PLAQUEMINIER
1° Le P. dItalie(D.Lotus L.),arbre d'ornement, utile par son bois, et pour recevoir la greffe des P. japonais.
20 Le P. de Virginie (D. virginiana L.).
| (Persimmon des américains), également à bois | flammé de brun noirâtre, robuste sous le climat | de Paris, produisant un fruit (baie) ayant l’as- | pect d’une Prune de Reine-claude; ses var. D. coronaria et lucida ont une saveur moins âpre dans le fruit et entrent aussi dans la consom- | mation; l'arbre se reproduit par semis, comme le précédent.
, S80Le P. du Japon (D. japonica), (le Kaki \ des Japonais, le Schi-tse des Chinois»), qui est «pour la région méditerr. l’esp. la plus intéressante, ses var. nombreuses produisant un beau fruit comestible, ayant l'aspect d’une Orange ou d’une Tomate.
, Fig. 710. — PrrRus (Malus) FLORIBUNDA Sieb.
La production de cette baie sur les jeunes raaux ne nécessite aucune taille des branches rs grands arbres; les buissons peuvent - re taillés. La récolte des fruits se fait à l’aumne; leur maturité ne tarde pas. Par suite Mportations et de semis, nous possédons -Wà un certain nombre de types intéressants.
SP. Guiboshi, Hachiya (précoce), Zsuru-no-ko, Lbuto-gakr, Nitari-Okanie, Tsourou, Yakoumi.
do-ichi, Yemon, Zenzi (tardif), sont de gros ls rouge orange ou vermillonnés ; et parmi nuances pâles: Daïdai-mazu, Hiyakume, re-nashi, Zsuri-gane, Nashi-no-tan, Nitari, Mmo-maru, Shimo-Shiradzu. Le D. costata à été 16 des premières variété cultivées en France. - \u Japon, les Plaquemines sont classées en lits doux, fruits âpres, fruits à sécher. Leur ploi comestible à l'état de blettissement, leur lisation dans l’industrie et les modes de con- Vation, nécessitent certaines préparations nomiques. Ch. B.
tasmodiophora. Voir Hernie du Chou.
— PLATANUS.
PLATANUS Tourn., Platane; angl.: Planetree.
(Platanées.) Gds. arbres. Ecorce grisâtre, celle du tronc et des grosses branches se détachant par plaques. Bourgeons gros, écailleux, d’abord cachés dans la base élargie et creuse des pétioles, et n’apparaïissant qu’à la chute des files. Cellesci, caduques, alternes, pétiolées, subcoriaces, palminervées, palmatilobées. Stipules membraneuses, caduques. Fl.monoïques, nues; les mâles tantôt sur le même axe que les femelles, tantôt sur des axes distincts; très petites, sur des réceptacles globuleux, et entremêlées de bractées scarieuses, plus longues que les étamines ; celles-ei tétragones, cunéiformes, à filet très court et à 2 anthères adnées sur un connectif renflé. FI femelles en globules beaucoup plus
Fig. 711. — PITCAIRNIA ANDREANA.
volumineux; à ovaire 1-loculaire, en cône renversé, poilu à sa base, surmonté d’un long style accrescent, tubulé, erochu. Fr ,achaines monospernes, à albumen charnu. Les dendrologues modernes admettent généralt. l'opinion de Linné, qui ne distinguait que deux esp. de P. P. orientalis L. (Fig. 712.) — Dunam. Eo. nov. IT, p. 1, tab. 1; Wars. Denpr. Brir. tab. 101. —
[Syn.: P. vulgaris vitifolia Spach] — Europe S.-E. et Asie min. — Grand et bel arbre, dont la cime arrondie et très ample peut s'élever jusqu’à 30 et même 40 m., et le trone, lisse et grisâtre, dépasser 3 m. de diamètre. Ecorce non rugueuse, s’exfoliant en larges plaques et tom bant chaque été. Filles. grandes, à peu près aussi longues que larges ; 5 ou rarement 7 lobes aigus, acuminés, irrégulièremt. dentés-mucronés, séparés par des sinus profonds. Capitules fructifères de 25-30 mm. de diam., très hérissés, groupés par 2-4 sur un mêmepédoncule; achaines dépassant nettement les poils. — Var.: P. 0.
acerifolia Loud. [Syn.: P. acerifolia Willd.] ; flles.
PLATANUS.
à base échancrée, à sinus moins profonds et plus | est plus lente que celle du P. d'Orient; il parait,
élargis. à dents moins nombreuses; var. plus répandue dans les cultures que le type. — P,. 0. flabellifoha Spach; files. à 5 grands lobes fortement dentés etsinués, les deux du bas ordinairt,
subdivisés eux-mêmes; sinus tr. étroits et tr. merce sous le nom de P. d'Occident, n’est qu'une
Fig. 712. — PLATANUS ORIENTALIS L.
profonds, — ÆP, 0. insularis Kotschy; files. plus petites, à 3 ou 5 lobes lancéolés ordinairt. en-
tiers, à sinus tr. profonds; pétiole grêle; face
infér. roussâtre, Chypre (Mouillef.) et îles de l’Archipel. — Il existe en outre de nombreuses | formes intermédiaires. — Le P. d'Orient est un |
de nos plus beaux arbres d'ornement et l’un des plus employés dans les pares et pour les plan-| tatons urbaines; il se plaît surtout en terrains profonds et frais, mais il n’est nullement diffi- | cile sur la nature du sol; son bois est un peu roussâtre, d’un grain assez serré. Mult. par boutures., de préférence avec talons. Sous le climat de Paris, les gr. fertiles sont en petit nombre.
P. occidentalis L. — Dunam. Ep. Nov. Il, p. 6, tab. 2; Micu. r. Hisr. ARB. AMÉR. III, p. 184, t.3; SARGENT, SILVA OF NORTH AMER. t. 326, 327. — | [Syn.: P. vulgaris, var. angulosa Spach] — P. de, Virginie. — Amér. sept. — Se distingue par:
tronc restant gerçuré et écailleux ; files. plus larges que longues, plus grandes, plus épaisses et plus fermes que dans le P. d'Orient, à 3 ou 5 lobes moins nets et moins aigus, séparés par des sinus arrondis, largemt. ouverts, n’atteignant jamais la moitié du limbe; dents moins nom-| breuses et en général moins accusées. Capitules | fructifères notablement plus gros, moins hérissés, solitaires sur les pédoncules; achaines plus! courts, ne dépassant pas les poils; style moins
de la fam. des Lucanides.) Le P. caraboides Linn
décomposés.
— Hook. Garp. FERNS, 9. — Afr.trop.—- From
développé que dans l'espèce précédente. — Bien qu'introduit en Europe depuis deux siècles et demi, le P. d'Oc. est beaucoup moins répandu que son congénère, et même rare. Sa croissance
PLATYCERIUM.
moins rustique, plus exigeant sur la nature du sol, et ne pas s’accommoder du calcaire; aux Etats-Unis, il pousse dans les terrains maréca seux. Ce que l’on trouve ordinairt. dans le com
forme du P. d'Orient, à flles. peu découpées. L. H.
Plate-bande. Voir Jardin.
Plateau. Voir Bulbe.
Plâtrage. Voir Engrais.
PLATYCEÈRE, Piatycerus Geoff. (Coléoptères
ou Chevrette bleue de Geoff., long de 15-18 mm., d’un bleu brillant, parfois verdâtre ou violacé, aux élytres striés longitudinalement, ronge les. feuilles naissantes et les bourgeons. Les larves. se trouvent dans les troncs de Chêne à moitié P.Te
Fig. 713. — PLATYCERIUM ALCICORNE Desv.
PLATYCERIUM Desv. (Fougères, Polypodu cées.) PI. à frondes entières, lobées, dimorp les fertiles portant des sores étalés, nus, àMas partie supér. de leur face infér. Se cultivent en, suspensions sur liège, bois poreux, ete. A
P. æthiopicum Hook. (P. stemmaria Beaux
stériles lobées. peu larges ; les fertiles doublemt:. dichotomes, retombantes, vert pâle. pulvérs lentes. avec les sores formant un triangleen s’atténuant sur le lobe qui les porte. Serre €h» P. alcicorne Desv. (Fig. 713.) — B. R. 3, 202 263; Lowe, Ferns, 7, 63. — Australie, Iles Mas: careignes. — Frondes stériles à lobes allon arrondis ; les fertiles ordt. dressées, dichoto à sores brunâtres vers l'extrémité des lobes plus ou moins ligulés: toutes les frondes d’un We glauque, pulvérulent. Serre tempérée.: … P. biforme Blume. — Hook. Gex. Fizic. 80 Océanie. — Frondes stériles imbriquées, à 10D€ découpés, épais; les fertiles, très longues;
D Es Sur con"
PLATYCERIUM. 979
— PLEROMA.
sieurs fois dichotomes, avec sores portés par! P. herbarum, le plus souvent saprophyte,
des lobes réniformes assez larges. Serre chaude. mais pouvant devenir parasite. Est la cause de P. grande Sm. — Low, FErxs, 7, 64; Hook. la «maladie noire des Oignons», qui forme sur Les
Fiuic. exor. 86. — Océanie. — Frondes stériles | bulbes de l’Alium Cepa (Oignon de cuisine), des
larges, d’un vert glauque, lisses, découpées en taches étendues, formées par une moisissure
lanières subdivisées en lobes infléchis; les fer-| noire, qui en est la forme conidienne (Macros: :
leur extrémité. Serre chaude. E. R.
Platycodon. Voir Gampanula
mais d’un rouge brun luisant avec le dessus du thorax gris, traversé detrois raies noires; l'écusson noir luisant ; l'abdomen noir brun; les ailes d’un noir brunâtre avec des taches claires, tran- | sparentes, en zig-zag. Pond ses œufs entre les écailles des premières pousses d’Asperges. Les larves s’enfoncent dans la tige en la rongeant; | les Asperges jaunissent et pourrissent. P.Tn.
* PLATYTHECA Steetz. Genre de la famille des | Prémandrées, comprenant une seule esp. le P. galioides Steetz. [Syn.: Tremandra verticillata Hueg. ; T'etratheca galioides Schnizl.; Tetratheca verticillata Paxt.] — Mac. Bor. XIII (1847), 171. —Joli petit arbriss.d’Australie, à port deBruyère, à flles. très étroites, glabres, verticillées par 10 à 12, à fl. relativt. grandes, d’un bleu violacé, différant de celles des Tremandra par les anthères continues avec de filet et à 4 logettes. Serre fr. Cult. des Bruyères. Boutures au printemps.
PLECTRANTHUS L'Hér.(Labiées-Ocymoïdées.) Genre voisin des Coleus, dont il ne diffère guère que par ses étamines à filets libres, ne formant ‘pas au dessus de leur insertion, par leur connivence, un tube clos, et par sa corolle à lèvre ou lobe postérieur rarement allongé cymbiforme.
Le P. Palisoti Benth., qui est probablement synonyme deColeus africanusB.,appartientaugenre Solenostemon. qui se distingue des 2 autres genres Jar ses étamines soudées en une gaine adnée à a corolle. — 70 esp.de l’Afriquetrop.et australe, - le l'Asie tropicale jusqu’au Japon, de l’Archiel malais et des iles du Pacifique.
-| On cultive le P. fruticosus L'Hér.. à fleurs - bleues ; le P. ternatus Sims, qui produit des tuberules comestibles connus sous le nom d'Oumime, Madagascar. Voir Parzzieux ET Bois. Le Poer d’un curieux, 3° éd.
Serre chaude ou tempérée ; boutures. P. H.
tom les plantes (rustiques) qui peuvent être ultivées en pleine terre à l’air libre.
PLEIN-VENT (Arbres de). S'emploie par op-
rbres fruitiers cultivés à l'air libre et sur tige. PLEINE TERRE. S'emploie par opposition à liivé en pot, pour désigner les végétaux que
1 plein air.
Pleines (Fleurs). Voir Doubles.
| ne. Voir Cœlogyne.
PLEOSPORA. — Genre de Sphériacées (Chamzno0ns), à périthèces simples, à ascospores pluellulées, divisées par des cloisons transversales longitudinales. Espèces principales :
oSition à arbres en espalier, pour désigner les | Pauciflores; var. floribundum,
on plante dans le sol même, soit en serre, soit |
tiles moins grandes, retombantes, divisées en | porium commune). lobes réunis par paires, qui portent les sores à |
P. albicans, attaque les Chicorées et y produit | destaches blanches sur lesquelles le Champignon | fructifie sous sa forme pycnide (Phoma). C’est
PLATYPAREA. (Diptères de la fam. des Mus- | plus tard sur les plantes mortes qu’apparaît la cides.) P. pæciloptera ou mouche des Asperges, à | forme à asques, Pleospora. peu près de la taille des mouches domestiques,
| Pour ces deux maladies, on ne peut que con- | seiller l’alternance des cultures. Dr D
PLEROMA Don (Mélastomacées.) Arbriss. et sous-arbriss., rart, herbes, quelquefois pl. volubiles, poilus ou hispides ; files. amples, coriaces, | pétiolées, ovales ou oblongues, très entières, 3-7 nerviées; fl habituellement en panicules terminales trichotomes, amples, violettes ou pourpres. accompagnées, dans quelques esp., de bractées involucrales, très rart. à 4 divisions ; calice hérissé ou recouvert de paillettes, à tube ovoïde, campanulé, urcéolé ou allongé, à 5 lobes persistants ou caduques; 3 pétales, obovales, souvent inéquilatéraux ; 10 étamines égales, à filets glabres, poilus ou glanduleux; anthères | toutes pareilles, linéaires, arquées, à connectif | Sans appendice, plus ou moins longuement pro- | longé à la base; ovaire libre ou adhérent à sa | base avec calice, hispide ou couvert de soies au | sommet, 5-loculaire; capsule à 5 valves, renfer- | mée dans le calice.— 124 esp. de l’Amér. austro- | trop. et surtout du Brésil, qui doivent porter le
nom générique plus ancien de Tibouchina Aublet | (incl. Lasiandra DC., Chætogastra DC.)
P. Benthamianum Gardn. — Brésil, — B. M.
4007. — FI. pourpre foncé, à centre blanc, en panicules terminales.
P. elegans Gardn. — Brésil. — B. M. 4262; | Paxr. M. 15,27; F1. n. S. 12, 1212. — FL. d'un | beau bleu, très nombreuses.
P. holosericeum Don. — Brésil. — B. R. 323;
Rcee. Horr. 249; Lopo. CaB.236; HERB. AMAT. 5,
| 321. (Rhexia hol. et Lasiandra argentea.) — FI.
| pourpres, en thyrses terminaux.
P.lanceolatum Gris. — Pérou. — Lam. EncycL.
283; Hume. MéLasr. 21. (Rhexia, Chetogastra | et Osbeckia.) — F1. blanches.
P. macranthum Hook. f. — Brésil. — (Fig. 714.) B. M. 5721. — FI. pourpre violet, nombreuses,
PLEIN AIR (Plantes de). On désigne sous ce | 2U S0mmet des rameaux.
P. strigosum Triana. — Antilles. — Paxr.
Mac. 15, 265. (Chætogastra str. et Tibouchina or-
| nata Tr.)— F1. pourpre rosé,en eymes terminales
à fl. violet-bleu. P. sarmentosum Hook. f. — Pérou. — B. M.
5629. — Sarmenteuse ; fl. violet foncé ou pourpre, larges de 5 em., en panicules trichotomes.
P. semidecandrum Triana. — B. M. 2680 et 4412; Paxr. Mac. 19, 195. (PI. Kunthianum.) — F1. pourpres, axillaires, sur des pédoncules uni-
| flores, terminales.
P. vimineum Don. — Brésil. — B. R. 664; Lonp. CAB. 840; BarrTow, PL. 1, 4; Rens. Excr. 234, (Rhexia vim.) — FI. pourpres.
Culture des Medinilla. ET
PLEUREURS. — PLEUREURS (Arbres). Se dit des arbres à branches grêles, pendantes (Saule pleureur).
PLEURS. Ecoulement séveux qui se produit surtout sur la Vigne, au printemps, par les plaies qui résultent de l’opération de la taille ou qui sont produites accidentellement.
surtout dans les pépinières: les P. sont de très
Fig. 714, — PLEROMA MACRANTHUM Ho0k. f.
PLOMBAGINÉES. (Dicotylédones - Gamopétales.) Famille de pl. voisine des Primulacées, caractérisée par des fl. à corolle gamopétale, 5 étamines opposées aux lobes de la corolle, un ovaire à une seule loge contenant un seul ovule anatrope. L’ovaire est surmonté de 5 styles ou d’un style à 5 branches. La graine contient un albumen farineux.
PLOMBER. En terme de jardinage, plomber signifie tasser la terre, de manière à la raffermir lorsqu'elle a été soulevée, à la serrer pour lui donner une plus grande consistance. On emploie, pour cette opération, soit un rouleau, soit une batte,soitune simple planchette, ou même, quand il s’agit de pots, une lame de bois, comme une étiquette, par exemple. Dans d’autres cas, on foule en appuyant avec les pieds. Cette pratique est utile pour certains semis, alors qu'il s’agit de faire adhérer la graine au sol; pour les plantations d'arbres et arbustes, afin d'empêcher le desséchement des racines, en les garantissant contre le trop libre accès de l’air ; pour prévenir les effets des tassements, ete. Elle n'est recommandable qu'autant que la terre est suffisamment saine et sèche et non boueuse. L.H.
PLOMBS. Lames étroites de plomb laminé, assez minces pour s’enrouler aisément autour de tiges ou de branches menues, et portant des indications de nature à renseigner sur les plantes auxquelles elles sont fixées. Les P. sont ordinairement triangulaires (Fig. 715); on les frappe en creux au moyen de poinçons qui présentent,
en relief, soit des chiffres, soit des lettres; ces Iles contrées tempérées, la saison des P. est la
enfin, dans les régions tempérées, tonte régula: