PINE-APPLE
variable. Files. irrégulièrt. fendues pinnatiséq.
ou simplemt. bifides à l'extrémité. Segm. plissés, |
plurinerviés, les infér. acumin., les supér. confluents. Graine allongée; spadice petit; fl. ternées, dont la médiane femelle. Graines à albumen ruminé. — 25 esp., de l’Inde et Archipel malais.
P. coronata Blume.—. Rump#.112-113.— [Syn. :
Seaforthia montana Mart.; Areca coronata Blume] — Java.— Filles. à segm. étroit. linéaires acum., celles du sommet prémorses.
P. Dicksonii BI. [Syn.: Seaforthia Mart.] — Ceylan; forêts du Malabar. — Tronc grêle, cespiteux. Files. arquées, à pinn. linéaires lancéol.. plissées, tronquées, prémorses, celles du sommet confluentes. Petioles rouges à l’état jeune.
P. gracilis BI. [Syn.: Areca gracilis Roxb.] Stipe de 3-4 m., cespiteux. Files. à segm. plissés, les infér. linéaires, longuemt. falciformes, acu-
Cr:
min., les termin.confluents, tronqués, brièvemt. …
fendus, à divis. bidentées.
P. latisecta Bl — Rumupu. 108. — [Syn.: Seaforthia Mart.; Nenga latisecta Scheff.] — Sumatra. — Tiges médiocres ; frondes pinnatiséq. à rachis ponctué, écailleux, segm. lancéol. faleif. très acumin., parfois bifides, le terminal très
large à pointe incisée dentée, Spadice longuemt.
pédonculé, trifide.
P. Nenga BL. Voyez Nenga.
P. paradoxa Scheff. Voyez Nengella.
P. vestiaria Blume. [Syn.: Areca Giseke.] — Ile Bouro. — Stipe peu élevé, garni à sa base d’un faisceau de racines adventives épineuses; pinnules rapprochées, plurinerviées, aiguës.
On cultive aussi: P. celebica Scheff.; P. furfuracea Blume, Rumps. 116. [Syn.: Seaforthia Mart.|; P. Kuhlii Bl, Rumpx. 111. [Sÿn.: Seaforthia Mart.]: P. malayana Scheff. [Syn.: Seaforthia, Marr. t. 158, f. 3]; P. Noxa B1., Rumpu. 110. [Syn.: Seaforthia Reinwardtiana, Mar.
t. 158, f.2]; P. salicifolia BI. [Syn.: Ptychosperma
tenella Wendl.]; P. ternatensis Scheff. [Syn.:.
Areca gigantea Hort.] Serre chaude. J: D Pincement. Voir Taille.
Pincenectitia. Voir Nolina.
PINCES. Diverses sortes de pinces sont employées en jardinage. Les suivantes sont surtout
utiles :
P. à inciser la Vigne. Outil servant à prati=
quer l’incision annulaire sur la Vigne. On en a inventé de différentes formes; plus .ou moins.
pratiques. Le but à atteindre, est de produire; sur le sarment, une interruption bien nette de
l'écorce, en forme de bague étroite; les P. à.
inciser permettent, par un simple mouvement:
de la main autour du sarment, d'obtenir rapis
| dement ce résultat. . ® | . P. de fleuriste. Pince à mâchoire plate, por. » tant, en dessus ou sur le côté, un appendice
pour couper le fil de fer. ;
P. de treillageur. Sorte de tenaille légère et à longues poignées, permettant de serrer, de tordre et de couper le fil de fer. Cet outil, couramment employé par les treillageurs, peut être
remplacé par une P de même forme Lo la |
de fleuriste, mais plus forte.
Pine. Nom anglais des Pins. (Voir Pinus.) Pine-apple. Nom anglais de l’ Ananas (Ananas: sa sativa). |
PINGUICULA.
PINGUICULA L.. Grassette. (Lentibulariées.) PI. vivaces herbacées, à files. entières, charnues, en rosette radicale; hampes uniflores; fl. irrégulières, penchées; calice à 5 parties, persistant; corolle hypogyne, bilabiée, à tube court, éperonné à la base; lèvre supér. bilobée, l’infér. trilobée, plus grande que la supér. ; étamines 2, insérées à la base de la corolle; ovaire libre, uniloculaire; style 1; capsule bivalve et polysperme. — Env.30esp.,des lieux humides de l'hémisphère boréal et de l'Amérique méridion. Les esp. suivantes sont dans les cultures: P. alpina L., des Alpes, à fl. blanches; elatior Michx., des Etats-Unis, à grandes fl. bleues; grandiflora Lam., des Alpes ; longifolia DC , des montagnes de l’Europe occid.; lusitanica L., de Portugal; Reuterii Genty, du Jura; vulgaris | L., d'Europe, d’Asie et d'Amérique, qui, toutes, se cultivent dans un sol moussu, léger, humide, et à mi-ombre. Le P. caudata Schlecht,, des montagnes du Mexique, et le vallisneriæ- \ folia Hort., d'Espagne, sont deux esp. de serre qui sont recherchées pour la beauté de leursfiles., très larges, décoratives, aussi bien que pour : leur fl. Il faut à ces 2 dernières esp. la serre tempérée. Multiplic. par semis faits dans une composit. de mousse, de sphagnum et de terre | de bruyère fibreuse. KG.
1 Pink. Nom anglais de !’Œillet Mignardise | (Dianthus plumarius).
Fig. 704. Feuille pinnatifide.
| PINNATIFIDE. (Fig. 704.) On applique ce nom aux feuilles découpées en lobes aigus dont les sinus ou découpures ne dépassent pas le rs de chacune des moitiés du limbe (à demi-
istance entre le bord de la file. et la côte mélane).
1 PINNATIPARTITE. (Fig 705.) Les feuilles pinnatipartites diffèrent des fÎles. pinnatifides var les sinus plus profonds, atteignant à peu orès la côte médiane. La file arrive alors à ressembler à une file. composée, chaque lobe renant plus ou moins l’aspect d’une foliole. Dans :e dernier cas, la file. est dite Pinnatiséquée.
| Pinné. Synonyme de Penné.
PINNULE. Nom sous lequel on désigne les di- Hisions des frondes pinnatiséquées des Fougères. Pinsapo. Nom vulgaire de l’Abies Pinsapo.
PINSON. (Fringilla cœlebs.) Ce Passereau ne asse que l’été dans le centre de l’Europe: il migre en hiver et va passer cette saison en “Spagne, dans le Sud de l'Italie et le Nord de Afrique. Dès le premier printemps il arrive en
— PINUS
sont nourris d'insectes. Il y a ordinairement deux couvées consécutives. Bien que granivore, le P. ne cause aucun dégât, car il ne recherche que les graines des mauvaises herbes, et pour élever les deux couvées il détruit quantité d'insectes. Dr T:
Fig. 705. Feuille pinnatipartite.
PINTADE. (Numida meleagris.) Ce Gallinacé, originaire d'Afrique, et qui était déjà connu des Grecs et des Romains, est plus facile à apprivoiser que les autres Gallinacés sauvages. Son humeur querelleuse et l'habitude que les femelles ont de cacher leurs œufs, rendent seules son élevage difficile. Il faut donner les œufs à couver à des poules ou à des dindes. Les jeunes s'élèvent facilement, mais les adultes eux-mêmes ne supportent pas les grands froids On peut laisser les P. errer et courir librement dans le jardin, sauf à l’époque de la ponte : elles rentrent toujours au poulailler. La chair de cet oiseau est supérieure à celle du poulet et comparable à celle du faisan. La P. étant monogame, il convient d’avoir à peu près autant de mâles que de femelles. Dur.
PINUS. (Conifères-Abiétinées.) Arbres le plus souvent de première grandeur, à branches régulièrt. verticillées, dont les jeunes pousses de l’année ne produisent presque jamais de bourgeons sur leur longueur Files. géminées, ternées ou quinées, dans une gaine commune et de longueur variable suivant les esp. Chatons mâles disposés en épis à la base des nouveaux bourgeons. Chatons femelles isolés ou en faisceaux à l'extrémité des rameaux. Cônes renversés ou horizontalt. placés sur les branches, ne mürissant que la deuxième ou la troisième année, à écailles coriaces, persistantes, épaissies au sommet. Graines ailées, plus rarement non ailées. Nombre considérable d’esp. originaires des rég.tempérées ou froides et élevées duglobe.
4er Groupe. — Pins à 2 feuilles (quelquefois à 2 et 3 feuilles).
P. austriaca Hôss. — Autriche. — Arbre forestier et d'ornement de premier ordre, de 25- 30 m. de hauteur, à files. géminées, vert sombre, longues de 12-14 cm., à cônes moyens, horizon-
rance et commence à bâtix son nid. Les petits | taux. Graines ailées.
PINUS.
P. Fremontiana Endl., Pinus monopaylla Torr.
et Frem. — Garp. Caron. 1883, XX, 44, f. 8. — Californie, 1847. — Arbre de 8-10 m., très ornemental, distinct par ses files. vert clair, soudées et paraissant solitaires.
P. halepensis Aït. — (GarDn. CHRON., 1884, XXII, 553, f. 97 et 1888, III, 629, f. 84. — Petit arbre de 10-15 m. de hauteur, au port buissonneux et diffus. Gèle à Paris, Sont considérés, par certains auteurs, comme simples variétés de cette espèce. les P. abasica Carr.; P. Brutia Ten.; P. pyrenaica Lapeyr.; P. Saltzëmanni Dun.
P. Laricio Poir. — BEissnEr, Hanos. 239, ft 59. Arbre forestier de 30-40 m. d’une grande valeur et d’un certain mérite ornemental. Son bois est très recherché pour la mâture et les constructions navales. — Var. P. calabrica et taurica.
Fig. 706. — PIN MARITIME. PINUS PINASTER Sol.
P. Pinaster Sol. Pin maritime. (Fig. 706.) — Arbre vigoureux, de 20-25 m., d’une très grande utilité pour retenir le sable mouvant des dunes tout le long du littoral atlantique. — Var. P. P. Hamiltonii. Lemoiniana, major et minor; sont considérés aussi comme var. de cette espèce: les: P. densifloræ et Massoniana de Sieb. et Zuce., du Japon.
P. Pinea L, Pin Pignon. — Garp. CHRox., 1888. IV, 604, f. 84-85. — Arbre de 20-25 m, affectant la forme d’un gigantesque parasol, à cônes volumineux et à graines comestibles.
P. sylvestris L. — Beissner, Hanpe. 227, f. 58. — Espèce forestière de premier ordre, ayant produit des formes très variables sous le rapport du développement, de l'apparence et de la qualité. Au nombre de celles-ci, il faut citer: les Pins de Briançon, d'Écosse et de Riga.
P. uncinata Ram. in DC. Pin à crochets. —
les longuement recourbées. Rustique.
sants: P. Benthamiana Hartw.; Californie 1849; rustique. P. canariensis Chr. Smith.; Canaries
| rustique.
‘XXII, 11 et 1887, I, 769, f. 144. — Amér. b
— PINUS
Garp. Cnrox. 1884, XXII, 208, f. 42. — Arbrisseau de 5-6 m. précieux pour l’ornementation des rocailles. Formes très voisines de cette esp. et pouvant être employées aux mêmes usages:
P. Inops, montana, Mugho et pumiho.
Dans ce groupe des Pins à 2 files. à la gaine, nous citerons encore les P. Banksiana Lamb.; contorta Dougl.; mitis Michx. et pungens Michx.
2° Groupe. — Pins à 3 feuilles.
P. australis Michx., P. palustris Mill.— Caroline et Floride 1730. — Véritable Pitch Pine des Américains. Supporte mal nos hivers. Var. P. a. excelsa.
P. Bungeana Zucc. — (xarp. CHRON. 1882, XVII, 8, f. 2.— Chine septentr. 1860. — Intéres-« sante esp. rustique, à cônes arrondis, moyens, à écailles mucronées épaissies et comme ridées.
P. Coulteri Don.— Garp. CHRoN. 1885, XXII.
415, f. 78-74. — Californie 1832. — Bel arbre de 25-30 m., à tr, longues files., et à cônes aux écail-
P. insignis Dougl. — Garp. CHroN. 1878, IX 108. f. 22-28. — Californie 1833.— Arbre élégant, à la verdure fraiche et herbacée. Gèle malheureusement sous le climat de Paris.
À ce groupe appartiennent encore les intéres=
1759 suivant Loudon et 1815 d’après Carrière; non rustique. P. Gerardiana Wall.; Népaul 18204 rustique. P. Jeffreyi Balf. ; Californie 1854; rus= tique. P. longifolia Roxb.; Népaul 1801; non P. muricata Don.; Californie 18465.
P. Parryana Gord.; Hte.-Californie.s P. ponderosa Dougl.; Am. bor. 1826, P. Sabiniana Dougl.; Californie 18265.
rustique. P.tæda L.; Floride et Virginie 17138 rustique. P. tuberculata Don.; Californie 1846, peu rustique. 4 (1 P. Cembra L. — Brissnir, Haxos. 276, f. GO — Indigène, — Arbre de 15-20 m., à croissa | lente. Son feuillage est épais et ses cônes appe auves dans le Briançonnais renferment des graines comestibles. — Var. P. C. pumala, pyg mæa, stricta et viridis. "4 P. excelsa Wall — Garp. Caron. 1883, XX, 249, f. 35. — Népaul 1827. — Grand et bel arbre de 30-40 m , à longues fil. glauques, retomban à cônes cylindriques et pendants. À cette esp certains auteurs rattachent le P. peuce Gris.,0 la Roumélie et introduit en 1864.
P. Lambertiana Dougl. — Garv. CHRON. 18
rustique.
rustique.
rustique.
3me Groupe. — Pins à 5 feuilles. | |
ee N ES AS
1827. — Très grand arbre de 50-60 m., à long files. vert brillant et à cônes dressés la premie année et pendants à la maturité.
P. Strobus L. — Bgissxer, Hanpe. 290, À — Amér. bor. 1705. — Bel arbre de 30-40, très ornemental, rustique, à feuillage ra glauque, et à cônes pédonculés, résineux et per dants. — Var. P.S. aurea, nana, nivea, SÉIICM et umbraculifera. 14
Signalons encore dans ce groupe, 1° comme, étant rustiques : les P. koraiensis Sieb. et Aue6:
FF VE à 2 patosees
ET
. PINUS. — Corée 1846. P. mandshurica Carr., P. monticola Dougl.; Californie 1831. P. parviflora Sieb. et Zucc.; Japon. — 20 comme non rustiques,
les espèces mexicaines suivantes: ÆP. Ayacahuite Ehr. 1840. P. Gordoniana Hartw. 1847.
P. Hartwegii Lind. 1839. P. macrophylla Lindl.
| 1839. P. Montezumæ Lamb. 1839. P. Russelliana
| Lindl. 1839.
Culture. multiplication et emploi. — Les Pins
| sont pour la plupart des essences forestières
| extrêmement rustiques, ils s’accommodent des | sols les plus divers, soit siliceux ou calcaires | pour les P. austriaca, Laricio, Pinaster et syl-
| westris, soit graveleux et schisteux pour les P.
\ Sabiniana et Coulteri, soit gras et tourbeux pour
| les P. Strobus et excelsa. Ce sont aussi des arbres
| d'ornement de premier ordre, très convenables | pour isoler ou grouper dans les grands parcs, où ils se comportent surtout bien dans les sols profonds, siliceux et frais, Les espèces se multiplient de graines que l’on sème au prin- | temps, soit en pépinière, en planche, en sol bien | ameubli, soit en terrines. Les variétés horticoles se propagent par la greffe en placage faite en août-sept., sous verre, à l’étouffée, en obser-
‘vant de choisir pour sujet une espèce appar-
| tenant au groupe de la variété, c'est-à-dire présentant le même nombre de files. à la gaine.
! Le bois, la résine, les feuilles, les bourgeons,
| les cônes, les graines de ces végétaux procurent
à l’homme des produits précieux Ch. Gr.
! PIOCHE. Outil à manche droit, solide et re-
lativement court, et à fer un peu arqué, long,
épais, massif et résistant, présentant au milieu un trou prolongé par une douille, dans lequel
“sénéralt. pointu (voir Pic), tandis que l’autre est aplati, soit quelquefois en forme de hache, soit bien plus souvent en forme de houe allongée, étroite et épaisse ; dans ce dernier cas, l’instrument est plus particulièrement appelé Tournée. La P. dite Piémontaise réunit les deux sortes de fers tranchants, celui en forme de hache et celui en forme de houe étroite.
Les P. sont indispensables pour les défonce- - ments, les défrichements, l’extirpation des troncs d'arbres, racines, broussailles, etc.
AE PIOCHON. Sorte de pioche à fer unilatéral, ’’est-à-dire emmanché à l’un des bouts: ce fer »st relativement long, étroit, épais, solide et égèrement cintré. Le P., appelé aussi Hoyau, lans certaines localités, est fort utile pour fouir 2s sols pierreux, pour cultiver les terres comactes, pour défricher, arracher les arbres, etc. | L. H.
| Pione. Nom vulgaire du Pæonia officinalis.
Piony. Nom anglais des Pivoines. Voir Pæonia. | Pipe-tree. Nom anglais du Lilas. Voir Syringa. PIPER L., vulg. Poivrier. (Pipéracées.) Arriss. quelquef, grimpants, à files. alternes, habiellement entières, à stipules très variables de prme; fl. accompagnées de bractées recouvrant rachis de l’épi,solitaires àl’aisselle des bractées, remt. monoïques; fl. hermaphrodites, habiellt., sans périanthe; 2-4 étamines ou plus:
ithères à loges distinctes ou soudées en une ule; ovaire uniloculaire, uniovulé; baie ovoïde
) Le Le
— PIPTANTHUS.
ou globuleuse, lisse, à péricarpe succulent ou légèrement charnu, saillante sur le rachis ou enfoncée. Environ 60U esp. de toutes les contrées chaudes du globe, manquant en Europe et dans l'Amérique du Nord, sauf le Mexique.
P. Betle L. — Sud de l’Asie. — B. M. 3132; Rezp. Mac. 7, 15.— C'est le Betel, usité comme masticatoire dans tout le Sud de l'Asie.
P.excelsum, var. aureo pictum Hort. — Nlle.- Zélande. — Filles. ovales, cordiformes, acuminées, marquées d’une grande tache crème; pétioles ailés. Serre froide.
P. Futokadsura Sieb. — Japon. — Filles. ca-
duques, ovales, acuminées, glabres; fr. rouge vif. PI. demi-rustique.
El Fig. 707. — PIPER PORPHYROPHYLLUM N. E. Br.
P. porphyrophyllum N. E. Br. (Fig. 707.) — Péninsule malaise. — R. H. 1883, 560; FL. D. S. 1491. — Filles. cordiformes, orbiculaires, cuspidées, vert bronzé, tachées de rose; face infér. purpurine. Syn.: Cissus porphyrophyllus Hort.
Le P. nigrum L. fournit le poivre usité comme condiment. Le P. Cubeba L. Cubeba officinalis Miq.
Serre chaude ou tempérée; boutures de pousses demi-aoutées sous cloche. EH
PIPIT. (Anthus arboreus.\ Cet oiseau a les mœurs des Alouettes (voir ce mot). Il se nourrit presque exclusivement d’Insectes et fait son nid au ras du sol. Il nous visite seulement pendant l'été. Le P des prés (A. pratensis), ou Farlouse, se tient plus à terre que le précédent, mais il a les mêmes habitudes et le même régime. Le P.
aquatique (À. aquaticus), ou Spioncelle, est une espèce des montagnes, très commune dans les Alpes. : DE
Pipistrelle. Voir Ghauve-souris.
PIPTANTHUS D. Don (Légumineuses-Papilionacées.) Genre comprenant une seule esp., le P.nepalensis Don. (Thermopsis nepalensis DC.), arbriss. de l'Himalaya, qui n’est rustique Sous
PIPTANTHUS.
le climat de Paris qu'à la condition d’être planté en situation chaude et abritée. La pl. atteint 2-3 m. de hauteur; les files. sont persistantes, à 3 folioles; les fl. s’'épanouissent en mai-juin ; elles sont jaunes, disposées en grappes, d’une faible valeur ornementale. Multiplication par graines.
PIQUANT. Nom sous lequel on confond les aiguillons et les épines (voir ces mots).
PIRIFORME. En forme de Poire
PIRUS ou PYRUS Tourn., Poirier; angl.: Pear; allem.: Birnbaum. (Rosacées-Pomacées.) Les caractères généraux sont ceux du genre Malus, avec lequel certains botanistes le réunissent. Les différences sont les suivantes: FL répandant une odeur forte et peu agréable: filets des étamin. divergents: anthères rouges ou violettes avant l’anthèse ; styles distincts et libres, sauf dans les P. mahfolia et P. Bollwilleriana, hybrides dans lesquels les styles sont cohérents par leur moitié infér. Fr. ordinairt. turbinés ou pyriformes, et ombiliqués seulement à leur sommet, exceptionnellt. maliformes et ombiliqués aux deux bouts. On en compte une vingtaine d’esp.,
parmi lesquelles :
P. comraunis L. — Lois. Nouv. Duxan. VI, p. 192, tab. 59-74 bis; Done. JarD. FruiT. Mus, tab. I, — Europe, Asie occid. — Arbre de 1C- 15 m., épineux dans le jeune âge. Files. ovaleslancéolées, finement dentelées, longuemt. pétiolées. Fr. petit, tr. acerbe. Bois rougeâtre, dur, pesant, d’un tissu fin et serré, recherché dans l’industrie. A donné, par la culture, un nombre considérable de var. ou d’hybrides d’un très grand interêt horticole (voir Poirier). Il à aussi fourni quelques formes ornementales, notamment: P. c. flore pleno, à fl. doubles, et P.c. pendula, à branches retombantes.
P. salvifolia DC., P. Sauger ; vulg. P. de Cirole. [Syn.: P. Saugeana Hort.] — France. — Distinct surtout par ses files. toujours plus ou moins cotonneuses et blanchâtres en dessous. Souvent confondu avec le P. nivalis Jacq., dont il est fort voisin. Les fruits du P. Sauger donnent un poiré très estimé dans l'Orléanais ; ceux du 2. n'valis sont consommés à l’état blet, surtout en Autriche, où l’arbre est fréquemment cultivé.
P. salicifolia Pallas. — Doxe. Jarp, Fruir.
Mus. tab. 12. — Caucase. — Remarquable par son port divariqué et pleureur ; ses jeunes rameaux cotonneux argentés;ses files. longues et étroites, ondulées ou contournées, grisâtres en dessus, argentées et cotonneuses en dessous.
Fr. petits, verdâtres, tr. astringents. Jolie esp. d'ornement, ne dépassant guère 5-6 m. de haut. ; à greffer en tête.
P. elæagrifolia Pall. — Dexe. I. c. tab. 17. — [Syn.: P, elæagnifolia Hort.: P.orientalis Horn.; P. persica Pers.] — Caucase. — Esp. voisine de la précédente, mais à rameaux érigés et à feuillage moins argenté; également ornementale.
On peut encore citer, dans cette série: P. betulæfolia Bnge.; Doxe., I. ec. tab. 20; de Chine; se rapprochant du P. Sauger. — ÆP. canescens Spach, intermédiaire entre le P. Sauger et le P. à feuilles de Saule. — P. longipes Coss. et Dur. ; Doxe. L.c. tab. 4: d'Algérie. — P. amygdaliformis Vit Tiyne parviflora Desf.; P. eriopleura
PISTACIA.
Rchb.]; de l'Europe mérid.; arbrisseau de 3-4 m., très touffu, tomenteux et blanchâtre, — P. sinaica Thouin, Mén. Muséum, I, 170, tab. 9; d'Asie Mineure : arbre d’une dizaine de mèt., à files. grisâtres. — P. Michauxi Bosc; Dons. Le. tab. 16; à feuillage blanchâtre, espèce assez intéressante pour l’ornementation, ainsi que les deux précédentes. — P. Pashia Hamilt.; Done.
L. c. tab. 12; du Népaul: espèce demi- rustique, à floraison très hâtive et très belle, — P, sikikimensis Hook.; B. M. 1895, tab. 7430; espèce voisine de la précédente. LR heterophylla Rel. et Schmal; Garp. CHroN. 1890, VIT, 115; d'Asie; à files. grisâtres, lancéolées, les unes irrégulièrt. crénelées-incisées, les autres plus ou moins lobées ou découpées.
P. sinensis Lindl. — Bor. Rec. t. 1248. — Chine. — Espèce très belle et très vigoureuse, distincte Surtout par ses files. grandes, acuminées, élégamment et assez longuement et fine ment dentées, lustrées en dessus. Fr. de form très variable, turbinés, globuleux, cylindriques etc., d'une odeur particulière, à peine mangeables: Peut servir à l’ornement; sols argilo-siliceux un peu frais.
P. maälifolia Spach. — Hisr. VéGér. IT, 131 tab. 8, fig. P. — Arbre très curieux, probabl menthybride de P.et de Pommier, ayant l’aspec le port et presque les files. de ce dernier. P leurs styles cohérents inférieurt., les fl. ra pellent aussi celles du Pommier. Fr. turbinés, à chair jaunâtre, très médiocre; très généralt… stériles. 4 ‘|
P. Bollwilleriana DC. — Bor. Rec. tab. 1437. |
[Syn.: Æ. Pollveria L.; Nouv. Duxaw.
tab. 58; Space, LE FE 132, tab. 8; P. Pollwitleriana ©. Bauh. P. Pollweriana Car. , REV.HoRT. | 1885, 416, fig. 76.] — Petit arbre de 5-6 ms files. assez grandes, blanchâtres en dessous, f01 tement et irrégulièrement dentées ; fl. en corym dense, exhalant une odeur fade; fr. tr. petits, \ pyriformes, rouge orangé du côté du soleil, à chair douce et assez sucrée, presque toujours ' stériles. Considéré comme un hybride entl 4 l’Allouchier et le Poirier commun.
Les P. se multiplient par semis, et surtout par greffage sur P. franc, sur Cognassier et SuL Aubépine. L. ED
Pirus (Malus) floribunda. (Fig. 710.) Voir Ma. lus floribunda, p. 801.
PISTACIA L. (Anacardiacées.) FL. apétales, dioïques : fl mâles à 5 étamines, très courtes; à, filets connés avec le disque; fl. femelles ovaire sessile, uniloculaire, à style court, trif à ovule suspendu: fruit drupacé, monospe sec, avec un noyau osseux et une ama comestible dans une esp. Arbres ou arbr à files alternes, caduques ou persistantes, {HE liolées ou bien pari- ou imparipennées ; srappes axill. et petites. — 8 esp. de la r médit., Asie oceid., Canaries, Chine et Mexique:
P. atlantica Desf. — Région médit. — W Caxar. 66. — Flles. persistantes à 9 f0 graduellement rétrécies de la base au SOmMmeL ue imparipennées ; grappes en panicules. C’est Bétoum des Arabes. Arbre haut de 12 mètres! 4
P. Lentiscus L. — Région médit. — . | Duxax. 1, 18; Sisrn. FL: GR19910S
\ lac F1
ÆÆ
PISTACIA.
persistantes, à 2-5 paires de folioles paripennées, à pétiole étroitement ailé; f.en petites grappes simples, axillaires ; arbuste de 3 mètres.
P. Terebinthus L. — Région médit.. Europe centrale. — Siptu., FL. GR. 956. — Files. caduques, à 4-5 paires de folioles imparipennées, à pétiole non ailé ; fl. engrappe rameuse, allongée ; arbre de 3-5 mètres.
P. vera L., vulg.: Pistachier. — Région médit., Orient. — N. Du. 4, 17. — Filles à 5 folioles caduques, assez grandes, orbiculaires ; fruit gros, à amande comestible.
Les P. Lentiscus et Terebinthus fournissent, le premier la résine de mastic, le second la Térébentine de Chine ; le bois du P. oleosa est usité en Indo-chine.
On greffe le P. vera sur le P. Lentiscus et Terebinthus et on le multiplie de semis qui donne 1 0/, de plantes mâles. 12 ©
PISTIA L. (Aroïdées.) Genre formé d’une seule esp., P. Stratiotes L., croissant dans les eaux douces de tous les pays trop., excepté l'Australie et les iles du Pacifique; herbes nageantes, acaules, pubescentes, stolonifères, à racines fibreuses ; files. en rosettes, sessiles, obovales, * en coin, à nervures en éventail, proéminentes « en dessous. Ornement des aquarium de serre, où | cette pl. flotte sur l’eau comme de grosses Lentilles d’eau, et s’y multiplie rapidement au moyen de ses stolons, sans qu'on ait à s’en occuper. Voir B. M. 4564; FL. p. S. VI, t. 625, p. 1289; Jaro. FL. t. 137. - EG:
* PISIFORME. Qui a la forme d'un Pois.
: PISSENLIT; angl.: Dandelion; all: Butter- 1 blume, Lüwenzahn. (Taraxacum Dens-leonis.) : (Composées-Cichoracées.) — Mascz.ArTL. PL. FR. t 193. — Indigène, vivace, acaule ; racines pivotantes ; files. glabres, en rosettes, atténuées en pétiole à la base, pennatilobées et roncinées; hampe florale nue, fistuleuse, monocéphale; fi. jaunes; achaines épineux, munis d’un bec et d’une aigrette poilue. Commun dansles endroits gazonnés, où on va le recueillir à l’état sauvage, pour le consommer ensalade verte de printemps ; lore par la culture dans les jardins, où on cultive surtout les P. à cœur plein, P. à larges ‘feuslles, P. mousse, P. très hâtif, etc.
On sème en mars-avril, même jusqu’en juin, de préférence en lignes; le plant, à l’éclaircie, est laissé à 7-8 cm de distance; en octobre, on le recouvre de 12-15 cm. de terre, sous laquelle les feuilles poussent et blanchissent; on récolte Ie la mi-février à fin d'avril, en coupant le P. entre deux terres au dessous du collet. Le produit est plus beau, si la plante est semée plus tôt, 2t repiquée en pépinière. Le P. fournit en cave une excellente Barbe de capucin; en traitant “comme la Chicorée sauvage. 6 Pistache de terre. Voir Arachis.
PISTIL. Le Pistil ou Gynécée est constitué par un ou plusieurs carpelles (voir ce mot),libres | uconcrescents. Lorsqueles carpellessontlibres, hacun d'eux présente un ovaire, un style et un tigmate (voir ces mots) ; lorsqu'ils sont concresents, ils peuvent former un pistil unique en se joudant complètement, de manière à ne plus vrésenter qu’un seul ovaire, un seul style et un Yeul stigmate (Primèvere); dans d’autres cas, la
me
— PITCAIRNIA.
: soudure porte seulement sur l’ovaire et le style (Iris); enfin, elle peut ne porter que sur l’ovaire (Œillet), le style et le stigmate restant libres.
Pisum. Voir Pois.
PITGAIRNIA L’Hérit. (Broméliacées.) Plantes acaules, rart. caulescentes, à rhizome court ou allongé; files. en fascicules, engainantes à leur base, linéaires, étroites, contractées quelquefois en pétiole canaliculé, toutes de même forme ou bien hétéromorphes,les unes veinées et vertes.les autres cornées, brunes, épineuses et défensives, persistantes ou bien caduques dans la portion située au dessous de la gaine, glabres ou écailleuses; scape presque vert ou bien allongé et couvert de feuilles vertes semblables à celles de la rosette ; inflorescence en grappe paniculée ou très simple; fleurs hermaphrodites, à sépales libres habituellement réguliers et symétriques, aigus ou mucronés au sommet; pétales libres
jusqu’à la base, ovales, à onglet linéaire, arron-
dis ou aigus à leur extrémité, souventirréguliers, sans ligules ou munis d’une seule ligule triangulaire ; 6 étamines à filets inclus; pollen sillonné
longitudinalement: ovaire supère dans les 3/,
supérieurs; capsule s'ouvrant par 8 valves;
graines nombreuses, munies d’une ou de 2 ailes.
Le genre P. est un des plus nombreux en esp.
de la famille des Broméliacées et passant par des intermédiaires aux Billbergia, Puya, Dyckia, ainsi qu'aux Vriesea. Il est formé d’esp. terrestres ou saxicoles, très rart. et encore accidentellement parasites, toutes vivaces àl’exception d'uneseule.
On en connaïît 134 esp. du Mexique, des Antilles, de l’Amérique mérid. et de l'Amérique centr.
On a divisé le genre P. en un certain nombre de sous-genres basés sur le mode de déhiscence du fruit et sur la disposition de l’inflorescence.
L'inflorescence peut être une grappe ou une panicule, formée de fleurs grêles, portées par des pédonceules bien marqués et rigides, avec des bractées de petite dimension, les supér.
plus courtes que les sépales; des fl. axillaires et des pétales irréguliers ou rar. recourbés.
Dans le premier cas, le fruit est pseudocapsulaire et indéhiscent, avec l'ovaire entouré du périanthe dans les 3/, de son étendue (Melinonia) ou bien l'ovaire entouré seulement dans sa moitié inférieure et la présence d’une tige (Pepinia); le fruit peut aussi être une capsule et nettement déhiscent: 4 pétales avec ligules intérieurement (Æupitcairnia) avec les graines pourvues d’une seule aile (section Schweideleria) ou de deux (section normales); ils peuvent manquer de ligule (section el:gulatæ).
Un autre groupe, d'importance moindre au point de vue du nombre des représentants, comprend les esp. à inflorescence très simple, rarement paniculée, formée de fleurs irrégulières, épaisses, portées par un pédoncule court, très épais ou sessile, avec des bractées bien marquées égalant ou dépassant les sépales. Quand l'inflorescence est très simple.les espèces rentrent dans le sous-genre Phlomostachys ; si elle est paniculée, c'est des Glomeropitcairnia qu'il s’agit.
Telle est dans ses grandes lignes la classification adoptée par M. Mez dans sa monographie de la famille des Broméliacées.
PITCAIRNIA.
De nombreuses espèces de ce genre ont été , cunéiformes, charnues,mucronées ; fl. blanches,
introduites ou cultivées. Citons les suivantes : Altensteinii, Andreana (Fig. 711), brachiata, bromeliæfolia, cinnabarina, corallina, densiflora, flammea, Funckiana, Karwinskiana, furfuracea, latifolia, maydifoha, Morel, Moritziana, pungens, recurvata, Rœzlii, rubiginosa, tabulæfor mis, straminea, undulata, etc.
Culture et multiplication des Æchmea et des PBillbergra. PPT
Pitcher-Plant. Nom anglais des Nepenthes et des Sarracenia.
PITTOSPORÉES; (Dicotylédones-Polypétales- Thalamiflores.) Famille comprenant des pl. à fi. irrégulières, à 5 sépales, à 5 pétales, à 5 étamines libres, hypogynes, alternant avec les pétales. L'ovaire est libre, uniloculaire ou à 2-9 loges incomplètes. Les ovules sont anatropes et généralement nombreux dans chaque loge.
Le fruit est une capsule à valves ligneuses ou une baie. La graine est albuminée, à embryon très petit. Les files. sont alternes, sans stipules.
PITTOSPORUM Banks (Pittosporées.) Arbriss.
ou arbustes dressés, glabres ou poilus ; files, habituellt. persistantes,entières ou sinuées-dentées, quelquefois disposées en verticilles terminaux ;fi. terminales, en corymbes serrés, subombellées, paniculées, solitaires, axillaires ou latérales; sépales distincts ou connés: pétales plus ou moins counivents ou adhérents ou étalés dès la base; ovaire sessile ou stipité, 2-5 loculaire:; capsule globuleuse, ovale ou obovale, comprimée, à valves coriaces. — Environ 55 esp. de l’Afrique, de l'Asie trop., d'Australie, de la Nlle.-Zélande et des îles du Pacifique.
Fig. 708. — PITTOSPORUM ToBtRA Ait.
P. Tobira Aït. (Fig. 708.) — Japon et Chine.
— d. chinense Don. — Kzæmpr. Am. p. 796; CLEYER, FL. Jap. 64; B. M. 1936. — Rameaux dressés, serrés, velus quand ils sont jeunes, formantun arbuste de 2-3 m.; files. en faux verticilles,