PELARGONIUM
du P. inquinans, en ombelles multiflores, et à pédoncules allongés; files. arrondies cordi- | formes, lobées, crénelées, crispées aux bords | et presque toujours marquées d’une zone con- | centrique foncée à la face supérieure.
| Cette esp. a contribué pour une bonne part à la production des var. de P. cultivés.
| Les pl. que l’on rencontre dans les jardins appartiennent rarement aux espèces types, mails à des races hybrides, dont les principales sont:
19 Pelargoniums à grandes fleurs. (P. hortulanorum Hort}) Caractères généraux du P.
grandiflorum, introduit du Cap en 1794, mais malgré cela profondément modifié par le croisement et les sélections successives. Ce sont des plantes sous-frutescentes, à feuilles peu velues. raides et à grandes fleurs, qui demandent à être cultivées en pots ou en serre froide. Les variétés en sont très nombreuses.
Les Pelargoniums à macules où Odier, appartiennent au même groupe. Ils forment des plantes vigoureuses et compactes, très florifères,
| mais à fleurs de forme moins parfaite. Plus \ délicats sont les P. de fantaisie; leur port est plus compact, leur floraison plus élégante et
| plus abondante; leurs fleurs mieux panachées.
20 P. zonales ou à massifs. La plus impor-
| tante des races horticoles provient du croisement des P. zonale et inquinans, introduits en Europe depuis le commencement du XVIIIe siècle. Ce sont ceux qu'on appelle généralt. des Géranium. | 30 P. à feuilles de Laierre. Ce sont d’excellentes plantes que l’on utilise fréquemment pour | la garniture des suspensions et qu'on peut employer aussi comme plantes grimpantes et pour la décoration des corbeilles en pleine | terre. Les différentes races horticoles de Pélargoniums ont produit des variétés à fleurs doubles ou semi-doubles.
Les P. zonales ont donné naissance à de - |! nombreuses variétés caractérisées par les feuilles panachées, très employées dans l’ornementation, et qu'on distingue en: tricolores, bicolores, feuilles panachées et feuilles dorées. Les P. à - { feuilles de Lierre sont moins nombreux, mais non moins décoratifs.
Culture et multiplication. — Tous les Pélargoniums sont susceptibles de se multiplier de graines que les plantes à fleurs simples donnent assez abondamment et qu'on ne récolte qu’au
| moment où elles vont se détacher. On peut les | semer sitôt qu’elles sont sèches ou attendre le | printemps suivant. On sème en terrines, sur | chaleur de fond ou sur couche, en ayant bien { soin d'éviterl'étiolement et de n’arroser qu'avec | précaution. On empote dans des godets qu’on place sous châssis pour faciliter la reprise et . | on ne rempote dans les godets de 12 que quand | la floraison commence à se faire.
. Le bouturage est surtout le procédé de mul-
\tiplication employé. On peut l’opérer en tous | temps, mais de préférence au printemps et à la “ |fin de l'été. On prend des rameaux vigoureux "1 que l’on tronçconne en 2 ou en 4 yeux. On repique ces boutures sous châssis en pleine terre, dans des godets ou dans des terrines, suivant {la quantité sur laquelle on opère. La reprise
mm qe
LL
à lieu dans la plupart des cas au bout d'un
— PELECY PHORA.
mois, quand on a soin d’ombrer et d’arroser convenablement. On empote alors chaque
plante séparement et on rentre en serre au commencement de l’automne. On peut encore multiplier certaines espèces par bouturage de tronçons des grosses racines.
La serre où les jeunes plantes doivent passer l'hiver doit être saine, bien aérée, bien ensoleillée ; la température, qui peut être portée à 8 degrés pendant la nuit, peut à la rigueur être maintenue à 1 ou 2 degrés au dessus de zéro ; pendant le jour, on chauffe de 12 à 150, Les P. à grandes fleurs, doivent être rempotés une dernière fois en décembre, en pinçant jusqu’à la mi-janvier, à moins qu'on ne désire obtenir une floraison précoce. Les Pélargoniums fantaisie serontavantageusement multipliés au printemps. Quant au P. zonales, destinés à orner les serres pendant l'hiver, on devra les bouturer au printemps ou même à l’automne précédent. Quand l’enracinement a eu lieu, on place les jeunes pl. dans une serreou une bâche bien sèche, et vers le milieu de l'été on les dispose en pleine terre.
En pinçant les jeunes pl. de façon raisonnée, habituellement une ou deux fois, on obtient des pl. plus touffues et plus compactes.
Les P., quels qu'ils soient, redoutent l’humidité. Une terre légère et perméable convient aux zonales, de même qu'aux var. à feuilles de Lierre. Les var. à gr. fl. demandent de la terre franche, fibreuse, concassée, mélangée de terreau et de sable.
La multiplication des P. à feuilles de Lierre se fait comme celle des autres espèces, dans le courant de l’été autant que possible, et même en plein air comme pour les zonales. Il faut arroser fréquemment jusqu’au moment de la floraison.
Les P, à grandes fleurs se cultivent en pots et on les laisse habituellement dans une serre froide avec beaucoup d’air pendant la floraison. Après quoi on sortles plantes et on les rabat au bout d’un mois environ.
Quant aux zonales destinés à l’ornementation des jardins pendant l'été, on les place en pleine terre au commencement de juin au plus tard.
Ce qui se fait pour ces derniers s'applique aux zonales panachés, sauf pour les var. tricolores, plus délicates, qui demandent plus de chaleur et qu’on fera bien de tenir sous verre.
On peut cultiver pendant plusieurs années les P. à grandes fleurs et en faire de fortes plantes, en les rabattant, en les rempotant tous les ans et en activant la floraison par des arrosages à l’engrais liquide BP:
PELECYPHORA Ehrenb. (Cactées.) Petit genre composé d'une seule esp., qui serait mieux placée dans le genre Anhalonium Lem.
«Ariocarpus Scheidw.), dont elle n’est séparée par aucun caractère botanique.
P. aselliformis Ehrenb. [Syn.: Mamillaria asellifera Monv.; Anhalonium aselliforme ou Ariocarpus aselhiformis Web.] — ILLUSTR. HORT. 1858, t. 186; Bor. Mac. t. 6061. — Mexique, Valle del Maïz. — Petite plante subglobuleuse ou claviforme, ne dépassant pas 5-6 cm. diam., quelquefois cespiteuse, d’un vert grisâtre, couverte de tubercules à base rhomboïdale, très
PELECYPHORA.
rapprochés, disposés en séries spirales, et surmontés d'une aréole ovale, denticulée ou frangée, aselliforme, c'est-à-dire ayant la forme d'un cloporte.
Très jolie fleur rose, sortant entre Les tubercules du sommet, semblable à une fl. de Mamillaria, de 2-3 em. diam. Divisions périgoniales spatulées acuminées, les intérieures d’un rose violacé, les extérieures d’un rose plus pâle. Anthères orangées ; stigmates blancs.
On cultive, sous le nom de P, aselliformis pectinifera ou pectinata, une fort jolie plante qui offre une grande ressemblance extérieure avec le P. aselliformis, mais qui, par ses caractères botaniques, est un vrai Mamillaria. Voir Mamillaria pectinifera Web. D' W.
Fig. 672. — PELARGONIUM ZONALE L’Hérit.
Péliade. Voir Vipère.
PELLÆA Link. (Fougères, Polypodiacées.) Plantes à frondes pinnées ou pinnatifides, portant des sores marginaux qui forment une ligne continue et sont plus ou moins recouverts par le bord des pinnules.
P. atropurpurea Link. — Amér. du Nord.
— Frondes bipinnées, de forme lancéolée, à stipes dressés, tomenteux, à pinnules coriaces, deltoïdes, plus ou moins auriculées à la base,
avec rachis tomenteux et sores recouverts par.
le bord recourbé des pinnules. Serre temp.
P. cordata Smith. (Platyloma flexuosa Link.) — Andes péruviennes et mexicaines. — Frondes bipinnées, de forme lancéolée-deltoïde, à stipes dressés, brunâtres, à pinnules ovales ou oblongues, cordées à la base, assez coriaces, avec rachis pubescent et sores marginaux non recouverts. Serre chaude.
P. geraniæfolia Fée. — Amér. tropicale. — Frondes pinnées, de forme peltoïde, à stipes lisses, dressés, noirâtres, avec 4 pinnules, laté-
nules découpées en segments linéaires-oblongs, crénelées, à texture coriace, supt. d'un vert
PELLIONTIA.
rales, dont la dernière plus large et segmentée, à rachis noir et à texture délicate; sores marginaux sur le bord enroulé des pinnules, Serre chaude.
P. glauca Sm. — Chili. — Frondes quadri-
pinnatifides, à stipes lisses, brunâtres, à pin- }
glauque, luisant, inft. tomenteux comme les rachis ; sores recouverts par le bord des segments. Serre chaude,
P. hastata Link. — Afr. du Sud. — Frondes bi- ou tripinnées, à stipes lisses, brunâtres, à pinnules divisées en segments ovales-lancéolés, sessiles, entières, à texture assez ferme, avec rachis lisse; sores en partie recouverts par le bord membraneux des segments. Serre ch.
P. ternifolia Fée. — Amér. tropicale. — Frondes pinnatifides, de forme lancéolée, à stipes fibrilleux à la base, brunâtres, à pinnules divisées en 3 segments linéaires, mucronés, coriaces, de couleur glauque, avec rachis brunâtre, lisse. Sores finalement découverts. Serre chaude. ne EE
PELLE. Instrument composé d’une grande et forte lame en fer ou plus rarement en bois et d’un manche en bois, servant pour les terrassements, déblais, chargements, transports, maniements, de terres, terreaux, sable, gravats, pierrailles, débris, etc. Dans le jardinage, on en emploie de deux sortes :
Fig. 673. — Pelle carrée.
19 La P, carrée ou P. de jardinier, ou encore P. plate (Fig. 673), à fer rectangulaire, légèrement cintré transversalement, et à manche généralement droit. Légère et d’un maniement facile, elle sert surtout pour étaler la terre meuble et les terreaux, pour relever et dresser les bords des sentiers et pour niveler les planches. |
20 La :P. creuse ou P. de terrassier, à fer concave et terminé en pointe arrondie, plus, fort, plus résistant et plus lourd que celui de la pelle carrée; à manche cintré vers! son insertion. Cette, P. est indispensable pour « charger et manier les gravats, cailloux et dé:| bris de toute nature, le gravier, la terre en, mottes, etc. Elle est également fort utile pour! les défoncements et défrichements. L. H |
PELLIONIA Gaudich. (Urticées.) Herbes sou, vent rampantes, rarement sous-frutescentes ; | files. alternes, distiques, courtement pétiolées! ou presque sessiles, à base inégale, entières où, dentées, accompagnées souvent d’autres files. plus petites; fl. dioïques. — Asie trop., et iles du Pacifique. — On ne cultive guère de,ce genre que le P. Daveauana N. E. Br. de Cochin-
Se. {
PELLIONTA. — chine, introduit sous le nom inexact de Begonia Daveauana Godefr. (voir R. H. 1880, p. 290, fig. col.; ILz. Horr. t. 472); belle plante de suspension pour les serres chaudes et tempérées,
à feuillage très ornemental; et le P. pulchra, Izz. Horr. t. 479, aussi de Cochinchine, à ner-
vures blanchâtres. dd
| PÉLORIE, C’est la monstruosité qui se produit
quand une corolle normalement irrégulière de-
vient régulière dans une fleur. Linné observa
ce fait sur une Linaire qui possédait 5 éperons
| au lieu d’un seul, et par erreur il en avait fait
un genre nouveau Peloria. DE:
Pelouse. Voir Gazons.
RYN
LL
Fig. 674. — Feuille peltée.
oo S
PELTÉ. (Fig. 674.) En forme de bouclier. Les feuilles sont dites peltées, lorsqu'elles ont un limbe orbiculaire, fixé au pétiole par le milieu de l’une de ses faces et non par le bord. Ex.: la Capucine.
PEMPHIGUS Hartig. (Hémiptères-Hétéroptères, fam. des Aphides.) Ces pucerons sont | caractérisés par la présence de deux nervures
| transversales sur les ailes inférieures (pour les | individus ailés). De petite taille, épais, ils déterminent par leurs piqûres des galles.
Le P. bursarius Linn., ou Puceron du Peuplier noir de Geoff., nommé aussi puceron laineux, vit dans les tubérosités des pétioles des feuilles de Peuplier. Ces tubérosités s'ouvrent à la fin - | de l'été par une fente longitudinale, pour donner passage aux Pemphigus ailés. P: Fu:
PÉNICILLÉ. En forme de pinceau.
Pennatifide. Voir Pinnatifide.
Pennatilobé. Voir Pinnatilobé.
Pennatipartite. Voir Pinnatipartite.
Pennatiséqué. Voir Pinnatiséqué.
.{ PENNÉ. On applique qualificatif aux feuilles composées dont les folioles sont disposées sur les deux côtés opposés d’un pétiole commun, comme le sont les barbes d’une plume sur sa |côte. (On dit aussi Ponné.)
| PENNINERVE. Qui présente des nervures pennées.
| PENNISETUM Rich. (Graminées.) Plantes annuelles ou vivaces, d'aspect varié; files. planes : inf. souvent en épi terminal, dense et long, rarement en panicule rameuse; glumes terminées °R Soies minces, pinnatifides ou barbues-plu- Meuses, 40 esp. Inclus.: Gymnothrix, Penicil- "aria, etc.
| On cultivesurtout, pour l’ornement des plates-
PENTAS.
bandes, le P. latifolium Spreng. (Gymnothrix latifolia Schult.), de la Rép. Argentine, à larges files. lancéolées et glabres; plante formant de magnifiques touffes dressées, de 2 m. de haut; fleurit rarement dans les cultures; n’est pas rustique; rentrer les souches en orangerie l'hiver, au sec et au repos; les remettre en végétation au printemps, en les divisant.
Les P. longistylum Hochst., Bois, ATL. Px.
JARD. t. 308 B; P. macrourum Trin.; P. compressum R. Br. et P.Ruppellii Steud., R. H. 1897, p. 4, f. 18-19, sont recherchés pour leurs belles inflorescences employées dans les bouquets secs. Pensée. Voir Viola tricolor maxima. .
PENTAMERE. Une fleur est dite pentamère, lorsqu'elle est construite sur le type cinq, c.-à-d. lorsque chaque verticille floral : calice, corolle, étamines, carpelles, est composé de 5 pièces.
Fig. 675. — PENTAS CARNEA Benth.
PENTAS Benth. (Rubiacées-Hedyotidées.) Genre comprenant 6-8 esp. origin. de l’Afrique tropicale, subtropicale, australe et de Madagascar. Ce sont des pl. herbacées ou sous-frutescentes, dressées où couchées, hispides ou tomenteuses, à files. opposées, pétiolées, ovales ou ovales-lancéolées, accompagnées de stipules multifides. Les fl, en corymbes de cymes terminaux, courts ou allongés, sont de couleur lilas. Le calice est à tube obconique ou turbiné, à limbe divisé en 4-6 lobes inégaux. La corolle est infundibuliforme, poilue, à tube allongé, à gorge munie d’une épaisse couronne de poils ; à limbe divisé en 4-6 lobes étalés, ovales-oblongs, valvaires. Les étamines sont au nombre de 4-6. L'ovaire, 2-loculaire, est surmonté d’un style filiforme à 2 branches linéaires. Le fruit est une capsule membraneuse ou coriace, à 2 valves persistantes ; il contient de nombreuses graines, petites, anguleuses. On cultive surtout:
PENTAS. —
P.carnea Benth. (Fig. 675.) [Syn.: Sipanea carnea À. Brongt.| — B. M.t. 4086. — Plante buissonnante produisant d'une manière presque ininterrompue d’abondantes fleurs rose violacé pâle, constituant d’élégants bouquets terminaux. Exige des rempotages fréquents en 501 fertile, composé de terreau de feuilles, terreau de couche et terre franche. Cultiver en serre chaude près du verre pendant l'hiver et en serre tempérée pendant l'été, Les arrosements doivent être modérés pendant l'hiver. Multiplication facile par boutures.
PENTATOME. Sous ce nom, on réunit tous les Hémiptères-Hétéroptères dont l’écusson dépasse le milieu de l’abdomen ou même quelquefois le recouvre, d’où le nom de Punaises à bouclier. La tête, triangulaire, est enfoncée dans le prothorax et porte, au devant des yeux, des antennes longues de5 articles, parfois cependant de 3 articles. Ils sont représentés en Europe par un petit nombre d'espèces. On les rencontre sur les feuilles des arbustes, sur les buissons. La particularité la plus grande de ces insectes est l'odeur infecte qu'ils exhalent et qu’ils communiquent aux fruits qu'ils ont touchés. C’est ce qui les fait considérer comme nuisibles, car les dégâts qu'ils causent, en suçant les sucs végétaux, sont fort restreints, et souvent même ils ont un régime animal, piquant de leur rostre les chenilles et les larves.
Pentatome. Voir Zicrona.
P. des bois. Voir Tropicoris.
P, gris. Voir Raphigaster.
P, ornée ou du Chou. Voir Eurydema.
P. potagère. Voir Eurydema.
P. des baies. Voir Garpocoris.
P. verte. Voir Palomena. P, LR,
PENTHINA Treitschke.(Microlépidoptères du groupe des Tortricides.) Petits papillons au corps assez épais, aux ailes supérieures peu larges et munies d’une côte légèrement arquée dans toute la longueur. La spiritrompe est courte, et le 2° art. des palpes est velu et triangulaire, tandis que le 8° est en forme de bouton.
A l'état adulte, les Penthina se trouvent sur
les”buissons et les haies d’Aubépine. Les che- |
nilles vivent entre les feuilles qu’elles relient au moyen de fils de soie et ysubissent lanymphose. L'espèce la plus commune est le P. pruniaria Hubn. ou Teigne bédaude à tête brune de Geoff., dont la moitié ou les 2}; des ailes supérieures sont d’un noir brun et la partie intermédiaire blanche. Les chenilles, d’un vertsale lorsqu'elles sont jeunes, noircissent par la suite. On les rencontre en avril et mai dans les bouquets de
fleurs des Cerisiers et des Pruniers, puis ensuite |
entre les feuilles. Les papillons paraissent en juin et juillet; en août, une seconde génération de chenilles se tenant entre les feuilles continue les dégâts. La chrysalidation a lieu, soit en terre, soit sous les mousses ou les herbes. Les papillons de la seconde génération éclosent au printemps suivant.
Pour arrêter les dégâts, il faut couper les paquets de feuilles et les brûler. On peut encore, pendant l'hiver, projeter de l’eau bouillante au pied des arbres pour détruire les chrysalides.
Le P. variegata Treis, vit, à l’état de chenille,
PENTSTEMON.
sur les arbres fruitiers et sur le Chêne, rongeant les jeunes pousses et les boutons. Le papillon, de juin à juillet. Les œufs n’éclosent. qu'au printemps suivant.
Le P. ocellana Hubn. ou Pyrale ocellée. Les chenilles se tiennent cachées dans les boutons. de Roses et s’y métamorphosent. Les papillons éclosent à la fin de juin. Enlever et brûler, fin. de mai, les boutons qui jaunissent. P.Tn, …
PENTSTEMON Michx. (Scrophularinées.) Herbes vivaces ou sous-arbriss.; rameaux Sous. vent dressés, simples ; files. opposées, les radi-. cales et inférieures pétiolées, les supérieures amplexicaules, passant à l’état de bractées; pédoncules dichotomes, pluriflores, rarement uniflores ; fl. disposées en panicules ou thyrses terminaux. Calice à 5 segments imbriqués, corolle tubuleuse, souvent allongée, quelquef.
ventrue-bilabiée (la lèvre supér. dressée, concave, bilobée au sommet ou étalée et divisée jusqu’à la base, rarement allongée, émarginée, l’infér. trifide nue ou barbue intérieurt. à la base); 4 étamines fertiles, à filets courbés à la base et redressés au sommet; anthères glabres | ou laineuses, à loges distinctes ou confluentes au sommet; 1 étamine stérile, réduite au filet. (souvent plus courte que les fertiles) ; style fili: forme ; stigmate capité; capsule à déhiscence septicide, à valves entières ou bifides; graines nombreuses, ovoïdes, triangulaires, non ailées.
71 esp. de l'Amérique du Nord, surtout des Etats-Unis, une seule du Nord-est de l'Asie.
Asa Gray a divisé ce genre en deux sousgenres: Saccanthèra et Æupentstemon. (Voir Proc. Amcr. Acan. VI, 56, VII, 379.)
Saccanthera. Anthères sagittées ou en ferà cheval.loges confluentes ausommet, déhiscentes par une seule fente sur le dos jusque vers leur | milieu, en éperon creux à la base, Ex.: P. azu- | reus, diffusus, heterophyllus, Richardson, etc.
Eupentstemon. Loges des anthères diva | riquées ou divergentes pendant l’anthèse, déhiscentes jusqu’à la base, très légèrt. confluentes | au sommet; ce sous-genre comprend les 6 sections suivantes :
Erianthera; files. coriaces, petites ; pédoncules toujours uniflores ; corolle légèrement bilabiée, anthères couvertes d'un long duvet; ex.: P.
Menziezi, etc.
Fruticosi; inflorescences en panicules pluriflores ; corolle bilabiée; anthères glabres ; ex.: P. antirrhinoides, P. cordifolius, etc. :
Ambigui; files. coriaces, infl. paniculées; an-, thères glabres, réniformes; ex.: P. bacchari-| folius, etc.
Elmigera ; files. entières, presque toujours! glabres; corolle tubuleuse légèrement bilabiée;! anthères glabres, filet de l’étamine stérile nu;! ex. : P, barbatus, etc.
Speciosi; files. entières; corolle ventrue supérieurt., limbe brièvt. bilabié ; lobes arrondis ;an-! thères poilues ou hirsutes ; ex.: P. glaber, etc
Genuini; files. entières; pédoncules portant de 2-5 fleurs ; corolle à peine bilabiée; anthères! glabres; ex.: P. gentianoides, P. Digitalis, etc.
P. azureus Benth. — Leu. Jaro. FL. 211; Paxr. FLcow. Garp. 64; Bot. Mac. t. 7504 (Saccanthera.) — Glabre, glauque; files. cauli-
PENTSTEMON.
| maires étroites, les inférieures spatulées ob- | longues, les supérieures étroitement sessiles; | panicules effilées ; pédoncules à 1-3 fleurs; co- | rolle azurée, à tube rouge pourpre à la base. | — Le P. Jeffrayanus Hook., B. M. 5045; FL.
| p. S. 1290; BEL. norT. 8, 77, en est une forme | à files. plus larges.
P. barbatus Nutt. (Fig. 676.) — Bor. Rec. 116. — (Elmigera.) — Plante dressée; panicules allongées; corolle bilabiée, coccinée; lèvre inférieure courbée en dessous, et ordinairement « barbue; bonne espèce, très floribonde; le P. la- « brosus Hort., B. M. 6738, en est une forme à fl. « écarlate. ;
P. campanulatus Willd. — B. M. 1878 et 3884.
— (Genuini.) — Plante quelquefois glabre, visqueuse près de l’inflorescence; files. caulinaires
| lancéolées ou linéaires, finement dentées ; pani- | cules allongées en forme de grappe; corolle « rose ou carmin clair, tubuleuse supérieurement | ou campanulée ventrue; filets stériles légèrt. | barbus; esp. très commune dans les cultures; | nombreuses formes horticoles.
P. cordifolius Benth. — Bor. Mac. 4497; Fr.
| D. S. 568; Le. Jar, FL. 14. — (Fruticosi.) — | Sarmenteux, même grimpant, pruineux, pubé-
rulent ou glabre; files. ovales ou subcordées, . légèrement dentées; fl. ayant ordinairement la face inférieure tournée vers le haut; corolle | coccinée; filets stériles fortement barbus; la . forme des fleurs rappelle celle des Lonicera. P. diffusus Dougl. — Bor. Rec. 1132; B. M.
| 3645. — (Saccanthera.) — Tige ascendante, pubérulente; files. supérieures amplexicaules, pro- | fondément dentées ; panicule souvent mélangée | de feuilles ; corolle carmin violacé; filet stérile barbu au sommet.
P. gentianoides Don. — (Genuini.) — FL. p.
5. 7,730. — KI. en panicules feuillées; corolle | campanulée, élargie à la gorge, violacée ; pédon- | cules courts ; a produit de belles et recommandables formes horticoles. (Sous ce nom, on cultive souvent le P. Hartwegi. Voir plus loin.) | = P. glaber Pursh. — B. M. 1672; 4319; F1. p. | S: 3, 269. — (Speciosi.) (P. Gordoni Hook.) — | Plante glabre; files. souvent glaucescentes, les - caulinaires ovales lancéolées; calice à seg-
ments larges, à bords submembraneux et mutiques; filet stérile brièvement hirsute au sommet, | devenant rarement glabre; corolle pourpre | foncé. — A cette esp. se rattache le P, speciosus, R. H. 1895, 383, fig. 124; B. R. 1270, à files. | caulinaires très étroites ; fl. bleues. en longues | panicules; anthères et filet stérile glabres. | P. Hartwegi Benth. (P. gentianoides Benth. et | Hook.) —B.R. 1838; t.3, B. M. 2661.—(Genuini.) — Pédoncule allongé, bi- ou triflore; corolle tu- | buleuse, en entonnoir, légèrement dilatée à la | partie supérieure, coccinée ou rouge sanguin.
C’est de cette espèce surtout que proviennent | les formes hortieoles connues sous le nom de P. hybrides à grandes fleurs, et à coloris va- Rs le plus souvent aussi nommés à tort P.
gentianoides.
P. heterophyllus Lindl. — B. M. 3853; B. R.
1899. — (Saccanthera.) — Plante glabre ou pruineuse pulvérulente ; fles. caulinaires lancéoléees
| ou étroites, linéaires, atténuées à la base; pé-
Se
PENTSTEMON.
doncule uniflore, rart. biflore; corolle rouge pourpre.
P. Murrayanus Hook. — B. M. 3472. — (Genuini.) — Files. supérieures amplexicaules ; pédoncules grêles ; corolle dressée, élargie, rouge cinabre ; filet stérile glabre. — Var. grandiflorus, R. H. 1896, p. 348, à inf. plus fournies et fi. plus grandes que dans le type; coloris variés.
P. ovatus Dougl. — B. M. 2903; Sweer. FLow. GarD. 11, 211. — (Genuini.) — PI. pubérulente à larges files. dentées; calice à segments ovales ou largt. lancéolés; corolle bleu, pourpré.
P. puniceus A. Gray. — Te GarD. 1891, v.
38, p. 137. — (Genuini.) — R. H. 1892, 448, f. o:. n. — Plante très glauque; tige dressée, peu feuillée ; files. épaisses, oblongues,les supérieures ovoïdes, perfoliées ; inflor. en thyrse effilé et interrompu ; corolle en entonnoir étroit, écarlate brillant ; filets barbus au sommet.
P. Menziezi Hook. (Erianthera.) Inflorescences à pédoncules uniflores ; anthères couvertes d’un long duvet; corolle lilas pourpré, quelquefois rose. Le P. Scouleri Dougl., B. R. 1278 (P. crassifoha Lindl., B. R. 24, t. 16), se rattache à cette espèce, mais avec des fl. entièrement pourpres.
On trouve aussi dans les cult, les esp. suiv.:
P. antirrhinoides Benth (Fruticosi), B. M.
6154, très rameux; pédoncules presque toujours munis de 2 feuilles; corolle jaune; filet stérile, fortement barbu dans sa partie supérieure ; P. confertus Dougl. (Genuini), B. R. 1260, plante très glabre, dressée, à corolle jaune; P. Digitalis Nutt.(Genuini), B. M. 2587, plante de 1 m. à 1 m. 50 ; fl. en thyrse, corolle à tube étroit, campanulé, blanche supérieurement; filet stérile à peine barbu; P. Gordonianus Hook., var. splendens (Speciosi), GARTENFL. 1895, p. 77, fig. 25, corolle bleu sombre; P. Palmeri A. Gray (Genuini), B. M. 6064; Garp. cHr. 1873, p. 1368, fig. n. 279; FL. ». S 20, p. 71; pédoncule bitriflore; corolle jaune paille et purpurine ; P. perfoliatus A. Brongt. (Genuini), HorT. univ. 1844, plante visqueuse, à files. amplexicaules, denticulées; panicule interrompue, mélangée de feuilles; corolle violet pâle; filet stérile à peu près glabre ; P. pubescens Soland (Genuini) (P. hirsutus Willd.), B. M. 1424 ; corolle blanchâtre devenant bleuâtre ou purpurine; espèce bien caratérisée par les 2 plis barbus de la lèvre inférieure ; P. Richardsoni Dougl.(Saccanthera) (P. laciniatus Nutt.), B. R. 1121; B. M. 3391; Lonv. Bor. cas. 1741; plante étalée, à files. incisées ou laciniées pinnatifides ; corolle violacée ; filet stérile à peine barbu au sommet; P. rotundifolius A. Gray, B. M. 7052; Garp. Car.
1888, v. 4, p. 264, fig. 31; corolle rouge cocciné brillant ; P. Wrighti Hook. (Genuini), B. M. 4601 ; Be/D2592vo0l "7, 689; BELc)nonrT: 2, 32:flen cyme paniculée paucifiore, rose carminé intense, etc.. etc.
Le P. Hartwegi et ses nombreuses formes et variétés, issues par croisement avec d’autres espèces, généralement connues sous le nom de Pentstemons vivaces hybrides, sont de magnifiques plantes pour former des massifs ou garnir les plates-bandes, l’été, mais qui ne peuvent rester l'hiver dehors sous le climat de
PENTSTEMON. e- Paris ; les nombreux exemplaires employés pour la décoration des jardins doivent être hivernés en pot en orangerie, ou mieux sous châssis. Ces plantes peuvent se multiplier d’éclats de touffes ; mais il est préférable de les bouturer vers la fin de l’été ou en automne.
Les P. campanulatus, cordifolius, diffusus, glaber, heterophyllus, Jeffrayanus,Murrayanus, puniceus, qui sont les plus employés, et dont quelques-uns ont fourni de belles variétés, sont traités comme les P. vivaces hybrides.
Fig. 676. — PENTSTEMON BARBATUS Nutt.
Quelques espèces sont assez rustiques pour pouvoir passer l'hiver en pleine terre dehors, telles sont P.barbatus, confertus, Digitalis, Gordonianus, ovatus, Palmeri, procerus, pubescens, etc., ou demandent tout au plus une petite couverture ou un léger abri. L'humidité, et les gelées suivies de dégels, font plus de mal à ces plantes que le froid; on les multiplie d’éclats ou de boutures; également par semis. J. G.
Peony. Nom anglais des Pivoines (Pæonia).
PEPEROMIA R. et P. (Pipéracées.) Herbes annuelles ou vivaces par un rhizome ou un tubercule, à tiges couchées ou dressées, charnues ; files. alternes ou opposées, entières, charnues ou membraneuses, quelquefois pe!lucidesponctuées, sans stipules; fl. petites, couvrant le rachis par groupes annulaires ou spiralés, ou bien disposées sur 2 rangs, sessiles ou légèrement enfoncées dans des alvéoles ; épis disposés de différentes manières sur le rachis ou sur le pédoncule terminal ou axillaires; fl. hermaphrodites, munies de bractées, sans périanthe ; 2 étamines; ovaire uniovulé; baïe petite, à peine succulente. Env. 400 esp. des rég. trop., particulièrt. de l'Amérique, du Chili et de la République Argentine au Mexique et à la Floride.
P. brevipes C. DC. — Amér. trop. — G.cur. |graine de certains arbres fruitiers, a: servi N. S. XI, 717. — Files. élégamment panachées | d’abord à désigner l'endroit consacré au semis