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lains ateliers, la température s*élèvc jusqu'à 36, 37 et même UO degrés. Les ouvriers, bras, jambes et pieds nus, et à peine vj^lus, du reste, y sont continuellement dans un étal d'abondante transpiration. On prévoit facilement les accidents qui doivent en résulter, surtout en hiver.
Deux sortes d'ouvriers des manufactures de coton, ajoute M. Villermé, méritent encore une mention particulière : ce sont les débovrfeurs, ceux qui enlèvent les planches des tambours à carder et les remplacent après en avoir nettoyé la -^aHe intérieure, et les aigwseitrs de cardrs , ou ceux qui, de temps en «.rrps, en aiguisent les pointes. Par la nature des poussières qu'ils respirent, les débourreurs rentrent dans la classe des batteurs de coton, et, par les parcelles mélalliques qu'ils projettent dans l'air, les aiguiseurs de cardes rentrent dans celles des polisseurs d'acier. Ces deux sortes de travaux passent pour très nuisibles à la santé. Cependant M. Villermé convient qu'il n'a pu se procurer de renseignements très précis siir ce sujet. Dans tous les cas, il fait observer qu'il serait à désirer qu'on remplaçât le débourrage et l'aiguisage à la main par un aiguisage et un débourrage mécaniques, ou bien que l'on introduisit dans la construction des cardes de filatures de coton une amélioration qui permit de supprimer ces deux opérations.
En résumé, dit M. Villermé, il n'y a, dans l'industrie cotonniére, que le battage qui, par les poussières et le duvet qu'il soulève, soit dangereux pour beaucoup de travailleurs. Après cette cause de maladies, viennent les températures excessives qui exposent à des refroidissements subits, et enfin quelques travaux faits par un très petit nombre d'ouvriers. [Voy. Cardes, Machines a vapecr, Travail dr