POIRIER. — 987 — POIRIER
légèrement teintée, ferme, fine, assez fondante. aromatisée, très bonne. De décembre en février.
Passe-Crassane. — Trapu sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr. assez gros ; chair assez fine, fondante, juteuse, sucrée, relevée d’un acidulé fort agréable. Déc.-mars.
St. Germain d'hiver, — Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. assez gros ; chair presque fine, fondante ; eau sucrée, vineuse, acidulée, rafraichissante. De décembre en mars. Variété pour l’espalier.
Chaumontel. — Visoureux, sur franc et sur Cognassier,; d’une fertilité assurée. Fr. assez oros; chair demi-fine, demi-fondante, juteuse, d’un bon goût, quand le fruit est sain. Février.
Royale Vendée. — Vigoureux, sur franc et sur Cognassier; fertile Fr. moyen; chair fine, fondante, juteuse, sucrée et exquise. Janvier et février.
Doyenné de Montjean. — Arbre de vigueur contenue; fertile sur franc. Fr. assez gros ; chair fine, fondante, assez juteuse et sucrée, agréable. De janvier en mars.
Beurré Rance. — Arbre très vigoureux sur franc, délicat sur Cognassier; fertile. Fr. presquegros; chair un peu grosse, à eau aromatisée, d’un goût franc, qui s'adoucit à la dernière heure. Décembre en mars.
Beurré Sterckmans. — Arbre vigoureux, élancé, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. assez gros; chair assez fine, serrée, souvent teintée, presque fondante, juteuse, sucrée, rafraichissante. Janvier en mars.
Olivier de Serres. — Arbre trapu, vigoureux sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. assez gros; chair bien fine, fondante, juteuse, douce, sucrée, parfumée, De janvier en mars.
Joséphine de Malines. — Arbre vigoureux, inconstant sur Cognassier; fertile. Fr. moyen; chair très fine, teintée d’aurore, fondante, avec un parfum distingué. De janvier en mars.
Duchesse de Bordeaux. — Arbre élancé sur franc, s’épuisant vite sur Cognassier; très fertile. Fr. moyen; chair fine, demi-fondante, douce, assez sucrée, bien relevée. Janvier en avril.
Bergamote Arsène Sannier. — Arbre vigoureux sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. moyen ou assez gros; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, légèrt. acidulée, avec un arôme particulier. De janvier en mars.
Notaire Lepin.— Arbre vigoureux, sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. gros ; chair ferme, fine, fondante, assez juteuse, sucrée, avec une pointe acidulée qui plaît. De janvier en avril.
Doyenné d'Alençon. — Arbre vigoureux sur franc, lent à y devenir fertile, parfois délicat sur Cognassier. Fr. assez gros; chair teintée, assez fine et fondante, juteuse; saveur sucrée, relevée. Janvier-Avril.
Doyenné d'hiver. — Arbre vigoureux, robuste sur franc et sur Cognassier ; très fertile. Fr.gros ; chair assez fine et fondante, avec une eau assez abondante, sucrée, relevée d’un aigrelet agréable. De janvier en avril.
Charles Cognée. — Vigoureux, robuste, sur franc et sur Cognassier; très fertile. Fr. gros; chair fine, ferme, juteuse, sucrée, parfumée, d’un goût fort agréable. Janv.-avril.
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Marie Guisse. — Arbre élancé, assez fertile.
Fr. presque gros; chair assez fine, ferme, d’un soût franc, agréable. Mars et avril.
Bergamote Hertrich. — Arbre un peu ramassé, assez productif. Fr. moyen; chair fine, serrée, fondante, de bon goût. De mars en mai.
Beurré Henri Courcelle.-— Arbre de vigueur moyenne; fertile. Fr. moyen; chair fine, fondante, assez juteuse, sucrée, relevée d’un arôme exquis. De février en avril.
Bergamote Esperen. — Arbre ramifié, vigoureux sur franc et sur Cognassier; fertile. Fr. assez gros; chair ferme, teintée, très fine, fondante., aromatisée. De février en mai.
Bon-chrétien d'hiver. -- Arbre vigoureux sur franc et sur Cognassier; préférable à l’espalier au Midi ou dans un climat chaud. devient fertile avec l’âge. Fr. gros ; chair assez fine, demicassante, douce. Bon fr. de table et de cuisson. De mars en juin.
Poires d’apparat.
Van Marum.— Arbre d'une vigueur modérée ; délicat sur Cognassier. Fr, très gros; chair assez fine, fondante, quelquefois pâteuse, de meilleure
qualité à son entrée en maturation ou en com- |
pote. Octobre.
Fig. 72
. — Belle Angevine.
Belle Angevine. — Arbre vigoureux.surfranc, mieux sur Cognassier; assez fertile. Fr. très gros, parfois énorme, beau de forme et de coloris ; chair demi-fine, ferme, cassante, sans saveur, bonne à cuire, se conservant tout l’ hiver. (Fig. 799
PAS Poires plus spéciales à cuire onu à compote
Certeau d’automne.— Arbre chair demi-fine, cassante, septembre à la fin d'octobre.
Messire-Jean.— Arbre vigoureux; fertileavec l’âge. Fr. moyen; chair assez grosse, mi-cas- | sante, très juteuse, aromatisée d’un parfum | particulier. Novembre et décembre.
Martin-sec. — Arbre robuste; fertile avec.
l’âge Fr. petit; chair demi-fine, cassante. douce : De décembre en février.
Râteau gris. — Bien vigoureux, fertile avec l’âge. Fr. gros; chair demi- fine, pleine. assez donce, acidulée vers la peau. Janvier-février.
fertile. Fr.moyen ; juteuse. De la mi |
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Catillac. — Arbre robuste, élevé; bien fertil Fr. gros; chair assez granuleuse, cassante douce. De février en avril.
Bretonneau. — Arbre ramifié, lent à deveni wénéreux. Fr. presque gros; chair fine, serrée, | demi-cassante, réclamant une dégustation tar dive et des milieux de production plutôt chauds: D’avril en mai.
Sarrasin. —- Arbre robuste, trapu, fertile. Fr, moyen; chair fine, demi-cassante, tendre, asse juteuse; goût anisé. De mars en juin.
Parmi les P. à cuire ou à compote à recommander citons encore : Bon chrétien d’Espagne, Calouet, Franc-réal, de Fusée, Philippot, Rateau blanc, Colmar van Mons, Tavernier de Boullongne, ct des fruits locaux. #
On rencontre surtout des variétés locales ou mal déterminées avec les Poiriers à poiré et à. alcool. A-côté des Carisi, Cirole, de Nawet, de“ Souris,de Croix-Mare, Saugier, combien de types inconnus ou mal nommés chez nos cultivateurs.-
Culture. — Le P. en haute tige est l’arbre de. verger, l'arbre de route, l’arbre de la pro duction considérable. Il se compose d’une tige nue de 2 m. env. de hauteur, et d’un branchage qui s’élève sous une forme pyramidale, évasée, ou qui se trouve abondonné à lui-même. IL est plus généralt. greffé au collet ; : cependant, | | si la var, est délicate et le sujet vigoureux, t'a creffage se fait en tête, à la hauteur présumée | de la couronne des branches, soit directement sur sauvageon, soit par l'intermédiaire d’une
var. vigoureuse, déjà entée à ras terre sur l'égrin let n’ y formant pas de bourrelets trop saillants: | Par la taille des rameaux, on donne pendant quelques années un équilibre de forces au branchage, puis on le laisse aller seul, c’est-à-dire sans le tourmenter par une taille annuelle.
Il suffira de visiter la tête de l'arbre tous les 2 ou 3 ans, lors de l’échenillage, ou avant la chute des flles.; on retranchera les branches inutiles ou faisant confusion, et l’on modérera | par j’écimage l’ardeur de celles qui s'emportent aux dépens” de leurs voisines,
Le P. à tige, g sreffé sur Cognassier, sera plutôt soumis à lataille, ce qui lui évitera l’épuise- | ment résultant d’une production trop abondante. | Ce dernier genre d'arbre, à durée limitée, ne | convient que dans les bons sols, dans les petits ! jardins, ou encore à titre de sujet intercalaire | et provisoire, dans les vergers.
La distance minimum des P. en haute tige, :
sur franc, est 5 m. pour les lignes simples et 8 m. pour les plantations en massifs.
Sous la désignation de P. en basse:tige, nous | | entendons les pyramides. les fuseaux, les pal-! mettes, les candélabres. les éventails, etc., dont! le branchage commence à 30 em. environ du sol. Des soins de taille, de pincement, de palissage, leur sont généralement nécessaires, tous Les ans, OU à peu près.
La forme la plus élémentaire est le colis vertical simple, qui s'adapte au P. greffé sur Cog-| nassier et aux var. trapues, ramifiées, fertiles.
Les arbres sont à 30 cm.; on peut les transformer, par le recepage, en cordon double, alors! | 1 ‘intervalle est porté à 60 cm. 7 | Si le treillage ou le mur est peu élever
Lis Re es à eh, 1
pe
POIRIER
donnera une direction oblique à la tige ou aux tiges du sujet, c’est le cordon oblique.
Le P. en pyramide (voir Formes des arbres, fruitiers) se compose d'une tige branchue, de
bas en haut, les branches étant d'autant plus
longues, qu’elles sont plus près du sol.
| Le fuseau (voir p. 546) est plus facile à con- | duire ; il occupe moins de place et produit rela- | tivement davantage. Beaucoup de P.se disposent naturellement en fuseau.
La distance minimum des P. en pyramide est 3 m., et 1 m. 50 pour les fuseaux.
* La palmette (voir p.546) est assez artistique | d'allures. La tige porte plusieurs séries de
| branches parallèles écartées de 30 em. entre | |
| elles; le nombre et l'étendue des séries de
: branches sont basés sur l’envergure projetée du sujet et la vigueur dont il est capable.
} Les palmettes à tige simple sont préférables aux palmettes à double tige; celles à branches obliques ont l'avantage sur les palmettes à branches horizontales, parce que, chez celles-ci,
: la base du branchage se fatigue vite et le dessous des branches s’affaiblit prématurément. La distance séparative minimum des palmettes est
16 m. pour des arbres greffés sur franc, 4 m.
1 pour sujets greffés sur Cognassier.
1 De la palmette au candélabre, il n'y a de
1 changé qu’une tournure verticale imprimée aux membres de charpente. (Voir p. 547.)
La distance à conserver entre deux P. en |candélabre est calculée d’après le nombre de branches qu’ils doivent avoir; il suffit de multiplier ce nombre par 30 em. Ainsi, l'intervalle des candélabres à 6 branches est 1 m. 80; des candélabres à 5 branches, 1 m.50; des candélabres à 4 branches, 1 m. 20; des candélabres à 3 branches, 90 em.
L’éventail dit Queue-de-paon ou Patte-d'oie
(voir p. 548) est réservé aux variétés dont les membres sont enclins à se dénuder.
1 L'écartement entre deux éventails est, au mi-
nimum, 4 m.
Taille d'hiver. — L'opération peut se résumer dans les grandes lignes suivantes :
Tailler pendant le repos de lasève, sauf quand
il y a du givre ou du verglas.
Tailler à la montée de la sève les arbres ou
les branches que l’on veut affaiblir.
Tailler au déclin de la sève les arbres ou les branches que l’on veut fortifier.
fois sur le même arbre: à l’automne sur les branches à bois, au printemps sur les br. à fruit.
On taille le rameau immédiatement contre l’œil de prolongement. Cet œil est choisi: 10 en dessus, pour une branche faible ou destinée à |S’élever; 2 en dessous, pour une branche inclinée ou trop forte ; 30de côté, pour une branche dirigée obliquement.
lan œil adventice le remplacera. Pour les ra- Meaux des espaliers, il convient de tailler sur w. œil de face. On fait en sorte de tailler sur an œil qui, en se développant, redressera la dé- Mation produite par la taille de l’année précéd. La taille longue est celle qui laisse plus de J0is à la branche; la taille courte est celle qui
} On pourrait done appliquer la taille en deux
Si le bourgeon est éperonné, on coupe l'éperon; |
— POIRIER
{lui en enlève davantage; on peut alterner les deux opérations sur le même arbre, de deux années l’une.
| La taille longue favorise la mise à fruit, sans exciter le développement des brindilles gourmandes ; elle est appliquée aux branches faibles, ou inclinées, ou placées à la base du sujet.
Tailler long le P. greffé sur franc ou destiné aux grandes formes. — Tailler court le P. greffé sur Cognassier ou destiné aux petites formes.
Tailler long dans une situation froide. — Tailler court dans une situation chaude.
Tailler long un sujet peu fertile. — Tailler court un sujet trop fertile.
Tailler long une variété qui se ramifie na- | turellement. — Taiïller court une variété qui se ramifie difficilement.
En taillant long un rameau exposé à se dénuder, il convient d’en éborgner les yeux voisins de l’œil terminal et d’ouvrir un cran au dessus des yeux de la base.
Une branche trapue, un arbre régulièrement charpenté, peuvent se passer de la taille d'hiver. La non-taille fortifie l'arbre et active sa fructification. Elle pourrait être alternée avec une taille bisannuelle, afin de maintenir la forme ou la ramification de l’arbre.
Taille d'été. — Contrairement à la précédente, la taille d'été commence à la montée de la sève et se termine avec la chute des feuilles.
Elle comprend plusieurs opérations, en vert ou sur les tissus herbacés, en sève; nous les indiquerons d’une façon sommaire :
L'ébourgeonnement est l'enlèvement, avec les | doigts ou avec la serpette, des jeunes bourgeons | feuillus superflus, qui naissent aux amputations | sur vieux bois, autour d’une greffe, ou qui sont
trop nombreux sur les branches à fruit.
Le pincement est un rognage, avec les ongles, du jeune rameau herbacé. Le pincement long et successif est préférable au pincement court et simultané.
Le rameau de prolongement est rarement pincé, seulement lorsqu'il s’allonge au dépens de ses collatéraux, ou lorsqu'il y a nécessité à
le faire ramifier. Si l’on craint, au contraire, cette ramification, on se borne à déchirer plu- | sieurs files. au rameau.
Le rameau à fruit est pincé à 4 ou 5 files.; les jets qui s’y développeront seront soumis plus tard à un pincement court ou à un cassement.
Le cassement est un rognage quand les tissus du rameau deviennent ligneux et ne peuvent | plus être coupés avec les doigts. On casse à la taille d'hiver ou à la taille d’été les brindilles destinées à la fructification, tout en respectant les plus courtes et celles qui sont couronnées par un bouton à fruit.
Le cassement se combine avec le pincement | auquel il succède.
| La taille en vert consiste à retrancher les ramilles gourmandes, à raccoureir les brindilles joù la fl. a coulé, à rajeunir les coursonnes | épuisées.
| Les appelle-sève sont des rameaux conservés | ça et là sur les branches charpentières, pincés long ou pas du tout, dans le but d’entretenir la | vigueur de l'arbre et d'alimenter les coursonnes
POIRIER
fruitières. Une taille en vert fait disparaître ces rameaux à l’automne; on en ménagera d’autres au printemps Suivant, pour remplir le même rôle annuel d’écluse ou de tire-sève.
Les ramilles placées en dessous des membres de charpente ou qui sont restées fluettes pourront devenir d'excellentes brindilles fruitières. Le palissage n’a pas ici l'importance que nous avons indiqué au Pêcher.
Ces diverses opérations de la {aille en vert seront pratiquées au fur et à mesure de la végétation, sans excès, et raisonnées d'après la situation de l’arbre, sa vigueur et son mode de fructification.
Quand la fructification est arrivée, comme dans la pyramide simple ou à quatre ailes, dans la palmette candélabre, les opérations de la taille sont de beaucoup simplifiées, la végétation étant domptée par la production fruitière.
Récolte des fruits. — En général, la récolte des fruits se fait lorsque, leur développement étant pris, on peut les détacher de la branche sans faire un effort sensible.
Un beau temps est une condition indispensable à cette opération. Le fruit cueilli à point, c’està-dire ni trop vert ni trop mûr, et par une température convenable, gagne en qualité, en conservation, et supporte mieux les voyages.
Dans le jardin d’amateur, on peut, quelque temps avant larécolte.retrancher graduellement un certain nombre de feuilles autour des fruits les plus beaux, sans les dégarnir complètement ; l’action plus directe de l’air et du soleil donnera du ton au coloris et du parfum à la chair.
La récolte se fait à la main, avec l’aide d’échelles, ou au cueille-fruit pour les extrémités de branches et pour les endroits difficilement accessibles.
La Poire d'été doit être cueillie dès qu’elle commence à jaunir, à tomber; elle achèvera sa maturité dans un endroit sec et couvert, à l'ombre, sans être froid. La maturité définitive ou la phase extrême de la maturation s'annonce habituellement par un changement de coloris et un dévagement de parfum. On évitera de placer les Poires précoces en gros tas, parce qu'elles nécessitent une surveillance continuelle.
On oublie trop facilement que la Poire d'été blettira d'autant moins vite qu'elle aura été entre-cueillie, c’est-à-dire cueillie avant sa complète maturité; cette époque est indiquée par la chute des premiers fruits mûrs.
Non seulement la Poireentre-cueillie prolonge sa période de maturation, mais l'élaboration de son suc, faite au repos, enaugmente les qualités.
En principe, il faut attendre que la Poire d'automne ait acquis son volume complet avant de la cueillir, sans quoi l’on s’exposerait à la voir flétrie et manquer de parfum; mais il faut savoir observer pour connaître cemoment précis. Il semblerait que la Poire cherche à quitter l'arbre, la ligne de démarcation entre le pédoncule etla brancheest plus accentuée. L’épiderme du fruit prend un ton plus vif, plus clair, plus coloré, luisant ou diaphane. En balançant légèrement le fruit à la main, sans le presser, on s’assure de son degré de résistance.
Chez les arbres en plein vent, la chute des
compote, au séchage, à la confiserie, à la pâtis-
POIRIER
fruits, véreux ou non, est le signal de la cueillette. | Au jardin fruitier, on peut opérer cette récolte en plusieurs fois ; il faut alors commencer par les arbres moins ‘vigoureux, plus âgés ou plus exposés au soleil.
Les extrémités des arbres plutôt battues du vent, et d’une cueillette moins facile à la main, seront récoltées au début de l'opération.
Sur les arbres à grande production, une seule récolte suffit; l’état différent dans lequel se trouvent les fruits augmentera la période de la maturation.
Une fois cueillies, les Poires d'automne seront. placées dans la fruiterie d'été, sorte de hangar, cabinet de jardin, grenier, ete. rangées sur des planches saines etsèches, et groupées par variété. Il faut donner de l'air dans la journée, faire la chasse aux animaux rongeurs et enlever les fruits qui sont en complète maturité. É Le signal de la récolte des Poires d’hiver est. donné par le repos de la végétation, la physionomie du fruit se modifie légèrement; la pratique permet de savoir discerner le moment ‘| où le fruit se dispose à quitter la branche. = Ici encore, on récolte d’abord sur les vieux arbres et sur ceux qui se trouvent plus exposés à la chaleur ou aux bourrasques. | Cueillie trop tôt, la Poire d’hiver se ride, la chair devient liègeuse et sans saveur ; lorsque les gelées blanches ont passé dessus, elle se. garde moins longtemps, la chair est farineuse, et manque de goût. L’expérience sera le meiïlleur guide.
Une attention que l’on ne saurait négliger dans la récolte des Poires tardives, c’est de les. maintenir intactes de toute blessure. Plus longtemps elles se conserveront, plus elles auront de valeur.
On les place donc avec précaution dans un panier plat et on les dépose provisoirement, en les maniant une à une, dans une remise ou une chambre ordinaire, ni froide ni chauffée; on évitera de les mettre en contact avec les fruits d'automne.
L’acide carbonique dégagé par ces derniers, lors de leur maturation, peut hâter la maturité des Poires tardives. Quinze jours après la récolte des Poires d’hiver, on les rentrera dans le Fruitier. (Voir ce mot.) 4 Au mot Emballage, nous avons indiqué les soins à prendre pour les fruits de chaque saison, suivant leur destination. 4 A part le dessert direct, le poiré et l'alcool, | la Poire entre dans une foule de combinaisons; la variété de saveur et de maturité: en toute saison permet de l'utiliser à la cuisson, à la
serie, aux pâtes de fruits, à la confiturerie, au vin de poires, au glaçage ... et à de nombreuses préparations, simples ou assaisonnées d’une fa- | con quelconque. Ch. B.
POIRIER. — Culture en pots. — La plantation | en pots se fera à l’arrière-saison, les arbres | pourront ainsi séjourner dans la serre-verger | au moins pendant la première partie de leur végétation. La première année, on ne laissera | aux arbres que six à huit poires, suivant
GS
POIRIER
variété. Deux ou trois ans après, s'ils sont visoureux, on pourra leur en laisser de 20 à 24.
Il faudra, pour la mise en pots, donner la préférence aux écussons de 1 ou de 2 ans au plus, greffés sur Cognassier ; en n’empotant que des écussons d’un an, on obtient avec les Poiriers sur franc un résultat également favorable.
Les pots ne doivent pas avoir plus de 28 cm.
à 30 cm., lors du premier empotage. Par l’emploi des engrais liquides, on pourra même les conserver assez longtemps dans les pots de cette dimension.
Les Poiriers se laissent conduire avec facilité sous les diverses formes pour les arbres cultivés en vases: le cordon, la spirale, le fuseau. Cette dernière est la plus usuelle et la plus commode pour des arbres qui ne doivent pas acquérir une trop grande dimension. On peut adopter également le buisson et la pyramide.
Variétés recommandables: Belle de Bruxelles, Bergamote Crassane, — Esperen, Bésy de Chaumontel, Beurré Bachelier, — Capiaumont, — Clairgeau, — d Amantis, — d’'Hardenpont, — Diel, — Dumont, — gris, — rance, — Six, — Sterckmans, — superfin, — Bon Chrétien William, Bonne de Malines, Calebasse Bosc, Colmar d’Arenberg, Double Philippe, Doyenné d'hiver, Duchesse d'Angoulême, Durondeau, Epargne, Fondante des Bois, — du Panisel, Fortunée, Joséphine de Malines, Louise-bonne (ancienne), Louisebonne d’ Avranches, Marie-Louise, Napoléon, Nouvelle F'ulvie, Orpheline d Enghien, Passe Colmar, Rousselet Van der Vecken, Seigneur (Esperen.) Zéphirin Grégoire.
Si l’on désire quelques poires précoces, on pourra choisir: Doyenné d'été, Jargonelle, Citron des Carmes et Colmar d'été. Les variétés hâtives présentent l’avantage de pouvoir être servies sur pied en parfaite maturité pour l’ornementation des desserts.
Les poires d'hiver, sur les arbres cultivés en pots aussi bien que sur ceux en pleine terre, doivent être détachées en octobre et avant la cessation complète de la végétation.
Dans les pays gratifiés du même climat que le Nord de la France, les Poiriers seront main- | tenus en serre-verger jusqu’à la fin de mai. A cette époque, si le soleil devient très ardent, il | Sera préférable de les mettre dehors dans un . | endroit abrité, mais suffisamment exposé au s0- - | leil. Les vots seront enterrés aux deux tiers et On recouvrira la surface du sol d’un paillis de Court fumier. Par un temps sec, on pourra les Seringuer ou arroser sur le feuillage avec l’ar- |rosoir à pomme. Tous les quinze jours, on donnera un arrosement à l’engrais liquide ; les Poiriers sont très voraces et supportent parfaitement les engrais. Ed. P.
POIS. Angl.: Pea ; all.: Saaterbse. (Pisum sativum L.) Annuel, grimpant; tige fistuleuse, de taille très variable (10-12 em. de haut à 2 m. 50 |et plus); files. vert glauque, à vrilles rameuses : Stipules engaïnantes ; fl. axillaires, sur un pédoncule uni- ou bi- ou multiflore, suivant les Var.; gousse réticulée, cylindrique ou plus ou [Moins aplatie, longue de 8-10 cm., avec une embrane parcheminée à l’intérieur, ou sans archemin (mange-tout), renfermant de 6 à 12
EE
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POIS
graines, ordt. rondes, blanches, parfois vertes, carrées et ridées dans quelques variétés.
Les P. à grains ridés sont plus sucrés et meilleurs que les P. à grains ronds; néanmoins ils sont moins cultivés en France que ces derniers ; ils sont plus estimés en Angleterre.
Les P. se consomment à l'état frais: gousse et grains (mange-tout), ou écossés (petits pois ou pois verts), et à l’état de grain sec (pois cassés, pois à purée) ; les pois verts alimentent une industrie assez importante, les conserves de pois, en boites soudées, livrées à un prix assez minime ; ces conserves, et les expéditions des produits frais du Midi et de l'Algérie, ont fait abandonner la culture de primeur de ce légume.
L'Algérie et le Midi fournissent leurs produits depuis janvier et pendant tout le printemps jusqu'à l’arrivée des pois semés en novembre en pleine terre (P. de la Ste-Catherine).
Les var., très nombreuses, sont groupées en 3 catégories pour la taille: nains, demi-nains, à rames ; dans chacune, il y a des variétés à écosser (avec parchemin) et des mange-tout (sans parchemin).
Variétés les plus cultivées :
Pois à rames (à écosser). — P. d'Auvergne, ou P. Serpette; un des plus productifs ; la production dure longtemps (4-6 semaines); supporte très bien la sécheresse ; grain rond.
P. Caractacus ou P. Sangaster; var. précoce, très voisine du P. Prince Albert, plus robuste, très cultivée aux environs de Paris pour l’approvisionnement des marchés; grain rond.
P. Carter; var, à grains ridés; gousses très grandes et très larges, contenant 8-10 grains ; moins productif que les autres variétés citées ici.
P. de Clamart ; var. tardive, demandant 5 mois pour produire (au lieu de4mois ou de 41/; mois), mais très rustique et très productive; résiste moins bien au sec que le P. d'Auvergne; pédoncule biflore; gousses de 5-6 cm. de long, très pleines, contenant 5-8 grains aplatis les uns contre les autres.
P. de Commenchon; var. hâtive, très productive, haute de 1 m. 20; gousses très pleines; récolte durant longtemps; grain rond.
P. de Knight; var. à grain carré, ridé; est tardive, mais très productive; tige atteignant 2 m. de hauteur.
F. Merveille d’ Etampes; var. productive et hâtive, très estimée en culture commerciale, parce qu’elle donne sa récolte en peu de temps (10 à 15 jours) et permet de débarrasser vite le terrain, cette particularité lui constitue un défaut pour les jardins particuliers.
P. Michaux ordinaire, ou P. de Ste-Catherine ; excellente var. pour les semis d'automne (novembre, vers le Ste-Catherine).
P. Michaux de Hollande ; var. robuste, hâtive, productive, très estimée et très employée pour la culture en plein champ pour l’approvisionnement des marchés; il peut n'être pas ramé; grain rond.
P. Prince Albert; var. la plus hâtive.
P, vert normand; particulièrement estimée
pour grain sec (pois à purée, pois cassés); il
est haut et tardif.
Pois à rames (mange-tout).— P. Beurre; gousse
POIS
épaisse. courbée, renflée, cylindrique, à parois | tout à fait charnues et suceulentes ; var, hâtive, précoce, à semer successivement pour en avoir toute l’année.
P. corne de bélier; gousse large, contournée, très grande; variété très vigoureuse, et produisant pendant longtemps; la plus cultivée des mange-tout, surtout dans l'Est de la France.
P. sans parchemin ordinaire; variété tardive, | ne valant pas les précédentes.
Pois nains.— P. Bishcp's à longues cosses ; pré-| coce; atteint 50 cm, de hauteur; très estimée pour la culture en pleine terre. |
P. de Bretagne; variété plutôt demi-naiïine, 50 cm. ; hâtive.
P. nain très hâtif à châssis, ou P. Gontier ; variété très naine, 20-25 cm.; très employée pour culture sous châssis, également pour culture à froid, et pour bordures; mais dans ces derniers cas, prend le blanc très facilement ; assez peu productif.
P. nain de Hollande; variété demi-naine, 50- 60 cm., très précoce, produisant 140-145 jours après le semis, cosses sans parchemin.
Les ouvrages spéciaux de culture potagère et les catalogues des marchands grainiers indiquent et décrivent un nombre bien plus considérable de var.; les 18 qui précèdent sont un choix parmi les meilleures, et peuvent suffire aux besoins d’un jardin bien approvisionné.
3, (R Hu
Fig. 723. — POLEMONIUM REPTANS L.
Culture en pleine terre. — Les P. aiment les sols bien ameublis, mais déjà raffermis au moment du semis, sinon on marche sur le terrain avant de semer; pour les semis d'automne, on utilise les situations bien exposées au Midi, pied d’un mur, côteau en pente vers le Midi; pour les cultures de printemps et d'été, ils viennent parfaitement en toutes situations Ils demandent des sols
POIS
riches, mais fumés d'avance avec des engrais décomposés; ils redoutent les famures fraiches d'engrais trop azotés, qui provoquent une trop
grande végétation foliacée au détriment de la
production des gousses ; la potasse, la chaux et l'acide phosphorique sont les plus utiles des engrais pour ces plantes.
Généralement, en culture ordinaire, les Pois ne réussissent bien sur le même terrain qu’à des intervalles assez éloignés.
Les Pois nains peuvent être semés en bordures ; les Pois à rames doivent être semés en planches.
On sème dans la 2e quinzaine de novembre -
du Pois Michaux, et le Michaux de Hollande, en
rayons de 25-30 cm de distance et profonds de
10-12 em., les graines sont recouvertes de quelques em. de terre, l'excédent les abrite des intempéries ; quand les P. ont 25 em. de haut, on les rechausse en comblanttout-à-fait les rayons.
Fig. 724. — POLYGALA MYRTIFOLIA. L.
Les autres semis se font depuis les premiers.
jours de janvier, février, jusque dans la 1" quinz. de juillet, suivant les var, en semant tous les 15 ou 20 jours, pour qu’on puisse récolter toute l’année; on peut encore semer des var. précoces et hâtives dans la 2e quinz. d'août:
Les var, à rames sont semées en r&yons dis-
tants de 40-50 em., et les rames sont placées, quand les Pois ont 25-30 em. de haut ; les rames
employées doivent être des branchages aussi ramifiés que possible.
Pour avancer la récolte, on pince les Pois, au |
dessus des à ou 6 premiers étages de fleurs
Pour la cueillette des cosses en vert, Com:
mencer par la base, sans attendre que les grains
soient trop gros. durcissent ou blanchissent; les :
plus estimés; les mange-tout se cueillent quand la gousse est à moitié développée.
grains aux deux tiers de leur grosseur sont les |
POIS
La provision de graines se prend sur un bout de planche où l’on n’a rien récolté en vert; les plantes ont été pincées, et on choisit les plus belles gousses, qu’on conserve en sac jusqu’au semis; on sème ordinairement des graines de deux ans: elles peuvent se conserver 5 ans.
Les cultures de P. sont atteintes par quelques maladies : une sorte de rouille (Uromyces), qui se développe dans les sols humides ou dans les années pluvieuses; le blanc (Erysiphe), qui se développe sur les tiges et les feuilles, en plein été, et contre lequel il n’y à pas grand’chose à faire; la végét. est vite arrêtée; quelques var. sont rart. attaquées, notamment le P. d'Auvergne.
Les graines confiées au sol sont souvent détruites avant la germination par les rongeurs, les oiseaux; pendant la végétation, la Bruche de Pois (voir p. 214) fait d'assez grands ravages en rendant les pois véreux. La larve de
. la Bruche n’attaque jamais l'embryon, de sorte | que les Pois bruchés peuvent encore servir
comme semence, mais il vaut mieux ne pas les J. G.
| utiliser de cette facon.
Pois à bouquet. Voir Lathyrus latifolius.
Pois chiche. Voir Gicer arietinum.
Pois dAngole. Le Cajanus indicus.
. Pons de bedeau. L’Abrus præcatorius.
Pois de cœur. LeCardiospermum Halicacabum. : Pois de senteur. Le Lathyrus odoratus.
Pois sabre. Le Ganavalia ensiformis.
Pois vivace. Le Lathyrus latifolius.
ment dans le sol, lorsque les matières organiques se trouvent longtemps en présence de l’eau; c’est
- | à lui qu'il faut attribuer le dépérissement pro-
gressif par asphyxie des racines dans les plantes en pots arrosées immodérément, surtout lorsque
- le drainage est imparfait ou la terre argileuse
| ct trop compacte. Le même fait peut se produire d’ailleurs en pleine terre, mais plus rarement. | Le gaz d'éclairage est impropre à la respi-
- ration des plantes comme des animaux. Elles y
résistent néanmoins assez longtemps, mais il se . produit au bout d’un certain temps un dépéris- Sement marqué, qu'on peut observer dans des Clrconstances particulières.
L'acide sulfureux est corrosif pour les plantes. Dans le tissu des plantes, qui agit comme un Borps poreux, ilse transforme en acide sulfurique. Velui-ci est d'abord neutralisé par les bases conenues dans les cellules : potasse, chaux, magné- 1e, etc. puisque, lorsque ces bases sontsaturées, Lil manifeste alors son action corrosive, qui se É- par des dessiccations plus marquées sur es bords des feuilles et entre les nervures. Le ait n'est pas rare dans les cultures qui avoiinent les usines où l’acide sulfureux est répandu ans l'air, par des fumées de houille, par xemple, qui produisent de l’acide sulfureux par mte de l'oxydation des pyrites qu’elles ren- Tment. Dr D:
| POISSONS (d'Aquarium). Il est à la fois dé- | bratif et utile d'entretenir quelques P. de petite lille dans les Aquariums et les bassins où
POLÉMONIACÉES.
poussent des plantes aquatiques, car ces P. contribuent à entretenir claire et salubre l’eau de ces réservoirs, surtout lorsqu'elle n’est pas constamment courante. Le Cyprin doré (P. rouge), le Télescope,le Macropode,sont recherchés à cause de leurs couleurs brillantes ou de leurs formes étranges : leur régime est omnivore,de telle sorte qu'ils se nourrissent aussi bien des conferves, qui envahissent si rapidement les eaux stagnantes, que des Vers qui peuvent attaquer les racines des plantes. Les Epinoches, les Perches de petite taille, ont un régime plus franchement carnivore et se nourrissent surtout de Vers. Il est bon de mettre dans l’Aquarium quelques Mollusques (Planorbes, Lymnées, Paludines", qui se nourrissent aussi de conferves et dont les œufs sont très recherchés par les poissons. 15 LR
POITEAU, Pierre-Antoine, né à Ambleny (Aisne), le 25 mars 1766, décédé à Paris, le 27 février 1854. Né dans de modestes conditions, il quitte la profession de batteur en grange pour travailler au jardinage; garçon jardinier dans quelques couvents ou chez des maraïchers, il est admis par Descemet au Jardin de l’Ecole de pharmacie, puis au Jardin des Plantes, sous Jean Thouin. A 24 ans, il comprend que son instruction est insuffisante et pioche dans ses soirées le latin, la botanique; Desfontaines lui confie la préparation de son cours. Après quelques missions (création d’un jardin botanique: à Bergerac, etc.), où les tribulations ne lui manquent pas — par suite de l’état de guerre — il fut envoyé à St-Domingue (1794). Là, il se lie avec le sergent Turpin, futur Académicien, se donnant des lecons réciproques de botanique et de dessin, préparant ainsi une collaboration intime au Traité des arbres fruitiers qu'ils devaient publier en 1807.
De retour en France (1801), Poiteau dirige les pépinières de l'Etat, à Versailles, et jette, avec Risso, les bases de l'Histoire naturelle des Orangers, parue en 1818.
L'année précédente, de jardinier-en-chef du Palais de Fontainebleau, il est délégué à la Guyane, pour y organiser les cultures des habitations royales. En 1822, il rentre définitivement à Paris et devient rédacteur du Bon jardinier et des Annales de la Société d’'horticulture, Depuis, il collabore d’une façon active à la Revue horticole, aux Annales de Flore et de Pomone, au Portefeuille des horticulteurs, etc., donnant partout la mesure de ses vastes connaissances et de ses bons conseils dans les questions pratiques ou scientifiques. Le Cours d’horticulture, publié alors qu’il était professeur à l’Institut de Fromont (supprimé en 1830), mérite d’être plus connu.
En 1837, cet homme de bien, savant et modeste, fut nommé membre de la Soc. d’'agr. et chevalier de la Légion d'honneur. CRE:
Poivre. Voir Piper nigrum.
Poivrier d'Amérique. Le Schinus Molle.
Poivre long. Le- Piment.
Poivrea. Voir Combretum.
POLEMONIACÉES. (Dicotylédones - Gamopétales hypogynes.) Famille voisine des Convol-
POLÉMONIACÉES.
vulacées et des Hydrophyllées, renfermant des pl. caractérisées par une corolle régulière, isostémone, à préfloraison tordue, 5 étamines, un ovaire à 3 loges contenant chacune 2 ou un nombre indéfini d'’ovules.
POLEMONIUM L. (Polémoniacées.) Herbes vivaces, rarement annuelles, le plus souvent un peu visqueuses, à souche rampante, charnue ou courte; files. alternes, pinnatiséquées ; fl. bleu violacé, ou blanches ou jaunâtres, en cymes terminales ou en corymbes lâches ; calice campanulé, à 5 divisions ; corolle en entonnoir ou en cloche, à lobes obovales et égaux; étamines à filets déclinés et munis de poils à leur base ;
capsule trivalve: graine sans aile. — 8-9 espèces, |
Europe, Asie tempérée, Amér.mérid., Mexique.
La plus connue est P. cæœruleum L., Valériane |
grecque, Rcus. FL. GERM. 18, 1384; Bois, ATL. PL, JARD. t. 195, d'Europe et d’Asie centrale; vivace, très rustique, haute de 20-50 cm., à belles fi. bleues ou blanches, en bouquets au sommet des rameaux, vers juin-juillet; var. kemalayanum, Garp. Car. 1887, vol. I, p. 766, fl. plus grandes, bieu lilacé. On cultive aussi: P. mexicanum Lasg.
B. R. 460; P. reptans L. (Fig. 723), B. M. 1887, |
toutes deux à fl. bleues; P. pauciflorum $.
Wats., Garp. Car. 1889, vol. 5, p. 722, vol. 6, p. %6, fig. 15, et P. flavum Greene, B. M. 695, toutes deux à fl. jaunes. J.. CG.
POLLEN. On désigne sous ce nom la poussière fécondante contenue dans les anthères (voir ce mot). Cette poussière est formée de grains sphériques, polyédriques ou allongés, généralement de couleur jaune. Lorsque le pollen a été
transporté sur le stigmate (voir Reproduction), | il germe en émettant de petits filaments ou tubes polliniques, qui pénètrent jusqu'à l’ovule |
pour le féconder.
Fig. 725. — Pollinies.
POPPINIES, ou Masses polliniques. Dans les Asclépiadées et les Orchidées, les grains de pollen, au lieu d’être pulvérulents, sont soudés en une seule masse moulée sur la cavité interne des loges de l'Anthère. Ces masses portent le nom de Pollinies. Quelquefois elles sont supportées par une tige étroite (caudicule), qui peut ètre terminée par un renflement glutineux ou
POLYGALA.
glanduleux (rétinacle). Un même rétinacle peut
| porterune ou deux caudicules, terminées chacune par une masse pollinique.
POLYANTHES L. (Amaryllidées-Agavées.) Genre ne renfermant qu’une esp. mexicaine, le P. tuberosa L., B. M. 1817; Bois, ArL. PL. Jap. t. 345; Rep. Luz. t. 147; B. R. 63; tige réduite à un court rhizome, dressé, simple; files. radi- | cales, celles du bas de la tige linéaires, longues
de 30-40 cm.; périanthe à tube allongé, étroit, courbé, élargi au sommet; divisions égales et
files. courtes, terminées par un épi lâche de fi.
La var. à fl. doubles <La Perle» est très culti- | vée dans le Midi de la France, pour la fleur coupée et pour l'industrie de la parfumerie... Voir SAUVAGI0, Man. des cult. littoral méditerr. Dans les environs de Paris, la culture en pot est assez difficile ; cependant cette esp. est com- | munément représentée dans les marchés aux fleurs des grandes villes. J. G.
qui fructifient plusieurs années de suite. S’em-
| carpiques, plantes qui meurent après avoir
fructifié une seule fois.
POLYDESME.(Myriapodes de l'Ordre des Chilo-
gnathes.) Le P. complanatus, d'un gris ardoise,
sentant chacun un élargisst. en forme de lamelle. | Il ronge les racines de diverses pl P.Tn.
| POLYGALA Tournef. (Polygalées.) Herbes où arbustes à files. alternes, rarement verticillées ouopposées. FI. irrégulières, en grappes ou épis terminaux, raremt. axillaires.
| blables, les intérieurs grands, colorés, les latéraux petits; pétale inférieur grand, en carène, avec crête dorsale lobée, multifide. 8 étamines
peu étalées : tige florale de 1 m., munie de 8-12 —
| blanches, très odorantes, et disposées par paires.
POLYCARPIENNE ou Polyecarpique. Plantes
ploie par opposition à monocarpiennes ou mono=
ne compte guère plus de vingt anneaux, pré-
Sépales dissem- |
diadelphes: ovaire à 2 loges. Inclus: Brachy- | tropis. — 200 esp. des rég. ch. et temp. du globe. !
P. bracteolata L. — B. M. 345: Lopp. Cam | 1211. — Cap. — Flles. linéaires, lancéolées M
planes, sessiles. FI. rougeâtres et violettes; ai grette blanche.
P. Chamæbuxus L. — B. M. 316; Lonp. Cas.
593. — Rég. subalp. de l’Europe. — Tige suffrutescente, 15-20 cm.. dressée. Filles. coriaces: persistantes. ovales, mucronées. F1. grandes; jaunâtres, tachées de rouge, en grappes terminales. Ornemt. des rocailles.
P. cordifolia Thunb. — B. M. 2438; Lo. Cas: | 1189. — Cap. — [Syn.: P. fruticosa Berg.] — Files. opposées, ovales, cordées, acuminées. El! violet pourpre, en épi. € |
P. grandiflora. —. Lonn. Cap. 1227. — [Syn.c Psycanthus Spach] — Cap. — Filles. oblongues, » spatulées, faiblemt. mucronées. Fleurs rose, pâle, à carène pourpre violet. .
P. myrtifolia L. (Fig. 724.) — B. R. 8, t. 669%, B. M. 3616. — Cap. — Flles. alternes, obovales-! oblongues, mucronées ; rameaux pubescents; | fleurs violettes et blanches, en petites grappes,
P. oppositifolia L. — B. M. 492; B. R. 6, 636. — Cap. — Flles. opposées, ovales, aiguës. Fleurs grandes, rouge violacé, en épi court.
Var.: major, B. R. 14, t. 1146.
| P. speciosa Sims. — B. M. 1780; Loop. Oas.
DCS
POLYGALA.