‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité, ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions, les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 2)Chapitre 16 sur 81 · PAPIERS · texte numérisé non relu

PAPIERS

lion des subsistances militaires à ses collègues. Paris, 1846. — Documents sur les boulangeries publiés par le ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics. Paris, 1857-1860. — Rapport sur les commerces du blé, de la farine et de pain, par M. Le Play. Paris, 1860. — Rapport sur les nouveaux appareils de panification de M. Rolland, par M. Payen (Comptes rendus de l'Académie des sciences, et Ann. d'hyg., t. XLVI1I, p. 225).'— Dupain, sa composition, sa fabrication, son rôle dans l'alimentation, par J. Robert de Massy. Paris, 1862, in 8.

PAINS A CACHETER. — Quelques ailleurs ont établi qu'on avait fait usage de substances toxiques pour colorer la pâte des pains à cacheter. M. Malapert (de Poitiers) a fait connaître que dans celte ville on avait vendu des pains à cacheter colorés avec le vert métis (arsénite de cuivre), et que ces petits objets, du poids de 0,20, contenaient environ 30 à 35 pour 100 de cette substance vénéneuse. En 1845, on a trouvé des pains à cacheter colorés- par le vert de Schweinfurt (arsénite de cuivre) ; un seul de ces pains à cacheter aurait suffi pour empoisonner un enfant. Les pains de gélatine ont été aussi colorés par des substances minérales, telles que des mélanges de sulfate de cuivre et de fer.

Ces substances toxiques seront décelées : l'arsenic, en carbonisant les pains à cacheter à l'aide de l'acide sulfurique, traitant le charbon par l'eau, filtrant le liquide et l'introduisant dans l'appareil de Marsh; le fer et le cuivre, en incinérarit les pains à cacheter, et en soumettant les cendres aux essais qui peuvent permettre d'y reconnaître la présence de ces métaux.

PAPIERS. — L'introduction dans, certains papiers, et surtout dans les papiers peints, de diverses préparations métalliques, en rend, dans un grand nombre de circonstances, la fabrication et l'emploi plus ou moins dangereux.

Déjà nous avons fait connaître quelques-uns de ces effets en parlant de I'arsenic qui entre dans la composition du vert de Schweinfurt, et des bonbons et sucreries enveloppés dans de& papiers diversement colorés. Nous n'avons ici qu'à compléter ces détails.

Bien que l'usage des couleurs métalliques vénéneuses à base de cuivre, d'arsenic et de plomb, tende à disparaître dans la fabrication des papiers peints, et que les accidents auxquels pourraient être exposés les ouvriers soient, sinon tout à fait nuls, au moins rares et de peu de gravité, il importe de surveiller les manufactures de papiers peints, et de parer aux inconvénients qui pourraient résulter du mélange des produits toxiques avec les eaux du voisinage. Il ne faut pas perdre de vue la possibilité d'accidents analogues à ceux qu'a observés M. Braconnot (de Nancy) qui a vu l'eau de divers puits empoisonnée par de l'arsenic provenant des eaux d'.une fabrique de pa-

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