ORCHIDÉES
19 Æpidendrées: pollen cireux, libre ou à peine retenu à la colonne par un peu de matière visqueuse ou de pollen différencié; anthère operculaire.
20 Vandées : pollen cireux, fixé à une bandelette membraneuse, qui n’est pas d’origine pollinique, attachée elle-même à la colonne par une glande membraneuse sur une face, visqueuse de l’autre ; anthère operculaire.
30 Néottiées: pollen granuleux ou pulvérulent; anthère operculaire, persistante, dirigée la pointe en haut,
40 Ophrydées : pollen granuleux. ordinairement allongé en un caudicule muni d’une glande ; anthère soudée dorsalement à la colonne et dirigée la pointe en bas.
D0 Cypripédiées : deux anthères latérales, séparées par un staminode ; pollen toujours.
pulvérulent, sans glandes, ni caudicule, ni bandelette,
La plupart des Orchidées cultivées appartiennent aux tribus 1, 2 et 5; les Neottiées et les Ophrydées fournissent peu de sujets, à cause de la difficulté de leur culture, la plupart, sauf le Vanille et quelques autres perdent annuellement leurs tiges aériennes et hivernent sous forme de tubercules ou rhizomes souterrains, difficiles à conserver pendant le repos. Les Epidendrées et les Vandées cultivées sont presque toutes épiphytes et proviennent de l’Asie, de l'Afrique, de l'Amérique tropicales et de l'Océanie. Arrachées pendant la saison de repos sur les arbres et les rochers où elles poussent naturellement, on les importe à l’état de repos, et on les remet en végétation à leur arrivée dans les serres. C’est là le procédé le plus général de diffusion. Cependant on peut les multiplier par division des rhizomes rampants (Cæœlogyne), Séparation des touffes (Masdevallia, Cypripedium) ou morcellement des tiges dressées (Vanda).
Depuis quelques années, de nombreux semis ont été faits, dans le but surtout d’obtenir, par croisement. des variétés nouvelles. Il faut au moins trois années pour amener un sefñis à fleurir, On obtient la germination en semant les graines, extrêmement fines et nombreuses, sur la surface garnie de sphagnum de pots ou paniers renfermant une autre plante vivante, dont les racines assainissent le compost et l’empêchent de s'altérer par moississure, ce qui amènerait infailliblement la mort, non seulement des graines germées, mais même des jeunes sujets déjà enracinés.
A part un petit nombre de genres, les Or-
chidées ont une période de repos bien accen-
tuée, qui correspond à la saison sèche de leur pays natal. Pendant ce laps de temps, qui suit ordinairement la floraison, la plante doit être moins arrosée, tenue moins chaudement et vivre en quelque sorte un peu sur la réserve nutritive accumulée dans ses tiges très souvent épaissies en pseudo-bulbes de forme très variable. La période de végétation arrivée, les bourgeons s’allongent et sortent de leurs enveloppes ; on augmente alors la chaleur et
les arrosements, surtout après le développe- 1
OREOPANAX.
ment des racines nouvelles, jusqu’au moment:
où les tiges de l’année sont arrivées à maturité. On diminue alors peu à peu eau et chaleur, pour amener insensiblement la pl. au repos. Les traitements particuliers de culture sont indiqués à chaque genre. Ach. F.
Oreillard. Voir Chauve-Souris.
Oreille d'Ours. N. vulg. du Primula Auricula.
OREODOXA Willd. (Palmiers-Arécées.) Stipes
inermes, élevés, robustes, parfois renflés à leur.
milieu. Files. régulièrt. pinnatiséquées ; segments étroitement lancéolés, atténués, bifides au sommet ; rachis convexe sur le dos, aigu en dessus; pétiole semi-cylindrique. Spadices grands, pendants ; 2 spathes: l’inférieure semicylindrique, la supérieure ensiforme. Fleurs monoïques dans un même spadice, les mâles.
à 6-12 étamines. 5 esp. de l'Amérique trop.
0. frigida Humb. [Syn.: Œnocarpus Spreng.} — Andes de l'Amérique centr., 2.500 m. d’alt. — Stipe court, grêle, segments sub-membraneux, légèremt. flexueux.