‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 910 sur 1136 · IL: Pfingstrose. (Renonculacées.) Herbes à · texte numérisé non relu

IL: Pfingstrose. (Renonculacées.) Herbes à

puche radiciforme, ou tige plus ou moins Sneuse. Feuilles radicales ou alternes, penni-

'quées ou décomposées ; fleurs remarquables

| Sépales imbriqués, herbacés, persistants

que le reste de la fleur, soit plus foncé ou plus pâle. Les coloris qui sont les plus communs sont: blanc carné, jaune de divers tons, rose vif, rouge, cramoisi, amarante, pourpre vif, pourpre violacé, etc.; uni- ou bicolores. — Culture, voir à la fin de l’article.

P. anomala L. — Sibérie. — Vivace. Tige uniflore, de 60-80 cm.; flles. long. pétiolées, clabres, très divisées; fl. très précoces. fin avril et mai, simples, rose clair, ou rouge lilacé,

PÆONIA.

P. corallina Retz, Pivoine mâle ; Pivoine co-,serrées, à segments 3 ou 5 partits, velus em

rail. — Indigène. — Vivace. Tige glabre, haute de 60 cm. ; files. inf. biternées, les sup. ternées, glauques, blanchâtres et velues en dessous, à segments ovales ou elliptiques, entiers ; en mai, fl. rouge purpurin ou rose corail, simples, larges de 8-10 cm.; carpelles étalés horizontalement.

P. edulis Salisb. Voir P. albiflora Willd.

P. laciniata Willd. Voir P. tenuifolia L.

P. officinalis Retz. — Indigène. — Haute de 60-80 cm. ; files. larges, glabres en dessous et un peu glauques, biternées, à lobe moyen tripartit ou trifide. FL rouge vif; follicules dressés (2-4). divergents à maturité.

Var. nombreuses, semi-pleines et pleines; les 2 plus connues sont: fulgens (ou splendens ou purpurea plena) et anemonæflora plena ; d’autres à fl. pleines, très grandes, roses, blanches ou couleur chair, sont très estimées.

Très rustiques. l

P. paradoxa Andr. [Syn. : P. peregrina Mill.] — JIndigène. — Plante de 50-70 cm. ; racine tuberculeuse ; tige uniflore; files. biternées et ternées, à segments profondément découpés, d'un vert foncé en dessous, glauques et plus ou moins pubescentes en dessus. Fleurs rouge foncé. Carpelles 2-4, dressés, divergents à maturité. — Var. très nombreuses, pleines, sphériques ou bombées, avec ou sans collerette, de coloris variant du rose clair au pourpre violet. Quelques-unes des plus connues sont:

Etoile de Pluton, La Mauresque, La Négresse, la Brillante, Proserpine etc.

P. peregrina Mill. Voir P. paradoxa Andr.

P. sinensis Hort. Voir P. albiflora Willd.

P. tenuifolia L., Pivoine Adonis. [Syn.: P. laeiniata Willd.] Tige de 40-50 em. ; feuilles élégamment et très finement découpées en lanières multifides ; fl. simples, rouge cramoisi, en coupe dressée. — Var. à fl. plus foncées, et var. à fl. pleines. Avril-mai. Très recommandable pour son beau feuillage. Très rustique.

B. Espèces herbacées moins répandues.

P* arietina Ander. [Syn.: P. cretica Autor.] — Orient. — Hauteur, 50-60 cm. ; files. pubescentes, blanchâtres en dessous, à segments souvent trilobés ; fleurs roses, en avril.

P. bannatica Roch. Voir P. pubens Sims.

P. bysantina Hort. Voir P. decora Ander.

P. cretiea Autor. Voir P. arietina Ander.

P. decora Ander. [Syn.: ?. byzantina Hort.] —Taurie, Turquie. — Tige de 70 cm. ; files. à segments tripartits, oblongs, obtus, velus en dessous; fl. pourpres, en mai.

P. dahurica Ander. [Syn.: P. triternata Pall.] — Daourie. — Tiges de %0 em. à 1 m.; files.

slauques, velues et blanchâtres en dessous, glabres supert.; en mai, fl. rouge lilacé.

P. fœmina Desf. [Syn.: P. lanceolata Salm Dyck.] Tiges élevées, 70 à 80 cm. ; files. glabres, glauques infért., à segments latéraux étroits entiers, le médian tripartit, lancéolés, pointus ; fl. rose pâle, fin avril. |

P. humilis Retz. [Syn.: P. wülosa Desf.] — Espagne. — Tiges de 50 em; files courtes,

PÆONIA.

dessous; en mai, fl. pourpres.

P. lanceolata Salm Dyck. V.P.fœmina Desf.

P. lobata Desf. [Syn.: P. lusitanica Mill] — Portugal. — Tiges de 50-60 cm.; files. gla= bres, à segments lobés; en mai, fl. en grelot, rose groseille.

P. lusitanica Mill. Voir P. lobata Desf.

P. mollis Anders. — Sibérie. — Tiges de 50!

à 60 cm., velues; files. à segments lancéolés,. plans, plus larges que dans P. fœmina; fin avril: mai, fl. pourpres, très jolies.

P. pubens. Sims. [Syn.: P. bannatica Roch.] — Autriche. — Peu ornementale.

P. Russi Bivon. — Sicile. — Plante à tige glabre, un peu rougeâtre au sommet; voisine du P, corallina; s’en distingue par files. supérieures pâles et très pubescentes en dessous; par ses carpelles réfléchis jusque contre la tige,

P. triternata Pall. Voir P. dahurica Ander.

P. villosa Desf. Voir P. humilis Retz.

P. Witmanniana Bot. Reg. — Caucase. — Tige glabre, de 70-80 cm., portant quelquefois plusieurs boutons; files. triternées, à segments. entiers, ovales lancéolés, vert clair fluisant; fl. grandes, simples, jaune paille, fin mai.

Toutes les P. herbacées sont rustiques; elles viennent en tous terrains et toutes expositions, surtout les espèces européennes; sont de magnifiques plantes de plates-bandes, et conviennent surtout pour isoler sur des gazons, des pelouses. Leur donner de préférence une bonne terre meuble, profonde et un peu fraiche, en situa- ! tion bien ensoleillée; elles peuvent se passer | d’arrosages dans tes conditions ; si au contraire le sol est un peu sec, il sera utile d’arroser | pour favoriser le développement des tiges, mais les abandonner à elles-mêmes après la floraison. On les multiplie le plus communément ! par la séparation de leurs racines ou rhizomes munis d’un œil ou deux, faite en août.

Après la défloraison, on peut couper ras le sol les tiges de P , dès qu’elles jaunissent; elles ne nuisent pas à ce point de vue à la décoration d’été des plates-bandes. Ji

Espèces ligneuses.

P. Moutan Sims. — Bor. Mac. t. 1154 et 2175. — [Syn.: P. papaveracea Andr.; P. suf- | fruticosa Andr.] — P. en arbre. — Chine; introd. en Angleterre en 1794; en France en 1803.— Arbriss. de 1 m. de haut, touffu, rameux:. Tiges ligneuses, érigées. Filles. glabres, vert ! foncé en dessus, glauques en dessous, épaisses et subcoriaces, pennées à leur base, pennatiséquées ou pennatipartites à leur sommet; 8-4 segments eux-mêmes lobés, acuminés. FIL. odo: ! rantes, grandes (10-20 cm. de largeur); 5 sé: ! pales; 5 pétales ou souvent davantage par duplicature; de coloris variable, depuis Le blanc jusqu’au rouge violacé foncé et au rouge Cocciné. Etamines très nombreuses, les intérieures stériles, aplaties, élargies et soudées à leur base en collerette; les autres à filets linéaires; anthères mucronées, blanchâtres ou pourprées. | Fr. 2-5 carpelles; follicules polysp.ou monosp. paravortement; graines subglobuleuses, noires. |

PÆONIA.

La P. en arbre compte parmi nos plus belles pl. d'ornement; elle à produit, par la culture, un nombre considérable de var. à fl. plus ou moins pleines, souvent énormes, de coloris très | variés. Supporte la pleine terre sous le climat . de Paris; mais les gelées tardives nuisent souvent au bouton; il est prudent de les abriter pendant la nuit. Terre substantielle, argilosiliceuse de préférence; exposition un peu ombragée. Multiplication: séparation des touffes de pied franc; marcottage en buttes; semis | pour obtenir des variétes ou des sujets à greffer; greffage en avril ou en juillet-août, sous verre, sur tronçons de racines prises de pieds de semis ou de P. de Chine (P. albiflora).

P. lutea Franchet, PLan1. DELAvVAY. — JL.

Henry, Le JarDix, 1897, p. 215, pl. color. — * Yunnan ; introd. en 1886 par le Muséum de Paris. : — Diffère bien nettement de l'esp. précé- | dente par sa taille moindre; ses files. vert gai. Lx grandes, à lobes plus nombreux et plus . pointus, à pétioles secondaires ailés; sa florai- : son plus tardive de dix à quinze jours; ses fl. plus petites (6-7 cm. de diamètre), d’un beau jaune d’or un peu lustré extérieurt., quelquefois marqué, à la base des pétales, d’une tache rouge carminé. DEC

PAILLASSONS. Sortes de Couvertures portatives en paille dont on fait un grand usage, en jardinage, pour abriter les plantes contre .le froid et quelquefois contre l’ardeur du soleil. La paille de seigle battue à la main, triée, bien nettoyée et peignée, est à beaucoup près celle ‘qui convient le mieux..On la remplace quel- ‘quef. par de la paille de blé ou faute de mieux, des roseaux.

La paille des P. peut être maintenue entre ‘des lattes superposées deux par deux, clouées ‘ensemble et formant cadre; toutefois cette disposition présente d’assez grands inconvénients au point de vue du maniement, du remisage, etc.; aussi n’emploie t-on guère ces sortes de P. que comme Auvents (Voir ce mot) et leur préfère-t-on presque toujours les P. cousus à l'aide de ficelle (Fig. #50), ce qui permet de les enrouler et de les dérouler à volonté.

: Pour confectionner les P. ordinaires, on se sert du Métier (Fig. 651) (voir Métier à Pailassons). La paille bien préparée et choisie aussi -ongue et aussi belle que possible, est étalée oien réguliert. sur les ficelles en 2 lits superposés Pt entre-croisés tête bêche. La ficelle employée vorte dans le commerce le nom de ficelle à pail-

t |280nS ; il en faut environ 100 gr. par pail- … lasson, celle qui forme la chaîne doit être très … lortement tendue. C'est sur les ficelles de la bhaïîneque l’on fixe la paille par petites pincées, - Lu moyen d'autre ficelle enroulée sur üne bobine

ê avec laquelle on forme des sortes de nœuds oulants dits mailles. Il faut avoir soin de faire es mailles bien égales et bien serrées, et dene jas prendre des poignées trop grosses pour chaue maille ; il suffit de 12-15 brins de paille par Lignée ; il faut, de plus, observer de bien platir les poignées avec le pouce et de les ire toutes bien régulières. Contrairement à > que l’on pourrait croire, la protection four- 12 par un P. dépend moins de son épaisseur |

Page 1