‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité, ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions, les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 2)Chapitre 63 sur 81 · C. Infirmes vivant dans les hospices · texte numérisé non relu

C. Infirmes vivant dans les hospices

D. Malades trouvés dans les hôpitaux

E. Détenus à un titre quelconque trouvés dans tous

les établissemenis pénitentiaires de l'Etat.. . .

F. Mendiants, bohémiens et vagabonds

G. Filles publiques

H. Individus ayant .déclaré être sans profession ou

dont la profession n'a pu être constatée. . . .

NOMBRE

des établissements

ou exploitât'

(1) Les fonctions de députés et sénateurs n'étant pas, le plus généralement, le principal élément d'existence des personnes qui les exercent, ces personnes doivent être classées dans la catégorie de leur profession réelle (magistrats, généraux, savants, industriels, etc., etc.).

(2) Les fonctionnaires non rétribués, comme les maires, doivent figurer dans la catégorie de la profession non administrative qu'ils exercent.

Ftat et mouvement de la population en France et en Angleterre. — La population de la France, d'après le recensement de 1856, est actuellement de 36 039 364 habitants; nous en donnerons plus bas la répartition. Mais si l'on jette un regard en arrière, de manière à suivre le mouvement qui s'est opéré au sein de la population de notre pays, on voit que dans les quarante et une années qui se sont écoulées depuis 1817 jusqu'à 1857, il est né en France 20 340 104 garçons et 19184 557 filles. Les naissances moyennes annuelles des garçons excèdent donc d'un 16e celles des filles. Il n'y a d'ailleurs pas, entre le nord et le midi de la France, de différence qui puisse faire penser que le climat influe d'une manière sensible sur cette supériorité relative des naissances de garçons. Les décès annuels masculins dépassent les décès féminins ; les premiers étant représentés par 66, les autres le sont par 65,01. Ainsi, à 65 décès féminins correspondent moyennement 66 décès masculins.

La population, qui a toujours crû dans l'intervalle de 1817 à 1853, a diminué en 1854 et 1855. L'augmentation moyenne annuelle est de 159 018, ou de la 210e partie de la population moyenne 33 410 000 des quarante et une années de 1817 à 1857. Les garçons ont une plus grande part que les filles à cet accroissement; car ils y contribuent pour un 369e, et les filles seulement pour un 488e. Si l'accroissement total d'un 210e se maintenait le même, la population augmenterait d'un dixième en 20 ans, de 2 dixièmes en 38 ans, de 3 dixièmes en 55 ans, de 4 dixièmes en 71 ans, [de moitié en 85 ans, et il faudrait 146 ans pour qu'elle devînt double de ce qu'elle est maintenant.

On compte une naissance sur 34,66 habitants et pour 0,84 décès, ou 100 naissances pour 84 décès. On compte un décès pour 41,50 habitants et pour 1,20 naissance, ou 100 décès pour 120 naissances. On compte pour un mariage 127 habitants et 3,41 naissances légitimes, ou 341 naissances légitimes pour 100 mariages.

Pendant 19 ans, de 1839 à 1857, le nombre des enfants mort-nés ou décédés avant la déclaration de naissance s'élève à 624 856 ou à 32 887 par an. Dans cet intervalle , on a en moyenne annuelle 964 178 naissances, 837 854 décès, 280 836 mariages, une population de 35 310 000 habitants ; etl'on compte moyennement un mort-né pour 1074 habitants, pour 29 naissances, pour 25 décès, et pour 9 mariages.

Le rapport des décès des deux sexes change dans la période de 41 ans que nous considérons. On trouve :

Rapporl.

Pour les douze premières années (1817 à 1828) 1,0194

Pour les dix- sept années (1829 à 1845) 1,0445

Pour les douze dernières années (18A6 à 1857). . ' 1,0125

Ainsi, dans l'intervalle de 1817 à 1857, les décès masculins surpassent les décès féminins, et le rapport de ces décès, qui va en diminuant, est compris entre les nombres 1,0194 et 1,0125.

Dans l'intervalle de 1817 à 1857 le rapport de la population aux naissances va toujours en augmentant; car on trouve :

Rapport.

Pour les douze premières années (1817 à 1828) 31,85

Pour les dix-sept années (1829 à 18/(5) 34,57

Pour les douze dernières années (1846 a 1857) . . 37,66

C'est par ces nombres qu'il faudrait multiplier les naissances annuelles dans chaque période pour reproduire la population correspondante de la France. Mais dans une population considérée comme à peu près stationnaire, la population est égale aux naissances annuelles multipliées par la durée de la vie moyenne ; les rapports 31,85, 3^i,57 et 37,66 représentent donc aussi d'une manière approchée la durée de la vie moyenne vers 1817, vingt ans plus tard et actuellement.

La table de mortalité de Duvillard ne donne que 28 ans 3/4 pour la durée de la vie moyenne avant la révolution. Voilà donc une augmentation d'environ 7 ans qui doit provenir de l'introduction de la vaccine, de l'amélioration du régime hygiénique et de l'aisance qui s'est répandue jusque dans les classes les moins fortunées. Elle indique dans la loi de la mortalité un changement favorable qu'un grand nombre de faits ont déjà rendu sensible depuis bien des années, en France, et dans une grande partie de l'Europe.

Voici quel a été le mouvement de la population de Paris et du département delà Seine, depuis le recensement quinquennal de 1856, tel qu'il est constaté par le recensement qui vient d'avoir lieu en 1861 :

La population du nouveau Paris agrandi, divisé en 20 arrondissements, 80 quartiers, est de :

Habitants 1696 000

En 1856, elle n'était (12 arrondissements) que de. . 1 174 347 Différence en plus 521 654

Voici maintenant pour le département de la Seine :

Recensement de 1861 1 953 000

ï Recensement de 1856 . 1 727 419

Différence en plus en 1861 225 581

h\k POPULATION.

TABLEAU de la population d'après le recensement fait en 1856.

Ain

Aisne

Allier

Alpes (Basses-) . .

Alpes (Hautes-) . .

Ardèche

Ardennes

Arïésje

Aube

Aude

Aveyron

Bouches-du -Rhône

Calvados

Cantal

Charente

Charente-Inférieure

Cher

Corrèze

Corse

Côte-d'Or

CÔtes-du-Nord. . .

Creuse

Dordogne

Doubs

Drôme .

Eure

Eure-et-Loir. . . .

Finistère

Gard

Garonne (Haute-) .

Gers

Gironde

Hérault

Ille-et- Vilaine . . .

Indre

Indre-et-Loire . .

Isère

Jura

Landes

Loir-et-Cher ....

Loire

Loire (Haute-). . .

Loire-Inférieure. .

Loiret

Lot

Lot-et-Garonne. . .

Lozère

Maine-et-Loire .

Manche

Marne

Marne (Haute-)

Mayenne

Meurthe

Meuse

Morbihan

Moselle

Nièvre

Nord

Oise

Orne

Pas-de-Calais

Puy-de-Dôme

Pyrénées (Basses-)

Pyrénées (Hautes-)

Pyrénées - Orienales . . .

Rhin (Ras-)

Rhin (Haut-)- ...'....

Rhône

Saône (Haute-)

Saône -et-Loire

Sarthe

Seine

Seine-et-Marne. ......

Seine-et-Oise.

Seine-Inférieure

Sèvres (Deux-)

Somme ...........

Tarn.

Tarn-et-Garonne

Var

Vaucltise . . .

Vendée .

Vienne

Vienne (Haute-).

Vosges

Yonne

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