‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 5 sur 169 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

moyen des diverses mesures dont se compose la police sanitaire ; c'est elle encore qui organise partout le service des vaccinations gratuites, et s'oppose ainsi au développement d'une affection terrible qui moissonnait les populations. Que de services ne rend* elle point partout à l'humanité ! Et cependant il lui reste tant à faire !

> Reste enfin la dernière section de l'hygiène publique, celle qui s'occupe particulièrement des institutions religieuses et de leurs rapports avec la santé des hommes. Il est facile de concevoir comment l'idée religieuse, cette idée si puissante, qui saisit l'homme à son berceau, qui se mêle à sa vie entière et le suit jusqu'au tombeau, exerce par cela même un si grand empire sur son physique comme sur son moral. De même, les institutions religieuses pour les collections d'individus. Je pourrais ici accumuler les exemples; il me suffira de vous rappeler quelle a été Tinfluence religieuse du christianisme sur les sociétés humaines. Il faudrait fermer les yeux à l'évidence pour ne pas reconnaître que c'est la religion chrétienne qui la première a aboli l'esclavage, relevé l'humanité dégradée, constitué véritablement la famille, couvert le monde entier d'établissements charitables, et fondé partout, en fait comme en doctrine, ce que la politique n'a jamais fondé qu'en paroles, c'est-à-dire la liberté, l'égalité et la fraternité parmi les hommes. A côté de ces bienfaits, l'hygiène étudie encore les abus qu'a mêlés aux religions l'esprit humain, avec ses passions intéressées ou ses exagérations souvent dangereuses. A l'influence religieuse se rattache Thistoire hygiénique du mariage et du célibat, de la vie monastique, des jeûnes et macérations que l'homme s'est imposés dans des vues toutes spirituelles. Cette influence, enfin, des institutions religieuses se reflète dans toutes les autres institutions sociales, et s'ajoute, comme cause hygiénique, à toutes celles que nous avons déjà indiquées.

» Je terminerai en vous proposant une dernière application de l'hygiène, bien digne assurément des méditations des hommes sérieux et éclairés, et qui doit aussi rentrer jusqu'à un certain point dans nos études.

» De même que chaque collection d'individus peut être considérée comme formant un corps, et ayant par conséquent son hygiène spéciale, de même l'humanité tout entière, envisagée dans son «ensemble, représente aussi en quelque sorte un seul et même

INTHOmiCTlON. \iii

honiiue i|uî vil, cruîl, avance toujours, et parcourt lentement et successivement, dans la série des siècles, les diiTérentes phases d'un développement continuel et progressif. Cette idée, expliquée sortoot vers la fin du dernier siècle par Herder, et commentée (le nos jours par plusieurs écrivains, n'est cependant pas nouvelle. Voici ce que dit Pascal : « Non-seulement chacun des hommes n s'avance de jour en jour ilans les sciences, mais tous les hommes » ensemble y font un continuel progrès, à mesure que l'univers \ vieillit, parce que la même chose arrive dans la succession des I hommes que dans les âges différents d'un paiiiculier ; de sorte ) que toute la suite des hommes, dans le cours de tant de siècles, > doit être considérée comme un même homme qui subsiste tou- I jours et qui apprend continuellement. » L'humanité, c'est-à-dire l'espèce humaine, le genre humain, a donc, comme chaque homme en particulier, ses âges divers, ses besoins' divers, ses conditions d'existence diverses. Elle passe graduellement de la vie sauvage, nomade, pastorale, à la vie commune et réglée des sociétés anciennes et modernes. Dans chacun de ces états, son hygiène varie d'une manière notable. Partie d'abord d'un point central, l'espèce humaine se répand, comme les fleuves des montagnes, dans toutes les parties du globe, s'emparant peu à peu des trois régnes de la nature, changeant partout la face de la terre, et changeant ainsi en même temps son genre de vie. >

On comprendra que nous ne puissons dresser ici une table détaillée des livres et publications diverses relatifs à l'hygiène publique, qui formeraient cependant le complément nécessaire de cette introduction. Sur chacune des questions traitées dans cet ouvrage, nous nous sommes efforcé de donner une indication bibliographique spéciale que nous ne pouvons reproduire. Mais nous ne devons pas nous dispenser de signaler ici les collections et les ouvrages généraux qui constituent en quelque sorte le fondement de toute étude concernant l'hygiène publique et la salubrité :

Annales d'hygiène publique et de médecine légalCy recueil fondé en 1829, et qui n'a pas cessé de paraître depuis cette époque. — Rapports imprimés des Conseils de salubrité des départements de la Seinej du Nord, de la Gironde, des Bouches-du-Rhfine, de la Loire- Inférieure y de la Seine-Inférieure, du Rhône ^ de F Aube ^ de la Meurthe, de la Moselle, de la Aièvre, du Finistère, de la Vendée, du Pas-de-Calais, du Gers, etc. — Compte rendu des

i.v IMUMllCTK'N.

tfOKC^i du CoM^ii 'fàitrai rf> i^jluyrit'* •«> Umxel/c^, — Co/- Uctio7i officuUt 4kà ordotuit^tïiCis dt j^^ii€f du dêpartemetU de la Sûitt. — biciiotmairi de fMÊHÙdifrtiiion. — CoUeciion des méïïfifjirti d^ Fareot-IiQcbâtelel et Je d'Arcet. — Histoire de l'adminiitraiion de la f^olice de Pariu par M. Frégier. Paris, lb50. — Ltf/mi sur les épiiléiuies ^/ Fh^giètu puUique^ par Fodéré. — Traité de salutritê dojis êes gratèdes villes^ par Hofilaloja et de Poliniêre. — Traité iTh^fièu^ publique^ par ie docteur Cbapel. Paris. i&â2. — Oj/yiétte puUique^ par Uallé {Ùictioiinaire des sciences médicales-. — Police médicale^ par Fodéré 'Ihid.\. — bictiomiair^ de riiyiustrie. — Etudes sur fitj/yiène publique en Belgique ^ fiar M. Bussv. — Traité d^kyjiéue publique etpi^ivée^ par UichelLévy. Paris, 1862. — Traité d'hygiène générale, par Motard. Paris, lS4i. — Aimuaire dt l'ixonomie politique et de la st^itistique^ par MM. Joseph Garfuef et Gtiillaumin. — be la santé du peuple j [lar M. Lélut. — Traité des travaux publics^ par M. ilussi>n. — Études (Tkygiène p^' blique sur t Angleterre^ par If. A. Ostrowski — A»u,mal Heporf q/ the regisirar gênerai ofbirtkSydeahts omuI marriages in Engkuui. UniidoQ. — Report of tke conunissioners for inquuing i^tQ the stal^ of large tuv:ns and populowi districts. London, ISi^. — Ueturn gênerai Board of health. London, juillet 1851. — Report of the gênerai Board of health on the administration of tke public health act, aiul the naisances removal aiul diseuses prétentions actSj from 18AS to 1S5A. London, 1S5A. — Sgstem einer vollstàndigen medicinischen Polizei^ par J.-P. Frank. Manbeim, 1799-1819, 12 vol. in-8. — Dictionnaire de médecim publique en Prusse^ par Valentin. — Afmales de médecine publique en Allemagne; diverses collections de Kopp, de Henke, de Sclierf, de Schneider. — Répertoria de hygiène publica y n\çdicina légal f publié à Madrid parle docteur Alvarez Chamoiro, 1853. — Islaml undersogt fra et begevidens kabeliyt Inspunkt (Enquête sur la condition sanitaire de rislaiuie)^ par le docteur Schleisner. Copenhague, 1849. — Les ouvriers européens. Étudcb sur les travauXj la vie domestique et la comlition morale des populations ouvrières de F Europe^ précédées d'un exposé de la méthode d^olh servation, par M. F. Le Play. Gr. in-4^ Paris, 1855. — Bulletin de la Société d'économie sociale , et Études suî' les ouvriers des deux iiUffules» — Mémoire sur plusieurs réactions chimiques qui

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$seni r hygiène des cités populeuses y par E, Chevreul. îles d'hygiène publique et de médecine légale. Tome IV, page 6.) — Traité d'hygiène industrielle et administrative ^ WfUJttU r étude des établissements insalubres^ dangereux et modesy par le D' M. Vernois. Paris, 1800, 2 vol. in-8.

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