‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 165 sur 169 · DRAINAGES · texte numérisé non relu

DRAINAGES

moyen de ia craie, ce qui permet au doreur de les répandre sur la voie publique.

Quant aux doreurs par le procédé du trempage, le Conseil de salubrité, sur le rapport de d'Arcet, s'est borné aux mesures suivantes: rétrécir le plus possible l'ouverture de chaque foyer, sans gêner toutefois le travail; élever le tuyau de fumée à 2 mètres au-dessus du (altage des maisons voisines ; faire établir un bon fourneau d'appel dans chaque forge ; faire poser des vasistas à soufflet dans Tatelier; ne faire d'opérations que sous un bon tirage établi au moyen d'un fourneau d'appel ; tenir constamment à la disposition des ouvriers un flacon d'ammoniaque, de manière qu'ils puissent en respirer le gaz , en cas d'accidents développés par les vapeurs nitreuses ; avoir dans l'atelier une certaine quantité de carbonate de chaux, afin de pouvoir saturer immédiatement les eaux acides qui pourraient (^tre <léversées sur le sol par accident.

Les établissements de doreurs sur métaux sont rangés, par l'or* donnance du 15 octobre 1810, dans la troisième classe des ét<iblisscmeuts insalubres.

L'emploi des procédés galvaniques dans la dorure met à l'abri de tous ces dangers, et rend inutiles toutes ces précautions. Mais il ne s'est pas encore généralisé, surtout pour la dorure, car on en fait un usage beaucoup plus considérable dans l'argenture. Le docteur Sanderet écrivait enl8/!i7, à M. Chevallier, qu'à Besançon, dans la fabrique d'horlogerie, la dorure galvanique était tombée en discrédit, par suite de l'abus qu'on avait fait de la dorure légère, malgré les conséquences désastreuses que, là même, cette industrie exerçait sur la santé des ouvriers.

»e. — D'Arcct, Mémoire sur l'art de dorer le bronze au moyen de l'amal§mM rf*ar et de mercure^ 1818. — Pâtissier, TVaife dei maladies des artisans, 1822, p. iJ, — BeDoiston de CbAleauneuf, Influence des professions sur le dévetaj^pt" wunt de U pkthitie (Annales d'hygiène, etc., 1831, l. VI, p. 30). — Dictionnaire de l'imduitrii, etc., t. IV, p. i2à, — Rapports généraux dgs travaux du Conseil de salubrité, depuis 18Â0 jusqu'à 18d5 {Annales d'hygiène, etc., 1847, U XXXVIII» p. 130}. — Lettrede M, Sanderet à M, Chevallier sur la dorure {Annales d'hygiène^ etc., I8A7, t. XXXVIII, p. /i57). — A. Tardieu, Recherches médico-légales sur Videntiii {Annales d'hygiène, etc., 18Â9, t. XLII, p. â05. — Regnault, Cours élémentaire dé ciMmte» 4860, t. II.

DRAm A6K* Le drainage des Anglais {to draitiy égoutter, saigner) est, dans le sens le plus général, l'art d'égoutterou de dessécher les sols humides. Mais parmi les nombreuses méthodes employées pour atteindre ce but, le mot draining^ que nous avons traduit par drai^ nage, désigue aujourd'hui plus spécialement l'opération qui consiste à extraire l'humidité des terres à l'aide de saignées plus ou moins

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