbustes ou arbrisseaux rameux, dressés, sarmenteux ou volubiles, à feuilles opposées ou alternes, simples, trifoliolées ou imparipennées. Corolle à tube long, cylindrique, à divisions étalées. Fleurs blanches ou jaunes, solitaires ou disposées en cymes dichotomes. Inclus : Mogorium Juss. 90 espèces de l’Asie, Afrique et Australie, une de l’Europe australe.
J. azoricum L. — B. KR. t. 89; B. M. 1889.
— [Syn.: J. suaveolens Salisb.] — Açores, Madère. — Tiges volubiles, glabres ou légèremt. pubescentes. Filles. opposées, 3-foliolées, folioles ovales aiguës, subcordées, glabres, luisantes, coriaces. Fleurs blanches, axillaires ou terminales. Plante très vigoureuse, à croissance rapide. J. affine Hort. — Rev. HorT. 1878, t. 87. —
* JASMINUM.
Volubile, mais susceptible d’être formé en buisson par la taille. Feuilles imparipennées, à folioles ovales lancéolées. En juin, fl. nombreuses, blanc crême, rougeâtres à l'extérieur.
J. floridum Bnge. — BorT. Mac. 6719 — Chine. — Arbuste glabre, à rameaux sarmenteux ; files. alternes, 8-foliolées, folioles ovales oblongues, acuminées mucronées. Fleurs jaune d’or, en panicules terminales multiflores.
J. fruticans L. — B. M. 461. — Rég. médit.
— Arbrisseau glabre. à rameaux anguleux.
Files. alternes. 3-foliolées, raremt. 1-foliolées. FI. jaunes, subterminales, peu nombreuses.
J. glaucum Ait. — VENT. CELs. 55; B. R. 2013. |
— [Syn.: Nyctanthes glauca L.] — Cap. — Plante très glabre, à feuilles simples, lancéolées, mucronées, trinerviées. Fleurs blanches, terminales.
J. gracile R. Br. — Axpr. Rep. Il, 127; B.
REG, 606. — [Syn. : J. volubile Jacq.. H. ScHœNBr. t. 821.] — Ile Norfolk. — Glabre, volubile.
Files. simples, ovales elliptiques, aiguës. Fleurs |
blanches, en cymes terminales multiflores.
J. grandiflorum L. — B. R:G. II, 96. — Népaul, Malabar. — Sarmenteux. Flles. opposées, à 9folioles ovales, mucronulées. Fleursrougeâtres extérieuremt.,blanches à l’intérieur,en corymbes terminaux.
J. heterophyllum Wall. — PL. AS1AT. 275. — [Syn.: J. macrophyllum Hort.] — Népaul. — Arbre à files. opposées ou alternes, unifol, ou 3-foliolées, à files. ovales acuminées, luisantes. Fleurs en cymes terminales.
J. nudiflorum Lindl. (Fig. 507.) — B. R. 32, t. 48 ;. B. M. 4649; Paxron. Mac. 15, 173; FL. Des SERRES 8, 762. — Chine. — Arbuste à tiges vertes, longues et grêles, arquées flexu-
-euses et se couvrant de fleurs jaunes en févriermars, avant l’apparition des feuilles, lesquelles sont opposées, 3-foliolées, caduques.
J. odoratissimum L. — B. M. 8, 285. — [Syn.:
J. odorum Salisb.| — Madère. — Plante de 2 m., à rameaux dressés, légèremt. anguleux. Flles. pinnées, alternes, à 3-9 folioles ovales-obtuses, luisantes ; fleurs ternées, terminales.
J. officinale L. — B. M. 31. — Chine, Caucase. — Sarmenteux, à rameaux anguleux. Filles. opposées, pinnées, à 7 folioles lancéolées acuminées. Fleurs blanches, en corymbes pauciflores.
J. polyanthum Franchet. — Revue Horr. 1891, fig. 69. — Chine. — Voisin du J. grandiflorum, dont il a les fleurs rose carné à l'extérieur et blanches à l’intérieur; ce beau Jasmin s’en distingue par ses inflorescences multiflores et ses feuilles légèremt. glauques, coriaces, étroitemt. lancéolées acuminées.
J. revolutum Sims. — B. M. 42, t. 1731; Lopn. Cas. 966; B. R. 178. — [Syn. : J. Aavum Sieb. ; J. chrysanthum Roxb.] — Népaul, Chine. — Plante de 2-3 m.; rameaux dressés, anguleux; files. alternes, à 3-7 fol. ovales ou ovales-oblongues, acuminées. Fleurs jaunes, en panicules corymbiformes, terminales, oppositifoliées. Corolle à lobes subrévolutés.
J. Sambac Aït. — RHEEDE, H. MaLaz. VI, t. 50, 51; B.R. I, t. 1; B. M. 1785. — [Syn.: Mogorium
Lamk.; Nyctanthes L.]. — Indes orientales. — | Avril-mai. |
Arbuste sarmenteux, à pétioles et rameaux ve-
Vs
JEFFERSONIA.
a lus pubescents. Filles. simples, brièvemt. pétic lées, ovales ou subcordées. Fleurs grandes blanches, disposées en grappes terminales, Oh en connaît plusieurs variétés, dont une à f doubles. (Var.: Gimea Andr., Bor. REP. t. 497 | Mogorium Gimea Zucc.)
On trouve encore dans les cultures: J. aew minatum R. Br., B. R. 15, t. 1296; J, auricula tum Vahl., B.R. IV., t. 264; J. pubescens Willc | [Syn.: J. multiflorum Andr., Rep. Bo. t. 496; J" hirsutum Willd , B. M. 1931]; J. pubigerum Don [Syn.: J. Wallichianum Lindl.], B. R. 1409; J | volubile Jacq., Scno:nBr. II, t. 321. |
Les J.nudiflorum et J. fruticans sont rustique sous le climat parisien, les autres réclament! l’orangerie, et le J, Sambac la serre tempérée. Tous résistent dans la région de l'Oranger!
mais dans celle de l’Olivier ils exigent un abri,
JATEORHIZA Columba Miers. (Ménispermal cées.) Nom scientifique d’une plante originaire de la côte orientale d'Afrique et de Madagascar! dont la racine, connue sous le nom de Colombo est utilisée en médecine comme un tonigu puissant.
| JATROPHA Curcas L. (Curcas purgans Me.
dic.) (Euphorbiacées.) Plante originaire de PA mérique tropicale, produisant la graine connut sous le nom de Pignon d'Inde, dont les pro priétés sont les mêmes que celles du Ricin mais plus actives. k
Jatropha Manihot. Voir Manihot.
JAUGE. Par jauge, on désigne toute tranchée qu'il faut ouvrir dans le sol lorsqu'on veux ameublir celui-ci, ou y placer des végétaux pro visoirement. Dans le premier cas, la jauge es plus ou moins profonde et large, suivant qu'il, s'agisse d’un simple labour, ou au contraire d’une défonce. Pour le labour, on donne à la jauge la largeur et la profondeur d’un fer de bêche; pour la défonce en plein carré, 3 m: de, largeur et 70, 80 cm. à 1 m. de profondeur, suivant la nature plus ou moins légère du terrain, Dans tous les cas, lors de la défonce, il est in dispensable que l’ouvrier descende au fond de la jauge, ce qui explique cette largeur de à nl Quant à la mise en jauge des arbres, elle se pra: tique en donnant à la jauge des dimensions el. rapport avec le développement des racines des
végétaux à enjauger. Ch Gr. Jeannette. Nom vulgaire du Narcissus poëli)
cus. : |
JEFFERSONIA Bart. (Berbéridées.) Plantes.
vivaces, herbacées et glabres, à souche dure. à feuilles radicales longuement pétiolées, à fleurs isolées, portées sur des pédoncules nus; 4 sépales; 8 pétales oblongs; 8 étarmines à an thères oblongues-linéaires, sur des filets grêles; capsule en forme de poire, s’entr'ouvrant dans le sens horizontal, la partie supérieure se SOU: levant en couvercle. 2 espèces, appartenant) à l'Amérique septentrionale et à la Mandchourie.
J. diphylla Pers. — Etats-Unis. — Plante à feuilles très glabres, à deux segments ovales, opposés ; fleurs blanches, à pétales caducs.
Cette plante offre un grand intérêt, à cause
JEFFERSONIA.
qe son feuillage.si particulier ; elle aime l'ombre et un sol poreux. Division et semis. Les graines
e lèvent qu’au bout d’une année. H:'C:
Jequirity. Nom vulgaire de l’Abrus precato-
rius.
Jerusalem Artichoke. Nom anglais du Topi-
ambour.
Jerusalemskreuz. Nom allemand du Lychnis chalcedonica.
Jessamine. Nom anglais des Jasmins (Jasminum).
| Jet. Voir Stolon.
| Joan-Siver Pin. Nom anglais des Coquelicots Papaver).
Johannisbrotbaum. Nom allemand du Carouier (Ceratonia siliqua).
* Johanniskraut. Nom allemand du Willepertuis Hypericum perforatum).
Joharniswurzel. Nom allemand de la Fougère nâle.
Johns wort. Nom anglais du Millepertuis (Hyericum perforatum).
JOIGNEAUX (Pierre). Né le 23 décembre 815, à Varenne-les-Ruffey (Côte-d'or), dévédé le 26 janvier 1892, à Bois-Colombes Seine). Elève de l'Ecole centrale, Pierre Joi- »neaux dirigeait une exploitation agricole et ndustrielle dans le Châtillonnais, lorsque la Révolution de 1848 donna carrière à ses opisionslibérales et républicaines. Le département
- {le la Côte-d’or l’envoya siéger à la Consti- . luante et lui continua son mandat de député,
puis de sénateur, jusqu’à sa mort. Pendant la législature de 1872-1873, il fit adopter une loi mstituant l'Ecole nationale d’Horticulture au otager de Versailles.
| Proserit au coup d'Etat de 1851, il s’installe nm pleine Ardenne belge, transforme la friche on cultures potagères; alors, avec l'appui de [edMinistration belge, il organise des conférences publiques et crée des conférenciers agri- >oles et horticoles; enfin, il rentre en France, à ’amnistie générale.
Auteur et publiciste infatigable; depuis la Revue agricole et industrielle de la Côte-d'or, de ‘ Feuille du Village, fondée en 1849, jusqu’à
a Gazette du Village, qui a reçu ses dernières Spirations, à combien de journaux périodiques l'a-t-il pas collaboré (par exemple Le Siècle); ù combien il en a dirigé, tels que le Bulletin des Vonférences dans le Luxembourg belge, la Feuille lu cultivateur. le Journal de la Ferme et des Maisons de Campagne, Les Chroniques de l’agriuliure et de l'horticulture ?
| Et quelle importante collection de volumes: /auseries sur l’agricult. et l'horticult.; Engrais Lt amendements; Dictionnaire d'agriculture praque; Conseils à la jeune fermière; Les arbres ruters; L'art de produire des bonnes graines ; es Choux; Le Jardin potager; Le Jardin de imstituteur; Les veillées de la ferme de Tourneride; Conférences sur le jardinage et les arbres uitiers; Traité des graines de la grande et de : petite culture; Petite Ecole d'agriculture ; isciculture et culture des eaux; Les cultures laraichères pendant le siège de Paris 1870-1871; e Livre de la Ferme et des maisons de campagne ;
— JUBÆA.
Toutes ses œuvres, devenues promptement populaires, marquées au coin de la science et de la pratique, sont écrites d’un style imagé, pittoresque, aimé du paysan, tenant le lecteur en garde contre les faiseurs et les routiniers.
Pierre Joigneaux à toujours aimé les faibles et les travailleurs; il a payé de sa personne la franchise et l'indépendance de ses opinions patriotiques et humanitaires. Ch. B.
Jolibois. Nom vulgaire du Daphne Mezereum.
Jonc. Voir Liens pour attacher les plantes
Jonc de la passion. Nom vulgaire des Typha.
Jonc-fleuri. Voir Butomus. |
JONCÉES. Famille de plantes Monocotylédones, voisines des Liliacées, dont elles diffèrent principalement par leur périanthe scarieux, leurs graines à testa membraneux et à radicule épaisse, rapprochée du hile. Les tiges sont nues ou portent des feuilles graminiformes, planes, canaliculées ou cylindriques. Les fleurs, hermaphrodites ou unisexuées par avortement, ont le périanthe petit, à 6 divisions. Les étamines, au nombre de 3-6, sont insérées à la base des divisions du périanthe et plus rarement hypogynes. L’ovaire estsupère, à une ou trois loges, contenant chacune 3 ou un grand nombre d’ovules. Le style est simple, surmonté de 3 stigmates. Le fruit est une capsule.
JONCTIONS. Se dit de l'endroit où deux choses se joignent. En horticulture, ce terme s'applique surtout aux douilles en cuivre qui servent à relier les batteries d'arrosage. (Voir ce mot.) Celles-ci, constituées par un assemblage de tuyaux en zinc d’une longueur de 2 m., avec des bouts de tuyaux en cuir longs de 28 cm. forment à l’endroit où chacune de ces longueurs viennent s’emboiter, autant de points de Jonction. On donne aussi ce nom aux raccords de ces batteries lorsqu'ils sont assemblés Ch. Gr.
Jonquille. Nom français du Narcissus Jonquilla.
Joubarbe. Nom français des Sempervivum.
JUANULLOA Ruiz et Pav. (Solanées.) Arbrisseaux dressés ou épiphytes.souvent sarmenteux, glabres ou tomenteux. Files. très entières, coriaces. Calice coloré, tubuleux ou campanulé, à à divisions. Corolle tubuleuse, contractée à la gorge, à limbe petit, 5-lobé. 5 étamines à filets velus à la base; fruit bacciforme.
6 espèces de la Colombie, du Pérou.du Mexique.
J. aurantiaca Ott. et Dietr. [Syn.: J. parasitica Hook. (non R. et Pav.), B. M. 4118; J.
Hookeriana Miers.] — Mexique. — Arbrisseau à rameaux charnus, glabres; files. brièvemt.
pétiolées, irrégulières, épaisses, obtuses, elliptiques lancéolées. Fleurs terminales; calice renflé, à 5 angles. Corolle cylindracée, jaune orangé ainsi que le calice.
Terre légère. Boutures sous cloche.. Serre tempérée. “D:
JUBÆA H. B. et K. (Palmiers-Cocoïnées.) Palmier dressé,inerme, àstipe atteignant 20 m., très gros (dépassant 4 m. de circonf.) et marqué de cicatrices fusiformes. Flles. penniséquées, à segments linéaires, pliés en toit; rachis arrondi sur le dos, aigu sur la face supérieure; pétiole élargi à la base, peu engainant. Spadice monoïque, sortant de l’aisselle des feuilles, simplemt. rameux, fastigié. Spathe fusiforme, ca-
*. JUBÆA. rénée, atteignant 1 m.30 de longueur. Fruit comestible, jaune, de la grosseur d’une prune. (Inclus Mierococcos et Molinæa.) 1 esp. du Chili.
J. spectabilis H. B. K. (Fig 509.) — Nov. Gex. I,t. 96; MarT. Pac. t.3; Le J'arpix, 1889, f. p. 102. — [Syn.: Cocos chilensis Molin.] Coquito. — Caractères du genre. Le tronc donne une sève sucrée dont on fait mélasse, sucre et boisson alcoolique. Noix oléagineuse.
Rustique dans la région de l’Olivier; dans l’ouest avec abri. Croissance très lente, Fructifie à Lisbonne. Craint l'humidité du sol. J. D.
Judas tree. Nom anglais du Cercis siliquastrum.
Judenbart. Nom allemand du Saxifraga sarmentosa.
JUGLANDÉES. Famille de plantes Dicotylédones-Monochlamydées, comprenant des arbres en général de grandes dimensions, à feuilles composées, imparipennées, non stipulées. Les fleurs, monoïques, sont groupées: les mâles en châtons lâches, pendants; les femelles termi-
Fig. 509. — JUBÆA SPECTABIL!IS H. B. K.
nales, souvent peu nombreuses, quelquefois réynies en panicule avec les épis mâles. Les fleurs mâles sont adnées à une bractée-écaille: elles ont un périanthe à 3-6 lobes; 3 à 40 étamines à filets très courts et à anthères dressées, à loges adnées à un connectif prolongé audessus d'elles. Les fleurs femelles sont accompagnées de bractées de forme et de dimensions variées, elles sont souvent bibractéolées. Le périanthe, adné à l'ovaire, est libre seulement au sommet qui est quadridenté ou brièvement