PÉPINIÈRES
de brunet de vert clair. Syn.: P. prostrata Hook.
P. elusiæfolia Hook. — Antilles. — B. M.
2943; H. B. K. Nov. G. 1, 3. — Filles. un peu charnues, obovales. auriculées à la base ; tiges et épis rouges. Syn.: P. obtusifolia Dietr.
P. eburnea Lindi. — Colombie. — Files vert brillant, veinées vert éméraude; pétioles tomenteux et blanc d'ivoire.
P.incana Dietr. — Brésil. — Hoox. Ex. pl.
23; Mio. 1LL. pp. 238 ; Exp. Bras. 11, 1. — Sousarbrisseau charnu;files.orbiculaires cordiformes, charnues, blanches tomenteuses sur les 2 faces,
P. aummularifolia H. B. K. — Jamaïque. — .
SaUND. R. B. 13. — Tiges charnues, rampantes; files. arrondies comme celles de la Nummulaire,
P. marmorata Hook. — Brésil. — B. M. 5568.
— Files. vert gai, marbrées, réticulées de blane, ovales-acuminées.
P. metallica Lind. et Rod. — Files. vert foncé luisant, panachées, à reflets métalliques verts ou blancs, veïnées de rouge en dessous.
Ÿ Re SSIIFSE
Fig. 677. — PEPEROMIA SAUNDERSHII C. DC.
P. Saundersii C. DC. (Fig. 677.) — Brésil.
— B. M. 5634; B. M. 1867, 2; ILz. H. 598.
Files. orbiculaires, épaisses, charnues, d’un vert ai le long des nervures, à intervalles blanc. métallique. Syn.: P. Verschaffelti Lind.; argyreia Hort |
PL de serre ch. et d'appartements; semis; boutures de tiges au printemps. P:xh.
Pepinia. Voir Pitcairnia.
PÉPIN. On désigne sous ce nom les graines de certains fruits: Poire, Pomme, Coing, Raisin: Ce mot est couramment employé en arboriculture fruitière, comme servant à désigner une catégorie d'arbres dits: à fruits à pépins, par opposition à fruits à noyau.
PÉPINIÈRES. Ce mot, qui vient de pépin,
PÉPINIÈRES. RS = PERESKIA.
et à l'élevage de ces arbres, et, par extension, , sages, ésherbages, couverture contre le froid, de tous les arbres et arbustes, qu’il est néces- | ombrage contre le grand soleil, etc. L. H. saire de multiplier et de cultiver à partjusqu'au Péponide. Voir Baie.
moment de leur plantation définitive. C’est en-| Peppermint. Nom anglais de la Menthe poicore aujourd'hui le sens restreint qu’on lui |vrée (Mentha piperita).
donne le plus souvent Mais dans le langage! Perce-neige. Nom fr. du Galanthus nivalis. horticole, on entend par P. non-seulement les Perce-oreille Voir Forficule.
terrains ainsi affectés aux jeunes végétaux PERCE-PIERRE. (Crithmum maritimum L.); ligneux, mais encore tout espace dans lequel | nom vulg.: Bacille, Criste marine, Fenouil de séjournent les plantes, même herbacées, en at-| mer, etc. (Ombellifères) Plante vivace, soustendant leur mise en place, à demeure C’est | ligneuse, glabre, charnue, à files. penniséainsi que l’on dit : repiquer en P. des Choux. | quées, et à segments linéaires, glauques, des Reines-Marguerites, etc. Dans ce dernier | épaisses, aromatiques. Commune dans les rocas, cependant, on ajoute quelquefois une épi- | chers au bord de la mer; très aromatique et thète explicative, et l’on dit: P. d'attente. employée comme condiment; autrefois beau- Pépinières proprement dites. — Leur culture | coup cultivée dans les potagers, actuellement et leur exploitation constituent l’une des prin- | bien moins répandue et moins utilisée. J. G. cipales branches de l’horticulture, et la vente des jeunes arbres et arbustes alimente un commerce actif et important. Les P. françaises | jouissent d’une réputation universelle ; certaines d’entre elles occupent une surface de 50 ha. et même davantage, Les environs de Paris, ceux de Lyon et certains points de la vallée de la Loire, sont les principaux centres de P. La région parisienne a surtout la spécialité des arbres formés, des Conifères et des plantes dites de terre de bruyère; Orléans et Angers ont celle des jeunes plants ligneux detoute nature. Le sol qui convient le mieux à la P. est, d'une manière générale, la terre dite terre | franche: c’est celle dont s’accommodent le plus grand nombre de végétaux, et celle aussi qui est la plus favorable à un bon développement du système radiculaire. Les terres siliceuses | sont particulièrement propres à la culture des Conifères et de la nombreuse série des espèces | silicicoles: Azalées, Kalmias, Rhododendrons, Andromeda, etc. Quant à la fertilité, on a beaucoup discuté sur le point de savoir s’il valait mieux avoir, pour la P., un sol riche ou un sol relativement pauvre; il semble que le mieux se trouve entre ces deux extrêmes et qu'un sol de | fertilité moyenne est celui qui réunit le plus d'avantages.
Le tracé d’une P est des plus simples : le terrain est partagé en carrés réguliers, sépa- . | rés par des allées charretières et des sentiers! PERDRIX. Genre d'Oiseaux de l'ordre des se coupant à angle droit. Comme clôtures, on | Gallinacés, représenté en France par plusieurs - {a généralement recours aux haies vives. espèces dont la chair est très estimée. La Per- : Une P. bien organisée comprend des carrés | drix rouge (Perdrix rubra), ainsi nommée de Spéciaux pour les semis, les repiquages et les | la couleur de ses pieds, est plus commune dans ] bouturages ; un carré ou des lignes de pieds-|le Midi, tandis que la Perdrix grise (Starna mères destinés à fournir des greffons et des | cinerea) s'étend davantage vers le Nord. La boutures et à être marcottés; des rideaux- | Perdrix des roches (2. petrosa) où Gambra se labris, pour les plantes délicates, des châssis, | trouve en Provence, en Corse et en Algérie. des serres-abris, une serre à multiplication, un | On peut assez facilement élever des Perdrix en fruitier, un hangar aux emballages, des maga- captivité, en faisant couver les œufs par une Sins pour le matériel et un bureau. Poule de Barbarie, et en donnant aux jeunes | Pépinière d'attente. — C’est un terrain par- | nouvellement éclos des œufs de fourmis et des ticulièrement bien préparé, meuble et fertile, | insectes. 4 DE Fouvent un simple bout de planche ou de PERENNANT. Du latin perennis, vivace. Ce couche, sur lequel on repique, en attendant | qualificatif sert à désigner les plantes qui, norqu'il ait acquis un développement suffisant pour | malement annuelles ou bisannuelles, peuvent, Être planté à demeure, le jeune plant prove-| dans des conditions spéciales, vivre pendant -hant de semis, et qui a besoin d’être plus es- | plusieurs années.
pacé, de subir plusieurs transplantations et de! PERESKIA Plum. (Cactées.) {Ce genre, dérecevoir des soins spéciaux : terreautage, arro- | couvert aux Antilles par le Père Plumier et
Fig. 678. — PERESKIA BLEO DC.
PERESKIA.
dédié par lui à son compatriote provençal Peirese, comprend les Cactées frutescentes ou arborescentes, munies de feuilles planes et pétiolées, plus rarement cylindriques-subulées, à l'aisselle desquelles se trouvent des faisceaux d’aiguillons plus ou moins vigoureux, non barbelés. Fleurs terminales, sub- “paniculées, rotacées; fruits charnus, mucilagineux, quelquefois comestibles; grandes graines noires luisantes. Les deux caractères essentiels qui distinguent les P. du genre voisin Opuntia, sont les aiguillons non barbelés, et les graines à test crustacé mince et noir.
Les P. se trouvent dans toute l'Amérique chaude, et croissent généralement dans les résions boisées, ombragées et humides. Quelques P., encore mal connus, se trouvent cependant sur les montagnes du Chili et du Pér ou.
Dans nos serres, on ne cultive qu'un petit nombre d'espèces, qui y fleurissent rarement, La plupart d’entre elles sont employées pour y sreffer certaines Cactées épiphytes, par ex. les Epiph yllum.
Nous diviserons les P. en deux sous-genres:
10 les Æupereskia, ou P. proprement dits, qui ont des feuilles véritables, planes ;
20 les Maihuenia, dont les feuilles sont cylindriques. subulées, persistantes, et qui devraient plutôt former un genre distinct.
I, EUPERESKIA.
P. aculeata Plum. [Syn. ou var.: P. longispina Haw.; P. brasiliensis Lehm.; P. fragrans Lem.; P. undulata Lem., etc.] — Antilles, Brésil; souvent cultivé et connu sous le nom de Groseillier des Barbades. — Buisson ou arbrisseau vert, épineux, poussant de longs rameaux grimpants, sarmenteux, portant des aiguillons géminés, receurbés, plus tard droits et fasciculés, et des feuilles ovales acuminées, lisses, un peu succulentes, vertes en dessus, ardoisées ou rubescentes en dessous. Fleurs paniculées, blanches ou blanc crême, très odorantes, de 4 à 5 cm. diam. Fruits jaunâtres, de la grosseur d'une cerise, portant des bractées vertes et quelfues aiguillons caducs; ils sont comestibles, mucilagineux et aigrelets. Graines peu nombreuses, 3 à 5, noires, lisses, orbiculaires, comprimées sur une face, de 6 cm. diam.
Très usité dans les serres pour greffer les Epiphyllum. Fleurit difficilement, à moins d’être planté en pleine terre, en serre chaude.
P. Amapola Weber, [Syn.: P. horrida Parodi; P. Bleo Morong.] — Paraguay, abondant aux environs de Asuncion, planté en haies, et désigné par les indigènes sous le nom de Amapola. — Buisson ou arbrisseau très épineux et très rameux. Tige verte, lisse. Aiguillons sem- | blables à ceux du P. grandifolia, droits, pointus, noirs, subulés, longs de 3 à 4 em. Feuilles vertes, coriaces, luisantes, obovées, obtuses, rétrécies à la base, longues de 6-12 cm., sur 4-6 cm. de largeur.
Fleurs en bouquets terminaux, blanches et roses, larges de 4-5 cm. Ovaire convert d’une douzaine de bractées foliacées vertes. Squames sépaloïdes petites, portant à leur aisselle des sétules piliformes brunes, longues et abon-
PERESKIA.
dantes. Pétales 12, longs et larges de 2 cm. terminés en mucron aigu, sétiforme, brun. Etamines très nombreuses; filets courts, blancs; anthères jaunes, vermiculaires, dressées. Style plus long, rouge ou brun, avec 6 gros stigmates. Fruit subglobuleux, 5 em. diam., vert jaunâtre, lisse, inerme, renfermant env. 50 gr.
noires, luisantes, obovées, longues de 4-5 mm, P. Argentina Web., élevé à Paris de graines argentines; parait voisin du P. Amapola, dont il diffère par ses feuilles plus allongées et plus aiguës, mais ses fl. et fr. ne sont pas connus. P. Bleo DC. (Fig. 678,) [Syn.: Cactus Bieo H. B. K.] — Colombie, bassin du fleuve Magdalena. … — Découvert et décrit par Humboldt et Bon-.
pland. Il est douteux que cette esp. ait jamais été introduite dans nos jardins, quoiqu'elle figure dans tous les catalogues horticoles. Tous les exemplaires cultivés sous ce nom, appartiennent au P. grandifolia Haw , du Brésil.
D'après Humboldt, le P. Bleo est arborescent; aiguillons disposés par faisceaux de 5-6; feuilles grandes, longues de 15-20 cm. sur 5 cm. late acuminées, longuement pétiolées ou très ré-… trécies à la base, vertes, glabres, veinées. Fleurs 4 rouges, grandes, de 5-6 cm. diam., au nombre de. 2-4 à l'extrémité des rameaux; pétales 12-15, obovés, arrondis, mucronés, larges de 21/2 | P. grandifolia Haw. [Syn.: P.ochnocarpa Miq.s. | Cactus Rosa Vell.] — Brésil. — Souvent cultivé. sous le nom de P. Bleo. Arbuste très rameuxs” | épiderme vert; aréoles tomenteuses, fauves; aiguillons fasciculés nombreux, 8-10 bruns ou noirs, vigoureux, dongs de 2-3 em.; feuilles. grandes, vertes, lancéolées, acuminées, sub-pé= tiolées, longues d'environ 15 cm., mais pouvant atteindre jusqu’à 30 em. long. sur 9 em. larg. =. Fleurs en bouquets terminaux, d’un beau rose foncé, 4 em. diam., inodores. Ovaire turbiné, garni de quelques bractées lancéolées, vertes, | à pointe rosée. Divisions périgoniales sépa= loïdes 3-4, rose blanchâtre à ligne médiane ver= » dâtre sur le dos ; et 7-8 pétaloïdes, recourbées, spatulées, mucr onées, d’un beau rose plus foncé sur la ligne médiane. Etamines nombreuses dressées ; filets fins rosés; anthères grosses, jaune d'or. Style rosé, terminé par 6 stigmates | blancs, courts, épais, droits. Fruit piriforme, ! long de 3 em., renfermant 4-5 graines me | luisantes, obovées, aplaties, longues de 6 mm: P. Guamacho Web. — Vénézuéla, bassin de | l’'Orénoque, où les indigènes l’appellent Me macho, et en font des haies impénétrables. = Arborescent, 4-5 m. de haut.; rameaux épineu portant aux aréoles 2-3 aiguillons noirs, me | | rigides, longs de 1-2 cm. | Fleurs jaunes, 4 cm. diam., axillaires, épars le long des rameaux. Ovaire couvert de pet | bractéoles charnues, imbriquées, longues de mm, et tomenteuses à leur aisselle. Sépales 5, lancéolés, longs de 1 cm. Pétales 12, spatulés, longs de 2 em., veinés-transparents. Etamines nombreuses, divariquées, longues de I cm, jaunes; anthères allongées, jaunâtres. Style terminé par 6 stigmates rougeâtres. Fruits comestibles, subglobuleux, gros comme des cerises d’un vert sombre, lisses, à peau mince, por quelques petits aiguillons caducs. Graines
2 2 LS
PERESKIA.
noires, très luisantes, lisses, suborbiculaireshippocrépiformes, 3 cm. diam.
P. panamensis Web. — Isthme de Panama. — Tige frutescente, haute d'environ | m., épineuse,
| rameuse, non sarmenteuse. Rameaux épais de
1 em. Epiderme lisse, vert grisâtre. Aréoles distantes de 1-2 em., saillantes, convexes, subtomenteuses. Aiguillons nombreux, noirs, subrigides, peu piquants, au nombre de 10-15 par aréole, et augmentant de nombre avec l’âge, longs de 1-11; cm., droits, jamais crochus.
Feuilles elliptiques, pétiolées, acuminées, peu charnues, longues de 10-15 cm., larges de 4-6 em., vert luisant en dessus, vert mat blanchâtre ou rosé en dessous ; nervures marquées en creux à la face antérieure, et en saillie à la face postérieure, surtout la nervure médiane, qui est rouge et saillante en dessous.
Fleurs de 4-5 em. diam. semblables à des roses sauvages ; pétales environ 8, larges de 15 mm., arrondis, mucronés, d’un blanc jaunâtre à bords rosés. Graines noires, luisantes, obovées.
P. Pititache Karw. Voir Opuntia Pititache.
P. Sacharosa Griseb. — Rép. Argentine, Salta, Tucuman, ets, où les indigènes l’appellent Sacharosa, c'est-à-dire rose sauvage. — Arbrisseau de 2 m., très rameux, épineux. Epiderme grisâtre. Aréoles tomenteuses,saillantes. Aiguillons fasciculés, 3-5, inégaux, noir cendré. Feuilles obovées, arrondies, charnues, vertes en dessus, d’un vert grisâtre ardoisé en dessous, longues de 8 cm. sur 5; elles sont plus charnues et plus arrondies que celles des esp. voisines; elles ont la consistance des files. de Pourpier.
Fleurs roses; ovaire laineux; sépales pilifères aux aisselles ; pétales allongés acuminés. Gr. noires, luisantes, obovées, longues de 4 mm.
P. spathulata Otto. Voir Opuutia spathulata.
P. subulata Mühl. Voir Opuntia subulata.
P. tampicana Web. — Mexique, près de Tampico. — Frutescent, rameux, presque inerme ; les tiges ont la consistance de rameaux de Fi-
| guier; épiderme lisse ; aréoles convexes, tomen-
| teuses, généralement inermes; rarement il y a un aiguillon isolé, droit, rouge. Feuilles elliptiques aiguës, brièvement pétiolées, longues de | 7-8 cm., larges de 3 cm., peu charnues, d’un | vert jaunâtre sur les deux faces; nervure médiane saïllante sur la face inférieure.
Fleurs en bouquets à l'extrémité des rameaux, rose lilas, en forme de coupe, 2-3 cm. diam. ; ovaire sub-pédonculé, piriforme, anguleux, prolifère, verdâtre, garni de quelques squames foliacés inermes, dont 6-7 forment au sommet | de l’ovaire une sorte de calicule vert. Sépales 2, pétaloïdes, rose lilas pâle; pétales plus longs, plus colorés, rose lilas pourpre, lancéolés. Etamines nombreuses, blanches; anthères jaune soufre. Style court; stigmates blancs.
Outre les P. ci dessus énumérés, les auteurs décrivent encore un certain nombre d’esp. qui | mont jamais été introduites en Europe, par ex.
P. portulacifolia DC. [Cactus portulacifolius L.], | de St. Domingue; P. horrida H. B. K. du Pérou; | les espèces mexicaines P. zinniæflora DC., EP. | lychnidiflora DC., P. opuntiæflora DC., P. rotun- | difolia DC.; ces deux dernières sont probable- | ment des Opuntia. (Voir Opuntia rotundifolia.)
LM
PERIDERMIUM.
IT. MATHUENIA Phil.
P. Pœppigii Salm. [Syn.: Opuntia Pæœppigii Otto; Op. Maihuen Gay.; Maihuenia Pæœppigi Web.] — Chili, dans les pâturages sablonneux de Chillan, Los Angeles, etc., où les indigènes l’appellent Marihuen. — Tige basse, ramifée, formant des amas touffus; rameaux cylindriques, ayant à peine 1 cm. diam., verts; aréoles rapprochées, tomenteuses, portant un aiguillon blanchâtre, peu rigide, érigé, long de 1-2 cm. accompagné de 2 ou 3 autres plus faibles et plus courts; feuilles vertes, subulées, longues de 1 cm., très persistantes. Fleurs terminales, jaune paille. Fruits jaunâtres, avec de grosses graines noires, luisantes, sub-orbiculaires, de 3-4 mm. diam. Cette plante, d'une culture assez difficile, forme le type d’un groupetrès distinct, dont le prof. Philippi, de Santiago, a proposé avec raison de faire le genre nouveau Maihuenia, dans lequel on trouve les formes extérieures des Opuntia avec les fruits et graines des Pereskia.
P. Philippii Web. [Syn.: Opuntia Philippri Hge. et Sch.; Maihuenia Plalippi Web.] — Chili, Cordillère de Linares, près de la limite des neiges. — Forme des touffes compactes, semblables à des Sempervivum tomentosum, composées d’une série d’articles courts, subglobuleux, de 10-15 mm. diam., pressés les uns contre les autres, et portant quelques aiguillons, blancs, faibles, peu piquants, et de petites feuilles subulées, vertes ; quelquefois les jeunes pousses sont plus grêles et ressemblent alors à celles du P. Pæœppigii. Fleurs non connues. Graines arrondies, de 3-4 mm. diam.
noires, luisantes, à test mince et fragile.
Le P. glomerata Pfeiff., des hautes régions des Andes de Tacna (Pérou), qui n’est connu que par des relations de voyage, appartient peutètre au même groupe. BW.
PERFOLIE. (Fig. 679.) Se dit des feuilles dont l'insertion sur le rameau qui les porte est telle, qu’elles l’embrassent complètement et semblent traversées par lui.
PERIANTHE. Nom sous lequel on désigne les enveloppes florales, calice et corolle. (Voir Fleur.)
Péricarpe. Voir Fruit.
PERICLINE. Involucre des Composées. (Voir Composées.)
PERIDERMIUM. Formes d'Urédinées (voir ce mot) qui ne viennent que sur les espèces des genres Pinus et Abies et ne sont autre chose que des æcidium (voir ce mot) à péridium lacinié sur son bord libre. Ils produisent la Rouille vésiculeuse des Abiétinées. Les principales espèces sont :
P. oblongisporium, sur les aiguilles du Pin sylvestre, Les formes urédo et téleutospores viennent sur les Senecons et appartiennent au Coleosporium Senecionis.
P. Pini, sur les écorces du Pin sylvestre ; les formes téleutospores et urédo sur le Dompte Venin (Asclepias Vincetoxæicum) sont le Cronartium asclepiadeum.
P. Strobi, sur les aiguilles du Pin Weymouth. Formes urédo et téleutospores sur le Cassis et d’autres Ribes (Cronartium Ribrs). D: D.
PÉRIGONE. — Périgone. Synonyme de Périaathe.
PÉRIGYNE. On applique le qualificatif de
périgynes aux étamines insérées sur le calice,
sur un cercle, autour du pistil.
Fig. 679. — Feuille perfoliée.
PERILLA L. {Labiées.) Genre assez voisin des Menthes, renfermant 2 esp. des montagnes de l’Inde orientale et de la Chine ; une est cultivée pour son feuillage, c’est le P. arguta Benth. (P, nankinensis Dene.), R. H. 1852, 61; plante annuelle de 60-70 em. de haut, à port de Coleus; files. ovales aiguës, d’un pourpre noir métallique, gaufrées-ondulées, dentées ou plus ou moins laciniées ; fl. en grappes peu apparentes, par glomérules biflores. Calice presque régulier, à 5 dents et 10 côtes, devenant bilabié et penché à maturité des graines ; lobe antérieur de la corolle un peu plus grand; 4 étamines parfaites.
Emploi des Coleus, et des plantes à feuillage pourpre, pour bordures, massifs, etc. ; semer sur couche en mars-avril. J:26
PERIPLOCA Lin. {Asclépiadées.) Arbriss.
souvent volubiles, glabres, à files. opposées, luisantes; infloresc. en cymes dichotomes, calice 5-partite; corolle rotacée, à 5 lobes étalés ou réfléchis, pourvue, à la gorge, de 5 écailles aristées, alternes avec les lobes; 5 étam. à filets distincts, à anthères barbucs, adhérentes au sommet et fixées au stigmate, lequel est hémisphérique ; fr. follicules allongés, polysperm.; graines aigrettées. Env. quinze esp., la suivante seule répandue dans les cultures.
P. græca L. — Lam. Excvycez. III, tab. 177; Dunan L, AR8. ÉD. NOV. VI, t. 11; Spaca, Hisr. Véc. VITE, 541. — [Syn.: P. maculata Mœnch.] — Vulg. Bourreau des arbres. — Europe mérid, — Arbriss. à longues tiges volubiles, grêles et entrelacées, atteignant jusqu'à 15 m. Flles.
ovales-oblong. ou elliptiq. ou lancéolées, court. pétiolées, entières. FI. en juillet, brun pourpré en dessus, Jjaunâtres en dessous, en cymes lâches. Fr. follicules cylindrig. à la base, longuemt. atténués en pointe, lisses etcoriaces, réunis par deux, soudés à leurs deux bouts, et s’écartant plus ou moins dans le reste de leur longueur; graines planes, brunâtres, à aigrette blanche, longue, soyeuse. Son beau feuillage abondantetlustré,sa grande vigueur,ses longues pousses volubiles, ses curieuses fl. brunes et ses fruits non moins curieux, l’ont fait admettre dans les jardins d'agrément pour garnir les berceaux, les vieux murs, les troncs d'arbres dénudés. Cette espèce doit son nom vulgaire à
lèvres étroites, dont la postérieure est dressée |
— PERIWINKLE.
ce fait que, plantée au pied des arbres, elles les fait souvent périr, en les étouffant sous sa végétation envahissante. Son latex passe pour vénéneux. Toute espèce de sol. Pour avoir des fleurs, planter à exposition ensoleillée. Multiplication facile par drageonnage, marcottage et bouturage, L:, PE
PÉRISPORIACÉES. Groupe d’Ascomycètes à périthèces fermés et expulsant leurs asques par déchirure de leur membrane. D' D
PÉRITHÈCE. Organe qui existe chez plusieurs familles d’Ascomycètes, Périsporiacées, Sphériacées, Hystériacées, dans lequel se diffé-. rencient les asques et les paraphyses.
Les périthèces sont le plus souvent arrondis dans les deux premières familles ; ils sont allongés dans les Hystériacées. Ceux des Périsporiacées sont dépourvus d'ouverture; celle-ci est arrondie chez les Sphériacées et allongée chez les Hystériacées. Dr D.
PERISTERIA Hooker. (Orchidées-Vandées.) — De rep'otepu, colombe, pigeon, allusion à la. forme de la colonne et du labelle qui ressemblent à un oiseau les ailes déployées.) Herbes épiphytes. à pseudo-bulbes volumineux, terminés par deux files pétiolées, veinées-plissées. Inflorescence latérale; fl. médiocres ou grandes, charnues, presque cireuses, écartées Le long de la hampe; sépales développés, larges, à peu près égaux; pétales plus petits; labelle assez court, entier ou divisé, articulé avec le pied court de la colonne; concave; colonne coufte, épaisse, 2-auriculée ou non à la base. Anthère operculaire, imparfaitement 2-loculaire; pollinies 2. cireuses, fendues, allongées, fixées à un rétinacle large. — Environ 4 ou 5 esp., des Andes de la Colombie.
P. cerina Lindley. — B.R.t. 1953. — Grappe pendante; fl. médiocres,serrées, d’un jaune pâle; labelle entier, dentelé. — Amér. centrale.
P. elata Hooker. — B. M. t. 3116; Onow ALB. t. 327, — F1. blanches, cireuses; le labelle | légèrt. veiné de violet en dedans ; odeur agréable. très forte. — Amérique centrale.
P. pendula Hooker. — B. M. t. 3479. — FI:
blanches tachées de pourpre; espèce voisine du P. cerina. — Guyane anglaise.
Culture des Catasetum et Cyenoches. Ach, EF:
PERISTROPHE Nees. (Acanthacées.) Herbes | dressées ou sarmenteuses, très rameuses dans. le haut; fleurs grêles et pourpres, accom pagnées de bractées involucrales; inflorescence en cymes lâches, paniculées, ou en capitules | axillaires ; 2 bractées soudées à la base, renfer: mant une ou plusieurs fleurs; calice profondés | ment 5-fide; corolle à tube grêle où un peu dilaté supérieurt. à limbe longt. bilabié, à
et légèrt. concave, entière ou émarginée, tandis que l’antérieure estétalée, sensiblement convexe; entière ou trifide; 2 étamines à anthères bilos culaires, sans staminodes; 2 ovules par loge; É capsule stipitée,oblongue, renfermant 4graines, , — 5 esp. de l'Afrique trop. et australe, de Mas dagascar, de l'Inde orientale, de la Chine et.de , la Malaisie. Serre chaude ou tempérée ; boutu » rage, P. Hp Periwinkle. Nom angl. de la Pervenche (Vinca). |
PERNETTYA.
PERNETTYA Gaud. (Ericacées-Arbutées.) Genre dont les fleurs sont celles des Arbutus, mais avec les anthères sans appendice au dos (mutiques) au lieu d’être munies de 2 arêtes recourbées Sous-arbrisseaux ou buissons rigides, glabres, hispides; files. ciliées, souvent petites, alternes, à court pétiole, dentées, coriaces et dures, persistantes; fl. petites, axillaires et solitaires, ou en grappes axillaires ou terminales, blanches ou roses, penchées ; pédicelle courbe, accompagné d’une bractée et de 2 bractéoles. — 12 espèces: Amérique, Australie extratropicale, Tasmanie, Nle-Zélande. La plus cultivée est P. mucronata Gaud, B. R. 1675; B. M. 3093; Magellan; sous-arbriss. à port touffu ; files. ovales, dentées, mucronées, acuminées ; rustique à Paris, en terre de bruyère sableuse et au Nord. D à À PERONOSPORA. Genre de la famille des Péronosporées (voir ce mot) à fructification conidienne en grappe. Les principales esp. sont: P. viticola, qui produit le Maldiou de la Vigne. P. Schleideni, qui attaque les Oignons (AZium Cepa).
P. gangliiformis, les Laitues, où il produit la maladie appelée Meunier. les Artichauts, les Cinéraires et beaucoup d’autres Composées. P. nivea, sur les Ombellifères. P.arborescens, sur les Pavots. P. Schachtii, sur la Betterave. P. Vi- | ciæ, sur les Vesces, les Pois. P. Trifoliorum, sur | les Trèfles, la Luzerne. P. parasitica, sur la Giroflée, les Brassica et d’autres Crucifères.
! Les maladies produites par ces Champignons sont le plus souvent combattues avec succès par les préparations à base de cuivre. (Voir ce pps DE PÉRONOSPORÉES. Famille de Champignons Oomycètes, dont toutes les esp. sont des para- . sites francs des végétaux, par leur mycélium. Ils se multiplient rapidement par la production de conidies qui germent le plus souvent en donnant des zoospores, qui infestent les .| régions voisines et répandent très rapidement . la maladie produite par le Champignon. De plus, ils se conservent pendant la mauvaise saison à l’aide d'œufs qui se produisent par - | fécondation entre deux extrémités de filaments de mycélium voisins, dont l’un joue le rôle de
mâle et l’autre de femelle.
L'action des sels de cuivre sur ces Champignons ne s'exerce que sur les zoospores ou les | filaments peu résistants et à membrane mince qui résultent de la germination des conidies, de sorte que l’action des sels de cuivre doit être considérée comme préventive et non curative, car le mycélium inclus dans les tissus ne saurait être atteint et détruit sans que la pl. qui lui donne asile ne fût elle-même tuée. Dr D.
Perruckenbaum. Nom all. du Fustet (Rhus Cotinus).
Persea gratissima. Nom scientifique de l’Avo- ‘catier, arbre fruitier des pays chauds.
PERSIGA Tourn., Pécher ; angl.: Peach; all.:
Pirsichbaum. (Rosacées-Amygdalées.) Ne diffère du genre Amygdalus que par le fr. qui est charnu et suceulent, et à noyau très rugueux et rustiqué, c’est-à-dire creusé d’anfractuosités blus ou moins profondes; ce dernier caractère
— PERSICA. est d’ailleurs le seul qui,botaniquement, distingue les P. des Abricotiers, Pruniers et Cerisiers. Les P. paraissent originaires de la Chine ; leur introduction en Europe remonte à plus de dix-neuf siècles. Les nombreuses formes que l’on en cultive peuvent être rapportées à deux espèces.
P. vulgaris Mill. — Spacu, Hisr. VÉGÉT. I, 386, tab. 5. — [Syn.: Amygdaius Persica L.; Prunus Persica Stokes.] — Chine. — Petit arbre, 5-6 m.; cime diffuse; jeunes rameaux lisses,
effilés, verts ourougeâtres.Flles.caduq..elliptiq.-
lancéolées, dentelées, glabres, souvent glanduleuses à la base. FI. solit. ou géminées, rose plus ou moins vif. Fr. globuleux, tr. succulent, pubescent (Pêches proprt.dites) ou glabre(Brugnons quelquef. considérés comme esp.: P. lævis DC.). Arbre fruitier des plus précieux (voir Pêcher) ; au point de vue ornemental, il a donné plus.
formes intéressantes; voici les principales :
Fig. 680. — PÊCHER DE CHINE.
PERSICA VULGARIS, VAR. SINENSIS Carr,
P. v. rubrifolia, vel. atropurpurea (FL. Des SERRES, XIX, tab. 1986), à files. rouge pourpre ; fr. de bonne qualité, rouge; chair rouge sang.
P. v. pendula (Rev. Horr. 1870-71, p. 557), à rameaux pleureurs.
P. v. flore pleno (Rev. Horr. 1852, p. 211, et 1884, p. 169), à fl. plus ou moins doubles, blanches, roses ou rouges; fr. abondants et d'assez bonne qualité.
P. v ispahensis Thouin (Axx. Mus. VIII, 425, pl. I; Rev. Horr. 1858), P. d’Ispahan; files. profondémt. dentelées ; fl. rose pâle, doubles (dans la forme ornementale) ; fr. petit, mucroné, jaune pâle; saveur agréable; peu vigoureux; se reproduit bien de noyaux.
P. v. sinensis Carr.; P. sinensis Hort.; P. de Chine (Fig. 680), souvent regardé par les horticulteurs comme une véritable espèce; il se distingue par ses flles. plus grandes, souvent terminées par une pointe brunâtre; par ses fi.
LA
PERSICA.
notablement plus amples, souvent pleines ou semi-pleines ; par ses fr. souvent irréguliers, bosselés et mamelonnés, blanc verdâtre, duveteux, se fendant volontiers, à chair blanc verdâtre, adhérente au noyau, très juteuse, comestible, bien qu’un peu amère et de médiocre qualité ; par le noyau, gros et à anfractuosités relativement peu profondes.Ilenexiste plusieurs variétés à fl. doubles d’un grand mérite ornemental et qui comptent parmi les arbrisseaux printaniers les plus beaux et les plus décoratifs. Les plus remarquables sont: P. de Chine à fi. blanche double (P. s. alba plena), du plus beau blanc; — P. de Chine à fl. carnée double (EP. 5. dianthiflora); — P. de Chine à fl. rouge double (P. s. camelliæflora); -— P. de Chine à fl. rouge cocciné double (P. s. coccinea plena), d'un rouge intense; — P.de Chine versicolore, double (P. s. versicolor), extrèmement curieux par ses fil. blanc rosé, rouges, mi-parties blanc et rouge, ou panachées, que l’on rencontre sur le même arbre et mélangées ensemble.
P. Davidiana Carr. — Rev. Horr., 1872, p. 74, fig. 10. — [Syn.: Amygdalus Davidiana Dieck ; Armeniaca Davidiana Hort.] — Chine. — Par ses fr. à chair sèche, très mince, filamenteuse, non comestible, se détachant très facilement du noyau, cette espèce se rapproche davantage des Amandiers; le noyau, à surface en partie perforée et en partie finement rustiquée, mais non couverte d’aspérités, tient le milieu entre celui de l’Amandier et celui du Pêcher. Petit arbre de 6-8 m.; rameaux grêles rappelant ceux du Cerisier Mahaleb. Filles. grandes, glanduleuses, ovales-lancéolées, longuemt. atténuées en pointe, régulièrt. et finemt. dentées, vert gai et luisantes en dessus, glaucescentes en dessous. FI. blanc pur ou d’un beau rose carné, très abondantes, extrêmemt. précoces (avant celles de l’'Amandier); noyau petit, ovoide ou subglobuleux. Belle espèce d'ornement, à floraison très remarquable, surtout pour la saison, malheureusement souvent contrariée par les froids, qui empêchent presque toujours la fructification, Très rustique sous le climat de Paris.
Les P. se plaisent dans les sols sains et chauds. Multiplication par semis et, pour les var. que l’on veut être sûr de conserver, par sreffage sur Amandier, sur Prunier,sur P. franc, etquelquef.sur Prunellieretsur Abricotier. LH.
Persicaire. Nom français des Polygonum.
PERSIL ; angl: Parsley; all.: Petersilie Petroselinum sativum Hoff. (Ombellifères.) — Masce. ATL. PL. FR. t. 137. — Europe méridionale. — Vivace à l’état sauvage, annuel ou bisannuel dans les cultures; filles. radicales en touffes, d’un beau vert, glabres, luisantes, bipinnées, à
folioles ovales et incisées, utilisées comme con-
diment; très aromatiques.
Plusieurs variétés, se distinguant par la taille et l'aspect des feuilles: P, commun, à filles. planes; P. frisé, P. nain très frisé, etc. On a essayé la culture du P. à grosses racines, mais c'est un légume médiocre.
Le P. se sème à toutes les époques de l’année, sauf en hiver, toujours en ligne ; la graine met un mois environ pour lever; le jardin n’en doit
Jamais être dépourvu, surtout l'hiver; il est bon