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Fig. 698. — PICEA EXCELSA Link. .
P. excelsa Link. (Fig. 698) (Abies Picea Desf.; Abies excelsa Loud.) ; Epicea, Pesse, Sapin cendre, Sapin rouge, Sapin de Norwège, etc. — BEIssx.
| Hans. 353, f. 99. — Indigène. — Grand et bel
arbre pouvant atteindre 40 m. de hauteur, à branches régult. verticillées et inclinées vers le sol. Rameaux brun rougeâtre, émettant des bourgeons épars à l’aisselle des files., disposition qui permet de soumettre cette esp. à la taille et d’en obtenir des haies,des palissades et des brise-
PICEA.
vents impénétrables. Files. rapprochées, raides. |
Chatons femelles pourpres lors de la floraison. Cônes pendants, fusiformes, longs de 10-15 cm. un peu arqués. Esp. forestière de première importance. À produit un nombre considérable de var. dont les plus curieuses et les mieux caractérisées sont: P.e. pyramidata, inflexa, pendula, nana, tabulæformis, etc.
P. jezoensis Maxim. (Abies jezoensis Sieb. et Zucc.) — Japon, 1851. — Grand arbre très rare et délicat dans nos cultures.
P. Menziesii Carr. (Abies Menziesii Loud.; À. sitchensis Traut. et Mey.) — Beissx. Hanps. 391, f. 105, — Californie, 1831. — Arbre de 15- 20 m.; files. minces, nombreuses et éparses ; cônes longs de 6-7 em, rétrécis à la base. Sujet à se dégarnir. À produit une var. intéressante, le P. M. crispa. aux écailles des cônes plus ondulées et plus crispées que chez le type.
P. Morinda Link (Abies Snuthiana Forbes; Abies Khutrow Loudon.) — Garp. Caron. 1885, XIII, 363, f. 64. — Himalaya, 1818.—- Sans contredit la plus belle esp du genre, pouvant atteindre de 35-40 m. de hauteur. Branches infléchies. Filles. longues de 3-5 em. Cônes fusiformes, assez semblables à ceux du P. excelsa. Croissance très rapide. A gelé en 1879-1880.
P. nigra Link., Sapanette noire. — Buxissx.
Hanos. 334, f. 94. — Amérique boréale, 1700. — Arbre de 15-20 m. Filles. très courtes, au reflet bleu foncé. Cônes plus courts que ceux du P. alba Branches inférieures infléchies, pouvant s’enraciner au contact du sol. — Var. P. n. fastigiata, P. n. Doumetrii, d'une beauté peu commune. et EP. n. pumila glauca.
P. obovata Ledebour [Syn.: Abies ajanensis.] Assez rustique, mais jamais belle chez nous, par suite des gelées printanières, de même que sa variété plus répandue, le P. o. Schrenkiana.
P. omorica Mast. — Serbie, Bosnie. — Esp.
récente au feuillage dense, vert foncé luisant en dessus, glauque en dessous, comprimé latéralement. Se comportant bien en terrain calcaire.
P. orientalis Carr. — GarD. CHRoON. 1886, XXV, 3337 f. 62. — Taurus et Caucase, 1837. — Arbre de 15 m. de hauteur. à files. fines, raides, serrées, moitié plus courtes que celles de l’Epicea commun. Cônes longs de 6-8 cm.— Var naïne, P. or. pygmæa.
P, polita Carr.; Abies polita Sieb. et Zucc. — Beissn. Hanps. 380, f. 102. — Japon, 1862. — Arbre au port rigide; files. éparses, très raïdes et très aiguës, d'un vert pâle. Cônes longs de 10-12 cm.
P. pungens Engelm. {Syn.: Pocea commutata Hort.; P. Parryana Hort.; À: Sargenti Hort.| — Californie. — Esp. très rustique, relativement récente dans les cultures, remarquable par la rigidité de son feuillage d’une superbe teinte olauque.
P. rubra Link (Abies rubra Loud.) — Brissx.
Hans. 339, f. 95, — Amér. boréale, 1750.— Arbre de 20-25 m. de hauteur, assez semblable ou P.excelsa, mais moins vigoureux. Files. éparses,
à pétiole tomenteux et rouge. Cônes couverts de résine, plus roux que ceux du P. nigra. — Var, P.r. pendula et P. r. graculis.
Elles se nourrissent d'insectes et de petits er-!
-— PIED-d'ALOUETTE.
On signale encore le P. Maximowiczii Regel., Garp. CHRON. 1880, XIII, 363, f. 64, comme étant assez rustique, mais rare dans les cult.
Les P.se multiplient généralt. de graines conservées dans les cônes, et que l’on sème au printemps en sol meuble, siliceux et frais, soit en pleine terre, soit en terrines pour les espèces délicates. Les var. se greffent sur le P. excelsaen août-sept., en placage, à l’étouffée, sous verre, en choisissant des greffons provenant de pousses droites et élancées. Ils se plaisent dans tous les terrains et n’ont pas besoin de profondeur pour développer leurs racines traçantes.- Cependant les P. alba, nigra, rubra, Menziesii et orientalis préfèrent les sols légers frais et se comportent mal en terrains calcaires. Le magnifique P. Morinda, au contraire, vient bien en sol maigre et sec. Ces arbres sont précieux pour l’ornementation des parcs et jardins paysagers.
L'Epicea commun fournit la poix jaune ou poix de Bourgogne; son écorce peut servir à la tannerie ; les jeunes pousses du 2. nigra servent au Canada à la préparation du spruce beer (bière de Sapin) Ch. Gr.
PIGRIDIUM.Genre de Composées, Cichoracées, comprenant des plantes à port de Sonchus, dont elles sont très voisines, ainsi que des Lactuca, mais présentant un involucre comme celui des Scorzonera; il renferme 5-6 espèces d'Europe australe, Afr. boréale, Asie occid. Le P. vulgare Desf., ReBg. FL. GER. 19, 1407, plante annuelle, indigène, est quelquefois cultivé pour ses jeunes rosettes de flles., qui sont employées comme sa- : lade verte, surtout en Italie et dans le Sud de la France. J. CM
PIE. La Pie (Pica caudata) est un des oiseaux les plus communs de notre pays. Elle se plaît dans les champs, les jardins, à la lisière des forêts. Elle est sédentaire, vit en familles de 4 à 6 individus et redoute peu le voisinage de l’homme. Elle se nourrit de vers, d'insectes, de | mollusques, de lézards, de fruits, de baïes et | de graines; mais elle détruit aussi les nids des | petits oiseaux, dort elle dévore les œufs et les | jeunes, et ne craint pas de s'attaquer, à l’occa- | sion, aux jeunes faisans etaux poussins. Ce n’est donc pas un oiseau inoffensif et il est bon de le tenir à distance par une crainte salutaire du. fusil. L'instinct qui le pousse à dérober et à cacher les objets brillants est bien connu, et contribue à en faire un voisin désagréable. D'E.
PIE-GRIÈCHE. Les Pies-grièches (Lanius) sont des Passereaux qui ont les mœurs des petits Rapaces, tels que la Crécerelle ou le Hobereau. |
tébrés: mulots, oiseaux, lézards, etc. La Grande! Pie-grièche (Lanius excubitor) ne craint pas de! s'attaquer aux Merles et même aux Perdreaux.! Elle a l’habitude de piquer sa proie aux épines, des haies dans quelque endroit retiré, et lon! trouve ainsi suspendus de gros insectes et même des oiseaux. La Pie-grièche écorcheur!
(Lanius collurio) a les mêmes mœurs, mais ne nous visite qu'en été. La Pie-grièche rousse (Lanius rufus) est aussi méridionale, et Se nourrit surtout d'insectes. : |
Pied-d’ Alouette. Nom français des Delphinium.