SERRE EE TE
ES
-: ment de leurs voisins.
À Quelques coups de sécateur — à la main ou -! au bout d’une perche — donnés dans l’intérieur,
: aérent les parties diffuses et excitent la végét. des brindilles sans nuire à leur fructification. Les branchages disposés en pyramide plus ou moins conique demandent quelques soins de dressage ou de taille des branches. On pourrait se borner à des pincements ou rognages d'été . sur les branches secondaires, la flèche et quel- | ques rameaux principaux plus forts étant | soumis à une taille suivie, pendant les premières années. Plus tard, un écimage assez allongé, | d'été ou d'hiver, suffira, - ! Les P. en basse tige, surtout quand ils sont ! en buisson ou disposés en haie, ne réclament pas plus de soins que les grands arbres.
” | Quant aux formes symétriques de palmette, ! ! de candélabre et de pyramide, le point essentiel ‘est d'éclaircir ou d’aérer le branchage et d'obtenir un nombre suffisant de brindilles fluettes, pouvant fructifier.
On y parvient au moyen de l’espacement et de la taille longue des rameaux de charpente, \de l’ébourgeont, des pousses latérales qui mena- .cent de devenir trop fortes et du pincement des .Sclons destinés à devenir des ramilles fructifères.
Les ramilles trop longues seront écimées ;
; É-e taille du sommet se renouvellera sur les rameaux ayant fructifié, soit à la chute desfiles., Soit au printemps, avant la montée de la sève. | Parle palissage des branches et des rameaux, et avec quelques pincements en vert, on dresse facilement un éventail et on arrive à le mettre à fruits, sans lui faire sentir trop souvent le fer (le la serpette.
| Le P accepte la taille lors de la plantation Pt souffre toujours lorsqu'une mutilation rigou- ‘euse touche aux grosses branches.
Récolte. — La Prune annonce sa maturité par n parfum prononcé et par la chute des fr.,
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lorsqu'on ébranle légèrement l'arbre. On ramasse les P. avec soin, en séparant les fr. détériorés. La corbeille, le panier à vendange conviennent à cet usage.
La belle P. sera cueillie à la main, en évitant le froissement de la peau et la rupture de la queue.
En supposant une seule var. de P. ou des var. différentes mûrissant en même temps, voici quel serait l’ordre de récolte du fr, suivant son emploi, ou plutôt voici l’ordre de l’emploi du fr., suivant son état de maturité.
Il faudrait récolter la P. qui doit être conservée à l’eau-de-vie, puis la P. à conserve Appert. celle à glacer au sucre, le fruit à confiture, la P. à faire cuire en marmelade ou en pâtisserie, enfin le fruit à pruneau. La récolte de la P. à consommer à l’état naturel, représente la moyenne de cette période, qui commencerait encore par le fruit destiné aux voyages.
Il est préférable de cueillir la P. au moment de son emploi. En séjournant trop longtemps mis en tas, des fr. à chair molle comme les P. entreraient en fermentation. Un degré de température trop élevé en précipiterait la maturaration ; une atmosphère froide dérangerait l’élaboration de leurs sucs. Le fruit à distiller est récolté mûr, lors de sa chute naturelle.
Les P. destinées aux conserves et au séchage sont récoltées avec d'autant plus de soins que le fruit doit rester entier. Dans l’Agenais, tout en secouant l'arbre pour aider à la chute:du fr. on laboure préalablement le champ, s'il y reste debout les chaumes des céréales ; souvent l’on y étend des toiles ou une couche de feuillage.
Nous avons indiqué précédemment le mode d'emballage des prunes. Ch;B.
PRUNIER. Culture artificiellz et sous verre. — Le P.est un des arbres les moins difficiles à forcer ; aussi le nombre de ses var. qui peuvent être cultivées avec succès en serre, est-il très grand ; celle que l’on force le plus généralt. est la Grosse mirabelle.
Opérations préparatoires. — On peut forcer le P.à peu près commele Cerisier et l’Abricotier, mais comme il est moins sensible, on accélère davantage la maturité des fruits. De même que le Cerisier, il produit davantage en haut vent, en pleine terre surtout dans les forceries de 3° saison; cependant, on choisit encore, avec des chances de succès, des individus de 10-12 ans cultivés contre un mur, et on les transplante dans des serres permanentes, fin d’octobre,avant la formation des fibrilles. Les arbres en pyramide doivent être empotés un an d'avance.
Pour la culture forcée en pleine terre, on lui donne un sol composé de 2 parties terre franche un peu calcaire, 1 p.terreau de fumier de vache, 1 p. terre argileuse et !;, p. gros sable.
Pour les individus en pots, elle doit être un peu plus légère; on y ajoute 2;parties de terreau de feuilles et on double la proportion de sable.
Pour les 1res saisons, on choisit les arbres qui n’ont pas été forcés l’année précédente; pour les suivantes, on peut les prendre parmi ceux qui ont été soumis au forçage l’année précédente, mais ils doivent avoir des pousses vigoureuses,
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Variétés recommaudables: Reine-Claude verte, | Royale de Tours, Monsieur hâtive, P. Brugnon, | Washington, Impératrice, Kirkes plum, Coe's| golden drop, Ste. Catherine jaune, Impératrice rouge, Diaprée violette, Violette hâtive.
Traitement en serre. — Les arbres pincés | et taillés ne sont plus soumis à aucun traitement | en serre. Ceux qui n'auraient pas été taillés | auront tous leurs rameaux mixtes et ceux de | prolongement raccourcis environ d’un quart.
Le forçage de 1° saison commence ordinairement dans la seconde moitié de novembre, dès | que le thermomètre est descendu à 3° ou 4 au dessous de zéro.
Les tiges et les fortes branches des gros arbres pourront être enveloppées de mousse humide.
Température avant la floraison: jusqu’à 180; au bout de six semaines, dans la première saison, de cinq, et de quatre dans les forceries subséquentes,les l'e fl.lcommencent à s'ouvrir; la temperature peut descendre alors à 120 ou 159. Après la fécondation, le thermomètre peut remonter de nouveau jusqu’à 180, pour redescendre encore | à 15° pendant tout le temps de la formation du noyau. Vers la maturité, 200 ou 222, La chaleur des rayons solaires peut faire monter le thermomètre jusqu’à 25°, sans nécessiter une trop grande ventilation, si ce n’est durant la floraison et la maturation.
Pour les arrosements, l’ombrage et les autres opérations, voir ce qui en a été dit au Pécher.
Culture en pots. — Cultivé en pots dans la serre, le P. est, plus qu'en plein air, sujet aux attaques des insectes nuisibles; il exige une ventilation très active, mais il peut donner de fort bons résultats. En serre-verger, les var. précoces commencent à donner leurs 1'es récoltes au mois de juillet, et les plus tardives, simplement enveloppées d’une toile ou canavas, pour-| ront y conserver sur pied, jusqu'en novembre, leurs excellents fruits sucrés. |
Les var. hâtives et les tardives seules doivent mürir sous verre. On observe que la qualité des var. de moyenne saison, c’est-à-dire mürissant en août-septembre, est perfectionnée par le, séjour des arbres à l’air libre à l’époque de la | maturité. |
On choisira comme sujet de culture le P. de Saint-Julien et le Prunellier ou ÆEpine noire (Prunus spinosa).
Variétés recommandables: Coe’s golden drop, | Coe’s late red, De Montfort, Hätive de Rivers, | TIchkworth Imperatrice. Jefferson. Late black Orleans, Reine-Claude hâtive. — verte, — de Bavay, — diaphane, — violette.
Le drainage des pots doit fonctionner toujours | régulièrement, car les prunes perdent beaucoup de leur saveur lorsque les arbres ont été tenus trophumides. A l’époque de la maturité, il faudra modérer les arrosementset cesser complètement l’usage des engrais liquides. re:
Prunier de Madagascar. C’est le Flacourtia Ramontch.
Prunier Monbin. C’est le Spondias lutea.
PRUNUSL.(Rosacées-Prunées.) Vulg : Prunier.
Arbres ou arbriss.; files. alternes, simples, fréquemment dentées en scie, à préfoliaison condu- :
| quemment comestibles — Env. 100 esp., la plu-”
fondes : files. à préfoliaison condupliquée; 4: subsessiles paraissant avant les files. —
‘panulé; drupe veloutée, à chair pulpeuse; à
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” PRUNUS.
pliquée ou convolutée ; fi. solitaires, fasciculées, en corymbes ou en grappes, blanches ou roses; calice caduc, à tube obconique, urcéolé ou tubuleux, à lobes au nombre de cinq et imbriqués; 5 pétales insérés à la gorge du calice; 15-20 étamines insérées avec les pétales, à filets filiformes et libres ; carpelles solitaires, au nombre de 2 ou plus; style terminal; stigmate pelté ou tronqué; 2 ovules; drupe charnue, lisse ou pubescente, à noyau osseux, lisse ou rugueux, indéhiscent ou bivalve, monosperme; graines à tégument membraneux, sans albumen ou n’en présentant qu'une couche ténue; fruits fré-
part de l'hémisphère nord tempéré; quelquesunes dans l'Amérique trop.; très peu dans l’Asie trop.; aucune dans lAfrique trop. et australe, l'Amérique australe froide, l'Australie et la Polynésie. Ainsi considéré, le genre P. comprend : Armeniaca, Amygdalus. Cerasus, Laurocerasus, Persica (voir ces mots et Amandier, Abricotier, Cerisier, Pécher et Prunier).
Fig. 738. — PRUNUS TRILOBA Lindl.
19 Amygdalus-L. (incl. Persica Tourn.) — Cas lice court ou allongé: drupe veloutée, à chaïr dure dans les fruits non cultivés, à noyau 1 œueux, marqué de fentes nombreuses et pro»
esp des rég. chaudes de l'Europe et- de l'Asie: 20 Armeniaca Juss. — Calice court ou cam noyau lisse, sillonné ; files. à vernation COnMOlutée; fl. paraissant avant les feuilles. — 2-3 esp de l'Asie tempérée et une américaine. | 30 Prunus Juss. — Calice court, obconiqueou hémisphérique; drupe glabre, souvent glauque; noyau lisse ou rugueux; vernation convolutée; fl. solitaires ou géminées, paraissant avec ol avant les files — 20 esp. de l'hémisphère boréal tempéré.
PRUNUS. — 40 Cerasus' Juss. — Calice court. obconique ou eylindrique; drupe jamais glauque et noyau lisse ou rugueux; vernation condupliquée : fl. solitaires, fasciculées ou en ombelles, naissant avant ou avec les files. — 20 esp. de l’hémis- phère boréal tempéré.
30 Laurocerasus Tourn. — Drupe petite, très glabre ; vernation condupliquée; fl. en grappes axillaires ou terminales. — 30 esp. des rég.tempérées et trop., la plupart américaines.
L’'Amygdalopsis Carr. — Prunus triloba Lind.
| (Fig. 738.); le Ceraseidos rufa Wall. est un | Cerasus sans pétales. PE Psamma. Voir Ammophila.
Pseudægle sepiaria. Voir Citrus triptera.
PSEUDOBULBE. Rameau renflé constituant une sorte de tubereule aérien. (Voir Orchidées.) * PSEUDOLARIX. (Conifères-Abiétinées). Dé- | membrement du genre Larix, créé par Gordon. | Une espèce:
| P. Kæmpferi Gord. (L. Kæmpferi Fort.) — Garp. Caron, 1884, XXI, 584, f. 113 et 1884; XXII, 238, f. 48. — Japon 1855. — Arbre de ‘première grandeur et d’une grande beauté, appelé arbre d'or par les Chinois à cause de la teinte dorée de son feuillage. Feuilles molles, caduques, beaucoup plus larges que celles du Melèze d'Europe. Caractère distinctif et tranché: caducité des écailles du cône.
Aïbre toujours rare, difficile à multiplier ‘même par le greffage sur le Melèze d'Europe. | Ch. Gr.
| PSEUDOPANAX C. Koch. (Araliacées.) Arbres ou arbriss., glabres, à flles. digitées ou simples, ‘à folioles coriaces, souvent denticulées; sti- “pules nulles ou peu proéminentes. 4 espèces ‘du Chili et de la Nouvelle, Zélande, ne différant des Æleutherococcus que par le port et la patrie. * On cultive quelquefois :
P, crassifolium C. Koch., Nlle. Zélande (connu également sous le nom de Panax crassifolium Dec. et PI.), et P. Lessonii C. K., de la même région. Cette dernière esp. — Aralia trifolia B. et Sol. non Dec. et PI.
Serre froide; culture des Aralia.
* Pseudophænix. Voir Sargentia.
| PSEUDOTSUGA. (Conifères-Abiétinées.) Démembrement du grand genre Abies, créé par Jarrière. Semble en effet tenir l'intermédiaire mtre celui-ei et le genre Picea. Se rapproche u premier par sesfiles.aplaties,non aciculaires, t du second par ses cônes pendants, à écailles tersistantes. Une espèce:
4 P. Douglasii Carr. — B£issner, Haxps. 418, 119. — (4. Douglasii Lindl.) — Grand arbre
a1squ'à 50 m. de hauteur. Branches plus rigides e celles du T. canadensis. Flles linéaires, rsistantes, longues de 21/2 à 3 cm. Cônes pennts, longs de 8 cm, à écailles persistantes, un cendré, accompagnées de bractées sailntes triangulaires, qui donnent à ces cônes aspect tout-à-fait distinct. Var. P. D. glauca, plus bel effet pour l’ornement des parcs.
Cette superbe esp. demande un sol profond, blonneux, frais mais non humide. Multipliton de graines et sa var. de greffe sur le pe- Ch. Gr.
S montagnes Rocheuses, pouvant atteindre |
ee PTELEA.
PSIDIUM L. (Myrtacées.) Vulg.: Goyavier.
Arbres ou arbriss., rarement sous-arbriss., à files. opposées, pennatinervées; fl. habituellement grandes, en cymes, ou bien portées sur des pédoncules axillaires ou latéraux; baie ovoïde, globuleuse ou pyriforme, nue ou couronnée par le limbe du calice ; graines subréniformes, à téguments durs. — Environ 100 esp. de l’Amérique trop. et subtrop.; une esp. est cultivée dans toutes les régions trop. du globe. Le genre P. est intéressant à cause des fruits qu’il produit et qui servent à l'alimentation dans les pays chauds. Les Goyaves sont fournies par les P. piriferum L. et pomiferum L,, var. du P. Guayava L. Serre tempérée,; boutures sous cloche ; greffe sur Myrte ou semis sur couche chaude.