POISSONS
une sorte de battage et de cardage, source de poussière qui a motive le classement dans la deuxième catégorie des établissements insalubres ; soit par la voie humide, qui entraîne une buée odorante et a provoqué le classement dans la troisième classe seulement.
Une nouvelle industrie s'est fondée pour la teinture des plumes avec la murexide (urate ou purpurate d'ammoniaque, extrait du guano), et ce procédé, qui exige l'emploi d'un mordant à l'acétate de plomb ou au sublimé corrosif, a donné lieu à des accidents signalés par un excellent observateur, M. le docteur Thibaut, membre d'une des commissions d'hygiène d'arrondissement de Paris. Les ouvriers qui plongent les plumes dans le bain et les ouvrières qui travaillent ensuite ces plumes sont exposés à des coryzas, de la salivation, des ulcérations aux mains qui exigeraient certainement des précautions hygiéniques particulières.
POÊLIERS. — Les poêliers appartiennent aux industries classées, et sont rangés dans la troisième catégorie des établissements incommodes.
POILS DE LIÈVRE ET RE LAPIN, -v Voy. SÉCRÉTAGE,
PR9RÉ. — Voy. Boissons, Cidre.
POISONS. — Voy. Vénéneuses (Substances). -
POISSONS. — Nous avons, à l'occasion de la pisciculture, montré la place considérable que pouvaient occuper les différents genres de poissons dans l'alimentation publique. 11 n'est pas sans intérêt de consigner ici l'état de la consommation actuelle que nous n'avons malheureusement que pour Paris.
Les chiffres fournis par M. Husson, de 1851 à 1853, époque où s'arrête la période examinée, donnent pour quantité de poisson de mer consommée par habitant et par an, 9kil. 335 gram.; pour celle de poisson d'eau douce, 655 grammes. Si nous- comparons ces chiffres avec les résultats compris dans une thèse intéressante de M. Rougon sur la pisciculture dans ses rapports avec l'alimentation publique, nous voyons que la consommation des poissons de mer et d'eau douce a subi une proportion croissante, et qu'elle a atteint en 1860, pour les premiers, le chiffre de 10 kil. 625 gram., et, pour les seconds, celui de 853 grammes, et cela malgré l'élévation sensiblement croissante qu'a éprouvée le prix moyen de ces denrées.
TABLEAU comparatif du poids, des produits de vente et de la consommation individuelle, par an et par jour, des poissons de marée pendant les années 1855-1860.