‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 162 sur 169 · CULTURE, DU COMMERCE ET DES TRAVAUX PUBLICS, SUR LES DISTILLERIES · texte numérisé non relu

CULTURE, DU COMMERCE ET DES TRAVAUX PUBLICS, SUR LES DISTILLERIES

par M. WuRTZ.

lBir«€hMia«iM et e*Biil«érall«ii sénrrnleM. — Avaul (l'cxi)OSCr aucune cooclusioD des faits que la commission a observés, et des renseignements qu'elle a recueillis dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, il est nécessaire de parler de Tétat des lieux où les vinasses provenant de la distillation du riz, des fécules amylacées et des betteraves fermentées ont éléla cause de plaintes fondées de la part des populations, parce que ces vinasses répandues, soit dans des rivières ou des canaux, soit dans la terre, en ont corrompu les eaux.

il o^existe pas de position plus convenable aux usines et aux fabriques, principalement à celles qui rejettent au dehors des résidus de matières organiques, que le liord d'une rivière dont les eaux sont aussi rapides que la masse en est considérable, relativement à celle des résidus qui doivent être rejetés hors de Tusine ; mais ces deux conditions sont nécessaires, rapidité du cours d'eau, et masse considérable. Le rivage de la mer, à plus forte raison, présente cet avantage.

Si tous les établissements que nous avons visités ne se trouvent pas sur des eoars d'eau, ib n'en sont pas éloignés, en général ; mais aucun de ces établissements n'est situé sur un cours d'eau rapide, ou sur un cours dont la masse de Teau serait considérable relativement à celle des résidus qu'il recevrait» £n effet, les cours d'eaa de i'ancienne Flandre sont nombreux et n'ont ni la rapidité ni la masse d'eau nécessaire à la dispersion des résidus des fabriques qu'on peut y jeter : en outre, i'étiage moyen, du plus grand nombre au moins, correspondant à la demi*hauteur de la marée, il ne peut y avoir d'écoulement de ces cours d'eau dans la mer qu'à partir du moment où la marée descendante commence à être au-dessous de sa demi-hauteur. De ces deux circonstances, défaut de vitesse et de volume, résulte le peu d'efficacité des cours d'eau de l'ancienne Flandre pour entraîner au loin les vinasses qu'ils ont reçues.

Il y a quelques années, lorsque les vignes furent atteintes par l'oïdium, la lalble récolte des vins fit hausser le prix des eaux-de-vie d'une manière exorbitante. Dès lors, beaucoup d'industriels, qui exploitaient la betterave pour en extraire le sucre, s'étant assurés de l'avantage qu'il y aurait à transformer ce sucre en alcool, n'hésitèrent pas à transformer leurs usines en distilleries ; et non-seulement on a fait de l'alcool de betterave, mais on en fit encore avec da rii et d'autres fécules amylacées. Disons, tout de suite, qu'en opérant la saccbarificalion des matières amylacées par le malt ou l'infusion d'orge germée, il n'y a point d'inconvénient, parce que les résidus peuvent servir à la nourriture des bestiaux. Mais, en opérant la saccharification, comme on le fait le plus souvent aujourd'hui, par l'acide sulfurique, les vinasses provenant du résidu delà distillation du liquide vieeux étant impropres à cet usage sont rejetées au dehors des nsines. On a fait la fâcheuse expérience que ces vinasses, et surtout celles du rix, répandues dans les cours d'eau, en allèrent assez rapidement la pureté, et surtout encore lorsqu'on a fuit usage d'acide sulfurique dans la saccharification et même dans le râpage et la fermentation de la betterave.

Comment les vinasses agissent-elles lorsqu'elles corrompent les eaux qui les reçoivent 7 Elles peuvent agir de trois mani^res :

72f) niSTlîXERlES.

1" Ku les acidulaut ; car les poissons ne peuvent vivre dans une eaa addnlëe, même légèrement lleiircosement celle action est restreinte, parce que U proportion de l*acide dans les vinasses est faible, et que les eaux auxquelles elles se mêlent renferment du carbonate de chaux susceptible de le neutraliser, et cette neutralisation est bientôt opért^c. 11 n'est pas douteux que le carboMte dn ternin oà Teau coule ne contribue à cet effet.

2^ En y portant une matière organique très disposée à entrer eo putréiiMrtion, et à pouvoir servir de ferment à des matières organiques qui se inravent dam les cours dVau.

Ces matières organiques, en absorbant Toxfgène des eaox auxquelles elles se mêlent, les rendent ainsi nuisibles anx poissons, et bien moins bonnes pour la animaux qoi s^y abreuvent et les populations qui les emploient comme eaox potables.

3* Ijorsquc les vinasses rencontrent des sulfates dans les eaax, elles agisses! alors de la manière la plus énergique pour les corrompre ; car, aussitôt que leor matière organique a enlevé à TeanToxygène atmosphérique qn^elle lient ensoliH tioii, elle enlf've l'oxygène aux solfates, et ceux-ci se trouvent ainsi convertis eo sulfures ou en sulfbydrates. Or ces derniers, sous Tinfluence do gaz adde carbonique qui peut provenir de la putréfaction de la matière organique contennediBS Teau, ou de Tair atmosphérique, se transforment en carbonate et en gax svlfhydrique qui se ré|>and en partie dans Tatmosphêre, de sorte que celles devicit fétide; elle noircit le cuivre, l*argeat, Pétain en les sulfurant; elle noirdt tel peintures à base de céru^'e ; et les eaux sont impotables tant qu'elles oonserfeit une quantité notable d'acide sulfhydrique.

On conçoit, d'après ce qui précède, que, si la betterave est traitée par de Tacide sulfurique. avec la double intention d'en empêcher la coloration sousTia* fluence de l'oxygène atmosphérique, et de faciliter la fermentation du sucre, il est indubitable que cet acide, restant dans les vinasses qu'on lâche dans les conrs d'eau, sera bientôt converti en sulfate de chaux par le carbonate de cbaaxdes eaux, soit par celui qui peut être en dissolution, soit par celui qui se trouve à l'état solide dans la |>artie du canal où les eaux coulent, et que, plus tard, 9 pourra se transformer en sulfliydrate.

Nous avons été à même de constater que ce n*est pas toujours dans le voisinage même des distilleries que les cours d'eau sont le plus exposés à manifester les signes de la plus grande corruption quant à la fétidité. C'est plus loin, là où l'eai coule moins promptement, près d'une vanne ou d'une écluse, et void pourquoi: dans cet endroit, où l'eau perd de sa vitesse, elle se couvre d'une pellicule de matière organique de laquelle se dégagent souvent de fines bulles de gaz qui U maintieunent à la surface de Teau, parce que ces bulles se dégagent lentemeot et qu'elles sont remplacées par d'autres; or, cette pellicule empêchant Pair de pénétrer dans Peau qu'elle recouvre, la matière organique, enlevant roxygèneaai sulfates, les change en sulfures ou en sulfbydrates, et le gaz acide carbonique qui peut se dégager du sein des eaux, avecdu gaz et même des gaz hydrogènes, ealèîe du gaz suirhydrique qui produit les effets dont nous avons parlé tout à l'heait.

KnCin. voici le résumé des renseignements que nous avons recueillis sur les lieux et dans une réunion des membres du conseil central de salubrité do département du >ord :

DISTILLERIES. m

1* Les Tinatset répandues dans les cours d*eau tuent les poissons ;

2** Les eaux ainsi corcompues ne peuvent servir de tioisson aux animaux domes^ iSqnes, sauf les canards, qui n'ont point paru en souffrir ;

3* Elles ne peuvent servir aux usages économiques de l*homme ; on nous a cité des populations pauvres qui ont été dans la triste nécessité de renoncer à Tusago des eaux des canaux, comme boisson et pour la préparation de leurs aliments, après que ces eaux ont reçu les vinasses des distilleries ;

û* Toutes les personnes que nous avons consultées pour savoir s'il était 4 leur connaissance que ces eaux eussent été la cause de fièvres et d'autres maladie», se sont accordées 4 répondre négativement à notre question ; mais il est évident qoe, ai Tétat de choses que nous avons vu se prolongeait encore, le contraire de ce qui est pourrait avoir lieu.

Voilà des faits que nous avons constatés. Examinons maintenant les moyens qui ont été mis en usage pour prévenir les eifets des vinasses rejetées des distilleries an dehon des usines.

Wmtewm nmi «lal été tmim «m niuise pmmr prévenir len esiplii muImUMmi «es réfllitafi «ee lOeiaileriefi rejelésaa dekem de« nsmes. — Les moyens qni ont été mis en usage pour prévenir les effets nuisibles des résidus des distilleries rejetés au dehors des usines sont au nombre de trois : i* les boit-tout; 2* Té* panchement des vinasses sur des terres arables, de manière à ce qu'elles servent d'engrais ; 3* la saturation des vinasses par la chaux. Nous allons examiner les cflels de ces moyens dans les trois articles suivants :

i* Boit-touL — Lies boit-tout, sorte de puits creusé dans un sol, avec l'intention d'y faire écouler des eaux qui sont à sa surface, n'ont d'efficacité qn'à troia conditions :

La première est que les liquides qu'on fera couler dans les boit*tout ne corrompront pas la nappe d'eau potable qui alimente les puits et les sources d'eau servant aux usages économiques du pays où les boit-tout seront creusés ;

La seconde est que les boit-tout aient leur fond dans une couche parfaitement perméable ; autrement le terrain, bientôt saturé, ne permettra plus au boit-tout d'absorber l'eau ;

La troisième est que la couche perméable où se rendra l'eau qu'on veut évacuer de la superficie du sol étant située au-dessous de la nappe d'eau qui alimente les puits du pays, cette couche perméable ne conduise pas les eaux dans une nappe d'eau servant à l'économie domestique d'un pays autre que celui où le boittout est creusé.

M. Ybert, docteur en médecine, maire de li Bassée, nous a dit qu'un boit-tout ayant été creusé seulement jusqu'à la nappe d'eau qui alimente les puits de Sâlomé, ceux-ci avaient été corrompt»; mais que la corruption avait disparu après que le boit-tout eut été approfondi et cuvelé à 7 ou 8 mètres an-dessous de la nappe d'alimentation du puits de Salomé. Mais ce que nous avons constaté sur les lieux, c'est que le boit<rtout avait cessé d'absorber les eaux qu'on y dirigeait de l'usine. On voit donc l'inefficacité de ce moyen à Salomé.

2* Épanchement des vinoises sur les terres arables. — 11 n'est pas dott«^ leux que si une distillerie était placée en amont de terres arables d'une étendue telle qu'elles pusseul recevoir, en vertu de la pesanteur, une irrigation naturelle des vinasses, et que le mélange de la terre arable avec la partie fixe dct

728 DISÏILLEHIES.

liquides écoulés se fit sans donner d^émanations nuisibles en même temps» que Teau des vinasses s'évaporerait, le problème serait résolu.

Malheureusement, les distilleries que nous avons visitées ne sont pas dans cette position. Aucune d'elles ne peut donc se débarrasser de ses vinasses. On n'eo sera pas étonné quand on saura, par exemple, que iil. Danel, dont la distillerie est à Salomé, verse par vingt-quatre heures 2800 à 3000 hectolitres au dehors de Tusine.

3* De la saturation des vinasses par la chaux. — Sur l'indication du Gons^ central d'hygiène du département du Nord, l'autorité prescrivit anx distillateurs de liqueurs fermentées de betteraves de traiter les vinasses de la mi* nière suivante : elles passaient successivement' dans trois bassins en maçonnerie élancbes; encore chaudes, elles étaient mêlées à 2 kilogrammes de chaux vive en poudre par hectolitre de vinasses. L'acide était neutralisé, la matière organique en suspension se déposait avec un précipité de chaux et de matière organique qd avait été dissoute : ces dépôts devaient être recueillis dans les trois bassins, et la vinasse ne devait être évacuée hors de l'usine qu'à l'état de liquide limpide. Dans une distillerie où le travail est continu pendant une campagne, il fallait avoir deux séries de bassins, afin de pouvoir enlever les dépôts d'an premier traitement, pendant qu'on procédait 4 un second. Le nettoyage devait être opéré totis les cinq ou six jours.

Ces dépôts sont de bons engrais, en général ; mais ils ne sont pas favorables aa développement du sucre dans les betteraves. Il n^est pas douteux que la chaux ne sépare de la matière organique des vinasses, et, d'après M. Kuhlmann, elle ei précipiterait le tiers environ. On voit, d'après cela, que ce procédé atténue le mal, mais il ne le fait pas disparaître. Il y a plus, c'est qu'en certains cas, où la chaux est en excès, et dans certaines circonstances, il ne serait pas impossible qu'elle pût avoir quelque inconvénient. Cependant, pour rester dans le vrai, n'exagérons pas un inconvénient possible ; car, évidemment, la chaox ne peat jamais être en grand excès dans une vinasse claire, à cause de son peu de solo* bilité et de sa tendance à être précipitée par l'acide carbonique.

Heconnaissons donc, en définitive, ù la chaux la propriété de réduire à deux parties de matière organique les trois parties existants dans les vinas§es acides.

Enfin, il est encore une mesure prescrite par l'autorité dont nous devons parler : c'est la substitution de l'acide chlorhydrique à l'acide sulfurique.

Cette substitution a des inconvénients pour le distillateur, c'est incontestable; mais comme, en définitive, nous avons constaté qu'elle a été opérée dans deux usines de Mont-Lille, elle n'est pas impossible; seulement elle exige la précautiOB de neutraliser en grande par lie l'acide chlorhydrique avant de procéder à la distillation du liquide vineux autrement l'acide attaquerait les vaisseaux distillatoires, particulièrement les soudures. L'avantage d'avoir du chlorure de calcium, an lien de sulfate, dans les vinasses, c'est que celles-ci ne portent plus de sulfate dam les cours d'eau, sulfates susceptibles, comme tout le monde le sait aujourd*hai, de se changer en sulfures. Mais pour conclure que cet avantage est aussi grand réellement qu'il le parait, c'est à la condition que les cours d'ean où les vinasses arrivent sont eux-mêmes dépourvus de sulfates : c'est malheureusement ce que nous ignorons, faute de connaître l'analyse deseaux qui reçoivent les vinasses.

Ed résamé, les trois moyens prescrits peuvent avoir de l'eflicacité dans les circonstances qae nous avons définies ; mais cette efficacité, dans les localités où la commission s*est transportée, n*a jamais été parfaite. Le mal n^a donc été, en général, qu*atténué ; mais, si nous le reconnaissons, il ne faut point en tirer la conséquence que nous considérons ces moyens comme inutiles, car il esl telle localité où nous pensoas qu'ils donneraient de meilleurs résultats.

prmpmméem pmr la eaHunlMrt«ii itami le eau •« Il «'asirall de à éteMir de neavelles «UHIIerles. — Avant d^exposer nos conclusions relativement au parti à prendre sur les (aits particuliers concernant les distilleries des départements du Nord et du Pas-de-Calais, nous croyons devoir dire notre opinion sur les mesures à prendre, en général, dans le cas où radnii- Bistration, libre dans son action, aurait à prononcer sur des demandes foites poor rétablissement de distilleries de liquides fermentes de betteraves.

Si les circonstances qui ont été si favorables depuis 1SÔ3 jusqu^en 1856 à la conversion des usines à sucre en distillerie d*alcool, ont changé, cependant ce n^est pas un motif de considérer la nouvelle industrie comme étant désormais impossible ; nous croyons, au contraire, qu'elle sera ramenée par des dreonsiances, sinon identiques, du moins analogues à celles où elle a pris naissance, et c*est conséquemment à cette manière de voir que nous avancerons quelques propositions pour Tavenir :

Assurer les conditions les plus favorables possibles à la santé des popolatioos est le premier principe à pratiquer jnr tout gouvernement

Assurer les conditions nécessaires au développement de Tindustrie et du ooni* nerce est im autre principe évidemment subordonné an premier dans notre législation, ainsi que le prouve la distinction des établissements industriels en trois classes.

Rationnons maintenant conformément à ces principes, afin d'en tirer des ooq« séquences relatives à Tantorisation d'établir des distilleries nouvelles.

Conformément au premier principe, un établissement industriel quelconque ne peut nuire aux populations, et Pautorité ne peut jamais se considérer comme engagée par Tautorisation d'un établissement qui se trouve avoir compromis la aaté publique, parce qu'il va sans dire qu'une autorisation ne peut être accordée qn*à cette condition, explicitement on implicitement, de ne pas la compromettre* I Nous pensons encore que c'est à l'industriel, auteur de la demande de l'autori* sation d'établir tme distillerie, quMl appartient d'aviser aux moyens de détruire les effets nuisibles aux hommes et aux plantes qui sont des conséquences de sou industrie. La destruction de ces effets rentre donc dans les procédés mêmes de son industrie, et personne n'a, en réalité, plus dlntérèt que lui-ffième à l'opérer.

Nous ne conseillons donc^à l'autorité de prescrire des moyens préventifs que quand Tefficadté de ces moyens est démontrée dans des cas parfaitement déter* minés ; autrement, de s'abstenir.

Ce qui, selon nous, rend l'aiïaire des distilleries des départements du Nord et du Pas-de-Calais si diffidie à terminer dans l'eut actud des choses, ce n'est pas tant d'avoir autorisé la conversion des usines à sucre en distilleries, que d'avoir Indiqué des moyens inefficaces de détruire les effets fâcheux des vinasses.

7S0 DISTILLÉAIËS.

La conséquence de ce que nous avons constaté sur les lieui,avcc la conaéqueatt du principe que nous renons de poser, nous fait conclure qu^à TaTenir les auto» risatioDs de distilleries d'alcool de l>elterave ne seraient accordées qa*aox coodi* tions suivantes :

f. Tout industriel qui aura obtenu l'autorisation de Cabrlqaer dans un lies déterminé tels prodoits dénommés sera tenu à demander une nouvelle autorltt- Uon pour fabriquer des produits diCRérents des premiers ; dès lors, un £dbricut de sucre de betterave aura besoin d'une autorisation nouvelle pour iransformer son usine en distillerie ou pour annexer une distillerie à ime usine quelconque.

II. Toute demande faite pour établir ime distillerie devra donner Tindlcallon di la matière qu'on y sacchari fiera et des procédés qu'on y pratiquera.

En effet, on peut saccliarifier : 1° le grain ; 2* le riz ; 3* la matière amylacés de la pomme de terre ; ^* la betterave, etc.

On peut employer divers procédés de saccharification : i* par l'acide sulforique ; 2"» par le maltage, etc.

On peut opérer la distillation du sucre de la betterave fermentée : i* oonuM on le fait généralement dans les départements du Nord et du Pas-de^^alals, etc., par l'Intermédiaire de l'acide sulfurique ou chlorfaydrique ; 2* par le procéda Cbamponolx ; 3® par le procédé Le Play, etc.

IIL La demande d'autorisation d'une distillerie devra expliquer, sans ambiguïté, les moyens que l'industriel compte employer pour prévenir llnfection des eaux par les résidus de ses opérations. U.expliquera donc : 1* ri les résidai seront complètement employés soit ^ la nourriture des liesUaux, aoit ooaune engrais ; 2« si les vinasses seront entièrement employées en irrigation ; 3* si Itt vinasses pourront être complètement absorbées par des boit-tout ; A* si les vinasses pourront être répandues dans des cours d'eau assez puissants et assez rapides pour qu'il n'y ait pas d'infection ; 5* s'il est inventeur d'un procédé au moyen duquel il préviendrait tous effets fâcheux, trop malheureusement connus des populations voisines des distilleries.

Les conséquences de l'état de choses que nous venons d'exposer nous paraissent devoir être les suivantes :

Les industriels instruits par le passé des graves inconvénients des distillems actuelles, ne penseront sérieusement à en établir de nouvelles que quand ib auront la ctïrtitude de prévenir ces inconvénients. Ils pourront y parvenir : 1*" en s'établissant sur les bords de la mer ou près d'tm cours d'eau assez pals»Dt et assez rapide pour diviser excessivement et entraîner au loin les vinasses qu'ils y verseront ; *2*^ en annexant des terres qu'ils pourront irriguer et fumer par les vinasses ; 3* en annexant à la distillerie une ferme renfermant assez d'animaux pour consommer tous les produits capables de nourrir ceux-ci ; 6® en décoavrant des procédés nouveaux propres à prévenir les effets fâcheux des vinasses.

Pr*po«lll*ii0 de la e«iiiBtfMilMi reUiUve» ans dtoSlltorle» aeUlelleaMBt extaUuiteii. — Que peut-on faire, dans l'état actuel des choses, 4 l'égard des distilleries existantes, dont les travaux doivent être repris à la On de l'année ? U est la difficulté, puisqu'il faut, en déiinilive, assurer la santé des populations, sans cesser d'aider l'industrie, qui ne proGte pas seulement à celui qui en est la tète, mais aux ouvriers qu'il emploie, au pays qui lui fournit la matière première, enfin à la fortune publique.

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