‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 959 sur 1136 · POULE, POULETS · texte numérisé non relu

POULE, POULETS

viron 3 à 2 avec le diamètre inférieur. Ces P. sont souvent employés pour la culture des Palmiers et autres plantes dont les racines s’enfoncent verticalement. | Pots-tubes. — Bien qu’en réalité ces sortes de P. ne soient pas cylindriques, ils sont appelés ainsi parce que leur forme, en tronc de cône très allongé, se rapproche de la forme tubuleuse. Leur profondeur est à peu près moitié plus grande que leur diamètre supérieur, lequel est d’un tiers plus grand que le diamètre inférieur.Ces pots, imaginés au Muséum, il y a une dizaine d’années, conviennent particulière ment pour la culture des Palmiers.

Dans le but d'éviter que l’eau d'arrosage, en séjournant sous le vase, fasse pourrir les plantes, on a imaginé des P. à fond évidé et les P. à sillons; mais ils sont peu usités. | Pour les boutures qui exigent une humidité constante et également répartie, on emploie“ quelquefois des pots doubles à trous capillaires; l’eau est versée dans le milieu, et les boutures… sont mises sur le pourtour, entre les deux parois.” Pour les Orchidées, on se sert de pots peu profonds, dont il sera question au mot Terrines. \

Fig. 733. — Pot à marcotter.

Enfin pour le marcottage, on emploie des pots, fendus sur le côté (Fig. 733), la fente permet! tant d'introduire facilement, dans le vase, le, rameau à marcotter. (Voir Marcotiage en, l'air.) L. Es

Poudrette. Voir Engrais.

POUILLOT. Les P. sont des Passereaux à becl fin, plus petits et plus franchement insectivores! que les fauvettes. L'espèce la plus communeest: le P. fitis (lhyllopneuste trochilus), qui ne nous, visite qu’en été, passant l'hiver dans les pays chauds. Il arrive en avril et se tient surtout. dans les taillis, sans cesse en mouvement, peu farouche, et passant toute la journée à inspec" ter successivement toutes les feuilles et les! branches des arbres, pour y découvrir Jess insectes et les larves dont il se nourrit. S0n chant est très agréable, D'4

POULE, POULETS. Au point de vue de leur utilité dans les jardins, on sait que les Pouletss détruisent beaucoup de vers, d'insectes etdes limaçons, mais leur goût pour les graines eblest légumes verts, et leur habitude de gratter la terre, les en fait généralement exclure, surtout à l’époque des semis: c’est seulement à Lau tomne, et lorsque le jardin a souffert des pre mières gelées, que l’on peut lâcher sans dangers

POULE, POULETS. 1011 PRÉFLORAISON.

les poulets däns le jardin. On recherche à ce |tané; annuel; tiges rameuses, étalées ou plus point de vue les races dites Courtes-paites et |ou moins redressées ; files. obovales cunéipattues, qui s’écartent peu du poulailler et ne formes, épaisses, charnues, un*peu acidules, grattent pas: ces races sont faciles à nourrir et | consommées ainsi que le sommet des tiges’à

à élever et la poule pond jusqu'à un âge avancé, tout en étant excellente couveuse.

Au point de vue des produits du poulailler (chair et œufs), il convient aussi de faire un choix parmi les nombreuses races actuellement connues. Nous citerons les principales : la race de Crèvecœur est la plus recherchée pour sa chair, sa précocité (engraissement à 3 mois et en 15 jours); on en fait surtout des poulardes destinées au marché des villes. La race de 1 Houdan vient après et s’en rapproche par sa |précocité et la délicatesse de sa chair : elle est féconde, rustique, peu coureuse et peu pillarde: «les pontes sont abondantes et commencent dès le mois de janvier. La race de La Flèche forme laussi des poulardes renommées : les œufs sont igros, mais la poule est mauvaise couveuse et iles poulets sont peu précoces, ce qu'ils rachètent par leur volume. La race de Dorking est

très estimée en Angleterre: les poulets sont Mrécoces et d'un goût exquis, surtout en les engraissant avec une pâte dure de farines d'orge ot d'avoine avec un peu de maïs cuit. Cette race est délicate et craint les gelées et l'humidité. La race Espagnole donne des œufs gros et ombreux; elleest sobreetrobuste etsa chair est excellente, bien musclée. La race Cochinchinoise Le remarquable par sagrande taille :malgréson brigine étrangère, elle est rustique et la poule ést la meilleure de toutes les couveuses: elle est Jocile et peu pillarde, ainsi qu'il convient dans an jardin. La race de Brahma-poutra est bonne sondeuse et les poussins sont très rustiques. “nfin, les races naines, pattues, etc., dont nous .vons déjà parlé, ont un produit moins considéable, mais sont faciles à nourrir et à élever #t peu nuisibles quand on les lâche en liberté ans un jardin.

Quelle que soit la race, ou les races que l’on oudra élever, on se rappellera que le poulailler sit être tenu avec une grande propreté, bien éré pendant le jour et fermé la nuit ou par s temps humides et pluvieux. Le sol sera - couvert de sable que l’on renouvellera assez uvent, car les poulets en avalent pour broyer ‘ graines dans leur gésier; on pourra y mêler s coquilles d'œufs consommés à table, en ayant din de les broyer assez menu, pour ne pas nner aux poules pondeuses l’idée de briser manger leurs œufs. En outre, le poulailler a garni de perchoirs en nombre suffisant ur que tous les habitants puissent s'y tenir l'aise pour dormir pendant la nuit. Sur un des és, à un mètre environ de terre, ou disposera : Cases ou logettes de pierre, garnies de paille de foin, où les poules iront déposer leurs mis. Les coins du poulailler, oùse cachent sount des parasites nuisibles aux volailles et qui t tourmentent pendant la nuit, seront échaudés

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= mnt SANT

temps en temps à l’eau bouillante. D'T.

“Oule pondeuse. Voir Aubergine.

POURPIER ; angl.: Purslane; all. : Portulak.

ulaca oleracea L.) (Portulacées.) — Mascr.

PL. FR, &. 121, — Inde. — Souventsubspon-

l’état cru, en salade ou confites au vinaigre, ou à l'état cuit apprêtées de diverses façons ; fl. jaunes; graines très fines.

Le P. doré à larges feuilles est plus estimé que le type vert. Semer en mai, à la volée, très clair, ne pas recouvrir la graine; bassiner souvent pour favoriser la levée, puis sarcler et éclaircir; n’arroser qu’en plein soleil, jamais le matin ni le soir. Récolter à mesure *des besoins. Repiquer à part quelques pieds auxquels on ne touche pas, pour en récolter la graine. J. G.

Pourpier de mer. L'Atriplex Halimus.

Pourretia. Voir Puya.

POURRIDIÉ. Maladie des racines qui peut être produite par différents Champignons et aboutit fatal. à la pourriture des racines et à la mort de l'arbre ou de l’arbuste qui les porte.

Elle est caractérisée par la présence d'une moisissure due au mycélium du Champignon.

Deux espèces surtout peuvent le produire :

Armillaria mellea et Dematophora necatrix (voir ces mots). On accuse également le Rosellinia aquila, au moins pour le Mürier. Le Dematophora necatrix est le plus dangereux; c’est lui qui produit le P. des arbres fruitiers et en particulier du Pêcher, appelé souvent blanc des racines. IL est nécessaire d’arracher les arbres atteints, de n’en pas replanter d’autres à la place avant quelques années, et même de cerner les taches avec un fossé pour empêcher le mal de gagner par le sol les racines des arbres voisins.

Pourthiæa. Voir Photinia.

Poux du Sapin. Voir Adelges.

PRALINAGE. On désigne sous ce nom une opération qui consiste à enrober des graines ou les racines des pl. avec une substance nutritive terre argileuse et engrais solubles mélangés, — de manière à en hâter le développement ; on soumet quelquefois à cette opération la tige etles rameaux d'un végétal, au moment de sa plantation, afin de diminuer la transpiration, ce qui favorise le reprise.

PREFLORAISON ou Estivation. Manière dont les parties de la fleur et surtout les pièces du calice et de la corolle sont disposées dans le bouton.

La P. est valvaire (calice de la Mauve) lorsque les pièces se touchent bords à bords sans se recouvrir. Elle est tordue (corolle du Laurier- Rose) lorsque chaque pièce (sépale ou pétale) est couverte d’un côté et couvrante de l’autre. On la dit èmbriquée (calice du Camellia) quand, dans une même verticille (calice ou corolle), une division est extérieure et a ses deux bords enveloppants, une autre intérieure et à bords recouverts, et que les intermédiaires sont recouvertes par un bord et recouvrantes par l’autre. La P. est quinconciale (calice de la Rose et de l’Œillet) lorsque deux pièces d’un verticille sont extérieures, deux intérieures et la cinquième intérieure par un bord et extérieure par l’autre.

FA

PRÉFOLIAISON. 2. "MO LES PRIMULA.

PRÉFOLIAISON ou Vernation. Manière dont sont indiquées dans le tableau suivant, tiré des les jeunes feuilles sont disposées dans le bour- | Eléments de Botanique de Duchartre, 2e éd, seon. Les différentes sortes de Préfoliaison | p. 514.

P. considérée dans chaque feuille isolément :

Feuilles planes..." Mur ee rt OA OO \ transversalement . A A ee en deux : its. ES Feuilles pliées | longitudinalement . . . . « + +. + , Condupliquées: plusieurs fois . . HT Lo D 5 une moitié latérale autour de l’autre PER TE les deux moitiés | en dehors Révoluté Pr Pa 114 EE DEEE st utées.

Feuilles rou roulées égalmt. / en dedans. . en . . . Involutées. | sur leur côté en manière de crosse d’ évêque nou Ur + ONCE

P. considérée quant à la disposition relative des feuilles :

| se touchant seulement par leurs bords juxtaposés . ,. . , Valvaires. À Rp se touchant de même, mais reployant plus ou moins leurs Feuilles étalées bords en dedans . . . . . . Indupliquées. | se recouvrant plus ou moins l'une l’autre par les côtés . Imbriquées. ME Lane une feuille embrassant celle qui est pisse vis-à-vis d'elle ie eg RE OR E olle): ++ . . . Equitantes.

[une feuille embrassant seulement la moitié de l'autre . . . Demi-équitantes.

Prickly Pear. Nom anglais des Opuntia. C’est cette pl. alpine qui a donné naissance à" Primel. Nom allemand des Primevères. Voir la race des Auricules ou Oreille d'ours, si appré Primula. ciée depuis plusieurs siècles en horticulture | Primevère. Voir Primula. et dont les Anglais cultivent une infinité de var, | Primrose. Nom anglais des Primevères. Voir Le type croît dans tout sol léger et préfère la | Primula. rocaille et une situation ensoleillée ; les Auri- | PRIMULA L., Primevères; angl.: Primrose; cules, elles, vivent bien dans un sol riche en | all.: Primel. (Primulacées.) PI. vivaces, bisan- humuset sableux: elles constituent d'excellentes M nuelles où monocarpiennes, à flles. toutes radi- bordures dans nos jardins. Les belles var. sm cales ; à fl. ordinairt. en ombelle ceinte de quel- cultivent en pots. D ques bractées ; rart. hampe nulle; calice tubu- P. auriculata Lam. — Venr. CELs. 42. =" leux ou campanulé, à 5 dents, corolle à tube Caucase. — PI. vivace, à files. molles, auriculées, cylindrique, plus ou moins long; limbe à5 lobes glabres, d’un beau vert, lancéolées-elliptiques, ordinairt. échancrés; étamines 5; ovaire libre, finement dentelées etformant une grande rosetté; uniloculaire,multiovulé; placenta central, libre; fl. d’un rose lilacé, en ombelle dense; hampe style 1; capsule polysperme, s’ouvrant au de 15-20 cm. Avril-mai. Cult. P. rosea. sommet en 5 valves. — Environ 130 esp. des rég. P. capitata Hook. — B. M.t. 4550 ; F1. D. S.6;, montagneuses, froides et tempérées de l’hémi- | 618.— Himalaya. — PI. bisannuelle ou vivaces sphère boréal, de l'Amérique australe et de files. finement réticulées, formant une grande r0> Archipel malais. sette; hampes florales de 10-30 cm., recouvertes P. acaulis Jacq. (P. grandiflora DC.) — Bors, d'une poudre blanche, et portant à leur sommet, ATL. PL. JARD. pl. 176. — Europe mérid. et en capitule globuleux, un nombre très grand de occidr — PI. vivace, à files. grandes, réticulées, fl. petites ‘et d’un bleu-violacé intense. C'est” mefñbraneuses, molles, d’un vert clair, atténuées l’une des plus belles esp. du genre. Elle fleurit de | | en pétiole; fi. grandes, solit., d'un jaune citron ; juillet en novembre, et tout l'hiver si l'on. pédoneules de 5 à 7 em. de long. Février-avril. à soin de l’abriter. Elle craint la trop grande | C’est la 1° fl. du printemps, d’où son nom humiditéet le soleil ; il lui faut, dans la rocaille, populaire de Primevère On en possède un grand | une niche tournée au Nord, bien drainée, etui uombre de formes et var., à fl. diversement sol composé de !/3 de terre de bruyère, 1j de colorées, simples ou doubles. Réussit dans tous sable, 1; de terre franche. On en cultive une les sols, à l’ombre ou à mi-ombre. var. à fl. blanches. # P. algida Adans. — LEHMANN, PRIMULA, 7. P.cashmeriana Munro. — Rev. H. 1880, p. 880: nu — Caucase. — Plante vivace, à files. glabres, — Himalaya. — PI. vivace àgrandes forme s membraneuses,oblongues spatuliformes,dentées files. amples, presque lisses; fl. petites, lilas clair, | sur les bords, en rosette; hampes de &-15 cm.; en gros capitule serré, au sommet d’une hampe » capitule de f. lilas foncé: corolle laciniée. Mai- épaisse, mesurant parfois 80 cm. de haut. Mars l

juin. Cult. P. rosea. juin. Tout sol léger lui convient; elle préfère les P. Auricula L. — Bois, ATL. PL. Jarb. pl. terrains spongieux et profonds et le mi sole

178 ; Correvonw, FL. coLOR. D. MONT. pl. 121. — P. cortusoides L. — B. M.t. 399. — Sib

Montagnes calcaires de l’Europe mérid. — PL vi- et Japon. — PI. vivace; files. molles, Oe

vace; files. charnues, oblongues, obtuses, pres- arrondies, crénelées sur le bords, velues, pétio que entières, recouvertes d’une poudre jaunâtre lées; fl. rose pourpre, disposées par 9-19 et glabres sur les deux faces; fl. jaune d'or, ombelle, au sommet d’une hampe de 15-25.0m grandes, pourvues d’un disque blanchâtre à la Avril-juin. Cult. P.rosea. Plusieurs var. (Fig 794) gorgeet disposées par 2-10 en ombelle. Avril-mai. P. denticulata Smith. — B. M. t. 3959;

| penchées, à corolle jaune citron. Avril-mai. On \ en cultive une foule de var. aux teintes et aux | formes les plus diverses, depuis celle à corolle \ très large, jusqu’à la curieuse forme à doubles | ! corolles enchassées l’une dans l’autre. Les 2. | intricata Gr. et God., des Pyrénées, carpathaica | Fuss., des Carpathes, 2nflata Duby, du Caucase, media Peterm., de l’Europe centrale, Sibthorpii

PRIMULA.

PRIMULA.

28, 47. — Himalaya. — PI. vivace; files. molles, | terreau de feuilles et de sable. On en cultive réticulées, dentelées sur les bords, ovales-lancéo- | une belle var grandiflora, à corolle beaucoup

lées, atténuées en pétiole; fi.

denticulés, réunies en capitule hémisphérique. Avril-juin. On en cultive une var. nivea Leitchl., à fl. blanc pur. Cult. P. cashmeriana. |

P.elatior Jacq. — Europe. — PL. vivace; files. larges et grandes, molles, ovales-oblongues ; hampe de 10-30 em., pubescente et portant une ombelle de 8-15 fl. pédonculées et

Reich., d'Orient, et Thommasinii G. et God. de l'Europe mérid., sont des var. du P. elatior. Culture du 2. acaulis.

Fig. 734. — PRIMULA CORTUSOIDES L.

“ P. farinosa L. — Conrev. FL. COLOR. DES -LonT. pl. 119. — Rég. montagneuses de - Je — PI. vivace, à filles. glabres, crénelées, -bliques, poudrées de blanc en dessous; fl. de -ioyenne grandeur, d’un rose vif avec un disque Lune à la gorge, réunies en ombelles de 10-20 sommet d'une hampe de 15-20 em, recoubrie d’une poudre blanche. Avril-mai. Var.

- ba. Cette pl. réussit dans tout sol léger et mande une position humide et fraiche.

P. floribunda Wall — B. M. t. 6712; Rev.

our. 1895, 400-401. — Himalaya occid. — PL sannuelle, non rustique sous notreclimat et qui - ussit admirablement dans la serre froide ou. rangerie. Filles. petites, d'un vert gai, réti- | lées ; fl. très nombreuses, petites, jaune vif illant, disposées par verticilles sur des tiges de. -30 em. Fleurit toute l’année et surtout pen-. nt Phiver. Mélange de terre de bruyère, de:

lilas, à lobes | plus grande que chez le type.

P. Forbesii Franchet. — Rev. Horr. 1892, 25), — Yun-Nan. — PI. bisannuelle, à files. molles, petites, membraneuses, ovales, crénelées sur les bords et villeuses: fl. petites, rose vif, disposées par verticilles étagés sur une tige de 10-15 cm. de haut. Fleurit toute l’année, mais, comme l'esp. précédente, ne supporte pas nos hivers ; culture du P. floribunda.

P. japonica A. Gray. — Bo:s, ATL. PL. Jap.

pl. 179. — Japon. — PL. vivace ou bisannuelle, à filles. amples et d’un vert clair, ovales-allongées, à nervures rougeâtres, dentelées sur les bords; fl. grandes, d’un carmin foncé, veloutées, en verticilles de 5-20 fl. étagés au sommet d’une hampe de 30-50 cm. de haut.

Mai-septembre. On en possède des var. de plusieurs teintes. Cette pl. est très rustique et se cultive comme ?. rosea. (Fig. 735.)

Fig. 735. — PRIMULA JAPONICA À. Gray.

P. longiflora All. — Correv. FL. GOLOR.: D.

MowrT. pl. 124. — Alpes. — PI. bisannuelle

ou vivace, voisine du P?. farinosa, dont elle se distingue parses files. absolument lisses, les dents de son calice lancéolées et ses fl. à très long tube, avec une corolle beaucoup plusgrande. Mai-juin. Terre de bruyère et terre franche; rocaille ;, mi-soleil.

P. marginata Curt. — B. M.t. 191. —- Alpes mérid. — PI. vivace, à tiges épaisses s’élevant au dessus du sol et donnant à cette Primevère l'apparence d’un sous-arbrisseau; files. glabres, lancéolées, dentelées, à dents garnies d’une poussière blanche; fl. violettes, à corolle tubuleuse allongéé, réunies par 5-7 en ombelles. Mars-avril. Cult. P. Auricula.

P. minima L — B, Rec. t. 581. — Tyrol et

PRIMULA.

Europe orientale. — PI. vivace naïineet touffue | entre les F. cortusoides et mollis, et pourrait

de 2-4 cm. de haut, à files. spatulées, glabres, d’un vert foncé, luisantes, dentelées à leur sommet; fl. sessiles, grandes, d’un lilas clair. Avril-mai. Rocaille; sol spongieux; mi-soleil.

P. mollis Hook. — B. M. t. 4798. — Himalaya oriental. — PI. vivace, à files. molles, lobées, velues, grandes, pétiolées et rappelant un peu celles des Cinéraires hybrides; fl. petites, d'un carmin vif, verticillées et superposées par étages sur une tige de 20-80 cm. Fleurit de mai en octobre. Non rustique sous notre climat; culture P. floribunda.

P. obconica Hance (P. poculiformis Hook.) — B. M.t. 6582. — Chine. — PI. vivace, à filles. longuement pétiolées, pubescentes, lobées, dentées, d’un vert jaunâtre clair; fl. blanc lilacé. plus ou moins foncé, nombreuses, de dimensions diverses, en ombelles, et se succédant pendant toute l’année sur la pl. Cette P. est à peine rustique chez nous et se cultive comme le P.

sinensis; elle a l'avantage, en serre froide, de fleurir durant tout l'hiver. On en cultive une var. grandifiora et à fl. de teintes diverses.

P. officinalis Jacq. (P. veris L.) — MascLer, ATL. PL. FR. pl. 211. — Coucou; angl.: Cowslip; all.: Schlüsselblume. — Rég. montagneuses de l'Europe.—Pl.vivace, à files. ovales,brusquement contractées en pétiole ailé, réticulées, velues; hampe pubescente, haute de 15-20 cm.; fl d’un jaune vif, petites, penchées, odorantes, à corolle concave et réunies en ombelles. Avril-mai. Cult. P. acaulis, mais préfère le grand air et la lumière à l'ombre des arbres. C’est l’une des pl. vivaces les plus anciennement cultivées dans les jardins ; on en possède une infinité de formes très diversement colorées et provenant, soit de la variabilité de la plante, soit de croisements entre elle et les P. acaulis ou elatior. Les EP. brevistyla DC., variabilis Goup., Bois, ATL.

PL. JARD. pl. 177, ontermedia Faech,, flagellicaulis Kern., macrocalyx Bunge, suaveolens Bert. sont des var. du type officinalis ou des hybrides sortis de lui.

P. Poissoni Franchet. — B. M. t. 7216. -- Asie orientale. — PI. vivace, se rapprochant un pewdu P. japonica, mais non absolument rustique sousnotre climat, files. glabres, plus étroites, luisantes, dentées sur les bords; fl. grandes, d’ur pourpre clair avec un œil jaune à la gorge. disposées en verticilles étagés. Mai-septembre. Cult P. floribunda.

P. rosea Royle. — B.M.t. 6437. — Himalaya occid. — PI. vivace, formant de fortes touffes basses, à peine hautes de 5-8 cm.; files, ovales, dentelées sur les bords, d’un vert rougeûtre; fi.

d’un rose pur très vif, en ombelles sur une tige

glabre et brune de5-8 em. Mars-mai. On en possède une belle var. grandiflora Leitchl., dont les dimensions diverses sont de moitié plus grandes que chez le type. C’est l’une des meilleures pl. que nous ait fourni l'Himalaya. Il lui faut un sol spongieux, riche en terreau de feuilles, une position plutôt fraiche et humide et le mi-soleil. Multiplication par semis, boutures de racines et division.

P. Sieboldi Morren. {P. amæna Lindl.) — Japon, — Belle pl vivace, qui tient le milieu

: PRIMULA.

bien être un hybride entre les deux. Depuis quelques années, elle joue un grand rôle dans le monde horticole, car on en a obtenu un assez grand nombre de var., dont quelques-unes sont d’une grande beauté. C’est une pl. vivace à souche stolonifère, à files. molles, pubescentes, lobées, à grandes fl. d'un beau carmin chez le. type. réunies par 5-15 en gracieuses ombelles.… Avril-mai. Sol léger, riche en humus ; mi-soleil. “ Excellente pour rocailles et plates-bandes, voire » même pour sous-bois et bosquets, en sol bien

drainé.

P. sikkimensis Hook. — B. M. t. 4597, — Himalaya oriental. — PI. vivace, robuste et |! touffue, à grandes files. d’un vert sombre, obo: | vées-spatulées; fl. jaune paille, pédonculées, pendantes, à corolle en entonnoir, odorantes, : disposées par 8-30 en ombelle terminale, au sommet d’une hampe de 20-50 cm. Juin-août, :

Cette pl. résiste aux plus grands froids et se reproduit spontanément dans notre Jardin de ! la Linnæa, à 1800 m., dans les Alpes. Elle, aime un sol poreux, riche en humus, profond, légèrt. humide et une position mi-ombragée.

P. sinensis Lindl. (P, chinensis Hort; præni- | tens Bot. Reg. — Bois, ATL. PL. Jar. pl. 180. ! — C'est la P. de Chine bienconnue, pl. bi sannuelle ou vivace, à feuiles ovales-cordi- | formes, poilues et visqueuses, fortement odo- | rantes, élégamment lobées et dentelées; fl:

grandes, rose clair chez le type, avec un œil ! jaune à la gorge, disposées en une panicule ! pyramidale. Cette pl. joue un rôle importanten ! horticulture ; on est parvenu à la modifier con- | sidérablement et à en obtenir des var. multi-! ples et très diverses, depuis la fl. blanc pur, à corolle frisée et fimbriée, jusqu’au superbe 2. s. Pallanze, à fi. quadricolore, en passant parles ! teintes les plus variées et les plus vives. Le! phénomène de variation a même porté sur la feuille, qui, de cordiforme qu’elle estchez letype, ! a passé à la forme allongée et fint découpée! rappelant les frondes de certaines Fougères, qui! caractérise les variétés du groupe filicifolia. On élève la P. de Chine par semis faits en été. et qui fleurissent tout l'hiver dans une serre, froide sèche et bien éclairée. Le sol qui lui con-! vient le mieux est une composition de terre!

franche légère, desable et de terreau de feuilles,! avec addition d’un peu de terre de bruyère..sl: l’on en a; du fumier bien consommé, ajouté à cette composit. donne de la vigueur à la pl.

P. viscosa Vill. (P.hirsuta All.) — Conrev. EL. COLOR. D. MONT. pl. 123. — Alpes granitiques:—. PI. vivace et saxatile, à files. épaisses, recouvertes, de poils brunâtres, visqueuses et dentelées sur les bords, ramassées en rosette; fl. grandes, rose vif, avec un œil blanc à la gorge, réunies, par 8-15 en ombelle dressée, sur une hampe 36 em. de haut. Mars-mai. Il lui faut la rocaille si possible la position perpendiculaire, un 50) léger et le mi-soleil (nord, levant ou couchant)! On en possède une belle var. nivea Hort à fl: blanc pur, et une autre forme major Hort: à grandes fl. Les esp. saxatiles et propres à gar” nir les rocailles, qui appartiennent au groupé du 2. viscosa, se cultivent de même. Les P:5€

PRIMULA.

multiplient par semis, mais il faut avoir soin de procéder aussitôt la graine récoltée, sinon la germination est très longue. Il en est qui ne germent qu’au bout de 18 mois. Un grand nombre d’esp. se laissent facilement diviser; c'est le cas de la plupart des esp. terrestres; les saxatiles (appartenant au groupe viscosa ou Auricula) supportent mal ce genre de multiplication et il est préférable de les semer.

On peut aussi multiplier un bon nombre de P.

| par le bouturage de racines; c’est le cas surtout pour les espèces himalayennes. 6.

PRIMULACÉES.(Dicotylédones-Gamopétales.) | Famille de pl. caractérisées par des fl. herma- | phrodites, régulières sauf de très rares excep- | tions, à corolle gamopétale hypogyne ou rart. périgyne, dont le limbe est à 4-9 divisions ; : des étamines en même nombre que les divi- | sions de la corolle et auxquelles elles sont | opposées; unovairesupère(très rarementinfère), à une loge contenant 2 ou le plus souvent un grand nombre d’ovules fixés sur un placenta central. Le fruit est une capsule uniloculaire, s’ouvrant au sommet par des valves ou des dents ou en travers, circulairement. — 5 tribus:

Hottoniées, Primulées, Lysimachiées, Coridées, Samolées.

Prinos. Voir Ilex.

Prismatocarpus. Voir Specularia.

PRITCHARDIA Seem. et Wendi. (Palmiers Coryphées.) Stipes élevés, inermes, annelés infélrieurt, revêtus dans le haut par les gaines ‘persistantes des files. Celles-ci amples, orbicu- [iaires ou cunéiformes à la base; pétiole conleave: gaîne très courte. Spadice longt. pédonleulé, engainé de spathes épaisses, coriaces. FI. ‘hermaphrod ;ovairetrilobé;corolle à tube persistant. — 5-4 esp. des Sandwich et iles des Amis. . P. fifera Lind. Voir Washingtonia.

| P. Gaudichaudi Wendl.[Syn.: Lavistona Mart.] — Sandwich. — Tronc court; pétiole inerme, - à ligule oblongue. Limbe atténué en coin à la base, squameux en dessous, divisé en 20 seg- . ments filamenteux à pointe bifide.

| P. grandis Veitch. Voir Licuala Veitchii.

4 P. Martiana Wendl. [Syn.: Lavistona Gaud.] Sandwich. — Tige médiocre; pétiole inerme, à ligule ronde. Limbe suborbiculaire, divisé en 10 segments bifides jusqu'aux 2 tiers et entremêlés de filaments.

.{ P. robusta Hort. Voir. Washingtonia.

P. Thurstonii Müll. et Dr. GARTENFL.

:887, f. 123-124. — Iles Fidji. — Stipe lisse. “Iles. arrondies, plissées. Spadice thyrsoïde, à ‘extrémité d'un très long et très grèle pédon- (2 axillaire.

| On cultive encore: P.pacifica Seem. et Wendl., . KERCH. Paz. t. 27. [Syn.: Corypha umbraculi- tera Forst., non L.] J. D.

Privet. N. angl. du Troëne. V. Ligustrum PROCRUSTES Bonv.(Coléoptères de la fam.des larabides.) Ces insectes ont le corps ovalaire, S mandibules lisses, la dent du menton plus ourte que ;les lobes latéraux. L'espèce type, PR P. coriaceus Linn., de 34-38 mill. de long, |e couleur noir mat, est commun. La larve, de Mill. de long, se trouve de février à mai sous ?S mousses, À l’état adulte, comme à l’état de

— PROTEA,

larve, les Procrustes sont de terribles carnassiers. Aussi doit-on respecter la vie de ces insectes. PE

PROLIFÈRE. On désigne sous ce nom les fleurs dont l’axe central s’ailonge pour donner naissance à un ou plusieurs bourgeons anormaux qui peuvent ou être feuillés, ou bien constituer des fl. surnuméraires.

PROLONGEMENT. Cetteexpression s'applique à la branche ou au rameau d’un arbre qui constitue ou continue l’ossature de sa charpente ou de sa forme.

L’œil de P. est l’œil immédiatement au dessus duquel la taille ou l’outil de taille a coupé le rameau qui le porte. Cet œil ou bourgeon devient alors œil ou bourgeon de prolongement; il est choisi dans une situation telle que son développement continuera la direction de la branche, sans saillie ni déviation apparente: de là, l'œil de face ou de côté; s’il est éperonné, on l’éborgne : un œil latent, à la base du dard ou éperon, prendra sa place. C. B.

Promenæa. Voir Zygopetalum.

PROTEA L. (Protéacées.) Arbriss. ou petits arbres; files. entières, rigides, coriaces; fi. sessiles à l’aisselle de bractées formant des capitules strobiliformes souvent globuleux, rarement oblongs, à bractées nombreuses, imbriquées, coriaces, noires ou colorées; fl. hermaphrodites, irrégulières; périanthe linéaire. souvent comprimé sur le dos ; segment postérieur étroit, les 3 inférieurs en lèvre recourbée, entière, brièvement bi-ou trifide; 4 étamines; style rigide, subulé, anguleux ou avec 2 ailes étroites ; ovaire hérissé de longs poils. — 60 esp., toutes de l’Afrique australe extratrop.

P. cynaroides L. — B. M. 770; Garp. Car.

1895, I, 773, fig. 117.— Tige dressée; files arrondies, pétiolées;capitules terminaux, volumineux ; bractées allongées, pourpre ou rose et vert pâle; anthères rouge orangé; c’est la plus belle espèce du genre. Voir R. H. 1895, 487.

P. longifolia Andr. (P. cristata Lamk.) — B.

R. 132, 133, 144. — Filles. allongées linéaires, rétrécies à la base ; capitulesterminaux, ovoïdes ; bractées vert pâle, plus ou moins teintées de pourpre ; fl. pourpres ou violettes; style pubescent, courbé au sommet.

P. mellifera Willd. — B.M.346; Axpr. Bor.

Rep. t. 582. —— Files. lancéolées, liguliformes, rétrécies à la base; capitules terminaux; bractées glabres, visqueuses à l’intérieur, blanches, verdâtres ou roses; fl. de même couleur, à arêtes blanches laineuses ; style glabre.

P. pulchella R. Br. — Bor. Rec. 20 ; Bor. Rep. 270, 277, 442. — Rameaux tomenteux; files.

oblongues lancéolées ou linéaires allongées ; capitules terminaux, bractées extérieures ovales, verdâtres, pourprées vers la pointe, les intér. allongées linéaires, rose carminé, munies à leur sommet d'une houppe de poils noirs; fi.

pourpre brun.

P. rhodantha Hook. f. — B. M. 7331. Files. sessiles, linéaires oblongues, arrondies au sommet; capitules terminaux; bractées ovales, étaiées, les extér: vertes, bordées de brun, les intérieures plus longues, roses.

On cultive aussi: P. amplexicaulis R. Br.

PROTEA. — Bor. Rer. 453; P. canaliculata Andr., Bor.

Rur. 437, rameaux pourpres, fl. roses; P.

humilis R Br., Bor. RG. 582, esp. presque acaule, et P. nana Thunb., B. M. 7095, petite esp. à fl. cramoisies, en capitules de 6-7 cm. de diamètre.

Arbustes à feuillage persist. de serre tempérée, craignant l'excès d'humidité, à cultiver en terre fibreuse avec une forte proportion de sable et environ le quart de poussier de charbon; mettre dehors l'été. Bouturer les jeunes pousses bien aoûtées, sous cloche, à froid, en terreau de feuilles sableux, dans des pots ou terrines bien drainés ; ombrer, et essuyer la cloche pour éviter la pourriture. JG:

PROTÉACGÉES. (Dicotylédones - Monochlamydées ) Famille comprenant des végétaux presque tous ligneux, à files. persistantes et coriaces, cultivés pour leur beauté ou pour leur aspect étrange. Les fl. sont généralt. hermaphrodites, à périanthe à 4 lobes en préfloraison valvaire. Les étamines sont en même nombre que les divisions du périanthe et leur sont opposées; les anthères ont une déhiscence longitudinale.

L'ovaire est supère, uniloculaire; il contient 1-2 ou un plus grand nombre d’ovules. Le fruit estindéhiscent ou déhiscent.— 7tribus: Protéées, Conospermées, Franklandiées, Persooniées, Grevilléées, Embothriées, Banksiées.

Proteinophallus. Voir Amorphophalilus.

Fig. 736. — Prothalle dévoloppé.

PROTHALLE. (Fig. 736.) Ce mot sert à désigner, chez les Fougères, la forme primordiale sous laquelle apparait le germe sorti de la spore.

Ce prothalle se présente comme une lamelle

celluleuse, ordt. cordiforme, sous laquelle se

développent les organes mâles (anthéridies) et |

les organes femelles (archégones), ceux-ci placés au dessous de l’échancrure du prothalle. Après la fécondation opérée par les anthérozoïdes qui effectuent leur transport, dans l’eau, des anthéridies aux archégones, l’une de ces der-

nières émet une première fronde, résultat de |

- PRUNIER

cette fécondation, et cette 1° fronde se dresse par l’'échancrure du prothalle. Chez les Sélaginelles et les Hydroptérides, le prothalle se forme sur la spore femelle et la fécondation y est assurée par les anthérozoïdes sortis de la spore mâle. . R, Protoplasma. Voir Structure des plantes.

PROTOZOAIRES. Embranchement du Règne Animal qui renferme des êtres microscopiques. confondus autrefois avec des Végétaux inférieurs et d’autres animaux, sous le nom d'In fusoires. Ce sont les plus inférieurs de tous les animaux. Beaucoup vivent dans l’eau douce ou dans les liquides du corps de l’homme et des animaux (Amibes, Sporozoaires, Flagellés, ete.). | Ceux qui vivent dans l’eau douce sont peu nuisibles, et la filtration au filtre ordinaire suffit généralement pour en débarrasser les eaux

potables. Dr T:

Provignage. Voir Marcottage.

PROYER. Ce Passereau du groupe des

Conirostres (Miliaria europæa) est voisin des Bruants. Son pelage est gris-brun varié de blanc jaunâtre. C’est un habitant des plaines dont le régime est surtout granivore, comme … | celui des Bruants ; mais à l’époque de l'élevage | des petits (avril-mai), les parents détruisent | beaucoup d'insectes pour les nourrir. Sa chair est beaucoup moins délicate que celle des Bruants. D' T2

Prumnopitys. Voir Podocarpus.

Prune coton. C’est le Chrysobalanus Icaco.

Prunella. Voir Brunella. S

PRUNIER ; angl.: Plum; all.: Pflaumenbaum.

(Pour les esp. botaniques et ornementales, w \ Prunus.) Le P. est un des arbres fruitiers les moins difficiles sur la qualité du sol, La plupart des terrains cultivables lui conviennent, pourvu

toutefois qu'ils ne soient ni trop argileux, ni trop humides. Comme les autres arbres à noyau, il préfère, aux engrais, les amendements légers, salins, salpêtreux.

Les terrains entretenus par une humidité modérée lui plaisent. Cette condition, jointe au climat, est la principale cause de son succès | dans le Nord-Est, l'Ouest et le Sud-Ouest de la | France.

Le climat du P. est celui du vignoble; sa fil. redoute les gelées printanières et les brouillards, !

comme la fl. de la Vigne; néanmoins, il pros: | père assez loin dans le Nord et réussit même où le raisin ne mürit plus en treille. Dans les pays froids, les var. délicates réclament l'es: palier. On dit que les var. de plein vent ont, besoin d'un sol calcaire et d’une bonne altitude. ,

Le P. est l'arbre de la plaine; on peut égale: \

ment le planter sur le versant des collines, à \ | bonne insolation et à l’abri du vent qui pourrait | déraciner l'arbre. Dans les endroits privés d'air, trop chauds ou trop froids, le P. végète malo noue son fruit avec difficulté; la fleur coule:

Variétés. — Le P. donne naissance, para L

voie du semis, à d’assez bons sauvageons; le fruit, s’il n’est pas directement comestible, peut toujours être transformé à l’alambie ou à l'office; |il en est résulté cet inconvénient d’une nom menclature grossie outre mesure. Nous aWons, donc procédé à une sélection sévère pour cons,

Pr

PRUNIER

tituer le choix restreint des meilleures prunes: prunes de dessert et prunes à pruneaux 10 Prunes de dessert. — Les var. que nous

appelons ainsi, étant de 1° qualité, sont con-

sommées à l’état frais; mais la plupart d’entre elles trouvent encore l'emploi dans la confiserie,

la pâtisserie, le séchage et la cuisson. Ces var.

sont classées dans leur ordre de maturité.

| Jaune hâtive, dite de Catalogne. — Arbre d'une | vigueur et d’une bonne fertilité. Fr. au dessus de la moyenne, jaune; chair fine. bien juteuse, d’un goût agréable. Mi-juillet La Jaune hâtive de Baboud en est une forme non moins méritante.

Favorite hâtive de Rivers. — Arbre vigoureux. assez rustique, très fertile. Fr. moyen, noir bleuâtre ; chair bien juteuse, sucrée, acidulée. Mi-juillet,.

Mirabelle précoce. — Arbre de vigueur modérée; très fertile. Fr. petit. jaune pâle; chair mielleuse, douce. 2e quinz. de juillet.

Précoce de Tours. — Arbre vigoureux, assez rustique; fertile. Fr. moyen, noirâtre; chair assez juteuse, acidulée. parfumée. Fin juillet.

De Montfort. — Arbre de vigueur modérée, bien fertile. Fr. moyen, pourpre; chair succulente, juteuse, sucrée, vineuse Commt. d'août. | Des Béjonnières. — Arbre trapu, ramifié, | très fertile, assez rustique. Fr. moyen, jaune;

chair assez ferme, juteuse, sucrée; saveur : abricotée. Commenct. d'août; var. précieuse aux : divers usages de la prune.

Monsieur hâtif. — Arbre vigoureux, très fertile, Fr. assez gros; chair juteuse, sucrée, . parfumée. Mi-août.

| Monsieur jaune. — D'une vigueur modérée, | d’une fertilité excessive, assez robuste. Fr. assez gros; chair tendre, juteuse, d’un parfum distingué. Mi-août.

ne ce:

ee À

Fig. 737. — Reine-Claude.

| | | À | Reine-Claude. — Arbre robuste, très fertile. yant suffisamment résisté aux grands hivers.

r. assez gros, vert Jaunâtre ; chair très sucrée, afraichissante, avec une eau abondante: fruit

lélicieux. Août. (Fig. 737.)

PRUNIER

portation, pour tous usages domestiques, ou industriels. Les Reine-Claude Davion, Moyret d'Oullins hâtives, d'Eecully et Bryanston, de demi-saison, de Chambourcy et de St. Avertin, tardives, sont de ce nombre.

Petite Mirabelle dite de Metz. — Arbre buis- | sonneux, court. très fertiie Fr. petit, jaune doré picoté carmin,; chair mielleuse, sucrée ; ! parfum particulier. très bon. Courant d'août. | Les sous-var. dites de Buxières et de Ronvaux. | sont propagées en Lorraine, par bouture.

Grosse Mirabelle dite de Nancy. — Arbre de vigueur modérée, assez robuste au froid; bien | fertile, Fr. moyen; chair assez ferme, mielleuse, | sucrée, relevée d’un parfum agréable, très bon. | 2e quinz. d’août | Damas violet Arbre vigoureux, élancé, fertile. Fr. moyen; chair ferme, juteuse, aci-

dulée, sucrée, arôme particulier. 2° quinz.

d'août

Angelina Burdett. — Arbre de vigueur modé-

rée, bien fertile. Fr. moyen, pourpre noir; chair fine, verdâtre, juteuse, sucrée, vineuse. Fin août et commt. de septembre.

Prince Englebert. — Arbre assez vigoureux, prompt au rapport; très fertile. Fr. presque gros. pourpre noir; chair fine, jaunâtre, juteuse, sucrée, relevée. Fin août et commt. de sept.

Comme la précédente, var. propre à la table et au séchage.

De Kirke. — Arbre vigoureux et d’une bonne production, sujet à se fendiller. Fr. gros, pourpre noir; chair très juteuse, sucrée, bien parfamée. Fin d'août et commenct. de septembre.

Reine-Claude diaphane. — Arbre à bois fort.

fertile. Fr. assez gros, jaune d’ambre lilacé ; chair juteuse, bien sucrée, parfumée. Août et septembre.

Reine-Claude d’Althan. — Arbre vigoureux, très fertile Fr. gros, violet clair; chair jaune, juteuse, sucrée; parfum délicat. Commenct. sept.

Reine-Claude violette. — Arbre assez robuste et fertile. Fr. moyen, rouge violacé; chair très juteuse, sucrée. rafraichissante. 1° quinz. de septembre.

Reine-Claude de Wazon. — Arbre élancé, se couronnant ensuite, productif. Fr. moyen,

| vert glauque nuancé d’incarnat; chair jJuteuse, d'une saveur sucrée et acidulée. Mi-septembre.

Tardive musquée. — Arbre d’un beau port, d’une bonne production. Fr. gros, violet pour-

pre; chair très juteuse, sucrée. aromatisée. Miaoût à la fin de septembre.

De Guthrie. — Arbre assez vigoureux et productif. Fr. presque gros, jaune piqueté, brun; chair fine, tendre, Juteuse. 2° quinz. de | septembre. | | Jaune tardive. — Arbre très vigoureux, | élancé. très fertile Fr. moyen, jaune ambré; | | |

chair abricotée. sucrée. Fin septembre. Bonne à divers usages économiques.

Goutte d’or de Goé. — Arbre élancé, rami-

Comme la suivante. cette var a donné nais- |fié, assez robuste au froid. très fertile. Fr. ance à d'excellents types variant de grosseur, | gros. jaune doré. moucheté carmin; chair assez e saveur et surtout d'époque de maturité. | ferme, juteuse; saveur abricotée. Fin sept.

es unes et les autres sont l’objet de cultures | La sous-variété Coé à fruit violet a les mêmes péculatives fort étendues; leur fruit est l’objet | qualités pour la table et le séchage.

Un grand commerce à l'intérieur ou à l’ex-1 Mirabelle tardive. — Arbre élancé, ramifié,

PRUNIER

assez robuste au froid, très fertile. Fr. moyen, vert d’eau frappé lilas; chair juteuse, acidulée, rafraichissante. Fin septembre et octobre. La Mirabelle double de Herrenhausen, moins grosse, plus savoureuse, est recommandable.

2. Prunes de séchage. — Les P. de séchage sont plus spéciales à la confection de pruneaux et forment la base de plantations industrielles d’une certaine importance ; ces Fr. trouvent encore leur emploi dans la consommation directe et dans les préparations ménagères.

Ordre de maturité des meilleures prunes de séchage.

Quetsche hâtive — Arbre vigoureux, très fertile. Fr. moyen, violet noir. Août. Plusieurs formes de maturité précoce, les Quetsche d'Essling et de Wangenheim, robustes au froid, conviennent aux régions septentrionales.

Perdrigon. — Arbre de bonne vigueur et de bonne fertilité. Fr. gros, blanc terne, sur fond verdâtre, s’il s’agit du Perdrigon blanc, ou rouge violacé, s’il s’agit du Perdrigon violet. Variétés cultivées dans le Sud-Est pour la confection des pruneaux dits Brignoles et Püistoles. Août.

D'Agen. — Arbre robuste, très fertile, Fr.

moyen, rose violacé, chair juteuse, sucrée. Fin août et septembre. Var. répandue dans le Sud- Ouest sous le nom de P. d’Ente ou Robe-Sergent.

Sainte-Catherine. — Arbre élancé, fertile.

Fr. moyen, jaune blême; chair mielleuse, assez juteuse. Septembre. Var. cultivée en Touraine pour le pruneau de Tours.

Quetsche d'Allemagne. — Arbre assezrobuste, ramifié, très fertile. Fr. gros, violet pourpre; chair ferme, assez juteuse, Septembre.

Plusieurs types à fr. pourpre, violet ou blanc, variant par le degré de fertilité ou l’époque de maturité, sont populaires dans l'Est et au-delà du Rhin pour la confection des pruneaux et des compotes. La Quetsche donne un bon rendement; l’alambic une bonne eau-de-vie : 24 litres par pièce de 228 litres de fruits.

La Quetsche d'Italie fait un plus gros pruneau ;. mais l'arbre produit moins de fruits.

Réine-Claude de Bavay. — Arbre assez robuste au froid, productif, préférant les situations saines et aérées. Fr. gros, vert d’eau ; chair ferme, juteuse, et relevée dans un terrain see ou avec un automne chaud. Fin septembre.

Culture. — Il y a des races de P. dans les KReine-Claude, les Mirabelle, les Quetsche, les Damas, qui se reproduisent par-semis ou par rejet de souche franche ; mais la reproduction la plus exacte du type est obtenue par le greffage.

Le sujet propre à recevoir la greffe, le plus en vogue, est le P. Saint-Julien. On rencontre

encore d’autres sauvageons vigoureux, sains,

employés au greffage du P.; on les élèvera par semis ou par cépée.

Une autre sorte, le P.Mirobolan, élevé par semis et le plus souvent par bouture, convient aux sols calcaires.

Le mode de greffage est l’écusson ou la greffe en fente, soit en pied, soit en tête du sujet. Le greffage en pied est appliqué aux sauvageons rachitiques ou tortueux. Le greffage en tête

PRUNIER

est nécessaire aux var. peu vigoureuses, comme les Mirabelliers. |

Pour l’écussonnage, on à la précaution de faire lignifier les rameaux greffons, en pinçant leur extrémité 15 jours à l’avance.

Le greffage en fente se pratique au printemps; on choisit le moment où la sève commence à dilater les tissus et à gonfler les bourgeons. On réussit encore à l’automne, au déclin de la sève.

Quand le sauvageon est rabougri et la var.

à propager délicate, on a recours au greffage intermédiaire d’une var. très vigoureuse,comme Belle de Louvain, Mitchelson, Reine-Claude de Paray, Damas de Mongeron.

Formes. — Toutes les var. réussissent en haute tige. L'arbre provient alors d’une greffe faite en pied ou en tête, à moins que ce soit un sujet de pied franc, La flèche ou tige centrale n’en sera pas moins coupée à la hauteur fixée pour la tête de l’arbre, et le développement des bourgeons du sommet sera le commencement du branchage.

3 ou 4 rameaux, bien placés, sont conservés et taillés à 25 em. ; le nombre des branches se trouvera doublé ou à peu près par la pousse des bourgeons résultant de cette 1e taille; cela devra suffire pour la charpente de la tête.

Toutefois, si ces nouveaux rameaux étaient trop allongés, il conviendrait, à la taille suivante, de les arrêter à la moitié environ de leur longueur. L'essentiel est qu'ils se ramifient,.

Au lieu d’une forme évasée, le branchage pourrait être disposé en pyramide plus ou moins régulière, s’il en à les dispositions naturelles; dans ce cas, les branches de la base seront taillées assez long, et la flèche également. Le P. en demi-tige est cultivé de la même façon:

Les opérations de la taille du P. sont peu importantes pour la mise à fruit; l'équilibre |! des branches s'obtient presque tou]. naturelt:

La place des sujets à tige est au jardin, au verger, dans le clos, en avenue, disséminés dans les vignes, Ctc.

Au jardin, il pourrait être planté au milieu de Groseilliers ou de Fraisiers, ou d’espèces naines qui ne lui portent pas d'ombrage.

La distance entre deux arbres montés sur tige est 5 m, au minimum. Avec des cultures intercalaires, cette mesure pourrait être augmentée. |

Le P. en basse tige, franc de pied ou greffé, | s'obtient comme le précédent, à la différence que la couronne de branches commence à 20 em: ou 30 cm du sol; le branchage prendra une tournure buissonneuse, évasée ou aplatie.

Le buisson est spécial au Mirabellier, parce | que cette var. se ramifie facilement et reste » naine sans que la serpette l'y oblige. Le buisson | se prête aux plantations commerciales, à titre | de sujet définitif, en ligne, ou provisoire entre | les grands arbres. Une distance de 3 m. suffit | aux buissons ordinaires. |

La pyramide convient aux Grosse Mirabelle, Mirabelle tardive, Reine-Claude, des Béjonmères, de Kirke, Monsieur hâtif, Monsieur jaune, Fa- | vorite de Rivers, Coé, qui se prêtent à la ramification des branches, sans nuire à la fertilité. Elle |

PRUNIER

a sa placeau-jardin, en plate-bande ou en groupe.

On peut distancer les arbres de 3 m.

Les palmettes et candélabres conviennent à ces mêmes var. Au mur, nous avons vu à Lyon des

P. de Reine-Claude superbes et exquises. En | Belgique, climat plus froid, on élève à l’espalier | des P. d’apparat, recherchées pour les desserts. | L'intervalle des arbres est subordonné au | développement qui leur est réservé, les étages de branches étant écartés de 25 cm.

Les éventails seront à 4 m. l’un de l’autre. Si * Je mur est bas, on porte la distance à 5 m. En hâie ou en rideau, un espacement de 1-2 m.

sera suffisant.

Taille. — En général, il faut éviter les mutilations réitérées au branchage.

Nous avons dit comment on obtenait le commencement de la couronne de la haute tige. En même temps que l’on taille les rameaux de charpente, on écourte les ramilles latérales destinées à porter fruit.

A la 4° année, on peut abandonner l’arbre à lui-même. La fructification devant ralentir l’allongement des membres de charpente, on se bornera à écimer dans l'été ou avant la chute des filles., ou même après l'hiver, les rameaux qui se jettent mal ou qui s’allongent au détri-

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