ORCHIDÉES
Lin., rougeâtre, avec pubescence fauve, des bandes dénudées sur les élytres et le dessous du corps brun, est très commun sur le Chêne et l'Aune; l'O. rufus Oliv., d’un roux testacé, avec pubescence grisâtre, vit sur les Aunes.
— Les Orchestes sont attaqués par un certain | nombre d’espèces de Braconides et de Chalci- | dides, qui en arrêtent latrop grande propagation. he ki 2
ORCHIDÉES. (Monocotylédones.) Les Orchidées forment une des familles les plus nombreuses du règne végétal: les espèces décrites atteignent, si elles ne le dépassent pas, le nombre de six mille, divisées, suivant la classification de Bentham et Hooker, suivie dans cet ouvrage, en 340-350 genres. Dispersées dans le monde entier, aussi bien dans les régions tropicales et tempérées que dans la | Sibérie et le Nord de l'Amérique et l'Islande, les Orchidées ne sont cependant pas unifor- |mément réparties partout. Si dans toutes les régions froides et tempérées de l’ancien et du nouveau continent, on rencontre un certain nombre de genres à peu près également représentés, dans la plupart des cas l’aire de dispersion est beaucoup plus limitée; beaucoup de genres sont uniquement Américains, d'autres Africains, d’autres sont cantonnés dans l’Australie et les 1les voisines, sans que l’on retrouve aucun de leurs représentants dans les autres parties du monde. L'Europe ne possède que des Orchidées terrestres, appartenant aux tribus des Ophrydées, des Néottiées et des Cypripédiées, et dont certaines espèces sont connues de toute antiquité. Elles sont en général peu ornementales, et sont peu ou pas cultivées. C’est vers le commencement du XVIIe siècle que l’on entendit parler pour la première fois de quelques Orchidées épiphytes exotiques; mais ce n’est qu’en l’année 1780, que pour le première fois elles furent introduites en Angleterre, cultivées et amenées à fleurir. Depuis cette époque, la vogue de cette famille grandit peu à peu, pour atteindre actuellement son maximum, et le commerce de ces plantes est devenu d'une importance considérable.
La fleur des Orchidées se compose de six pièces : 3 sépales extérieurs à peu près semblables entre eux, et 3 pétales, dont deux semblables entre eux et souvent aux sépales et un troisième absolument différent de forme, de grandeur, et qu’on nomme labelle; ce dernier est souvent muni de toutes sortes de callosités, appendices, éperon, qui le rendent
extrêmement polymorphe. Au centre de ces six pièces se dressent les organes de reproduction, formés d’une pièce charnue appelée colonne ou gynostème et qui est constituée par la coalescence des organes mâle et femelle.
L’étamine, unique dans quatre des cinq tribus, double dans les Cypripédiées, se trouve placée à l'extrémité de la colonne et en forme la partie postérieure ; elle domine le stigmate, dont le style constitue la face antérieure du gynostème. C'est sur la forme et le mode d'attache du pollen qu’est fondée la classification de Bentham. La famille est divisée en cinq tribus: