‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 16 sur 169 · AIGUILLES. 2S · texte numérisé non relu

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furique, et est recueillie par un tuyau de déversement dans un réservoir particulier; le gaz sulfureux qui traverse Teau, sans se condenser, arrive dans dos chambres de plomb, où il peut être con- \erti en acide sulfurique, et d'où Texcédant d'acide eit emporté par un conduit dans une caisse tournante remplie de chaux destinée à Tabsorber, et communiquant en dernier ressort avec la cheminée. L appareil simplifié de M. Richard, directeur des monnaies à Mar* >eilks fait arriver les gaz, à l'aide d'une cheminée horizontale de 20 mètres de long, dans une cuve de plomb de 15 mètres cubes, où se trouve une couche d'un pied d'eau, dans laquelle on délaye une certaine quantité de chaux vive. Cet appareil peut parfaitement suffire.

On comprend que dans ce cercle non interrompu et ces différents milieux qu'elles parcourent forcément, les vapeurs nuisibles qui se produisent dans l'opération d'affinage des métaux précieux ne peuvent s'échapper, et n'offrent plus en réalité que des inconvénients fort peu redoutables. Aussi la question de salubrité se réduit à imposer aux aflineurs la condition expresse de ne pas laisser répandre au dehors des vapeurs acides ; et, sous cette réserve, ces établissements sont justement rangés dans la deuxième classe |3ar l'ordonnance déjà citée. [Voj/. Établissements, Puddler, Sulfurique (Aghie) et UsiîfES.)

BiUiogrAphic. •— Dictionnaire de t'induitrie. Paris, 1839, t. !•% art. Affinagi, par H. Gaullier de Claubry. — Coure itimemuUre de chimie, par V. Regoialt^ Paris, I8A9, U H» MéUllurfrie» pMiim. -* Jnitrufitioni rdativet d l'art de t'affina^ef tédigétê n namda Conuil de êalubriié.de la ville de Paru, par d*Arcct. Paris, 4827 et i8i9 [àmmaUêd'h^giéae publique et de médecine légale^ L XIII, p. 219). — Rapporté ginérauœdu Conêeû de galubrité du département des Boucket-duRhâne. Marseille, 1828, p. &6, et iSàhf p. 62.

iUPFIJTAClB, AFFUTBUIM. — Voy. Aiguiseurs.

ACS6IiOMÉRI^.Sii DE HOIJIIiliE. — Voy. GuABBON, HouiUE, Hygiène navale.

AICWIIilJBS (Manopactured').— La fabrication des aiguilles 1 omprend différentes opérations dont quelques-unes peuvent exercer une fâcheuse influence sur la santé des ouvriers.

Le brunissage, et le marquage, qui consiste à percer le trou des aiguilles, exigent une fixité d'attention et une sûreté de coup d'œil qui fatiguent de très bonne heure les yeux des femmes auxquelles cet ouvrage est confié.

Les hommes qui palment les aiguilles, c'est-à-dire qui en aplatissent et en façonnentlla tête à Taidej d'un lourd marteau, sont dans les

cooditioni de tous les ouvriers à marteau.

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L'empointage est la seule opération qui passe pour fort dangereuse. La pointe se fait à l'aide de meules de grès qiiartzeux, el, de peur de la rouille, entièrement à see. Les moléeules de fer que soulève le frottement des tiges métalliques s'enflamment et s'oxydent au eontact de Tair; mais en même temps aussi voltige une poussière de grès que respirent les ouvriers, et qui, art dire de Johnston (de Rnight), de Lombard (de Genève), et de M. Villermé fils, développe la phlhisie chez beaucoup d'entre eux.

On doit à l'Anglais George i^rior un appareil ventilateur qui entoure presque toute la meule des empointeurs et chasse en grande partie la poussière hors de Tatelier. Les meules artificielles fabriquées avec le grès pilé et la gonmie laque, et que l'on a essayé de substituer aux meules de grès, ont le double inconvénient d'éclater aussi souvent que les autres, et de développer en s'échauffant une odeur nauséabonde que les ouvriers trouvent très pénible.

Kniin le travail de nuit que nécessite l'opération mécfiniqiie du polissage, (pii dure parfois plus de trente-six heures consécutives, doit être mentionné connue une des obligations auxquelles sont soumis les ouvriers en aiguilles. iVoy. Aiguiseirs, ARMiarEns, Kpinguers.)

Bibliographie. — Villermé fils, Ànn, d'hyg, et de med, lég.^ t. XL1II, p. 83. — De Tinfluenee des professions sur h phthisie lulmjnairct par le docteur Lombard, de Genève {Annales d'hygiène^ 1. XI, p. 51j.

AlCrUiSEURS. — On peut réunir sous la dénomination commune d'aiguiseurs les ouvriers appartenant à diverses professions, tels que affûteurs^ couteliers^ cisfliers^ cnnifiers, fhnovleurs^ nrmtiriers, quincailliers, qui sont employés h façonner sur la meule le tranchant de la lame, la surface ou la pointe des différents instruments métalliques.

En effet, outre la similitude du travail, il existe une complète analogie dans les inconvénients et les dangers que présentent ces métiers pour la santé et la vie de ceux qui les exercent. Ces inconvénients résultent de plusieurs causes : la rupture des meules, la projection de parcelles de grès ou de fer, l'éclaboussage humide, les blessures par coupures, et la mauvaise position prise pendant le travail.

Avant d'examiner en détail chacune de ces conditions, nous devons dire d'une manière générale que les ouvriers aiguiseurs, ainsi que cela rési|lte des statistiques recueillies dans les fabriques d'armes et de quincaillerie, sont très exposés aux affections des organes respiratoires, et succombent en grand nombre, et à un ûgc peu avancé, à l:i phthisie pulmonaire.

Les nombreux ouvriers attachés k la manufacture d'armes de. CW-

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tellerault sont divisés en plusieurs catégories et appelés à se livrer à des occupations diverses sous des influences également variées; chacune de ces grandes divisions a été l'objet de recherches particulières, et chacun des individus a été examiné alvec le plus grand soin. L'organe de la vue, fatigué par une application trop soutenue, et par Taetion trop vive de la lumière et du calorique , présente de nombreuses lésions qui modifient la transparence ou la couleur de ses milieux, et apportent une perturbation plus ou moins grande dans l'exercice de la vision. D'autres fois , des lésions traumatiques sont déterminées vers cet organe par des particules de fer ou d'autre nature, souvent incandescentes. Proléger l'œil par des verres convenablement ajustés, varier le travail et ne pas le prolonger trop longtemps, tels sont les moyens proposés poiu* prévenir ou combattre les lésions oculaires.

La fréquence des courants d'air, l'humidité inévitable dans certaines parties de l'étciblissement, expliquent le développement des rhumatismes et de quelques affections aigués des voies respiratoires ; certaines modifications dans les ateliers et quelques précautions prises par les ouvriers, pourraient incontestablement diminuer lu fréquence et la gravité de ces maladies.

L'ne classe particulière d'ouvriers, celle des aiguisetirSy se recommande d'une manière toute spéciale, et c'est à elle que M. le docteur Desayvres, dans ses intéressantes études, a dû consacrer les plus longues investigations.

Li^s deiLx usines consacrées k l'aiguisement des armes sont habiloellement froides et humides, constamment traversées par des courants d'air; leur séjour est éminemment dangereux pour tous les ouvriers qui ne savent pas se vêtir convenablement, et qui gardent une fâcheuse immobilité quand le corps est couvert de sueur. L'aiguisement se fait par la voie humide et à l'aide de meules naturelles fiites avec le grès dit bigarré, et composées de silex uni par un ciment calcaire; elles sont d'une grande dureté, et elles n'éclatent presque jamais; par l'opération du riflage, elles répandent beaucoup de poussière. En \HliU, on proposa au gouvernement des meules art:- Bcielles, qui offraient l'avantage de répandre un peu moins de poussière, mais elles éclataient souvent, et leur infériorité ayant été bientôt reconnue, on les abandonna par ordre supérieur pendant le mois de septembre \SU9,

La maladie des aiguiseurs est caractérisée anatomiquement par une altération spck'ialc du tissu pulmonaire et la coexistence constante de corps étrangers dans cet organe. Ces corps étrangers produits par l'inspiration des poussières de grès se présentent sous la forme de çranulaticms dont le volume ne dépasse pas celui du plomb de chasse

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ordinaire. Les unes sont noires ou brunes, et les autres biauchâtres. D'après l'analyse qui en a été faite par le professeur Malapert (de Poitiers, les premières contiennent une grande quantité de silice, un peu de fer et de phosphate de chaux mélangés avec une matièrt* noire qui offre tous les caractères de la mélanose. Les grains blancs sont exclusivement composés de silice. Le tissu pulmonaire peut renfermer des myriades de ces granulations pierreuses, sans présenter de trîices d'inflammation. C'est là le premier degré de la maladie. A cette époque, le malade présente les symptômes suivants : toux sèche ou suivie d'une expectoration hlanchAtre, filante, peu abondante, excepté le matin ; point d'hémoptysie ; le malade vomit souvent le matin des matières bilieuses ou glaireuses ; respiration moins moelleuse qu'«'i l'état normal, léger bruit de craquement. La cessation pure et simple des travaux k cette première jjériode permettrait au malade de prolonger longtemps son existence.

Bientôt l'agglomération des corps étrangers , jointe à l'action de l'humidité, des vicissitudes brusques de température et des excès de tout genre auxquels se livrent trop souvent les ouvriers, déterminent l'inflammation du tissu pulmonaire, qui se congestionne, passe il l'état d'hépalisalion rouge et plus tard d'induration. Aux symptômes de la première période, viennent se joindre alors des crachats rougeàtres d'abord, puis de véritables hémoptysies; la dyspnée, ce cachet des aiguiseurs, est provoquée par le moindre exercice; matité à la percussion dans toute l'étendue de la poitrine: respiration sourde, incomplète, dure, craquante. Du reste, pas de flèvre ; l'appétit et les forces sont encore en bon état. A cette époque, la maladie est encore curable, mais à la condition d'un repos absolu et d'un traitement rationnel qui consiste principalement en saignées générales et locales, et frictions slibiées sur toute l'étendue du thorax.

A l'induration succèdent l'ulcération et la suppuration du tissu pulmonaire, puis des cavernes se creusent ; l'expectoration est très abondant(». Il survient des hémoptysies effrayantes par la quantité lie sang rejeté. Des râles sibilants, ronflants, caverneux, se font entendre; presque partout on trouve de la matité. La fièvre est continue, avec des exacerbations le soir; la suem*, l'insomnie et l'expectoration épuisent le malade, qui finit par succomber. A cette période, qui diffère h peine de celle correspondante de la phthisie tuberculeuse, la maladie est incurable.

Tel est le danger de cette atmosphère pulvérulente au milieu de laquelle vivent les aiguiseurs, danger trop réel aujourd'hui môme que l'heureuse application du ventilateur a cependant réalisé une importante amélioration, en portant hors de l'atelier la plus grande partie de la poussière des meules. Les caractères anatomiques de la

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maladie des aiguiseurs ont été mis en évidence par quatre nécropsies, faites avec la plus gi*ande attention, par l'habile médecin de la manuiai'lure d'armes, M. le docteur Dcsayvros.

Le danger de l'éclatement dos meules, dont les débris lancés par la force centrifuge sont souvent projetés à de grandes distances, est dû soit à la mauvaise qualité, soit à la monture vicieuse des pierres, >oit k la ti'op grande vitesse de rotation. Il est sans doute inutile d'insister sur la gravité des accidents que peut causer cette rupture. l-es exemples ne sont pas rares où une mort instantanée en a été la suite. Les blessures produites par les éclats projetés avec violence «ïfTrent ceci de remarquable, qu'elles portent le plus souvent sur les parties supérieures, et principalement h la tête. Mais il faut reconnaître que ces dangers, autrefois très fréquents, sont aujourd'hui moins redoutables, par suite des perfectionnements introduits dans le moulage des meules.

[1 n'en est pas de même de l'aspiration de la poussière siliceuse qui s'échappe des meules lorsqu'on aiguise à sec ou quand on tourne les meules pour repolir leur surface usée. Le grès très di^isé qui pénètre dans les voies aérifères est une source d'accidents très sérieux. C'est ce qui faisait dire à Turner Thackrah, que parmi les procédés dont se senent les couteliers, l'aiguisage et le limage sont les plus dangereux. Quelquefois les ouvriers couteliers reçoivent dans les yeux des pailles de fer ou d'acier, de petits grains de sable (Hi d'éraeri, des débris de feutre, qui se détachent soit des lames, soit des meules ou des polissoirs, et entraînent promptement une altération plus ou moins profonde de la vue.

Ces inconvénients, que l'on peut faire disparaître en humectant la meule, sont remplacés par d'autres moins graves, mais encore considérables, et sur lesquels insiste avec raison M. le général Morin. 1^ mouvement de la meule dans l'auge où elle traverse un liquide donne lieu k un éclaboussage continuel. L'ouvrier aiguiseur reçoit ainsi, pendant son travail, sur ses bras, sa figure, sur tout son corps enfin, ime pluie de boue mêlée de parcelles siliceuses et métalliques si abondante, que les vêtements dont il est couvert en sont totalement imprégnés, et de cette humidité constante peuvent naître les maladies les plus funestes.

Quant aux coupures que peuvent se faire les ouvriers aiguiseurs, M. Chevallier, dans l'enquête à laquelle il s'est livré sur l'hygiène de cette profession, a reconnu qu'elles étaient en général extrêmement rares. Elles ne pourraient être attribuées qu'à la maladresse de l'ouvrier ou à la présence accidentelle d'un corps gras qui ferait glisser la pièce qu'on aiguise sur la meule.

La position de l'ouvrier amènerait, suivant le même observateur,

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(les varices el des ulcères aux jambes, cl nue déformation du corps d'autant plus marquée, que le métier a été commencé à un âge moins avancé.

Il y a, comme on le voit, dans la profession d'aiguiseur, une réunion de conditions singulièrement nuisibles à la santé, et qu'il importe de corriger, autant que cela est possible. Les moyens employés dans ce but doivent être soigneusement exposés.

Les meules choisies plus ou moins dures, ou plus ou moins lendres, selon le travail auquel on les destine, doivent être examinées scrupuleusement, et même essayées à l'aide d'une rotation accélérée opérée de façon que leur rupture ne puisse causer aucun accident. Elles doivent être taillées et montées d'une manière conforme aux perfectionnements que l'expérience a indiqués, c'est-à-dire enveloppés latéralement pai* deux plateaux de fonte d'un diamètre proportionné li celui de la meule, et entourées à la surface, vis-à-vis du corps de l'homme, soit d'un appareil protecteur semblable à celui qui est figuré dans le mémoire de M. Chevallier, et qui défend l'ouvrier contre les éclats de la meule rompue; soit, comme l'indique M. J. Peugeot, d'une enveloppe coiicen trique à larges rebords latéraux, maintenue au sol par deux fortes chfiînes, et qu'il appelle cuirasse de sûreté, laquelle préserve à la fois contre les fragments de moyenne dimension et contre l'humidité et la boue lancées par la meule, dernier inconvénient contre» lequel M. Chevallier conseille Tusage des blouses imperméables. Enfin, le mouvement de rotation doit être mesuré, et l'on doit éviter que des corps gras salissent les meules.

Mais le plus grave danger, celui qui résulte de la poussière de grès produite par l'aiguisage et le tournage à sec, réclame des moyens spéciaux. Un des anciens directeurs de la manulacture d'armes de Châtellerault avait proposé de substituer aux meules de grès de petite dimension des molettes d'acier, ^f. Malbec a imaginé des meules artificielles composées de gomme laque et de sable mêlés à chaud, donnant une poussière plus lourde qui tombe et ne se répand pas dans l'atelier comme celle de grès; mais, à propos de l'cmpointage des aiguilles {voy, Aigiilles;, nous avons signalé la rupture possible et l'odeur presque insupportcible que l'on reproche à ces meules. Un moyen plus cllficace est celui qui est fondé sur l'emploi d'une ventilation destinée à enlever la poussière des meules, et à soustraire les ouvriers à son action. La disposition très simple adoptée par M. Peugeot est décrite en ces termes par M. Morin : « Les meules sont emboîtées dans leur parlie inférieure, el sous chacune d'elles, au-dessous du sol, est un petit canal de 35 centimètres environ de largeur. Tous les canaux parallèles qui viennent dune même rangée

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i\v iiiouios déboïK'henl par un contour arrondi dans un autre canal, ménagé sous le sol, qui communique avec un tuyau aspirateur de 30 ccnliniètres de diamètre ; celui-ci débouche au centre d'une des pièces du ventilaieur, qui a 75 centimètres de diamètre, 28 centimè- Ircs de largeur et fait 1200 tours en une seconde. Ce ventilateur n'a pas d'enveloppe et n*est entouré que d'une caisse de planches, placée en face d'une ouverture pratiquée dans le mur, et par laquelle la poussière s'échappe au dehors. Comme il n'est pas nécessaire d'aspirer à la fois sous toutes les meules, dont la plus grande partie travaille à l'eau, le conduit de chacune d'elles et les conduits principaux sont munis de registres qui permettent ou interrompent la circulation de l'air. On peut donc à volonté mettre en rapport avec le ventilateur telle meule que l'on veut. »

Parées moyens, on pourra lemédier en partie aux inconvénients et aux dangers inhérents aux professions dont nous venons de parler.

Bibliographie. — De» accidenté auxquels êont exposés les couteliers^ émouleurs et mgmuurs^ par A. Chevallier {Ann, d*liyg.fubl. et deméi. lég,^ t. XV, p. 2âd). — I^ote mr (m wufyens employés par M, Jules Peugeot pour préserver les ouvriers des dangers fÊ^ofrt l'emploi des meules degrés^ par M. A. Morin, de rioslilul {Comptes rendus de VAeaéimie des sciences, juillet 18&7, t. XXV, p. 1). — Dictionnaire universel de police^ de Desessarls, t III, p. 273. — Encyclopédie : Arts et métiers^ t. II, p. A6. — 7 ne Eftets ofthe principal arts, trades and professions, on health and longcvity, etc , hy Tamer Thackrah. London, 1833. — Ann. d*hyg. et de méd. lég., t. XXX, p. A5Â, et L XXXIII, p. &6Â. — Phtkisie des tailleurs de pierres meulières françaises, par le doc* lear Peacock {Ann, d'hyg. et de méd, Ug,, I. XV, 2* série, p. 199). — Sur une affection pulmonaire des aiguiseurs d'armes, par M. le docteur Desuyvrrs (de Châtellerault). — Éludes sur les maladies des ouvriers de la manufacture d'armes de Ckdtellerault^ par le même {Ann, d'hyg. et de méd, lég., 1856, t. Y, 2* série, p. 69 el 282).

AIR. — La constitution de l'air libre ou confiné et les diverses causes de viciation de l'atmosphère intéressent au plus haut degré l'hygiène publique. Le choix et l'assainissement des lieux d'habitation reposent sur une connaissance exacte de la composition de lair et des altérations qu'il peut présenter. Nous n'avons pas à entrer ici dans tous les détails que comporte l'étude «ipprofondie des divers éléments de l'atmosphère, de leur rôle dans l'accomplissement des phénomènes météorologiques ou organiques, et de l'influence spéciale que chacun d'eux exerce sur les êtres vivants. Nous devons nous borner à indiquer dans quel sens doivent être dirigées, et à l'aide de quels procédés peuvent être exécutées les recherches qui ont pour objet la détermination de la constitution de l'atmosphère au point de vue de l'hygiène publique el de la salubrité.

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Après avoir rappelé sommaire nient la composition normale de l'atmosphère et ses différentes causes de viciation, nous exposerons les méthodes d'analyse de l'air les plus pratiques et les plus précises, sans nous attacher aux effets généraux des différents agents physiques.

(iOMPOSiTiON NORMALE D£ l'aih. — La compositiou de Tair, fixée piirles beaux travaux de MM. Dumas, Boussingault, Regnaull, etc., et recherchée dans les conditions normales, est, sur iOO parties, de 20,81 d'oxygène et 79,19 d'azote en volume, ou de 23,015 d'oxygène et 76,990 d'azote en poids, de 3 à 6 dix-millièmes d'acide carbonique et d'une quantité variable de vapeur d'eau. A ces principes fondamentaux et constants du gaz atmosphérique, il convient d'ajouter peul-^lre l'anmioniaque, que Fresenius .porte, pour un million de parties d'air en poids, à 133 millièmes ; le gaz hydrogène carboné, et enfm, suivant M. Ghatin, des traces de vapeur d'iode.

Le lait capital dans la composition de l'air, c'est sa constance presque absolue non-seulement dans un même lieu et dans un temps donné, mais à toutes les époques et pour une durée indéfinie, en tous Heux, à toutes les latitudes, à toutes les hauteurs accessibles. Si l'on a pu constater quelques variations dans la constitution nofmale (le la masse libre de l'air, ce n'est que dans des limites fort étroites et sous l'influence de circonstances accidentelles.

Ainsi la proportion d'oxygène dans l'air pris à la surface des mers et des eîiux stagnantes, où Aivent soit des végétaux abondants, soit des myriades d'infusoires de couleur verte ou rouge, peut s'élever jusqu'à 23,67 pour 100 en volume, par suite de la décomposition de l'acide carbonique opérée par ces êtres vivants sous ^influence de la mdiation solaire (Morren). Par opposition. M* Lewy trouve à la sm'iace de la mer, là où ne se rencontrent plus les infusoires ni les végétaux, l'oxygène de l'air tombé à 22,6 en poids. Différence qui pi^-ut s'expliquer par ce fait, que l'eau de la mer, au sein de laquelle vivent et respirent t^nt d'animaux, doit emprunter l'oxj'gène dont ils ont besoin aux couches atmosphériques les plus voisines de la surface. L air de la terre serait donc en moyenne un peu plus riche que relui de la mer. Disons encore que d'après les belles observations lie M. le professeur Marlins et de M. Bravais sur le Faulhorn, la ilireclion du vent semble influer sur la composition de l'air d*un€ manière assc^ marquée, en ce sens seulement qu'un changetnetit dans cette direction coïncide avec une variation dans hi proportion de l'oxygène.

\a* mouvement incessant de décomposition et de leproduction de Tacide carbonique auquel donnent lieu la respiration des plantes et c<'lle des animaux s'opère dans une si parfaite harmonie, que la pro-

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portion de ce gaz ne change pas, et qn'il en résulte, suivant l'heureuse expression de M. le professeur Gavarret, un véritable équilibre mobile qui maintient Tintégrité de composition de Tatmosphère et assure à tout jamais la permanence des conditions extérieures nécessaires au développement]des êtres vivants à la surface du globe. C'est à \mne si MM. Boussingault et Lewy ont trouvé dans l'air recueilli à Paris un excédant de 281 dix-millioniémes d'acide carbonique sur i'air des campagnes voisines. Si la proportion noimale de ce gaz varie de U,0003 à 0,0006, cela tient presque uniquement à la disso* liition et au dégagement alternatifs d'une certaine partie d'acide carbonique entraîné sur le sol par l'eau de pluie et rendu plus tard à Tatmosphère. Le môme phénomène a lieu pour l'ammoniaque et poorllode.

Quant à la quantité de vapeur d'eau contenue dans i'air, elle est essentiellement variabk et change avec la température des saisons, les diverses heures du jour, la latitude, l'altitude, la direction des vents, la situation maritime ou continentale des lieux, les circonstances météorologiques (Kaemtz).

dvrsES DE viciATioN DE l'ahi. — Malgré la constance de la con- ^tution de l'air, et soit qu'on le considère dans les espaces libres ou confinés, un grand nombre de causes locales naturelles ou amdentelles tendent à en altérer plus ou moins profondément la romposition et à modifier son action sur la santé et sur la vie des êtres organisés.

{• Air libre. — Certaines localités détcnninées présentent, isolées m réunies, des conditions particulières qui sont de nature à engendrer la viciation de l'atmosphère et à devenir une cause active d'insalubrité. Les marais, l'embouchure des rivières, les grands Ibjers de végétation aquatique, les volcans, les mines, sont les sources naturelles d'où se dégagent les gaz délétères qui se mêlent à l'air. M. Daniell a signalé, dans un mémoire du plus haut intérêt, le dégagement spontané de l'hydrogène sulfuré sur la côte occidentale d*Afrique^ et en général à l'embouchure des rivières des contrées tropicales. Ayant été chaîné par l'Amirauté d'ex^miiner la composilion de ces eaux, dans le but de découvrir la cause de la destruction rapide du doublage de cni\Te des navires employés dans ces stations, il y a trouvé des proportions notables d'hydrogène sulfuré dont l'origine se trouve dans l'action d'immenses quantités de matières végétales sur les sulfates de l'eau de mer. Les eaux cèdent ce gaz k l'atmosphère, et il y a là une source facilement appréciable de nciation de Tair : on sait, en effet, que 1/1500» d'hydrogène sulfuré mêlé à l'atmosphère agit comme un poison sur les petits animaux; H sur les rivages dont il est ici question, des miasmes putrides d'une

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iialuic spéciale se dcjijagcnt vu abondance. MM. Mac Gregor I^ird cl Oldlicld, remonlanl le Niger, ont signale ce phcnonicne et en ont noie les eflels ; il faut avoir senti l'horrible fétidité de ces miasmes pour concevoir raccablement physique et moral et les sensations de malaise cl de dégoût auxquelles on finit souvent par succomber. Le même phénomène peut se reproduire à toutes les embouchures des vastes rivières et là où les eaux de la mer viennent se raéler à celles des marécages. On comprend l'influence que peut avoir la production de l'hydrogène sulfure sur la salubrité de certaines localités.

Les marais laissent échapper un gaz particulier, l'hydrogène carboné, dont la présence dans l'atmosphère est une cause active de viciation. M. Paul Savi a signalé, connue un fait très important à ce point de vue, l'action des eaux sur cert^iins terrains desséchés qui renferment des masses séléniteuses imprégnées de soufre et souvent de sel marin, ainsi que cela se rencontre dans quelques maremmes, d'où se dégagent de l'hydrogène sulfuré et de l'hydrogène carboné, qui contribuent puissamment à rendre l'air insalubre.

Les volcans versent aussi dans l'atmosphère différents gaz plus ou moins délétères ; niiiis il n'y a là qu'une cause d'altération trop limitée pour qu'il soit nécessaire de s'y arrêter.

Enfin dans les mines, il est curieux de voir combien peut varier la composition de l'air, non-seulement par suite du dégagement accidentel de certains gaz carbonés ou sulfurés, mais encore par le changement de proportion des éléments constitutifs de l'atmosphère. Des travaux extrêmement importants ont été entrepris par M. Moyle dans les mines de Gornouailles, par M. Félix Leblanc en Bretagne et en Belgique, et ont donné des résultats sur lesquels on ne saurait trop insister. Le premier de ces savants obseï va leurs, dans les analyses répétées qu'il a fait connaître, a trouvé sur 100 parties d'air : au minimun, U,6/i d'oxygène, 85,36 d'azote et 0,13 d'acide carbonique; et au maxinmm, 18,95 d'oxygène, 80,98 d'azote et 0,065 d'acide carbonique. M. F. Leblanc a constaté dans l'air des mines, le plus altéré par l'eflet de la respiration et de la cond)ustion des lampes, une proportion de 3 à ii pour 100 d'acide carbonique et une diminution de /i à 5 pour 100 dans la proportion d'oxygène. Dans ces conditions la lampe s'éteint, la respiration des hommes est un peu gênée, mais le travail est possible tant que l'altération ne dépasse pas cette limite. Une observation très curieuse a été faite par l'habile expérimentateur que nous venons de nommer. Dans une entaille de houillère où personne n'avait pénétré depuis longtemps, il a vu l'oxygène descendre au-dessous de 10 pour 100» Une pareille atmosphère est

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immédiatement asphyxiante. L'agitation de Tair produite par la circulation dans les parties d'une mine suffit pour ramener dans la masse de l'air une plus forte proportion d'oxygène. Cette altération profonde, survenue dans la composition de l'atmosphère sans qu'il y ait formation d'acide carbonique en rapport avec la diminution de l'oxygène, parait duc à l'influence des pyrites qui abondent dans les mines. Une absorption continue d'oxygène s'établit sur plusieurs points ; et lorsque l'air n'est pas agité par des courants, la différence de densité des deux atmosphères, quoique faible, maintient une démarcation assez tranchée dans la composition de deux masses voisines. M. Chevreul a signalé Tinflucncc que les sulfures alcalins, ibrmés aux dépens des sulfates par les matières organiques en putré* faction, peuvent exercer sur des atmosphères très circonscrites. C'est la disparition de l'oxygène plus que l'hydrogène sulfuré qui altère CCS milieux. M. Moyle fait remarquer que partout où l'on emploie beaucoup de poudre à canon, il se forme souvent des gaz dangereux qu'il est très difficile de découvrir quand on recueille les gaz en vidant des flacons remplis d'eau, et dont il n'a pu constater la présence par les essais les plus délicats. On peut s'assurer par l'examen des eaux qui se trouvent dans les vases qu'il se produit de l'acide lolfiireux quand ceux-ci ont été remplis d'air immédiatement après mie explosion de mine.

2* Air confiné. — Nous avons jusqu'ici étudié l'atmosphère libre et ses causes de viciation naturelles ; mais, au point de vue de l'hygiène publique ou privée, un intérêt bien plus général, bien plus pratique, l'attache à la recherche de la composition et des causes d'altération fc l'air confiné. Les lieux habités, les enceintes closes où séjournent m plus ou moins grand nombre d'êtres vivants, renferment une masse d'air qui doit fournir aux phénomènes de combustion et de respiration nécessaires à l'entretien et aux actes de la \ie. Cet air se dépouille par ce seul fait d'une portion de son oxygène et se charge d'une proportion croissante d'acide carbonique, d'où résulte la oéeessité d'un renouvellement continu et proportionnel de la masse atmosphérique. Les principes posés par Lavoisier, Séguin, de Humboldt, Gay-Lussac, Dumas, ont été développés avec une rare sagacité par M. Félix Leblanc, dans un très remarquable travail. Il a rapporté les sources d'altération de l'air non renouvelé aux trois chefs suivants : !• respiration de l'homme et des animaux; 2* foyers de combustion et appareils d'éclairage ; 3* transpiration cutanée et pulmonaire et matières animales qu'elles entraînent. De ces divers ordres de causes, les deux premiers agissent en enlevant à l'air l'oxygène, Hux dépens duquel se forment l'acide carbonique et l'eau qu'exhalent les poumons, ou que fournissent les corps qui se consument pour

TAIIDIKU. — DICr. D*HTti. T. 1. Z

3/i AIR.

doiuier la chaleur el la luiaière artiluiollcb. M. Duiiuis a démouUé qu'un homme adulte brûle tant en carbone qu'en hydrogène une quantité équivalente à 10 grammes de cai^bonc par heure, en dépouillant d'oxygène i 16 grammes d'air, ou 90 litres. Il sort des poumons, par vingt-quatre heures, 8 mètrescubes, ou, suivant le docteur Mciuies, 13 mètres cubes, contenant k pour 100 d acide carbonique. I-.e volume d'acide carbonique versé dans l'air par la respiration d'un soldat, pendant la nuit, peut être évalué, suivant Scharling, à 12 litres par heure, résultant de la combustion de 6k'',50 de charbon; suivant Andral et Gavarret, à 20 litres, résultant de la combustion de 11 grammes de carbone pour le même temps. Eu somme, l'air exhalé contient U pour 100 d'acide carbonique; 1 kilogramme d'acide sléarique, en brûlant, peut amener au môme degré d'altération l'air contenu dans une capacité de 50 mètres cubes.

Ce n'est pas là, nous l'avons mi, le seul mode d'altération de l'air coniiné. Le corp de l'homme donne lieu à une évaporation d'eau dont la quantité a été évaluée par Séguin à 800 ou 1000 grammes en vingt-quatre heures, chiffre un peu exagéré si l'on se tient au calcul de M. Dumas. I^i sursaturation i\o l'air confiné qui en résulte doit, suivant les justes remarques de M. F. Leblanc , amener sinon un arrôt, du moins une diminution notable de l'évaporation cutanée et de la transpiration pulmonaire. Il s'ensuit qu'une portion de la chaleur enlevée à l'état latent par l'effet de la transpiration normale tendra à s'accumuler dans les organes et à en élever la températmv, à moins qu'il n'y ait une réaction dans les procédés de la respiration. L'eau atmosphérique se charge en outre de principes miasmatiques qui font que, condensée el abandonnée à elle-même, elle ne tarde pas à pourrir. Péclet et Dumas ont noté que l'air expidsé par des cheminées d'appel destinées à opérer la ventilation des salles d'assemblées nombreuses exhale souvent une odeur infecte. Des expériences fort curieuses et encore inédites de M. le professeur Gavarret tendraient à démontrer que ces principes inconnus jouent un rôle tout à fait spécial et très important dans la viciation de l'air confiné. Jl a vu périr des animaux dans une atmosphère non renouvelée, mais à laquelle on restituait l'oxygène à mesure qu'il disparaissait, en même temps que l'on absorbait l'acide carbonique à mesure qu'il se formait, preuve évidente de l'influence singulièrement active des causes de viciation indépendantes de la désox>génation de Tair*

En faisant la part de cette source particulière d'altération, il faut rcconnaitre d'une manière générale que, dans un espace limité el habité, c'est Tacide carbonique qui est la cause et donne la mesure de l'insalubrité de l'air. A 1 pour 100, si le gaz pixjvient de la respiration, le séjour ne peut se prolonger sans exciter une sensation de

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iiiaJ;ùî^«* prononce; cl M. F. Leblanc esl arrive à cette conclusion capitale et essentiellement pratique, au point de vue do Thygiène publique, que le dosage de Tacide carbonique permet d'apprécier, à un instant et dans une position donnés, Télat chimique de l'air confiné. Cin aura ainsi, suivant l'expression de l'habile expérimentateur, une sorte de réactif pouvant fournir des indications de mesures utiles pour une ventilation bien entendue. U n'est pas sans intérêt de consigner ici un fait mis hors de doute par les recherches de MM.. F. Leblanc, Lassaigne et Orfila : c'est que Tair le plus vicié ou celui qui i-outient le plus d'acide carbonique ne réside pas dans les régions inférieiu*es>, et que ce gaz, au sein de Tair confiné, se répand d'imo manière à peu près égale dans les couches supérieures et inférieures, nu présente un léger excès dans les parties les plus élevées de l'eiv teinte close.

Ajoutons qu'une atmosphèi*e viciée au point de ne plus entretenir ia combustion peut entretenir encore la vie ; mais la respiration est 1res pénible, et il y aurait un grave danger à séjourner dans un pareil milieu. Il est bon de noter aussi que l'acide carbonique pur agit dix fois moins énergiquemenl pour%icier l'air que la vapeur du charbon. Quelques chiffres compléteront utilement ces détails relatifs à la vicia- (ion de l'air confiné. En supposant un homme adulte enfermé dans une enceinte de 10 mètres où l'air n'est pas renouvelé, l'atmosphère, d'après les recherches de MM. Andral et Gavarret, contient : Après 2 heures, U2 litres ou k2 dix-millièmes d'acide carbonique. 4 — 84 . 84 —

llaiis une enceinte de 20 mètres, l'air dans les mêmes conditions contiendrait un chiffre total d'acide carbonique égal, mais une proportion moitié moindre ; c'est-à-dire après 2 heures , &2 litres ou 21 dix-millièmes, etc., etc. Enfin, si l'analyse chimique indique oue proportion de U pour 100 d'acide carbonique dans l'atmosphère, ou doit en conclure que la totalité de l'air contenu dans l'enceinte a déjà passé par les poumons. S'il contient 1/2 pour 100, 1/8* seule* ment de l'air a servi à l'acte do la respiration.

î^s graves inconvénients qui résultent de ces différentes causes de viciation de l'atmosphère seront corrigés, on le comprend, soit |)ar l'augmentation de la capacité de l'enceinte, soit par le renouvel'^ lement de l'air* (Foy. Ventu^ation*)

ANALYSE Dfi li'AiR. — Il nous rcstc à faire connaître les diffé^ rentes méthodes et les principaux procédés à Taide desquels on peut arriver à reconnaître la composition et le degré d'altération de Tàir libre ou confiné. Nous nous attacherons exclusivement aux ùiodes

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