‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 155 sur 169 · CRETONS · texte numérisé non relu

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avant toutes les autres, d'un local plus vaste ; un peu plus d'espace ferait immédiatement disparaître les inconvénients qu'on peut aujourd'hui leur reprocher. L'administration des crèches connaît elle-même tous ces défauts et trafaille incessamment ù les effacer.

» Le conseil, monsieur le préfet, n'a plus maintenant qu^à formuler son opinion sur l'utilité des crèches en général. Le résultat de ses investigations, consigné dans les réponses aux questions qui lui avaient été posées, a déjà pa vou faire pressentir son sentiment, le voici en peu de mots :

n II n'y a eu qu'une voix dans la commission pour reconnaître en principe l'utilité des crèches. Dans tout gouvernement, dans toute société bien organisée, la sollicitude de l'autorité doit s'étendre sur l'homme ù tous les âges; elle doit surtout aller au-devant de toutes les misères, de tous les l)esoins. Cette misâoo, il faut l'avouer, dans l'étendue qu'elle embrasse, n'avait pas toujours été accomplie. La pensée ingénieuse et charitable qui a présidé à la création des asiles et 0es écoles, et dont l'autorité a successivement compris, défendu, protégé l'éublissement, cette pensée a encore enfanté l'institution des crèches ; et cette inslitution, en venant au secours des mères pauvres et laborieuses, a rempli une lacune que chacun avait remarquée, et répondu à un besoin que tous lesccnirs avaient ressenti. Le sentiment unanime de la commission, que le bon sens et la seule raison auraient pu lui Inspirer, emprunte une plus grande valeur aux circonstances dans lesquelles il s'est manifesté. C'est après la visite de toutes les crèches, c'est sous l'impression vive et récente de ce que chacun des délégués du conscâ venait d'observer, que la commission a consacré par son vote, l'utilité incontestable des crèches, »

Le conseil a voulu conipléler ce rapport en émettant le vœu que la Société qui dirige les crèches, sans être reconnue établissemenl d'utilité publique et mise comme telle à la charge de l'adminislration, fût légalement mise en mesure de pouvoir puiser aux sources les plus naturelles et les plus fécondes de la charité privée et put obtenir de l'autorité la bienveillante protection qu'elle a si honorablement méritée.

Bibliographie. — Marbeau, Manuel des crèches et publications diverses swr Ui crcchcs, — DeRostaing, Des établissements publics destinés à la première enfeuett IS'anies, 18^9, p. 35. — Livret-manuel des établissements publics d'assistance Paris 4850, p. 190. — D. Reis,Ia vérité sur les crèches. Paris, i85i. — A. Grun, Des cri ches en Angleterre. Paris, 1850, —-Comptes rendus des séances de la société des crèckn, — Bulletin des crèches.

. — Voy. GOÎTRE.

€ttETOI%>$. — On donne le nom de créions aux résidus de là fonte des suifs qui servent à fabriquer l'huile rousse elle suif brun qu'emploient les corroyeurs et hongroyeurs pour adoucir le cuir. L'industrie des cretonniers est rangée dans la première classe àe<

CRINIEHS. t»7

élablissemenls insalubres ù cause de la mauvaise odeur et du danger du feu. (Voy, SriFS.)

CRI.'^IKRS. — L'induislrie des criniers peut être nuisible à la santé par la poussière qu'ils respirent, composée d'une matière animale très ténue, qui irrite les bronches et excite la toux ; par la nature de la matière employée, laquelle, souvent imprégnée de sang ou (le nialicrcs fécales, ou provenant d'animaux affectés de maladies contagieuses, peut fournir des émanations développées ou accrues par la fermentation, et douées de propriétés toxiques ; enfin, par certains procédés usités dans la préparation des crins.

Les crins employés en France sont en général expédiés en ballots du Brésil, de BuenosAyres et de la Russie, ils sont d'abord déballés et battus au grand air, et dans des endroits séparés; ce sont là les opérations les plus dangereuses, puisqu'elles exposent à ressentir le plus vivement les qualités nuisibles que le crin peut devoir, soit à son origine, soit à son amas longtemps prolongé. Après un triage préalable, qui se fait à la main, les crins sont peignés par un procédé mécanique, ensuite ils sont filés ; puis, on les soumet à l'ébullition dans une chaudière qui présente à sa partie inférieure un robinet, d'où les eaux s'échappent immédiatement dans un conduit souterrain ; enfin ils sont séchés et frisés.

Les soies de porc, destinées aux brossiers, sont mises en tas et arrosées pour faciliter, en les arrosant, leur mise en carotte. Les crins destinés aux tapissiers sont teints en noir avant l'opération du séchage et du frisage. Pour cela ils sont plongés dans un bain composé de sulfate de fer et de bois de Campèche, à la température de rébullition, opération qui répand une grande quantité de vapeur dont l'odeur est fort désagréable.

Telles sont les principales opérations que nécessite la préparation (les crins. Lorsque toutes les conditions d'une bonne aération et d'une ventilation suffisante sont soigneusement obsenées, que les ateliers sont tenus avec propreté, et que le travail des machines vient autant que possible en aide à celui des bras, l'influence des poussières du crin ne paraît pas devoir se faire sentir d'une manière bien appréciable sur la santé. 11 n'en est pas de même lorsque ces condir tions importantes ne peuvent être réunies. Ainsi dans les prisons où| comme à Metz, la plupart des détenus sont, ou du moins étaient employés, il y a quelques années, à battre, à éplucher et à //rer le crin, M. le docteur Ibrelisle a montré que l'absence^ de machines, le défaut d'espace, l'imperfection de la ventilation, donnaient k ces diverses manipulations des qualités nuisibles, qu'elles étaient loin d'ofirir au mr-me degré dans l'industrie privée.

TiRoinr. — Dicr. n'iiYG. t. i. 42

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