BALAYAGE. \9S
Exposition universelle de 1855, à Paris, a réuni plusieurs modèles génieux de machines destinées à cet usage. I/une, due à un méîcin, le docteur Colombe, consiste en une petite voilure à bras dont s roues font mouvoir à Taide d'un engrenage un balai circulaire û chasse les ordures dans une caisse ou récipient que Ton vide jand il est rempli. Une autre se composait d'un chariot de la forme ; des dimensions d'un tombereau ordinaire, muni sous Tessieu d'un 3uble rang de balais de bouleau et de palettes mobiles obliquement irigé, mais sans récipient pour les immondices qui sont simplement !foolées sur le côté pour être enlevées ensuite; système incomplet t bien inférieur à celui où la balayeuse enlève à la fois les immonices. Mais la machine la mieux appropriée à son objet, et qui peut endre des ser\îces réels à la salubrité, a été exposée par M. WTiitrorth (de Manchester). Elle consiste en une voiture élégante conhiite par un cheval et dont les roues font mouvoir par un engrenage m système de balais analogue à un système de drague, et enlève les immondices jusque dans une large caisse qui a la capacité d'un tombereau ordinaire. Enfin nous citerons pour mémoire un appareil tpécialement destiné à déblayer les routes et chemins obstrués par es neiges; lourd et volumineux traîneau terminé en avant par une fnme très tranchante et muni de brancards pour les chevaux de
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Nous allons reproduire les principales dispositions du Titbe peean, de I'Oedonkafce du 1*' avru. 1843, concernant le balayage de la me publique et le nettoiement des trottoirs^ des ruisseaux^ des devant ter» de boutiques^ des grilles d'égouts et des abords des bâtiments en mttruction, ateliers ou chantiers de travaux.
Art l*'. Les propriétaires ou locataires sont tenus de faire balayer.comlléiement, chaque Jour, sauf les cas prévus par Tart. 2 d-après, la vole publi- |K aa devant de leurs maisons» boutiques, cours, Jardins et autres emplace^ ■nts.
Le balayage sera ^it juaqa*aux ruisseaux, dans les mes à chaussée fendue.
tliiis les mes à chaunée bombée et sur les quais, le balayage sera foit Jnsqu^au rittea de la chaussée.
Le balayage sera également fait sur les contre-allées des boulevards jusqu^aux friBemix des chaussées.
Les boues ou immondices seront mis en tas ; ces tas devront être placés de la httière suivante, selon les localités, savoir :
Dans les rues sans trottoirs, entre les bornes; dans les rues à trottoirs, le long des ruisseaux du côté de la chaussée, si la rue est à chaussée boaibée ; et le long ili trottoirs, si la rue est à chaussée fendue ; sur les boulevards, le long des niaeaiix de la chaussée, côté des contre-allées.
Dans tons les tas, les tas devront ^tre placés à une distance d*au moins deui ■Hretdet grilles et des booches d^égoats.
196 BALELNE.
Nul ue pourra |K>usscr les boues et immondices devant les propriétés de son voisin.
Art. 2. Le balayage sera fait entre six heures et sept heures du matin, depuis le 1*"' avril josqu^au 1^' octobre, et entre sept heures et huit heures du matin, depuis le l'*" octobre jusqu'au 1" avril.
En cas d'inexécution, le balayage sera fait d'office aux frais des propriétaires ou locataires.
L^art. 3 a trait aux prescriptions relatives à Texécution des travaux de pavage.
Art U* Eu outre du i>a1ayage prescrit par l*art. 1^', les propriétaires ou locataires seront tenus de faire gratter, laver et balayer, chaque Jour» les trotloirs existant au devant de leurs propriétés, ainsi que les bordures desdits trottoirs, aux heures fixées par Part. 2.
L'eau du lavage des trottoirs et des dalles devra être balayée et coulée ao ruisseau.
Les propriétaires ou locataires devront également faire nettoyer intérieure^ ment et dégager les gargouilles placées sous les trottoirs des rues et sous les dallages des boulevards, de toutes ordures et objets quelconques qui pourraient les obstruer. Ce nettoiement doit être fait chaque jour aux heures prescrites poor le balayage.
Art. ô. Les devantures de boutique ne pourront être lavées après les beores fixées pour le balayage, et Peau du lavage devra être coulée au ruisseatu
Art. 6. Dans les rues à chaussée [)on)bée, chaque propriétaire on iocalaift doit tenir libre le cours du ruisseau au devant de sa maison; dans les raeii chaussée fendue, il y pourvoira conjointement avec le propriétaire ou locataire qui loi fait face.
Les ruisseaux sous trottoirs, dits en encorbellement, devront être dégagés des boues et ordures, et tenus toujours libres et en état de propreté.
Pour prévenir les inondations par suite de pluie et de dégel, les habitants devant la propriété desquels se trouvent des grilles d'égout les feront dégager des ordures qui pourraient les obstruer. Ces ordures seront déposées anxendnMts indiqués en l'art. 1''.
Art. 7. Il est prescrit aux entrepreneurs de travaux exécutés sur la voie pobfi* que ou dans des propriétés qui l'avoisinent, de tenir la voie publique en éiai constant de propreté, aux abords de leurs ateliers ou chantiers, et sur tons to points qui auMient été salis par suite de leurs travaux ; il leur est égakoeiil prescrit d'assurer aux ruisseaux un libre écoulement.
Bibliographie. — A. Chevallier, Notice historique sur le nettoiement de la wSU et PariSf depuis iiSh jusqu'à V époque actuelle {Annales d'hygiène^ ele, iShS^ tlLHi p. 262.) — Collection officielle des ordonnances de police, — Annales d'kggUut ilti i8À8, t. XL, p. Â60.
BAI'EIME. — Le travail dos fanons de baleine qui répand d'abondantes vapeurs d'un(» odeur forte et tenace , et des eaux faciles à putréfier quand on n'a pas le soin de les jeter immédiatement, est placé dans la troisième classe des établissements incommodes.