MELON
D'une manière générale, pour le climat de!
Paris,en employant tousles procédés de culture, on peut récolter des melons depuis le 1er avril jusqu’au 1er octobre; la date extrême, à laquelle
doivent se faire les dernières plantations pour |
arriver encore à maturité, est le 30 juin (dans le Midi de la France, on peut encore planter un mois après). Il faut compter en moyenne 30-35 jours entre la nouaison de la maille, et la maturité du melon pour les cultures sur couche ; et jusqu’à 50 pour les cultures d’arrière-saison.
On reconnaît qu’un melon est bon à être cueilli, quand il présente un ensemble de caractères difficiles à préciser, et que les jardiniers résument en un mot, en disant que le melon est «frappé», c'est-à-dire quand il commence à changer de couleur, jaunit un peu, ou devient d’un vert plus clair, si c’est un noir; quand il se fendille tout autour du point d'attache du pédoncule, et qu'il répand l’odeur caractéris-
tique du melon. Le melon ne doit jamais mürir |
sur le pied; sitôt coupé, on le conserve un jour ou deux dans un endroit frais et sain, où il mûrit lentement et parfait ses qualités; il est bon à être consommé quandilfléchit légèrement
sous une faible pression du pouce sur le côté
opposé au pédoncule; quand il à un certain poids par rapport à son volume, c’est-à-dire quand il a une grande densité, c’est un indice à peu près certain qu’il sera de bonne qualité.
Le melon ne se conserve pas au delà de son point de maturité; s’il faut le faire voyager, il faut le couper un peu avant qu'il ne soit «frappé»; quand au moment de la cueillette les melons sont chauds, il y à à craindre une fermentation intérieure que l’on évite en trempant les fruits quelque temps dans de l’eau très froide (dans laquelle, au besoin, on a fait dissoudre un peu de sulfate de soude); d’une manière générale, il vaut mieux avoir un melon pas assez mûr que de l’avoir «passé», trop mûr.
Il n’y a pas à craindre les hybridations du Melon avec les autres genres de Cucurbitacées : Concombre, Courges, Gourdes, Potiron, etc.; mais les diverses variétés de melon se croisent facilement entre elles; il y a lieu de tenir compte de cela, et, si l'on veut récolter des graines bien franches, ne cultiver, en même terips, qu'une seule race ou variété. Les graines se conservent bonnes pendant 5 ans et plus; on sème surtout des graines de 2 ans. J.G.
Melon d’eau. Voir Pastèque.
Melone. Nom allemand du Melon.
Melonenbaum. Nom allemand du Papayer (Carica Papaya).
Melongène. Voir Aubergine.
MEMBRANEUX. Qui a l’aspect ou la consistance d’une membrane.
MENISCIUM Schreb. (Fougères, Polypodiacées.) Plantes à frondes pihnées portant des sores oblongs, assez régt. disposés, composés de sporanges nus.
M. triphyllum Sw. — Hook. Icon. Firc. 1, 120. — Inde. — Rhizome rampant. Frondes de 30 cm., à stipes jaunâtres, velues, les stériles plus grandes que les fertiles, à pinnules ob-
longues-lancéolées, arrondies à la base, assez | fl. blanc jaunâtre, en grappes géminées.
coriaces, à veinules pubescentes. Serre chaude.
LS
— MENISPERMUM.
M. reticulatum Sw. — Amér. tropicale, — Frondes de plus d’un mètre, à stipes brunâtr à pinnules acuminées, cunéiformes à la ba coriaces, à veinules lisses ou peu pubescentess Serre chaude.
Meninia. Voir Gystacanthus.
MÉNISPERMÉES.(Dicotylédones-Polypétales) Famille renfermant des plantes souvent grimpantes, généralement ligneuses, à files. alternes,. sans stipules, à fleurs petites, dioïques. Cesk fleurs ont un calice ordinairement à 6 sépales disposés sur deux rangs (rarement 9 ou 12sur 3 ou 4 rangs); une corolle à 6 pétales sur deux rangs (rarement en nombre moindre). Dansdes.
fl. mâles, les étamines sont en nombre égal à! celui des pétales (rarement 3-9 ou en nombre! indéfini); elles sont stériles ou nulles dans ess fl. femelles, qui ont habituellement 3 carpelles! rarement 16 ou un plus grand nombre. Chaque’ carpelle renferme 1 ovule; il devient une drupe, — 4 tribus: T'inosporées, Cocculées, Cissampéhdées, Pachygonées. | MENISPERMUM L. (Ménispermacées.) Sous- |arbriss. ou herbes suffrutescentes, à tiges wo lubiles ou diffuses, à bois mou, poreux. Flles. peltées, anguleuses ou lobées, longuement pé-* tiolées, caduques. FI. dioïques, petites, jau-t nâtres ; fl. mâles, 4-12 sépales, en 2 à 4 sériesk 4-12 pétales concaves et involutés; étamines! libres, en nombre indéfini (10-30); fl. femelles! un peu plus grandes que les mâles, 4 à 6 sépales! bisériés, 4-6 pétales; 4-6 étamines stériles; 24 ovaires distincts, connivents, uni- loculaires et. uniovulés. Inflor. axillaires, en cymes ‘ou en panicules. Fr. drupe ou baie subarrondie, rémi-\ forme, monosperme, à graine dure, en forme des disque incomplet, échancré d’un côté et présen-. tant une saillie sur les bords.
M. canadense L. — Sp. PL. 340; Bor. Mac.
tab. 1910; Spacn, Hisr. VéÉGér.t VIII, 20, tab. 62. — [Syn.: M. angulatum Mœnch.] — Amérh sept. —— Arbriss. grimpant; racines grosses, charnues, émettant facilement des rejets, Tiges sarmenteuses, atteignant 5 à 6 m., flexibles, glabres; rameaux grêles, à écorce verte, Ii-, sante; les jeunes pousses sont seules feuil-» lées. Filles. amples, cordif. arrondies, angu-\ leuses, vert gai et un peu luisantes en dessus, d’abord pubescentes sur les deux faces, puis. glabres en dessus et à peine pubescentes en) dessous. FI. en juin-juillet, petites, verdâtres, en grappes axillaires. Fr. drupes généralement: géminées, noir violacé, du volume d’un gros.
pois, assez ornementales. — Espèce décoratives pour son beau feuillage, son abondante florai-! son, et sa fructification. Très propre à garnir| les murs, troncs d'arbres, tonnelles, etc. Toutes espèce de sol, mais de préférence terre saineet meuble. Rusticité complète, au moins pour less parties souterraines — Multiplication facile pars semis, et surtout par séparation des drageons, ou même des racines. | M. dauricum DC. — Decess. Icon. I, tab. 100.1 — Dahourie. — Distinct du précédent par un, moindre développement des tiges, par ses feuil-. les plus petites, peltées, toujours glabres, et Ses"
M. Lyoni Pursh. — FL. Amér. sepr. Il, 871 |
MENISPERMUM.
. Gray. Gen. Au 80r. I, 76. — Amér. sept. — Mrbrisseau de -3-4 m., bien distinct par ses euilles palmatilobées et ses fleurs rouges, en appes simples. apparaissant en juin. Plutôt orangerie sous le climat de Paris. LH.
MENTHA Tournef. (Labiées.) Genre renferant des plantes aromatiques propres à l’Euope, à l’Asie et à l’Australie, quelques-unes mployées en médecine et dans l’industrie des parfums. L'espèce la plus cultivée est le M. piperita L, Menthe poivrée; angl. : Peppermint ; all.: Pfefferminze; de l’Europe centrale. C’est, ne plante vivace, riche en huile essentielle rès rustique sous notre climat et que l’on muliplie facilement par la division des touffes. Menthe Coq. Nom vulgaire du Chrysanthemum Balsamita.
| MENTZELIA L. (Loasées.) Herbes ou arbrisseaux; feuilles alternes, sessiles ou pé- tiolées, lobées ou pinnatifides. Fleurs en srappes ou en cymes. Calice tubuleux; corolle
défini, insérés sur 3-5 placentas pariétaux.
Capsule en massue ou cylindrique; graines
— Environ 30 espèces; Amér. trop. etsubtrop.
(Inclus : Bartonia Sims., Microsperma Hook., Acrolasia Presl., Eucnide Zuccar.)
aurea Lindl.] Bois, Arc. pl. 114. (Fig, 580.) — Californie. — Annuel. Pl. rameuse, étalée, haute de 60 em.; tiges blanchâtres ; flles larges, pinnatifides ; belles fleurs jaune luisant, de 5-6
base des pétales; étamines très nombreuses, à filets libres et jaunes, formant une houppe lé- ‘gere au centre de la fleur. N’est pas urticant comme la majorité des autres Loasées ; couvert seulement de poils rudes. Plates-bandes, terrain léger, et plein soleil. Semer en place en avril-mai, ou mieux en automne, si les hivers ne Sont pas trop humides ou trop froids.
Le M. ornata Torr. et Gray, Californie, anmuel, à fleurs plus grandes, mais plus pâles et moins belles, peut être cultivé de la même [haeon: est curieux surtout par la façon dont les mouches se prennent dans les poils glochidiés de la base du calice. 6
MENYANTHES L. (Gentianées.) Genre renfermant 2 espèces, dent une est indigène, et très ornementale: M. trifoliata L, MascL. ATL. PL. Fr. t. 221, Trèfle d'eau; herbe vivace des Marais, à tiges rampantes; files. alternes à la base des tiges, à pétiole très allongé engainant à la base; limbe à 3 folioles entières; fl. blanches, en grappes au sommet d’un long pédoncule dressé, terminal, aphylle; calice à 5 sééments ; corolle en entonnoir, à5 divisions barbues en dedans ; 5 étamines ; ovaire uniloculaire.
L'une des plus belles plantes pour décorer le bord des eaux; très rustique. EG.
Menziesia. Voir Dabœcia.
, MERENDERA Ram. (Colchicacées.) Plantes bulbeuses acaules, à faciès de Colchiques, aux
à 5 pétales lancéolés ou spatulés ; étamines mul- | iples, libres ou en faisceaux opposés aux pé-| tales. Staminodes nuls ou multiples, filiformes | ou pétaloïdes. Ovaire uniloculaire; style fili-| forme, simple ou 4-fide; ovules en nombre in- |
anguleuses, planes ou ailées, lisses ou scabres. |
M. Lindleyi Torr. et Gray. [Syn.: Bartonia |
cm. de large, avec une tache jaune rougeâtre à la |
MERTENSIA.
fleurs et aux feuilles incluses dans une spathe obtuse. Périgone à 6 divisions et dépourvu du long tube si caractéristique chez les Colchicum. On en compte 10 espèces, appartenant aux régions méditerranéennes, à l’Abyssinie et à l’Afchanistan.
Les espèces cultivées sont: M. caucasica Bieb., B. M. t. 3690, d'Orient; ruthenica Koch. de Russie; et sobolifera C. A. Meyer, d'Orient. Ces trois espèces offrent des fleurs sessiles à divisions plus ou moins étroites et de couleur rose pourpre plus ou moins foncé. Sol léger; exposition en plein soleil.
Multiplication par semis. ‘H. C.
Merisier. Nom français du Cerasus Avium.
Mérithalle. Synonyme d’'Entre-nœud.
Fig 580. — MENTZELIA LINDLEYI, Le)
MERLE,. Le Merle noir (Turdus merula) est le plus gros de nos Bec-fins insectivores,$ et comme il est sédentaire, il n’en est que plus utile à l’horticulture. Il se plaît dans les jardins, au voisinage des habitations et jusque dans les villes, où son chant, plus harmonieux que celui du Coq, annonce le lever du soleil. Il se nourrit de vers, de limacons et de limaces, et dans l’arrière-saison il y joint des baies de toute espèce. Sa chair est bonne à manger, mais il convient de respecter cet hôte familier de nos jardins, qui ne nous quitte pas pendant l’hiver et qui détruit une masse énorme d'animaux nuisibles. DE
MERTENSIA Roth. (Boraginées.) Plantes vivaces, herbacées, glabres ou à peu près, à feuilles entières et glancescentes; fleurs en cymes paniculées, généralement bleues; calice profondément 5 lobé; corolle campanulée ; anthères oblongues-étroites; style long et filiforme; graines ovoïdes. Environ 15 espèces, appartenant à l'Asie centrale et septentrionale et à l'Amérique du Nord.
MERTENSIA.
M. dahurica Don. — B. M. t. 1743. — (Puimonaria dahuriea Sims.) Plante à tiges fragiles, souvent brisées par les vents, hautes de 25-30 cm., à feuilles ovales, à fleurs d’un très
beau bleu d'azur, en panicules étalés. Mai-juin. |
M. maritima Don. — Rens. FL. GERM. 18, 1317. — Russie, Sibérie et Etats-Unis d’Amé- . rique.— Plante très glauque, à feuilles épaisses, ovales, à face supérieure recouverte de papilles; corolle 5 lobée, deux fois plus longue que le calice, d’un bleu clair. Juin-août.
M. paniculata Don. — B. M.t 2680; B. R. 2, 146. — Amérique septentrion. — Plante rude, légèrement villeuse, à tiges dressées, hautes de 25-
80 cm., ramifiées ;feuilles ovales-lancéolées,min- |
ces: fleurs bleues, à corolle en forme d’entonnoir, disposées en une vaste panicule. Juin-juillet.
M. sibirica Don. (Pulmonaria sibirica L.) — |
Sibérie. — Plante robuste, àtiges dressées, pres-.
que simples, feuillées, anguleuses, hautes de