PR QE EEE REA EP
POLYPODIUM.
P. vulgare L. (Fig.726.) — Régions tempérées. — Rhizome assez épais, couvert d’écailles brunâtres. Frondes courtes, àstipe dressé,jaunâtre, à pinnules oblongues, plus ou moins dentées,
assez coriaces ; sores assez larges, sur un rang,
d’abord jaunes, puis bruns. Plein air, sur rochers, ou serre tempérée. Var. cambricum, à pinnules pinnatifides. Var. cristatum, à pinnules dilatées et découpées au sommet.
+1+t Frondes pinnatifides.
P. Dryopteris L. — Hook. Brir. FERNS, t. 4. — Zone tempérée. — Rhizome court, rampant.
Frondes bipinnatifides, assez courtes, à stipe brunâtre, ordt. lisse, à pinnules lancéolées, crénelées. délicates, portant les sores près de leur marge. Jolie espèce de serre tempérée.
P. Phegopteris L.— Hook. Brir. FERNS, t. 3. — Zone temp. — Rhizome assez mince, rampant.
Frondes pinnatifides, de forme deltoïde; stipe lisse, à peine écailleux à la base; pinnules découpées en lobes dentés, oblongs-lancéolés, portant les sores près de leur sommet. Serre ch.
P. splendidum Kaulf. — Brésil. — Caudex portant des frondes pinnatifides d'environ 2 m., à stipe élevé, lisse, anguleux, à pinnules lancéolées, découpées en lobes entiers, peu coriaces, portant des sores médians. Serre chaude.
P. trifurcatum L.— Amér. tropicale. — Rhizome rampant, couvert de fines écailles. Frondes assez courtes, pinnatifides, à stipe villeux, à pinnules découpées en trois lobes entiers ; sores nombreux, disposés en deux rangs sur chaque lobe. Serre chaude. E. R.
POLYPORUS. Champignons hyménomycètes, dont l’hyménium tapisse des tubes placés Le plus souvent à la partie inférieure d’un réceptacle de forme variée: en sabot de cheval, en chapeau pédiculé ou étalé sur le support. Les Polypores sont des parasites des arbres. Esp. principales :
P. annosus. Son mycélium attaque et tue les racines de Pin et d’Epicéa.
P. Pini, attaque de même le Pin et l’Epicéa, où il pénètre par les branches cassées. Il y produit la pourriture rouge.
P.sulphureus et P.hispidus, sur les Pommiers, les Noyers, etc., où il produit également une pourriture du bois.
P. fulvus. attaque le Prunier et quelquefois le
| Pommier et l’Olivier.
P. fomentarius, sur le Hêtre surtout, produit
l'amadou.,
Toutes ces espèces pénètrent surtout par les plaies. Il est nécessaire, pour les détruire radi-
| calement, de tailler dans le bois jusqu’au vif, et . | de recouvrir ensuite de coaltar ou d’un onguent
adhésif quelconque. Dr D.
Polystichum. Voir Aspidium.
: POLYSTIGMA. Genre de Champignons Py- | rénomycètes, à stroma rouge parasite sur les | feuilles. Le stroma est chargé d’un piqueté cons-
| titué par les spermogonies du Champignon. La
forme à asques vient pendant l'hiver sur les | feuilles tombées. — 2 espèces :
: P. rubrum, sur les Pruniers.
* P. fulvum, sur les Amandiers.
| Il faut récolter et brûler les feuilles atteintes |
POMME DE TERRE
pour se mettre à l'abri des attaques du parasite l’année suivante. Dr D
Pomacées. Voir Rosacées.
Pomegranate.N.angl.du Grenadier.Voir Punica.
Pomeranzenbaum. N.all.de l'Oranger. V.Citrus.
Pomme Cannelle. N. v. de l’Anona squamosa.
Pomme Cythère. Nom vulg. du Spondias dulcis.
Pomme d'Amour. Nom vulg. de la Tomate.
Pomme de merveille. Nom vulg. du Momordica Charantia.
POMME DE TERRE; angl.: Potato ; all.: Kartoffel, Erdapfel. (Solanumtuberosum L.) PI. origin. des Andes du Pérou et du Chili, vivace par son rhizome renflé, féculent, produisant des tiges aériennes annuelles; annuelle dans nos cultures.
À été introduite sur le continent européen (en Espagne) vers 15341; à cette époque on la cultivait plutôt comme pl. curieuse; d'Espagne, elle fut envoyée en 1588, en Autriche, au botaniste Charles de l'Ecluse, qui la cultiva, la répandit en Allemagne, d’où elle passa en Suisse et en France, région de l'Est (Alsace, Vosges, etc.) ; elle était connue avant 1600 dans le Dauphiné sous le nom de truffe.
En Angleterre, la P. de t. fut introduite en 1586; elle fut apportée en Belgique vers 1620 par des religieux anglais, qui propagèrent sa culture en Belgique et en Hollande.
Mais ce n’est qu’à la fin du 18: siècle que la culture de la P. d, t. au point de vue alimentaire fut vulgarisée et popularisée par Parmentier, en 1788, dans la plaine des Sablons, près Paris ; c'est donc à tort qu’on à attribué à Parmentier l'introduction d’une pl. qui existait depuis plus de 200 ans en Europe, et qu'il n’a fait que rendre populaire, ce quiest néanmoins un très grand mérite.
Dans la P. d. t., le tubercule seul est alimentaire ; toutes les autres parties de la pl. sont vénéneuses et renferment de la solanine, alcaloïde dangereux qui se trouve aussi dans les tubercules exposés à l’air et qui ont verdi, ainsi que dans les germes qui se développent au printemps; il faut donc rejeter les tubercules verts et ne pas s’en servir dans l'alimentation humaine, ni dans celle du bétail.
De toutes les pl. cultivées, la P. d. t. est peut- : être celle qui a le plus varié; c'est par milliers qu'on pourrait compter les var., et il s’en produit tous les ans de nouvelles. Les caractères qui doivent guider dans le choix des var. sont: la forme, la couleur, la grosseur des tubercules, la disposition des yeux sur ces tubercules, le mode de végétation (souterraine, ou à fleur de terre). la couleur du feuillage, caractère important pour distinguer les var. entre elles, la maturité plus ou moins précoce, le degré de fertilité, la nature et la qualité de la chair, la faculté plus ou moins grande de conservation, et enfin le degré de résistance à la maladie (Phytophthora infestans).
Un caractère parfaitement fixe, quelles que soient les circonstances, permettant de reconnaître les diverses var., a été trouvé par M. Vilmorin (voir CATALOGUE MÉTHODIQUE ET SYNONY-
1 Voir JOURN. SOC. HORT. FRANCE, 1886, p. 146, note de M. F. Roze.
POMME DE TERRE
MIQUE DES POMMES DE TERRE), ce caractère est dans l'aspect du germe né à l’obscurité sur un tubercule d’une var. donnée, germe qui est toujours le même, que les tubercules soient gros ou petits et de forme plus ou moins constante.
En nous limitant au rôle purement horticole de la Pomme de terre, les var. cultivées peuvent être toutes rangées en 5 séries, basées sur la forme et la couleur des tubercules :
10 variétés rondes ou oblongues,jaunes ; 29 variétés longues.jaunes ; 30 variétés rondes,rouges ; 40 variétés longues, rouges ; 5° variétés violettes et panachées, de toute forme.
Choix des meilleures variétés de Pommes de terre pour la culture jardinière, horticole.1
19 Var. jaunes rondes.— Bonne Wilhelmine ou Ronde d'Alger ; tub. arrondi, jaune vif; ch. très jaune; ne convient pas à la cult. sous châssis.
Flocon de neige ; très bonne var. productive, assez précoce, chair d'excellente qualité; plantée en avril, mürit fin juillet; tubercule de forme régulière, ovale aplati; peau jaune, rugueuse; chair blanche, très farineuse et légère.
Ronde hätive; var. hâtive, se conservant assez bien; plantée en avril, peut se récolter 2e quinzaine de juillet; tubercule bien rond; rappelle beaucoup la var. suivante, mais plus précoce.
Shaw ou patraque jaune; var. très cultivée pour les marchés aux environs de Paris; très productive, farineuse, de qualité excellente; se récolte 1e quinz. d'août. Tubercules ronds; chair jaune, très farineuse.
Saint-Jean ou Ségonzac; var. très ancienne et très cultivée pour approvisionner les halles de Paris; mûrit 1° quinz. d'août; le tubercule rappelle celui de la Shaw.
Paterson’s Victoria; var. récente, très productive, d'excellente qualité, de longue garde, très farineuse; mürit fin août; résiste assez à la maladie; tubercules oblongs, un peu aplatis; peau jaune, légèrt. saumonée; chair jaune.
20 Var. longues jaunes.— Marjolin ou Quarantaine ;,1a plus connue des var. hâtives ; plantée en avril, peut être récoltée deuxième quinzaine de juin; convient surtout pour culture de primeur sous châssis ; tubercules allongés, un peu courbés, plus gros et plus arrondis au sommet, amincis en pointe vers la base; peau lisse,jaune; chair très jaune.
Cette var. présente ses tubercules tous réunis au pied ; il faut les faire germer avant la plantation, sans quoi le tubercule produit seulement des tiges souterraines, terminées par des petits tubercules dont l’ensemble pèse moins que celui que les a produits. ;
Kidney à feuille d'Ortie ou Fouilleuse; un peu plus productive que la précédente, un peu moins hâtive, mais ne pouvant être cultivée
sous châssis à cause de ia longueur de ses tiges; cultivée en grand, aux environs de Paris, pour la culture de primeur; tubereules comme dans la Marjolin; conservation difficile.
Anglaise hâtive ou Pomme de terre royale ; var.
1 Voir LES PLANTES POTAGÈRES
: , par Vilmorin-Andrieux et Cie. |
POMME DE TERRE
plus productive que les 2 précédentes, surtout cultivée à Jersey et en Bretagne pour approvisionner les marchés de Londres et de Paris; aussi hâtive que la Marjolin, mais tubercules moins ramassés sous la plante ; se conserve bien et longtemps; se récolte fin juin.
Reine de mai; var. capricieuse, d’un grand produit dans les sols que lui conviennent, et encore suivant les années ; présente de bonnes qualités, mais ne peut pas faire la base d’une culture à cause de l'incertitude des produits; müûrit fin juin.
Marjolin Tétard; var. en tous points recommandable, très productive en même temps que précoce, et d’une qualité hors ligne pour la consommation ;mürit deuxième quinzaine de juillet; tubercules grands, aplatis en amande ou oblongs, peau lisse ou un peu rugueuse, jaune foncé un peu cuivré; quelquefois renflés à la place des yeux; se conservant bien.
Marjolin tardive ou Quarantaine de la Halle; des plus estimées sur les marchés de Paris, où elle a supplanté l’ancienne jaune de Hollande; est productive, de qualité suffisante, de très bonne garde, mais sujette à prendre la maladie; müûrit 2e quinz. de juillet; tubercules oblongs ; peau jaune, lisse; chair très jaune.
Caillou blane ou Boulangère ou Lapstone Kidney; var. très féculente; chair fine.légère, excellente; mürit 2° quinz. de juillet; tubercules réguliers, lisses; peau et chair jaune pâle. :
Magnum bonum ; var.extrêèmement productive, mais de 2e qualité-et ne se conservant pas longtemps; mürit 2e quinz. de sept ; tubercules très gros, oblongs, peu aplatis ; chair jaune.
30 Var. rondes rouges. — Farineuse rouge ou boule de farine ; l’une des bonnes var. de lagrande culture, soit pour la consommation, soit pour la féculerie; production abondante; on lui reproche une chair trop blanche, manquant un
peu de finesse; tubercules gros ; peau rugueuse.
d’un rouge un peu pâle; chair blanche.
Merveille d'Amérique ; l'une des plus grosses Pommes de terre; est demi-tardive, produit beaucoup, mais de qualité ordinaire ; tubercules arrondis, un peu irréguliers ; peau lisse, rouge violacé ; maturité : 2° quinz. d'août. :
Truffe d'août (hâtive de Pontarlier, printanière); ancienne var. mûrissant 1° quinz. d'août; tubercules arrondis, rouge vif; chair jaune.
40Var.longues rouges.—Rognonrose.cornichon de la Moselle ; très bonne var., de moyenne salson, se conservant bien; production ordinaire; chair ferme; tubercules aplatis, en forme de rognon, très lisses; peau rose pâle Jaunâtre; chair jaune. Ù | : Rouge longue de Hollande ou cornichon rouge; var. plutôt de luxe; produit peu, mails qualité et finesse hors ligne; se conserve bien mûrit fin août; tubercules aplatis, très allongés, recourbés en crochet.et amincis à la base; peau lisse, rouge assez foncé violacé; chair jaune; cultivée en grand aux environs de Cherbourg, où on plante en décembre pour récolter en Juin.
Rose hâtive ou Early rose; une des meilleures var.; très productive, précoce ; müûrit en août; chair légère ; qualité variable suivant les sols; Îles tubercules se conservent assez difficilement,
Le
POMME DE TERRE
oblongs, aplatis; peau lisse, rose un peu saumoné ; chair blanche.
Vitelotte rouge; var. peu cultivée pour le marché, mais recherchée surtout parce qu’elle
les ragoûts ; tubercules allongés ; yeux très enfoncés ; qualité excellente dans les sols légers,
1° quinz. de septembre.
Pousse debout ; très cultivée pour les marchés ;
plus compacte. moins farineuse; est plus productive, se garde bien; mürit fin septembre; tubercules presque cylindriques, amincis aux extrémités ; peau rouge pâle, assez lisse; chair jaune. Saucisse où généreuse; une des meilleures var. pour la provision d'hiver ; de qualité hors
qualité en vieillissant; on gagne à la manger tard ; elle est très productive; ne doit pas être
maladie, mais souvent atteinte par la frisolée ; tubereules aplatis, oblongs, bien réguliers ; peau lisse, rouge intense; chair jaune.
90 Var. violettes ou panachées. — Blanchard; c'est la var. la plus productive de toutes celles communément cultivées; est précoce; se garde bien ; chair farineuse et bien jaune; tubercules de moyenne taille, ronds. jaunes, largement panachés de violet; peau lisse; chair jaune.
Violette ronde; très ancienne, comme la Shaw et la Segonzac; très cultivée pour les marchés ; productive. de bonne garde, de qualité excellente, chair jaune et ferme ; se récolte courant de septembre ; tubercules arrondis; peau violet intense. Quarantaine violette; var. de précocité moyenne ; de très bonne qualité; se conservant très bien et longtemps sans pousser ; l’une des meilleures pour la consommation au printemps ; elle gagne en qualité, plus on la garde; tubercules aplatis, en forme de rognon; peau très fine, violette ; chair jaune.
On pourrait citer un bien plus grand nombre de bonnes var. horticoles ; la liste ci-dessus est déjà passablement longue ; pour les autres, voir les ouvrages spéciaux déjà cités. L'adaptation au sol et au climat ne peut être indiquée que par l’expérience. — Pour un choix de bonnes Var. agricoles, de grande culture, voir les traités et ouvrages spéciaux d'Agriculture.
Culture. — Il ne peut être question ici que de la culture horticole ; pour les renseignements relatifs à la culture agricole de la P. det.. voir les traités et ouvrages généraux d'Agriculture. | En jardinage, on cultive les P. de t. de 3 mamères : culture de primeur ; culture en pleine terre Au printemps ; culture d'automne ou hivernale.
Culture de primeur. — Elle est presque abandonnée maintenant comme culture industrielle aux environs de Paris, parce qu’on possède des Var. se conservant assez longtemps pour qu'il | n’y ait aucun avantage à en faire comme pri-
meur, et parce que le Midi. l'Espagne, l'Algérie
en envoient de très bonne heure surles marchés ; elle ne présente de véritable intérêt que pour l’approvisionnement d’une grande maison.
Autrefois on la commencait à la fin de no-
oo
possède la propriété de ne pas se déliter dans mauvaise dans les sols humides; mürit dans la |
supplante la rouge longue de Hollande; chair,
ligne; chair un peu compacte; acquiert de la
cultivée dans les sols riches; résiste bien à la |
POMME DE TERRE
et entrent en végétation de bonne heure; sont , vembre pour obtenir la récolte en février, soit
2 mois ou 21/ mois après la plantation; cette
culture de haute primeur est abandonnée. parce | qu’à cette époque il y a encore en cave de très bonnes Pommes de terre.
Il vaut mieux commencer la 1° saison de cultures de primeur au commencement de janvier; on en fait 3 saisons successives. à 3 semaines d'intervalle, de manière à pouvoir récolter pendant tout mars et avril. Pour ces cultures, on emploie exclusivement la variété Marjolin. décrite plus haut (var. longues jaunes), à cause du peu de hauteur de ses tiges, qui sont, de plus. rigides et ne s’étalent pas sur la couche; les tubercules de cette variété ont très peu d’yeux, souvent un seul, placé à la partie opposée à l’attache du pédoncule.et il arrive qu'il ne se produit pas de tige aérienne, si le tubercule est planté avant que l’œil ne soit déve- | loppé; cette particularité exige une préparation Spéciale du tubercule-semence, qui peut être résumée ainsi :
| Les tubercules-semences sont choisis sur les pieds les plus hâtifs de toute la plantation; ils doivent être bien mürs, et bien nourris; ils sont arrachés par un beau temps, et laissés sur le sol quelque temps pour se ressuyer, puis ‘rentrés dans un endroit éclairé et aéré, où gs | puissent verdir. Quand ils sont bien verts, on les rentre au sec, à l’abri de la gelée, en les dis- | posant sur un seul rang, debout, l'œil en haut, sur des clayettes ou dans des paniers plats; en |janvier-février, ces tubercules sont placés dans un lieu plus chaud, pour hâter la germination ; ‘il y à intérêt, s’il y a plusieurs bourgeons.à n’en laisser qu’un.
| La couche sur laquelle on plante ces tuber- | cules est faite en janvier, de facon à pouvoir
donner une température de 20-250; elle est re-
| couverte de 20 cm. de terreau ou de terre légère ; |les coffres employés sont suffisamment hauts | pour que les tiges ne puissent toucher au verre; | en moyenne, on plante 20 tubercules par châssis, à 8 cm. environ de profondeur, placés debout, sans blesser le germe ; les tiges sont rechaussées un peu quand elles ont 15 cm. de hauteur; les |autres soins consistent à garantir du froid la nuit, donner de la lumière le jour, aérer quand on le peut, etc. Si la température extérieure | n’est pas trop froide, et si la couche est bonne, on peut récolter environ 69-70 jours après la | plantation, soit en fouillant avec la main au | pied des touffes, pour prendre les plus gros tubercules. soit en arrachant la touffe entière; la 1° manière de faire est préférable pour les cultures de première saison. |
Les saisons suivantes se font en février et en | mars, de la même facon. On peut, en mars, ne | plus cultiver sur couche, mais en pleine terre,
| sous châssis, sur une côtière exposée au Midi | et bien abritée ; dans ce cas, il faut avoir eu soin de poser, longtemps à l'avance, des coffres et des châssis sur le sol, pour qu'il ait pu s’échauffer un peu avant la plantation et pour qu'il soit bien sain; les variétés employées. outre la Marjolin, pour ce cas spécial, sont d’autres variétés hâtives. notamment la Reine de mai.
| Culture de printemps. — Elle se fait de mars à
POMME DE TERRE. — mai; elle fournit des produits pour tout l'été; on emploie des variétés hâtives, et des variétés tardives; en général, la plantation gagnera à être faite le plus tôt possible; il est préférable que les germes ne soient pas poussés ; on plante en lignes, ou en poquets; la distance varie avec la vigueur de la variété et la fertilité du sol; planter un peu plus serré dans les sols secs, pour que les tiges couvrent bien le terrain.
Les soins d'entretien consistent en des binages, dès que les tiges ont atteint 15-20 cm. de haut, pour niveler le sol et faire disparaître la trace des poquets ; puis en un buttage, qui n’est pas indispensable pour les variétés produisant leurs tubercules profondément, mais nécessaire pour celles qui les produisent à fleur de sol, et aussi dans tous les sols légers. En général, pour la majorité des cas, un léger buttage est utile: il doit être fait avant la floraison de la plante, quand les tiges ont atteint les ?/3 de leur développement normal, et par un temps sain. On peut aussi avoir intérêt à supprimer les fl. dans les variétés qui possèdent des fleurs fertiles.
La récolte se fait à partir de juin-juillet jusqu’en octobre, suivant qu'on à employé des variétés hâtives ou tardives; c’est dans ces dernières que se trouvent celles qui forment la provision d'hiver.
Si les Pommes de terre sont livrées immédiatement à la consommation, on n’attend pas la maturité complète pour l’arrachage, on le fait quand les tiges commencent à jaunir; mais celles qui doivent être conservées ne sont récoltées qu'après dessiccation complète des tiges et par un beau temps; toutefois il ne faudrait pas trop attendre pour faire cet arrachage, en prévision des pluies un peu longues qui pourraient survenir, pluies qui pourraient avoir pour effet de remettre les tubercules en végétation, et de les faire germer dans le sol.
Pour les variétés de primeur, on ne conserve que les tubercules-semences, comme nous l’avons indiqué plus haut; pour les autres variétés, les tubeæules destinés à la consommation et pour semence sont conservés dans une cave saine, un cellier ou un silo, par variétés séparées, et par ordre de maturité, les dernières mûres réservées pour la fin de l’hiver. Ces années dernières, M. Schribaux, professeur à l’Institut agronomique, à fait connaître un procédé de conservation de Pommes de terre au moyen d’un trempage des tubercules dans un bain d’eau contenant de l'acide sulfurique à la dose de1/1 0°, qui a pour effet de tuer les germes sans altérer le tubercule; naturellement çes tubercules ne peuvent être employés comme semence. Le mélange de l’acide sulfurique avec l’eau est assez délicat à faire et n’est pas sans danger.
Culture hivernale ou d'automne.— Cette culture est très ancienne; elle a été abandonnée, puis reprise en grand dans le Midi de la France, l'Algérie et l'Espagne; ce sont ses produits qui inondent les halles de Paris pendant l'hiver, dès janvier et février.
On n’emploie que des variétés hâtives; on plante fin octobre; autant que possible, il faut employer des tubercules de la récolte précédente,
POMMIER
faite à la même époque, et non pas ceux d’une culture de printemps.
Elle est avantageuse dans le Midi, parce qu’à cette époque de l’année les pluies sont abondantes, et que l'hiver n’est pas à craindre; le prix de vente est d'autant plus élevé que le produit arrive plus tôt sur le marché: la conséquence est qu'on les récolte souvent trop tôt, au détriment de la qualité; dans une maison importante, il vaut mieux, si on veut à cette époque avoir des P. de terre nouvelles, en cul-
tiver sur couche, en culture de primeur, que.
d'en acheter provenant de ce mode de culture.
Cette culture hivernale ne peut pas être faite dans la rég. de Paris; la rigueur de l'hiver et la température de l’automne ne le permettent pas.
Maladies. — Les P. d.t. sont atteintes par plusieurs maladies de nature cryptogamique; la plus grave, qui a failli en empêcher la culture, s'est montrée en 1844; c’est le Phytophthora infestans, où PFeronospera (voir ces mots), qui attaque d’abord les files. puis les tubercules, et les fait pourrir ; au début de son invasion, cette maladie était si intense qu’on avait craint qu’elle n’anéantit complètement la culture de la P.
d. t. en Europe, et qu’on avait cherché à cette précieuse Solanée des succédanés dont aucun n’a donné de bons résultats. Finalement, par suite du renouvellement des anciennes var., par un choix de celles qui sont plus résistantes et par l'application des procédés propres à enrayer le développement des Champignons (sulfatage), les dégâts causés “par le Phytophtora, quoique encore très grands (surtout dans les années pluvieuses et humides, vers le mois de juillet), ne rendent plus la culture impossible. Pour la marche du développement de cette maladie,voir une note de M. Duchartre, JourNAL DE LA S0- CIÉTÉ NATIONALE D'HORT. 1886, p. 299.
La Frisolée, maladie de nature peu connue, attaque les feuilles, nuit à leur développement et à celui des tubercules.
Ces temps derniers, l’attention a été attirée sur des maladies des Pommes de terre causées par des Bactéries; ces maladies sont désignées vulg. sous le nom de gale, de gangrène sèche et de gangrène humide. M. E. Roze a fait sur ces maladies diverses recherches fort intéressantes:
Voir JOURNAL DE LA SOCIÉTÉ NAT. D'HORTICUL*
TURE DE FRANCE, année 1896, p. 326, 388, 459 et 1024, et COMPTES RENDUS DE L’ACAD. D. SCIENCES; 1896, plusieurs notes. Voir aussi Journ. S00: D'HorT. DE France, 1805, p. 493, pour la rowlle précoce, maladie observée en Amérique, produite par le Macrosporium solani, Champignon qui
s'attaque aux files, jamais aux tubercules. On w
a craint beaucoup l'invasion d’un insecte du
groupe des chrysomèles (voir Doryphora, p. 453,
et Jourx. pe La Sociéré D'Horr. 1874, p. 114).J.G. Pomme épineuse. Le Datura Stramonium.
Pomme liane. Le Passiflora laurifolia.
Pomme rose. L'Eugenia Jambos.
POMMIER; angl.: Apple; all.: Apfelbaum. |
(Pour les espèces botaniques et ornementales, voir Malus.) Les terres meubles et douces, les
terrains composés de divers éléments convien: |
nent au P. Il prospère dans les terres d’alluvion, quand le sable s'associe à la silice ou à l'argile,
POMMIER. — et dans les terrains à base granitique, aussi bien que dans les sols où l’humus tourbeux corrige l’aridité du calcaire. Une fraicheur mo- -dérée lui est favorable avec un sous-sol suffisamment poreux ou perméable.
| La terre à blé est le terrain du P. greffé sur franc.destiné aux formes en haute tige: la terre de jardin est le terrain du P. sur doucin ou sur | paradis, spécial aux formes en basse tige. Le P. | greffé sur paradis, approprié aux arbres nains, vient mal dans les sols arides ou trop calcaires ; * dans ce cas, on lui substitue le P. sur doucin, . plus robuste et plus vigoureux.
| Le fruit du P. est plus gros dans les vallées | humides, mais plus savoureux sur les collines “ et les plateaux. L’excès d'humidité, ainsi que \ le manque d'air, engendrent les chancres et favorisent les pucerons. L’excès de sécheresse fait jaunir l’arbre et excite le développement des mousses et des lichens sur la tige. Le P.réussit en espalier au Nord, mais on devra y planter des variétés fertiles et adopter les emplacements où l'air circule; trop abrité, il est exposé aux
petit Kermès.
: de la plaine et des collines. Nos départements
: nombre d’égrains ou sauvageons.
1 La Pomme entre pour une large part dans | l'alimentation générale et dans l’économie do- . mestique. Sans parler de la fabrication du cidre, | pour laquelle il existe des var. spéciales, la P. . est le fruit Le plus recherché pour l’approvision-
! de l’hospice, de l’école et de l'atelier; l’art cu- -| linaire, la pâtisserie, le séchage, la confiserie, la médecine, le pressurage, la distillation, en font un usage extrêmement varié.
| Variétés. — Le semis naturel ou préparé \par la main de l’homme a fourni de nom- 'breuses sortes plus ou moins répandues. Nous ‘pouvons recommander Jes variétés suivantes, 1classées dans leur ordre de maturité, : Astrakan rouge. — Arbre trapu, robuste, très fertile. Fr. assez gros; chair demi-tendre, assez lJuteuse, sucrée ; mi-juillet.
.! Les amateurs de Pommes précoces pourront l choisir encore Monsieur Gladstone(violet).Transparente blanche, arbres robustes au froid.
1 Rose de Bohême. — D'une bonne vigueur, très fertile. Fr. assez gros ; chair demi-cassante, lateuse, acidulée, aromatisée. Juillet et août. | Saint-Germain. — Bonne vigueur et bonne oroduction. Fr. souvent gros; chair ferme, - Lelntée, assez Juteuse, de bon goût. Juillet-août. | Ananas. — Arbre de vigueur modérée, très k-s Fr. moyen; chair assez fine, tendre, ju- leuse, sucrée, vineuse ; parfum de l’Ananas et le la Framboise. Septembre et octobre.
| Borovitski. — Arbre robuste au froid, de viueur modérée, très fertile. Fr.assez gros; chair Ssez ferme, bien juteuse, acidulée. Août.
| Transparente de Croncels. — Ce gain remarluable de notre établissement est très vigoureux 1 s’est montré le plus robuste des Pommiers brs du grand hiver (—300). L'arbre est très rtile et propre à toutes les formes. Fr. gros ;
, Né
attaques de l’insecte hémiptère, dit aspidiote, | ! Cet arbre croît spontanément dans les forêts |
! de l'Est sont ceux qui possèdent le plus grand |
. nement des ménages, de la ferme, du château, |
POMMIER
chair assez ferme, teintée, juteuse, d'un goût fort agréable. Août et septembre. (Fig. 727.)
& à LA
Fig. 727. — Pomme Transparente de Croncels.
Favorite de William. — Arbre robuste et productif. Fr. presque gros; chair teintée, vineuse, sucrée. Août et septembre.
Rambour d'été. — Arbre robuste, assez fer- |tile. Fr. gros; chair demi-tendre, vineuse, d’un | bon goût. Septembre.
Lord Suffield. — Prompt à la production.restant fertile. Fr.gros; chair fine, neigeuse.juteuse, d’une saveur agréable. Août-septembre. Fr. ap-
|précié en Angleterre pour la table.
Codlin de Keswick. — La série des «Codlin», populaire en Angleterre, comprend un groupe | de bonnes var., plutôt de moyenne grosseur;
chair croquante, juteuse. Août.
Il existe, en outre, une Reinette ananas. fruit | petitoumoyen,jauneananas,mürissantenhiver.
Son arbre est trapu et généreux.
Cellini. — Arbre assez vigoureux, robusteau | froid et excessivement fertile. Fr. assez gros; chair ferme, demi-cassante, bien juteuse, sucrée, acidulée. Septembre et octobre.
De Gravenstein. — Arbre robuste, vigoureux et productif. Fr. assez gros; chair tendre, assez juteuse, sucrée, légèrt. acidulée et parfumée. De septembre en novembre.
Reinette Burchardt. — Arbre ramifié. droit, fertile. Fr. moyen; chair ferme, douce, sucrée, légèrement anisée. Octobre et novembre.
Grand Alexandre. — Arbre robuste, très fertile. Fr. gros ; chair fine, demi-cassante,juteuse, vineuse, relevée. D'octobre en décembre.
Reinette grise d'automne. — Arbre robuste, très fertile. Fr. gros; chair demi-tendre, assez juteuse, sucrée. D’octobre en décembre.
Calville de Saint-Sauveur. — Trapu, très tertile. Fr. gros; chair demi-fine, assez tendre, sucrée, acidulée, parfumée. Nov. et décembre.
Belle-fleur rouge.— Arbre robuste, productif. Fr. assez gros; chair assez fine, demi-cassante, juteuse, relevée d’un léger parfum de girofle. De novembre en janvier.
Reine des Reinettes. — Arbre droit, ramifié, très fertile. Fr. moyen; chair fine, assez ferme, teintée. demi-tendre, sucrée, aromatisée; d’un bon goût. De novembre en janvier.
POMMIER
Sans Pareille de Peasgood. — Arbre de bonne vigueur et de bonne fertilité. Fr. très gros ; chair teintée, demi-tendre, juteuse et aromatisée. Fin d'automne. D’autres grosses Pommes: Joséphine, Ménagère, d'Eclat, Warner's king, sont à épiderme blanc ou verdâtre.
Galloway Pippin. — Arbre de bonne vigueur et productif. Fr. gros; chair ferme, juteuse, de bon goût. Commencement d'hiver.
Doux d'argent. — Arbre trapu, ramifié, très fertile. Fr. au dessus de la moyenne; chair fine; eau douce, sucrée, acidulée, agréable. De novembre en février.
Belle-fleur jaune. — Arbre bien ramifié, d’un beau port, fertile. Fr. gros; chair fine, tendre, juteuse, citrine, sucrée, aromatisée. Déc.-févr.
Bedfordshire Foundling. — Arbre très vigoureux, fertile. Fr. gros ; chair demi-fine. neigeuse, juteuse ; saveur sucrée, parfumée. Déc.-févr.
Royale d'Angleterre. — Arbre très vigoureux, fertile. Fr. assez gros; chair assez fine, tendre, acidulée, sucrée, aromatisée. Oct -févr.
Wagener. — Arbre assez vigoureux, prompt au rapport, très fertile. Fr. assez gros; chair tendre, fine, sucrée, agréable. Commenct. hiver.
Reinette de Demptézieu. — Arbre vigoureux, très fertile. Fr. au dessus de la moyenne ; chair assez fine, tendre, sucrée, relevée d’un bon goût acidulé; parfumée. Nov.-févr.
Orange de Blenheim. — Arbre vigoureux, très fertile. Fr. gros; chair croquante, assez fine; saveur relevée. Nov.-février.
Reinette de Cuzy. — Arbre robuste, d’un beau port, fertile. Fr. assez gros; chair fine, demi-tendre, juteuse, douce, sucrée, parfois acidulée, De novembre en février.
Pépin de Parker. — Arbre d’une vigueur retenue, et d’une très grande fertilité. Fr. au dessus de Ia moyenne; chair fine, ferme, assez juteuse, sucrée ; parfum agréable. Nov.-févr.
Belle de Pontoise. — Arbre robuste au froid, productif. Fr. gros; chair ferme, mi-cassante, juteuse, acidulée. Commencement d'hiver.
Reinette de Willy. — Arbre prompt au rapport, très fertile. Fr. moyen; chair fine, croquante, sucréeet vineuse De décembreen février.
Pépin de Ribston. — Arbre vigoureux et productif, préférant une bonnesituation, abritée du vent. Fr. assez gros; chair compacte, fine, juteuse, bien sucrée et parfumée. Nov.-févr.
Reinette du Canada. — Arbre d’un beau port ; très fertile sous toutes formes. Fr. de première grosseur ; chair assez fine, tendre, assez juteuse, parfumée et acidulée agréablement. De décembre en mars. (Fig. 728.)
Reinette Baumann. — Arbre de bonne vigueur, d’une fertilité prompte. Fr. assez gros; chair ferme, fine, assez juteuse, d’un goût parfumé, sucré. De janvier en mars.
Calville rouge d'hiver. — Arbre vigoureux, | de verger et de marché, à peau blanche, grise
fertile. Fr. gros; chair assez ferme, assez ju-
teuse et acidulée; goût framboisé. De janvier | l'office. Courant d'hiver.
en mars. Calville rouge d'automne est un fruit plus délicat, plus tendre et se gardant moins
longtemps; à celui-ci, on préfère Calville de | acidulée. De janvier en avril. Plusieurs variétés!
Dantzick, prompt au rapport.
De Châtaignier. — Arbre robuste, productif.
Fr.moyen ou assez gros ; chair ferme, croquante,
POMMIER
| juteuse, acidulée, relevée De janvier en avril. | Plusieurs types sont connus sous ce nom.
| Reinette grise. — Il existe plusieurs bonne sortes de Pommes qui portent ce nom. Le Reinette grise du Canada, de Bretagne, de Sain- \tonge, de Portugal, de Dieppedalle, etc., très | bonnes à couteau ou à cuire, sont recherchées | dans la consommation. Leur épiderme rude en facilite le maniement pour les récoltes et les transactions commerciales.
Fig. 728. — Pomme Reinette du Canada.
Reinette dorée. — Les R. dorées se rappro= chent des R. grises et sont dotées des mêmes. qualités. Les plus recommandables sont: RS dorée de Versailles. R. dorée de Tournay, R:
rousse de Boston, R. de Gaesdonk, dont l’origine | est française, belge, américaine ou allemande:
Reinette luisante, — Arbre vigoureux € généreux. Fr. moyen; chair ferme. croquante; | juteuse, acidulée; goût agréable. Nov.-mars.
Rambour d'hiver. — Arbre vigoureux, productif. Fr. moyen; chair ferme, juteuse, assez. sucrée, vineuse. De décembre en mars.
De Cave et de Salé. — Deux variétés loca- | lisées dans le canton de Noaiïlles (Oise), d’une | fertilité extraordinaire, approvisionnant le. marché de Paris. :
Fenouillet. — Sous ce nom, plusieurs variétés de petites Pommes à peau roussâtre, à chair ferme, douce, d’une saveur anisée, fenouil, lée, sont cultivées dans les vergers et les Jat: » dins. Le fruit est petit, d’un bon goût qui les! fait apprécier par les maïîtresses de maison. La, variété Azeroly anisé fait partie des Fenouillets: |
De Lestre. — Arbre robuste et fertile. Er..
au dessus de la moyenne; chair ferme, sucrée. agréable. Courant d'hiver. Populaire dans de centre de la France, de même que la Pomme!
Patte de Loup. h |
Pigeon. — Sous ce nom, une série de Pommes
ou rougeâtre, de bonne qualité sur la table et à!
Court-pendu plat. — Arbre trapu, ramifé,.
fertile. Fr. moyen; chair fine, ferme, sucrée,
de Court-pendu sont également à végétation trapue et à floraison tardive.
Pezrmain Adams. — Arbre de vigueur modé-
POMMIER
rée. très fertile. Fr. moyen; chair fine, serrée, douce. sucrée, souvent acidulée, parfumée. De janvier en avril.
Reinette franche. — Arbre d’une vigueur ordinaire, fertile ; fr. petit ; chair fine, ferme, devenant tendre sous les rides de la peau, assez juteuse. sucrée et acidulée. aromatisée d'un goût délicat, qui est le véritable goût de la Reinette. De janvier en avril.
— POMMIER
| S'il nous fallait citer toutes les bonnes | Pommes de table ou de cuisine, nous pourrions | doubler cette nomenclature, le P. étant le genre qui à fourni le plus de variétés locales bonnes | à divers usages. |
Le P. à cidre en fournit la preuve; cependant les sociétés et les congrès cherchent à en établir la synonymie et à faire connaitre les plus méritantes. Déjà le cultivateur peut accepter les Pommes Argile, Amer-doux, Amnère de Berthecourt, Binet, Bedan, Bramtôt, Barbarie, Fréquin, Galopin, Groseille, Marin- Onfroy, Martin-Fessard, Muscadet, Médaille d'or, Paradis, Reine des Pommes, Rouge-Bruyère,
| Rousse-Latour, ete., qui renferment les éléments | de sucre, de parfum et de tannin nécessaires à la composition d’un bon cidre.
Culture. — Par le semis de ses pépins, le P.
Fig. 729. — Pomme Calville blanc.
Calville blanc. — Arbre vigoureux, très fertile. Fr. gros; chair fine, tendre, juteuse, sucrée, | acidulée, relevée d’un parfum distingué, rappepue un peu celui de l’Ananas. De janv. en avril. |
ruit recherché pour le dessert d’hiver.(Fig.729.) | Api rose. — Arbre élancé, très fertile. Fr. petit; chair fine, ferme, croquante, juteuse, sucrée ; parfum des plus agréables. Janv.-mai. Reinette des Carmes. — Arbre ramifié, très fertile. Fr. moyen; chair fine, serrée, juteuse, bien sucrée, parfumée et vineuse. Févr.-mai.
| Reinette de Caux. — Arbre élancé, fertile.
. presque gros; chair fine, tassée, demi-cassante, juteuse, acidulée, vineuse. Févr.-mai.
Baldwin. — Arbre de bonne vigueur, généeux pour toutes formes. Fr. presque gros ; chair ferme, juteuse, relevée d’un acidulé qui. olaît. Févr.-mai. Répandu aux Etats-Unis.
Pépin de Londres. — Arbre bien vigoureux, mifié, très fertile. Fr. gros; chair teintée, assez
La
; endre, juteuse, sucrée, relevée agréablement. De février en mai. Cultivé encore sous les noms
| e Calville du roi, Citron d'hiver.
| Dumelow's Seedling ou Wellington. — Arbre - robuste, fertile. Fr. gros; chair demi-cassante, futeuse, acidulée, à tous usages. Fin d'hiver. | Pépin de Sturmer. — Arbre de vigueur mo- lérée, promptement fertile. Fr. moyen; chair Nine, ferme, juteuse, sucrée, parfumée. Mars-mai. Pépin de Newtown. — Arbre robuste et roductif. Fr. généralemt. assez gros; chair erme, fine, bien juteuse, sucrée, parfumée. De évrier en Juin. Populaire aux Etats-Unis.
Reinette plate de Champagne. — Arbre de onne forme et fécond. Fr. moyen; chair crouante, Juteuse, vineuse, agréable. Fin d'hiver. Reinette tardive. — Arbre élancé, ramifié, evenant fertile. Fr. au dessus de la moyenne; hair demi-fine, tassée, demi-cassante, juteuse, “Cidulée. De mars en juin.
donne un arbre qui ne ressemble plus à son
type originel. Seul, le greffage peut reproduire
les variétés que l’on désire propager: le P. se | q g'er ;
soumet aux divers modes de greffage par œil ou par rameau.
Trois sujets différents sont employés pour recevoir la greffe du P.:
19 Le P. franc, ou sauvageon, pour former les
| hautes tiges, les arbres de verger; on l’emploie
à l’occasion de basses tiges à grande envergure. dans les mauvais terrains.
20 Le P. doucin, pour les arbres dressés en pyramide, en vase, en buisson, en candélabre, en cordon, dans les bonnes terres. à cela près
| du sous-sol, puisque les racines ont un dévelop-
pement restreint.
30 Le P. paradis, pour les arbres nains, buissons, vases, cordons et autres petites formes, dans un sol riche, attendu que, partout ailleurs, il resterait rabougri.
Le P. franc se multiplie par le semis de pépins ou de mares de cidre; les P. doucin et paradis se propagent par le marcottage en cépée.
Le P. à haute tige se greffe sur franc, en pied ou en tête, sur place ou en pépinière. Le greffag'e en tête estspécial aux var.peu vigoureuses, d’une végétation trapue, à la condition que la tige du sauvageon soit droite et robuste. On peut former d’abord la tige avec une variété vigoureuse, rustique au froid; les Transparente de Croncels, Belle de Pontoise, Calville rouge d'hiver, sont de ce nombre. Les pépinières possèdent divers types appropriés à ce rôle d’intermédiaire.
La hauteur de la couronne sera suffisamment élevée pourles plantations bordant les routes et les pâturages. La direction à laisser prendre au branchage est celle que la nature lui donne. Le travail de l’homme est presque insignifiant, il se borne à seconder la nature et à réparer les écarts de végétation.
On peut dire que toutes les var. de P. réussissent sous la forme en haute tige.
La distance minimum est 6 m. pour les sujets en ligne isolée ou en avenue simple, et 8 m.
pour les plantations plus compactes.
Le P. en basse tige est conduit sous les formes de pyramide, de vase, de buisson, d’éventail, de palmette et candélabre, de cordon. Il est greffé sur une race de vigueur modérée, promptement fructifiante ; sur doucin, pour les grandes formes,
POMMIER
en terre ordinaire; sur paradis, pour les formes | et faciliter la circulation de la lumière dans 1
naines, en bonne terre.
Avec un sol maigre, sec ou aride, on choisit le P. sur franc pour les grandes formes; sur doucin, pour les petites. Le paradis en est exclu.
La pyramide s'applique aux var. qui s’y disposent naturellement par la direction verticale de la flèche et la ramification des branches. La distance est 3 m.
Le vase s'approprie aux végétations trapues, bien ramifiées à la base. On obtient rapidement un vase en groupant, dans le même trou, une douzaine de jeunes P. de variétés semblables et greffés sur doucin. On les cintre en même temps sur un lattis ou treiliage représentant la silhouette d’un vase. Plus tard, les extrémités seront mariées par des contours gracieux qui ajouteront à l'élégance du groupe.
Sur un rang simple, la distance minimum d’un vase à un autre est de 3 m.
L’éventail s'adapte à toutes les var. vigoureuses, soit en plate-bande, soit en espalier. L'exposition ombragée lui convient mieux que le soleil. Dans les contrées où la chaleur est modérée et les brouillards fréquents, les formes aplaties et évasées, comme l'éventail et le vase, sont plutôt employées dans le but de faciliter la pénétration de l’air et de la lumière sur le branchage, La distance approximative des éventails ést 5 m.
Le petit éventail, composé de 2 branches formant le Ÿ , se plante à un mètre de distance et commence à être utilisé comme clôture fruitière pour border les propriétés et les chemins de fer.
La palmette et le candélabre sont pour les contre-espaliers et les murs. La distance des sujets se calcule d’après le nombre d’étages de branches ; les étages sont espacés entre eux de 25 cm. ou 30 cm., et leur nombre sera d'autant plus restreint que la vigueur de l'arbre sera incertaine.
Le petit candélabre, à 3 bras ou à 4 bras, avec des sujets greffés sur paradis, constitue des treilles ou des contre-bordures de P. productives et peu envahissantes. On distance les arbres à 1 m. et on les palisse sur un treillage.
Le buisson est plutôt favorable au P., tandis que les formes symétriques sont réservées au Poirier. Des groupes de P. en buisson, par lignes ou par massifs, sont d’un bon effet dans le jardin fruitier ou dans le parc paysager.
Distance : 2 m. 50 sur doucin, 1 m. 50 sur paradis.
Le cordon horizontal est généralisé partout aujourd’hui pour border les allées et les plates-bandes du plein air.ou du mur. Les sujets seront x 3 m. sur doucin, ou à 2 m. sur paradis, et inclinés à 40 em. sur un fil de fer tendu parallèlement au sol. A la rencontre des sujets, on évitera de les souder par la greffe. Presque toutes les variétés de P. se prêtent à cette forme simple, ornementale et productive.
Taille. — Le P. à haute tige supporte la taille dans sa jeunesse ; le but de cette première opération est de donner aux branches une tournure régulière. Une fois en production, il suffira d’une visite, tous les deux ou trois ans, pour retrancher les branches inutiles ou fatiguées,
POMMIER
parties diffuses. Ce travail se fait en hiver; o y pratiquera l’échenillage en même temps.
Un vieux P. épuisé par la fructification pour: rait être restauré au moyen d’un tronçconnemen assez long pratiqué sur les branches. S'il es de mauvaise espèce, il ne faut pas hésiter à le regreffer en couronne, en opérant au printem sur un grand nombre de branches. |
La taille du P. en basse tige doit viser d’abor la forme de l'arbre, puis la fructification. Or, il ne convient pas de tailler à outrance. *
Les membres de charpente seront taillés assez long, les rameaux destinés à produire du fruit auront moins de disposition à s’emporter. Le rameau de charpente ou de prolongement des membres principaux sera coupé aux deux.
tiers environ de son développement; il est rare # qu’on ait besoin de le pincer en été.
Le rameau à fruit, que nous appelons d'un seul nom <brindille fruitière», sera taillé à 20 em. et les jets qui s’y développeront subiront » le pincement de juin, à trois ou quatre feuilles, ! ou le cassement d'août, à six feuilles ; ce dernier » moyen est surtout appliqué aux rameaux du | sommet ou qui auraient été oubliés au pince- | ment. Un rameau de charpente trapu ou faible \ se passe de taille et n’en remplit pas moins son | rôle; les brindilles fruitières qu'il produira | seront généralt. courtes et bien placées.
Il est indifférent de tailler ou de ne pas tailler | le P. dès la 1° année de sa plantation. Si on ne | le taille pas de suite, il sera nécessaire dy! revenir dès la seconde année, par une taille’! courte. En général, unraccourcissement modéré ! des jeunes rameaux sera d’un bon effet.
Le P. supporte le tronçonnement sur vieux !
bois; cependant, il ne faudrait pas en abuser, | les nouvelles branches pourraient être chancrées, ! surtout dans un terrain froid ou avec unesitua- | tion ombragée. |
Récolte. — La Pomme est habituellement | récoltée à la saison des vendanges, en septembre | et octobre, à l'exception, bien entendu, des! variétés précoces qui seront cueillies au temps! de leur maturation: en juillet et en août.
La récolte des P. est moins minutieuse que, la récolte des Poires, le fruit étant d’une nature! plus robuste, et sa période de maturation plus! large. Un grand nombre de var., en effet, sont bonnes à manger depuis le moment de leur cueillette jusqu’à l’année suivante.
Les Pommes d'été ou d'automne réclament, une cucillette au temps de leur maturité. Quand la production est trop considérable, om les!
rentre dans un hangar, à l'ombre, sur un plancher, ou au grenier. Est-il besoin de din qu'il faut consommer ou vendre tout d’abord les fruits les plus avancés en maturité ?
Dans les prés-vergers, on se hâte moins d récolter les fruits; le gazon en amortit la chute: D'un autre côté, on peut les grouper en tas al pied des arbres et les y laisser séjourner tant qu'il ne gèle pas.
On a remarqué que la P. tendre laissée Su l'arbre, se ride moins qu’au fruitier; seulement sa maturation est beaucoup plus rapide.
La P. d'hiver, au contraire, s'améliore €?
POMMIER
restant sur l'arbre, à la condition que le temps de la récolte ne dépasse pas la chûte des files. Une fois cueillies, les Pommes pourront rester quelque temps dehors, à l'abri des injures du temps. Quand elles sont bien ressuyées, on les place au grenier, ou plutôt à la cave ou dans une vinée, en raison de l’action de gelées. Les fruiteries situées dans les bâtiments d’habitation sont moins exposées au froid que dans les pavillons isolés.
Les plus beaux fruits seront placés sur les rayons de la fruiterie et aussi bien soignés que les Poires; la Pomme d'hiver est une ressource d’arrière-saison, pour la consommation de la famille ou pour le commerce des fruits.
La récolte des fruits à cidre se fait avec une (gaule à crochet, et par secousses imprimées à la branche. Les fruits sont mis en tas, en atten-
à moins que ce soient des variétés d’arrière-saison, qui seraient, alors, rentrées à l’abri, en attendant le broyage.
Nous avons parlé des procédés d'emballage des Pommes, en vrac, en paniers, en caissettes t en tonneaux, (Voir Emballage.)
} L'emploi des Pommes est extrêmement varié, à la cuisine, à l'office, à l’étuve, au four, à la bassine, à l’alambic.
! Les ménagères et l’industrie savent les utiliser ‘d’après leur aptitude. En tout cas, le séchage permet de tirer parti des abondantes récoltes et de conserver ainsi des provisions pour la table, la confiturerie et la fabrication de boissons économiques. Ch. B.
* Pommier. — Culture en pots. — Sous verre ou même en plein air, lorsque la fécondation peut avoir lieu sans encombre, les fleurs desPommiers nouent en masse et l’on est presque toujours
jeu de procéder à un éclaircissement des
"ES na
jeunes fruits. Les fruits des Pommiers cultivés en pots peuvent acquérir des dimensions très respectables, une saveur plus parfaite même que ceux des arbres cultivés en plein air.
1 On donnera au Pommier le même sol, les jones pots, le même traitement qu’au Poirier. Un choisira de jeunes arbres bien constitués, vreffés sur paradis ou sur doucin ; les premiers ont les plus prolifiques sous une forme plus réduite.
Variétés recommandables : Gros Api blanc, bros Api rouge, Baldwin, Borovitski, Bleneim Pippin, Boston Russet, Calville blane, alville rouge, Coe’s golden drop, Courtpendu, 0e’s Orange Pippin, Doux d'argent, Fall Pipin, Fenouillet gris, Fenouillet jaune, Graventeiner, Grand Alexandre, Newtown Pippin, orthern Spy, Pépin d’or, Reine des Reinettes, einette de Cuzy, — dorée, — de Canada, — anche, — grise, — Van Mons, Ribston Pippin, arner’s King.
Durant tout le cours de la végétation, il udra donner fréquemment au Pommier des |rrosements à l’engrais liquide.
Le pincement court et répété produira ici les sultats les plus satisfaisants. Ed. P.
| POMOLOGIE. Partie de l'Horticulture ayant |our objet l'étude des arbres fruitiers.
POMPES. Les P. sont, à proprement parler,
dant leur transport au broyeur et au pressoir, |