NUAGES
tardives, les végétaux cultivés, et plus particulièrement la Vigne. On peut recouvrir, pour les obtenir, à toute substance dégageant, par la combustion, une fumée abondante et épaisse :
paille humide, mousse, herbes. mottes de gazon, etc.; mais on obtient de meilleurs résultats avec l'huile lourde, l’un des résidus de la
fabrication du gaz d'éclairage. Onl’emploie, soit | répandue sur des matières combustibles, soit.
seule; dans ce dernier cas, on la verse dans des creusets en tôle de 25 em. de diamètre. Il faut, par hectare, une quarantaine de creusets, revenant à environ 0,35 €. pièce. On verse, dans chaqne creuset, à peu près 1 litre d’huile lourde, du prix de 0.12 c. Le nombre moyen des opérations est de trois par an, ce qui représente une dépense moyenne annuelle d’une vingtaine de francs à l’hectare. L'association diminue beaucoup les frais.
Il ne faut pas attendre, pour prendre ses dispositions, que le danger soit imminent, mais préparer le combustible et les creusets dès le commencement de la période redoutable. C’est de l’observation du thermomètre, de l’état du
cie, et de l'atmosphère que lon conclut à la! nécessité de la mesure de protection. Si, entre |
8 et 9 h. da soir, la température ne dépasse pas 5 à 60, avec temps clair et atmosphère
calme, il faut se tenir en garde et ne pas man-| quer de se rendre sur le terrain d’assez bon
matin, pour allumer les feux une heure avant le lever du soleil; si au contraire le thermo-
mètre indique plus de 60, si en outre le ciel est nuageux et l’air agité, on est fondé à espérér| sol et l'atmosphère. Le sol fournit de l’eau et
qu'il n'y aura pas de gelée blanche. L. H.
Nucelle. Voir Ovule.
NUILE. Terme dont le sens, assez vague
d’ailleurs, semble dériver de tempora nubila,
temps brumeux, et sert à désigner des altérations qu'on attribuait à certaines conditions atmosphériques défavorables. Telle, par
exemple, la Nuile du Melon, due au parasitisme |
d'une Mucédinée à filaments brun-clair, le Scolecotrichum melophthorum, et qui produit des taches brunâtres sur les feuilles et Les fruits, suivies de la décomposition des tissus. Il importe, pour s’en mettre à l'abri, de changer la terré et de désinfecter les châssis avec une solution de sulfate de cuivre à 10 0. D: D.
Nummulaire. Nom français du ZLysimachia Nummularia.
Nunnezharia. Synonyme de Chamædorea.
NUPHAR JL. (Nymphéacées.) Genre différant des Nymphæa par les fl. jaunes (au lieu d’être bleues, blanches ou roses). par les sépales, pétales et étamines infères, par le fruit mûrissant hors de l'eau, et par les carpelles placés sur le torus, et non immergés dedans. ;
5 ou 6 espèces, dont 2 américaines, les autres de tous les pays tempérés de l’hémisphère nord
Deux surtout sont cultivées comme ornement des pièces d’eau et rivières artificielles des jardins : le N. advena Ait, Ron. Exor. t. 12, d’Amérique du Nord, se distinguant surtout de l'espèce suivante par une végétation plus robuste, les files. dressées et émergées, cordées,
Se AP t
par la terre. Pour celles-ci, elles doivent aWoir |
| Dans toute plante, il y à de l’eau et de la ma
NUTRITION
avec les lobes de la base arrondis et distants le pétiole arrondi, le calice à 6 sépales et I stigmate à un grand nombre de rayons; et le N. luteum Sibth. et Sm., Mascc. Arz. PL. FR t. 20; Rex. FL. GerM. 7. 63, très commun dans“ nos ruisseaux, à files. flottantes, ovales cordées, | avec les lobes de la base rapprochés, Le pétiole. anguleux, le calice à 5 sépales et le stigmate | entier, ombiliqué. Quelques amateurs de plantes aquatiques cultivent aussi le N. minimum Sm.
(N. pumilum DC.), Rceu. FL. GEerm. 7, 65 ;: BAM M. 1243: petite plante indigène dans les lacs des Vosges.
NUTANT. Penché, | NUTRITION. — Composition des plantes. —
tière sèche. Celle-ci comprend une partie com= bustible et une autre, moins considérable, qui ne brûle pas ; ce sont les cendres. Si l’on fait l'inventaire des corps simples que renferme la matière sèche des plantes, on en trouve le plus souvent une quinzaine, parmi lesquels dix a moins sont absolument indispensables à leur développement. Les voici: carbone, hydro gène, oxygène, azote, soufre, phosphore, potass sium, magnésium, calcium et fer. Si l’un de ces. , éléments fait défaut, même s’il se trouve en ! très petite quantité dans la plante, comme :
le fer, celle-ci s'arrête dans son dévelop:
pement. Il est facile de le démontrer par les | cultures expérimentales dans le sable calciné » ou dans l’eau distillée, additionnés de sels L appropriés. .
Les plantes puisent leurs aliments dans le des matières minérales ; dans l’atmosphère, les plantes vertes absorbent de l’anhydride carbonique et les Légumineuses de l'azote.
L’absorption de l’eau et des substances dissoutes du sol est la fonction des racines, surtout des poils qui garnissent la région voisine de leur sommet. Ces poils s'appliquent si intime-= ment contre les particules de terre, qu'il est impossible deles en détacher. L'eau qui, à l’état | de couches extrêmement minces, entoure ces. | particules, contient divers sels en solutions d’autres ne sont pas aussi solubles, mais sont | plus ou moins fortement retenus par la tere:
Les phosphates, les sels ammoniacaux et de potasse sont dans ce cas ; au contraire, les mis trates, Les chlorures, les sulfates. la soude et la chaux filtrent facilement dans la terre avec, l’eau. Ces différences ont une grande importance au point de vue de l'application des matières | fertilisantes. HT |
Quoi qu'ilen soit, les racines tirent du sol avec l’eau non seulement les combinaisons très solubles. mais encore celles qui sont retenues
ee =»
Fr FN À °' 17 =
recours à des phénomènes de digestion que lon attribue au suc acide des poils radicaux qui en imbibe les membranes. C’est ainsi que | des morceaux d'apatite (phosphate de chaux) Ou de marbre sont corrodés par les racines, au point | que celles-ci y incrustent leur empreinte. ,
D’autres actions viennent faciliter le traWail | des racines. Ainsi les microbes si nombreux | dans la terre arable brûlent graduellement
NUTRITION
l'humus et en séparent les matières minérales ; !
ils dégagent aussi de l’anhydride carbonique qui rend divers sels plus solubles.
Ce sont des phénomènes de diffusion au travers des membranes, c’est-à-dire d’osmose, qui font pénétrer l’eau et les matières salines dans les racines. Celles qui sont utilisées dans la plante continuent à être absorbées, tandis que celles qui n'y sont pas employées cessent de pénétrer au travers des membranes cellulosiques.
: L'eau du sol ne pénètre donc pas en masse dans les végétaux, mais ceux-ci y puisent les substances dont ils ont besoin. Comme l’a dit M. Van Tieghem, la consommation règle l’ab- | sorption.
. L'ensemble de l’eau et des matières salines .absorbées dans le sol constitue la sève; ces | matières qui s’y trouvent en proportion minime, 2à 30/5 le plus souvent, sont destinées aux phénomènes d'élaboration, d’assimilation qui s'accomplissent dans les feuilles. Elles sont charriées vers ces organes par un grand courant d’eau, qui va des extrémités des racines
vaisseaux du bois, comme on le prouve en in-
vant passer au travers, les feuilles ne tardent pas à se faner.
L'eau qui chemine ainsi dans les vaisseaux doit résister à la pression atmosphérique et surtout à la pesanteur. Elle y parvient grâce à la poussée de bas en haut exercée par les racines et qui résulte des actions osmotiques dont leurs poils sont le Siége, et à la succion que détermine la transpiration des feuilles.
er
On peut encore y ajouter les phénomènes capil-
laires qui se passent dans les vaisseaux.
L'eau qui arrive ainsi dans les tiges s'é- 1chappe au dehors à l’état de vapeur. C’est la transpiration, facile à démontrer si l’on met des feuilles sur une balance ou sous une cloche.
La transpiration augmente avec la température ; elle est plus abondante à la lumière, par suite de l'ouverture des stomates au soleil ; elle varie aussi avec l’état nhygrométrique et l'agitation de l’air : un air sec, souvent renouvelé, provoque une transpiration abondante Les plantes ont des moyens très divers de diminuer leur transpiration et par conséquent de résister aux climats chauds et secs (feuilles orlaces à cuticule épaisse, à revêtement cireux,
poils plus ou moins développés, les tiges à feuilles réduites, les tiges aphylles, les plantes srasses; ailleurs, il y a réduction dans le ombre et la grandeur des stomates).
| La masse d'eau qui s'échappe ainsi des plantes à l’état de vapeur est parfois énorme: n à calculé qu'un hectare de Choux, en été, eut dégager 20.000 kilogr. d’eau en 12 heures. Le carbone des plantes vertes provient surout de l'atmosphère, où il existe à l’état d'anhydride carbonique. Sous l'influence de la (umuere, et spécialement des rayons rouges et iolets absorbés par la chlorophylle, ce gaz st décomposé et de l'oxygène se dégage penat qu'il se forme dans les feuilles du sucre t de l'amidon.
jectant ces canaux de gélatine: l’eau ne pou-.
— NUTRITION
Les organes privés de chlorophylle sont absolument incapables de produire de cette façon des substances hydrocarbonées; ils sont donc tributaires des cellules vertes, comme le monde des animaux vit aux dépens des plantes à chlo-. rophylle. Ces organes; ainsi que les végétaux privés de cette matière colorante, Champignons, Bactéries, parasites (Cuscute), saprophytes (Monotropa), empruntent leur carbone à des combinaisons organiques (sucres, acides organiques, etc.).
Quant à l’assimilation de l'azote, elle n’est pas aussi simple que celle du carbone. Beaucoup de plantes supérieures se nourrissent des nitrates et des combinaisons ammoniacales absorbées dans le sol; amenées dans les feuilles avec la sève, ces sels y sont décomposés sous l'influence de la radiation, surtout des rayons ultraviolets. Il y à ensuite production de matières organiques azotées, principalement desubstances albuminoïdes. |
Les Légumineuses peuvent se nourrir également de l’azote nitrique et de l’ammoniaque.
| En outre, elles ont la propriété merveilleuse de
jusqu'aux feuilles.. Il se fait surtout par les!
pouvoir assimiler l’azote libre de l’atmosphère lorsqu'elles vivent associées, en symbiose, avec des microbes spéciaux appelés Rhizobium. Ces organismes habitent des tubercules plus ou moins volumineux dont ils provoquent le développement sur les racines; iis s'y multiplient
| en grande abondance et finalement sont digérés
et disparaissent au moment de la formation de la fleur et des fruits de la Lécumineuse qui leur donnait l'hospitalité.
Ainsi s'expliquent les propriétés améliorantes des Légumineuses connues depuis l'antiquité, leur aptitude à prospérer dans des sols pauvres
| en combinaisons azotées, leur fréquent emploi
comme engrais vert.
Comme on vient de le voir, deux phénomènes chimiques d’une grande importance se passent dans les feuilles : l’un est l’assimilation du carbone, l’autre l’assimilation de l’acide nitrique et de l’ammoniaque. Ce ne sont sans doute pas
| les seuls, car il est d’autres sels (sulfates, phos-
phates, etc.) dont l'assimilation semble exiger aussi l'intervention de la lumière et probablement de la chlorophylle. L'ensemble des réactions chimiques que subissent dans les feuilles les aliments des plantes peut être désigné sous le nom d'élaboration : les produits de ces réactions sont les matières élaborées ou plastiques. Celles-ci sont destinées à subvenir à tous les phénomènes de nutrition organique de la plante. Tout bourgeon qui se développe, tout bouton floral qui se forme ou s'épanouit, tout fruit qui s’accroit, toute formation nouvelle de bois et de liber, tout allongement des racines, tout tubercule qui se forme, n'importe quel phénomène de développement cellulaire consomme des produits organiques élaborés dans les feuilles. Ces substances doivent donc être transportées à travers toute la plante.
C'est la raison d'être d’un second système de vaisseaux, les tubes criblés, qui existent dans tous les organes. où se trouvent les vaisseaux du bois. Ils servent surtout au transport des matières albuminoïdes, dont la diffusion est ex-
NUTRITION
trèmement difficile. Ils sont souvent entourés | tube; ovaire biloculaire, ne renfermant qu’
de longues cellules spéciales qui paraissent être les organes spéciaux du transport des matières sucrées, bien qu’elles puissent cheminer
de cellule en cellule à travers les parenchymes.
Les forces qui déterminent les déplacements des matières organiques dans les éléments du liber sont moins apparentes que celles qui président au mouvement de la sève dans les vaisseaux. Mais on démontre facilement le rôle que joue ici le liber à l’aide de l’en-
lèvement d’un anneau d’écorce. (Voir Incision |
annulaire.) H'Et:
NUTTALLIA Torr. et Gr. (non DC., non Dicks et Bart.) (Rosacées.) Genre monotype.
N. cerasiformis Torr. et Gr. — FL. xov. Am.
I, p. 412-138; Hook., Bor. Bezcs. suppl. 336, tab. 82; Rev. HoRT. 1876, p. 52, fig. 5; LavaLL. AR. SeGrez. p. 29, tab. IX. — [Syn.: Exochorda Dawidiana H. Bn., Apaxs. IX, p. 149. — Prunus californica Hort.] — Californie, Orégon. — Arbuste de 1 m. à 1 m. 40, rappelant l’Amelanchier Botryapium; tiges noirâtres et lisses, lenticel-
lées, à odeur de Laurier-Amandier. Filles. caduques, entières, oblongues ou lancéolées, api- |
culées vert sombre en dessus, glauques en dessous, très glabres. FI. en mars-avril, générale-
ment unisexuées (la plante est polygame-dioï- |
que), blanc verdâtre. légèrement odorantes, en grappes lâches, pendantes, les pédicelles naïssant à l’aisselle de bractées membraneuses,
semblant à celles du Cerasus Mahaleb. Espèce assez ornementale, incomplètement rustique
sous le climat de Paris; à abriter un peu par les | vertes le jour et fermées la nuit. Groupe des |!
grands froids. Sol un peu frais, bien que sain, léger et assez substantiel (mélange de terre franche et de terre de bruyère). Multiplication: drageonnage, marcottage; semis quand il y a lieu. Ki NYCTAGINEÉES. (Dicotylédones-Monochlamydées.) Famille comprenant des herbes, des ar-
brisseaux ou des arbres à tige souvent noueuse, | articulée; à feuilles parfois alternes, mais le.
plus souvent opposées. Les fleurs, hermaphrodites, rarement unisexuées, sont accompagnées de Fractées généralement colorées ou réunies dans un involucre en forme de calice. Le périanthe est simple, régulier, ayant la portion supérieure pétaloïde, et l’inférieure épaissie, ferme, renflée, persistante autour de l'ovaire qui est libre, et formant plus tard une enveloppe dure, adhérente ou non adhérente au fruit. Les étamines, hypogynes, sont en nombre variable, mais souvent au nombre de 5. Le gynécée est constitué par un seul carpelle surmonté d’un style simple. L’embryon à les cotylédons amples, foliacés, entourant un albumen
farineux, central. — 3 tribus: Mirabihiées, Pi-
soniées, Leucastérées.
NYCTANTHES L. (Oléacées-Jasminées.) Arbuste dressé; filles. opposées, scabres, entières ou dentées, ovales; fl. très odorantes, par 3-7
en capitules dont l’ensemble forme des cymes dichotomes terminales; corolle blanche, à tube
orangé. cylindrique, à 4-8 lobes étalés, très odorante; 2 anthères sessiles au sommet du
| pour la description des principaux types queJ. étroites et aiguës ; étam. 15; style court, bilobé. | Fr.multiple, à 1-3, rarement 5 petites drupes res-|
, NYMPHÆA
ovule par loge; capsule se séparant en dew carpelles indéhiscents ou s’ouvrant à la foi par une fente longitudinale.
1 seule espèce, de l'Inde, cultivée ou naturalisée dans tous les pays tropicaux. À
N. arbor tristis L. — Indes. — B. M. 4900; B. R. 399; RHEEDr, MAL. 21; Lam. Exc. 6. — F} blanches, à tube orangé, très odorantes, s'ou* vrant la nuit, en panicules terminales.
N. Sambac L. — Jasminum S$.
Serre chaude; boutures de pousses demi-aoutées sous cloche. P.H
Nycterinia. Voir Zaluzianskya. |
NYMPHÆA I. (Nymphéacées.) Plantes aquatiques, à rhizome vivace; filles. nageantes, peltées; hampe uniflore; fl. blanches, bleues, roses ou jaunes, à 4 sépales, à pétales en nombre indéfini, passant graduellement, etavec tous les |! intermédiaires, à la forme d’étamines ; celles-ci ! en nombre indéfini et en séries multiples, les !
extérieures avec un filet plus étroit; sépales et pétales extérieurs presque infères, les intérieurs et les étamines graduellement insérés sur le torus, dans lequel les carpelles sont plus ou L moins immergés. — Env. 20 espèces, hémisphère | nord ou régions tropicales; très peu en Afrique |! australe et en Australie.
Voir FL. ». S. vol. VI, p. 293; VID, pt R. H. 1891, p."17; 1895, p. 568; 1896. p. 352, ete
E. Planchon a groupés dans la FL. p. $. en4.
sections, dont 8 sont surtout représentées en, | horticulture # Sect. Castalia: «anthères mutiques; nervation ! peu saillante; filés, entières; fl. blanches, ou-
deux continents, hors des tropiques, dans l'hémisphère nord. Bassins en plein air.»
Sect Lotos: <anthères mutiques; files. à dents aiguës ; fl. blanches, roses ou pourpres, jamais bleues, s’ouvrant le soir et se refermant le matin à trois reprises alternatives; toutes les espèces appartiennent à l’ancien continent. Aqua: L riuMS »
Sect. Cyanea; <anthères appendiculées; files. | sinuées dentées, à dents ou plutôt lobules gé-! néralement mousses, nervures généralement!
peu saillantes FI. bleues, rosées ou blanches, ouvertes le jour, fermées la nuit. Aquariumen | plein air dans la belle saison, et dans les ré-! sions méridionales de l’Europe; espèces des, deux mondes.» PLAncHon. loc. cit. vol. VIILp:
La sect. Hydrocallis, à anthères extérieures courtement appendiculées, à processus stigma- | tiques allongés, à files. sinuées ou entièreset | f. blanches, renferme des plantes ‘de l’Amér. trop., quelquefois représentées dans les serres k par le N. blanda Mey., FL. 0. S vol. 11, t. 1086. |
Sect. Gastalia. À
N. alba L. —. Mascz. Ar. PL. FR. É19 Indigène dans les étangs, mares et rivières de nos pays; à peu près glabre; fl. grandes, odorantes, élégantes, blanches; files. lisses etlui-| santes en dessus, souvent colorées de pourpre! en dessous, à limbe ovale arrondi, coriace, en
NYMPHÆA
tier sur les bords, mais divisé à la base et jusqu'au milieu de sa longueur en 2 lobes obtus ou un peu aigus, presque parallèles ; nombreuses variétés, notamment N. Caspary Carr. [syn.:
N. spherocarpa, N. albo rosea]. R. H. 1888, 300; 1891, 18; GarTenrL. 1889, 389, à fl. rose carmin intense; N. minor DC., BELG. HoRT. 1, 59, de taille très réduite, etc. N. flava Audubon. — BoT. Mac. 6917; Tue . Garp. XXVII, 1885, p. 499 et 599; R. H. 1887, 192. — Floride. — Belle espèce rustique, à flles. rouges en dessous, à bords entiers ou un . peu sinués et à lobes obtus; fl. jaune citron. | N. odorata Ait. — B. Mac. 919. — Etats- | Unis. — Espèce ne différant du N. alba que par ! les segments du stigmate qui sont infléchis au * lieu d’être dressés; fl. blanches, très odorantes ; ! var. rosea, Bot. Mac. t. 1652.
1 N. tuberosa À. Paine. — B. M. 6536; R. H.
1891, 19. — Espèce du Nord des Etats-Unis, très
et ovoide, fl. blanches; var. flavescens Oliv. (syn. : Marliacea), GarD. Car. 1887, v. 2, p. 366; Te Garo. v. 33, p. 292, fig. col.; fl. jaunes et blanc crème, étamines jaune d’or.
N. hybrides rustiques. — Sous ce nom, on désigne toute une série de Nymphæas de la section Castalia. obtenues dans les cultures, et surtout par M. Latour Marliac, à Temple-sur-Lot. Ces plantes sont-elles vraiment des hybrides? ou simplement des variétés, l’obtenteur ne l’a pas : dit; voici les principaux types de cette série:
fig. col., fl. rouges; N. caroliniana nivea, et var. perfecta. R. H. 1893. 571, fl. blanc carné ‘et étamines jaunes ; N. eburnea, R. H. 1895, 571,
\jaune chrome, odorantes; N. fulva, R. H. 1895, 299, files. vertes maculées de marron et ponc- \tuées rouge vif en dessous; fl. jaune pâle poin- Itillées de rouge vif, étamines jaune d’or; N.Hel- 1vola, R. H. 1895, 571, var. horticole du petit N. ‘pygmæa Ait., B. M. 15, 25; N. Laydekeri, R. H. . 11894, 414; Tue Garp. 1894, 154; Garn anD For. | V, p. 280; fl. rose pâle, puis devenant carmin foncé, et se succédant jusqu'aux gelées; et ses nombreuses variétés : N. L. fulgens, N. L. lilacea, Tue Garon. 1893, 297; R. H. 1895. 258, fig. col.; la première à pétales rouge sombre, la 2e à fl. roses; N. L. purpurata, R. H. 1895, 259 ; N. L. sanguinea, R. H. 1895, 570; N. lucida, R. H. 895, 570, files. tachées de violet en dessous,
. rouge violacé clair, plus pâle au sommet; N. Marliacea (voir N. tuberosa, var. flavescens), t ses nombreuses variétés [surtout N. M. chroatella, Lé Jar. 1889, p. 43, pl. col., R. H.
895, 259 et 570]; N. odorata sulfurea, R. H.
1890, p. 540, fig. col.; N. Robinsoniana, R. H. 895, p. 568, et 1896, p. 352, fig. col.; N. Seigerouti, R. H. 1895, p. 258, fig. col.
Sect. Lotos.
N. Lotus L. FIles. peltées, orbiculaires, étroiement dentées en scie, pubescentes en dessous ; - blanches; la var. ægyptiaca Planch.(N. Lotus elil., Fc. p'Ecypre Arc. t. 60, fig. 1), forme utrefois cultivée dans les serres, paraît être Sparue des cultures; var. Ortgiesiana
! rustique et très florifère, à rhizome tubériforme |
|! N. Andreana, R. H. 1895, 568 et 1896, 352. |
lfles. uniformément violet foncé en dessous, fi. |
eo NYMPHÆA.
Planch., Fc. D. S. VIII p. 68 (en note) et p. 118; VI, t 293 (dentata Planch., non Th. et Schum), fl. blanc pur, s’ouvrant vers le crépus- | cule et se fermant vers 10 h. du matin; c'est la forme du N. Lotus la plus cultivée, et ordinairement sous le nom de dentata.
Le N. thermalis DC. (Roue. Ic. FL. GER. VII, p. 34, t. 71; WaLnsT ET KIT, PL. RAR. HUNG.
masters DM: 791; Fins 8 :VIL't:106- 707, indigène dans les eaux thermales de Pecze, | près Grosswardein (Hongrie), est généralement considéré comme n'étant qu'une forme du N. Lotus L., dont il ne se distingue que par la face inférieure des feuilles et le pédoncule glabres au lieu d’être pubescents.
N rabra. Boxb., EL. p, 59. VI 6. 629; VIE | 759-760 ; B. M. 1280; Bois. ATz. PL. JaRD. t. 17, de l'Inde, à files. peltées dentées, est remar- | quable par ses grandes fleurs rouge carminé brillant. |
A cette section Lotos, appartient aussi le | vrai N. dentata Th. et Schum. (non Planch.), B. | M. 4527, peu cultivé.
|: N. hybrides, de la sect. Lotos: N. x Bouche- | ana Planch,, FL. D. S. X, t. 1033-1034 (N. Lotus 4 X NN. rubra 9); N. x devoniensis Lindl., | GarD. cHR. JUL. 1852, p. 10; B. M. 4665 ; Lem. | Jaro. FL. 346-347. (N. dentata Th. et Schum. 4 x N. rubra @),et sa variété Sturtevanti, | GarDp. AND For. 1894, f. 354, f. 57; N. x Ort- | giesiano-rubra Planch., FL. D. S. VIII, t. 775- | 776 (N. Ortgiesiana Planch. 4 %X N. rubra 9); N. x Kewensis, GarD. car. 1887, vol. 2, p. 366. (N. devoniensis x N. Lotus), etc.
Sect. Cyanea.
N. capensis Thunb. (N. seutifolia DC.; N. cœrulea Andr.), B. M. t. 50, 552; Fr. p. S. VI, 645, du Cap., files. peltées, sinuées, dentées, glabres, vertes en dessous, lobes de la base |aigus et incombants (se recouvrant); fl. bleu d'azur très vif dans la moitié supérieure des | pétales, qui sont oblongs obtus, floraison diurne ; odorant.
N. cœrulea Andr. Voir N. capensis.
N. cœrulea Savigny. Voir N. stellata.
N. gigantea Hook. — B. M. 4647. Jour. Soc.
D'Hort. Paris, 1858, 145, fig. col. ; FL. D. S. 7, 751. — Australie. — Magnifique espèce à fl.
bleues, introduite sous le nom.faux de Victoria Fitzroyana; files. de 30 cm. ou plus, peltées, presque orbiculaires, un peu plus longues que larges, divisées à leur base par une fente qui pénètre jusqu'à l’attache du pétiole, bordées de dents écartées et dirigées perpendiculairement au bord qui est légèrement enfoncé dans les intervalles ; limbe membraneux, épais, vert en dessus, face inférieure purpurine et pourvue d’un réseau de nervures saillantes, formant des mailles hexagonales; fl. d’un bleu clair, violacé au sommet, et larges de 16 à 20 cm.
N. stellata Willd. (N. cœrulea Savigny; versicolor Roxb.; micrantha Guill. et Perr., madagascariensis DC.,emirnensis et Heudeloti, Planch., etc. (Fig. 626); B. M. 2058, 1189 et 4535 ; VENT. Mau. ; t. 6; FL. D. S. VII, 653; VIIL 854 ; R. H. 1853, 65; 1855, 14; Bezc. Horr. 1, 59, etc.; es-
NYMPHÆA
pèce africaine, d’une dispersion assez large, et variant quelque peu, se distinguant surtout du N. capensis par les files. entières ou obscurément sinuées, toujours maculées de violet à la face inférieure, par les pétales moins nombreux, pointus, et par les sépales tachés de violet extérieurement.
N. zanzibarensis Casp., B. M. 6843; Tue Garp. 1884. p. 210, t. 431, d'Afrique australe, introduit en 1883, et rapporté par M. Oliver comme variété du AN, stellata. F1. très grandes, 27 em. de diamètre, violet foncé tirant sur le pourpre, et qui tend vers le rouge sur les pétales extérieurs, particulièrement sur les sépales, qui sont rouge carmin; floraison diurne, chaque fl. pouvant durer 15 jours. Var. flore rubro, GarT:nFL. 1887. p. 83, t. 1240, à fi. rouge cramoisi, et nombreuses autres variétés portant sur la couleur des sépales et des pétales : fl. bleue, à sépales bleus ; bleue à sépales blancs, rose à sépales blancs, rose à sépales roses, bleu foncé à sépales blancs; rose très foncé. (Voir R. H. 1895, 572; 1897, 328, pl. color.)
Des hybridations ont été tentées entre les espèces des 3 sections; les premières datent de 1852. Voir EL. ».S. VIII. p. 72.
Les N. de la section Castalia, et leurs hybrides, sont des plantes rustiques d’une culture
irès facile dans les rivières artificielles et les bassins des jardins, pourvu qu'on puisse leur donner une couche d’eau de 50 cm. à 1 m.; suivant les cas, ils sont plantés dans le sol même du bassin, ou dans des bacs, tonnaux, etc.
Les N. des autres sections ne peuvent être cultivés, en plein air, sous le climat de Paris, que si on peut, parunartifice quelconque, élever la température de l’eau du bassin par le moyen de châssis, ou par l’utilisation d’eau chaude provenant d'une usine, comme cela se fait dans certains jardins particuliers de riches industriels.
A part ces conditions, et les climats du sud de la France, où quelques-uns de ces N.,notamment les formes du NN. zanzibarensis, réussissent bien en plein air, en bassin peu profond, les eSpèces des sect. Lotos et Cyanea sont des plantes à cultiver en aquarium chauffé, et réussissent d'autant mieux que l’eau s’échauffe davantage (20 à 259) et que la lumière est plus vive. J::6:
NYMPHE. On donne le nom de Nymphe à l’insecte pendant la période intermédiaire entre l’état de larve et l'état d’insecte parfait ou adulte.
Les Nymphes, chez les insectes à métamor- | phoses incomplètes, sont actives et ne différent des larves que par la présence de rudiments d'ailes impropres au vol. Elles conservent le même régime et les mêmes mœurs.
Chez les insectes à métamorphoses complètes, les Nymphes subissent des changements de conditions d'existence, et de formes. Tantôt elles acquièrent, dès après la dernière mue larvaire, la configuration de l’insecte parfait, tout en restant immobiles, contractées, enveloppées d’une peau fine, absolument |
Amérique nord-ouest, Himalaya, Malaisie.
lé! DR. D. 4 1 -
NYSSA.
moulée sur les organes, comme chez les Co léoptères, les Hyménoptères, quelques Diptère (Cousins, Tipule), certains Névroptères (Four: milions, Hémérobes, etc.) Tantôt elles sont em maillottées dans une enveloppe de consistance plus forte, dont certaines divisions indiquent. grossièrement les formes de l’animal, comme.
chez les Lépidoptères, où elle prend le nom.
âae Chrysalides (voir ce mot). D’autres fois, en fin, comme chez les Diptères brachocères Taons, Mouches, Œstres), les larves se rac courcissent, se contractent en forme de coque ovoïde qui est formé par la peau même de la larve et qui ne laisse apercevoir au dehors ni trou, ni indice quelconque de l'animal renfermé. » | L'insecte, au sortir de la peau de nymphe, est humide et gonflé et reste quelque temps immobile; puis il retire de dessous son corps ses pattes et ses antennes ; les ailes se développent, s’agitent. Les dernières traces d’humidité disparues, si quelque obstacle gène l'aile, elle reste petite et difforme. Pour les insectes à téguments durs, le passage a une plus longue durée. Les Coléoptères, d’abord ! blancs et mous, restent parfois plusieurs mois avant de sortir de leurs coques. La nymphose est une période de repos où l’animal ne prend | aucune nourriture et où il reste presque immobile: 7-5. . TER, NYMPHÉACÉES.(Dicotylédones Polypétales:) Famille comprenant des plantes aquatiques k vivaces, à gros rhizome, à feuilles arrondies où ovales, nageantes, parfois émergées, à grandes fleurs ayant un calice persistant à 4 où 5 sé- | pales, des pétales nombreux, disposés sur plusieurs rangs, d'autant plus étroits qu'ils se | rapprochent davantage du centre de la fleur, | où ils finissent par se transformer en étamines. Les étamines sontnombreuses, introrses. | Le gynécée est constitué par plusieurs car: L pelles soudés en pistil unique, à ovaire infère | ayant plusieurs loges, à style court et à stigmate pelté. Les ovules sont très nombreux, anatropes, et couvrent la surface des cloisons. NYSSA L. (Cornacées.) Arbres ou arbris- | seaux plus ou moins poilus, soyeux; files, al- | ternes, pétiolées, entières ou les jeunes lobées dentées ; fl. polygames dioïques, petites, au sommet de pédoncules axillaires, serrées en tête ou en courte grappe, munies äe bractées L simulant involucre, les mâles souvent irrégu- : lières et réunies par 3 ou plus, les femelles en | petit nombre, pédonculées, quelquefois soli | taires ; fl. mâles sans périanthe ou à-4 ou un. nombre indéfini de pétales imbriqués ; étamines 4 ou beaucoup plus; ovaire uniloculaire; style simple ou bipartit; drupe oblongue, à noyau osseux, arrondi ou sillonné. — 5 ou 6 espèces.
D | Genre plus connu en horticulture sous le
nom vulgaire de Tupelo, mais peu répandu:
quelques espèces sont intéressantes pour la Mlé- | gèreté de leur bois qui est employé comment , liége. Voir Naupix ET MuELLer, MANUEL DE, | L'ACCLIMATEUR, P. 348. .- JO |
me |
L Ne D. À à à
| Oak. Nom anglais des Chênes (Quercus).
| Qat. Nom anglais des Avoines (Avena).
OBCONIQUE. En forme de cône renversé.
OBCORDÉ. En forme de cœur renversé.
Obelisearia. Voir Rudbeckia.
Obier. Nom français du Viburnum Opulus.
| OBLONG. Qui est trois ou quatre fois plus
. long que large, avec l’extrémité arrondie.
.‘ OBOVALE. En forme d'œuf renversé, c’est-
‘ à-dire ayant le gros bout en haut.
! OBTUS. À sommet plus ou moins arrondi.
Oca. Nom péruvien de l'Oxalis crenata.
OCHNA Schub. (Ochnacées.) (incl. Diporidium
Wendl.) Arbres ou arbriss. très glabres, à files.
Lalternes, caduques, coriaces, luisantes, fortement nerviées et dentées; stipules géminées, axillaires ; fl. jaunes, à pédicelles articulés, en panicule, naissant d’un bourgeon situé au dessous des files. de l’année; sépales 5, colorés, persistants; pétales 5-10, caducs, étalés ; réceptacle épais. lobé ou élevé engynophore; étam. nombreuses, insérées à la base du disque, s’ou-
vrant par une fente courte ou allongée; ovaire
profondément 3-10 lobé, à lobes uniloculaires,
. {fixés obliquement sur le réceptacle, à ovules
(solitaires ; drupes au nombre de 3-10, situées
sur le réceptacle développé. — 24 esp. de l’Asie
trop. de l’Atrique trop. et australe. Le genre Diporidium renferme les esp. du Cap, à anthères déhiscentes seulement au sommet.
| O0: atropurpurea DC. — Cap. — B. M.
4519 ; Len. J. F1 29. — Calice pourpre foncé ; pétales jaunes.
.{ 0. multiflora DC. — Sierra Leone. — An.
Ms. 17, 13. — F1. jaunes, fugaces, à réceptacle
pelle no en forme de fraise, portant des car-
pelles noirs et arrondis ; calice cramoisi.
. ©. capensis H. B.= Elæodendron verrucosum ; 0. capensis Page — 0. arborea Burch.
. Serre chaude ou tempérée; boutures depousses demi-aoutées. Fr. H.
| OCHROPTERIS Smith. (Fougères, Polypodiacées.) Plantes à frondes portant des sores mar- Sinaux recouverts par le bord recourbé des lobes des pinnules, lequel forme une sorte d’inusie Jaunâtre.
L 0. pallens Sm. — Hook. GEx. Fizic.. 106 et PR Ficic. 77. Ile Maurice. Frondes Wipinnaüfides, d'environ 50 em., à stipe jauatre, sans écailles, à pinnules deltoïdes, subvisées en segments oblongs, les terminaux vbtériles, plus ou moins dentés, les suivants ructifères. Serre chaude.
| Ocimum. Voir Basilic.
| OCTOBRE (Travaux du mois d.).— Potager. — ans les premiers jours de ce mois, on peut |Acore semer en pleine terre des Epinards que | on récoltera de mars en mai et des Mâches onde et d'Italie pour récolter de décembre à Mars. Sous châssis ou sous cloches, on sème Fa avantage des Laitues crêpe, Palatine, gotte, | de la Passion; de la Romaine maraîchère,
ee.