‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 64 sur 169 · BOUES · texte numérisé non relu

BOUES

Noas avons reproduit les règlements relatifs au balayage des rues; eus ajouterons seulement ici ce qui a particulièrement trait à Venlcrment des bottes.

Art 9. A l>ntrepreneur seul est réservé le droit d^employer les tombereaux «tous autres moyens de transport analogues pour Penlèvementdes immondices or tooie la voie publique ; mais, à moins d'autoriëatton spéciale, il ne peut «ployer des voitures de plus de deux colliers.

Art. 10. L^enlèvement des boues doit avoir lieu au pins tard de huit heures du natin jusqu'à onze heures pendant les cinq mois d'hiver ; pour Pété, dès sept lieures du matin, et être terminé au plus tard à dix heures ; de telle sorte que ce Nfviee se coordoime avec les heures prescrites par les ordonnances de police relatives au l>alayage à la charge des habitants.

Art 11. L'entrepreneur est autorisé, selon les besoins, à employer des voitures ^m seul collier après quatre heures en hiver et sept heures en été.

Art 12. Voitures et autres moyens de transport disposés de manière à ne rien répandre ; entretien et propreté extérieure de ces voitures.

Art. 13. Chaque voiture doit porter une plaque blanche de t61e sur laquelle il y tara un numéro d*ordre noir. Les conducteurs des tombereaux doivent être âgés fao moins dix-huit ans.

Art 16. L*enlèTement des boues doit être fait exactement, proprement; les oiployés ne doivent rien laisser sur le bord des ruisseaux, dans les entre-bornes il mr aucune autre partie.

^ru 15. Chaque voiture doit avoir une cloche pour annoncer son passage.

Art. 16. Le service, n'étant pas terminé aux heures prescrites, sera contiuué JMqu'à parfait achèvement, mais Tentrepreueur sera passible de retenue en rai- Mda retard.

Art 17. L'enlèvement des boues et immondices doit avoir lieu toute l'année, den fois par jour, dans les halles du centre établies ou à établir, et dans les ■trcbés Saint-Germain et Saint-Honoré. De plus, s'il était nécessaire pour les ■vtbés d'autres quartiers de faire un autre nettoyage que celui du matin, l'eniRprenenr devrait le faire le soir et sur l'ordre de l'autorité.

Art 18. Les lundi, jeudi et samedi de chaque semaine les terres, gravoi^. sables, iécxNDbres 'et mâchefers, doivent être enlevés dans le cours du service ; ces ■Mières doivent être transportées aux décharges publiques ou particulières aux tas de l'entrepreneur, sauf son recours en dommages et Intérêts contre les Wenrs de ces dépôts.

Art 20. Obligation de fournir quarante traîneaux, les chevaux et les hommes nécessaires pour le dégagement des égouts en temps de neige et de glace.

Art. 21. Toutes voiries existantes sont supprimées. Les produits du nettoie- «em doivent être transportés à 2000 mètres des barrières, sur des terrains dont l^trepreneur doit se pourvoir à ses frais, risques et périls, en se conformant auv lob et règlements relatifs aux établissements insalubres. (Koy. Assainissbmeiit, Ulatagr, Voirie.)

Bibliofrttpbte. — Quelques considérations sur In voirie de la viVe de Paris dans » rtipfon au Conseil de salubrité (Annales d'hygiène^ etc., 1833, t. XI. p. ht), — GMfMÀ'sfîm tmr Us boues^ vases et ordures déposées par les $auàs {Amudes d'ky-

m Bouaate.

(fièné, 1836, U Xi, p. 951). — CheriiniéN Ûé VaêkHniêMmint éè$ trlOiê i UniweUe» (AtmaUi à'hyfihke^ 48A0< t. XXIV, p. S8A). ^ BtLlm§â§^ {Annales d'hygiène, 18^9, t. XLII, p. 363). — Boudin, Étude» $mr le ^Mft, f» macadamisage et le drainage {Annales d'hygiène, 1851, t. XLV, p. 263}. — M<Nh filcon et de PoHnière, Traité de la aalmMté ëanê Ui yrtmdn wUU$f I8AÔ« p» i#7« - Be l'enlisement des haueê et immondiees de Parist mmeUéri mim le iamkk tm^peri rf« la salubrité et de l'économie dans leà dépenses^ par M. Hunrd filt. PMit« i8M« - Rapport des Conseils de salubrité des Bouekes-dshRhâne^ du Iford^ ête* — CèUettita oficielle des ordonnancée de police, — ' Dictionnaire général d^aéminietrmtionf ari.

Rà«LBMIIIT PI POUCB.

BOVQIfiS. — La bougie peut se fabriquer Avec là dre, le blane de baleine et l'acide stéarique.

Les bougies de cire, les seules qu*on cmplojrftt Jns(|u'ao siècle dernier, où leur prix élevé empêcha longtemps leur Usage de Je répandre, no sont guère usilécs aujourdluiî. 1^ cire est un produit Daturel. Tantôt elle provient de diverses plantes, et porte le nom de cire végétale ; tantôt elle est sécrétée ou simplement collectée par les abeilles.

Extraite des alvéoles dont la réunion constitue oe que l'on uonmie gâteau, et que le» abeilles (construisent pour y déposer leur miel, on la purilie d'abord en la liquofianl, au bain-marie, dâtiS des châu* dières, d'où on la fait écouler par une ouverture placée Uti peuâivdessus du fond, lorsque loules les impuretés qu'elld contebait se sont déposées. Divisée ensuite en rubans minces, par un procédé fort simple et très ingénieux, elle est soumise à l'action alternatiTO de la rosée et de la lumière solaire, qui la blanchit.

Le blanc de baleine, odipœire, sperma-ceti ^ est une matière gnuse solide, insaponifiable, qui s'extrait principalement de Thuile du corpit et siirtonl d'une poche graisseuse placée sur le crftne du eathahH wncroc'éphnte, oùll existe sous forme d'écaillés cristallines. A Tarritée des navires qui reviennent de la p<>che de ces cétacés, Thuile de oorpi et la matière de tète sont jetées dans de grandes chaussés ((tlipetlfie^ tenta rhuile de filtrer et retiennent les écailles cHslallines, ott I* blanc de Laleme; celui-ci, trcquemment remué avec de gitlttdéS spatules, prend la consistance d une épaisse bouillie. Mais il renferme encore une grande proportion d'huile ou de graisse non cristallisable, et du sang et des matières animales qui le colorent en jaune plus ou moins foncé.

On le débarrasse de ces dernières à l'aide d'une dissolution de potasse etdluiile, par des pressions répétées, auxquelles On ajoute! la fin l'action d'une température élevée.

Pour faire la bougie diaphane, on fond le blanc de baleine dam une chaudière chauffée à la vapeur ou au bain-marie ; on jr i^joulc i

AÔUGIKft. MS

5 pour 100 de cire blanche ; on agite le mélange et on le coul^ #n»iiite dan» des moules d'étain; les bougies colorées* s'obtiennent en mêlant au blanc de bdldine du carmin, du jaune de chrome, de routremer, du verdeL

Le blanc de baleine, qui est en Amérique Tobjel d'un commerce très îmfiortaot, n'est pas très usité chez nous. Nos pécheurs l'adressmi presque exclusivement aux baleines proprement dites, et, d'un autre côté, l'impotlation du blanc de baleine est peu consl* dérabic.

La confection des bougies avec les acides gras de la graisse de bœuf (bougies de l'Étoile, du Soleil, stéariques, etc.) s'opère en soumettant d'abord la gi;,aisse à l'action de la chaux vive, qui tiansforme en acide gras les deux principaux éléments, la stéarine et l'oléine. Cette première opération se fait à vases clos. La seconde a pour objet la décomposition, au moyen de l'acide hydrochlorique ou de l'acide sulHirique, du stéarate' et de l'oléatc de chaux, sels formés par l'action de la chalix sur la graisse. On sépare l'acide muriatique de l'acide oléiquc \ puis on isole, au moyen de la presse hydraulique, l'acide stéarique solide, destiné à devenir bougie, de 1 acide oléique liquide, qu'on recueille pour le foire servir h la préparation du savon à base de soude. Le moulage de la bougie se fait au baiu-marie et ne donne lieu qu'au dégagement d'une légère odeilr de cire.

La confection des bougies stéariques, qui a pris aujourd'hui un développement considérable, n'est pas s<ms inconvénient pour le îoisinage des établissements de fabricalion. Dans le but de donner aux produits plus de consistance, et d'augmenter le rendement, on traite préafablement l'huile de palme et les autres matières grasses par l'acide sulfurique avant de procéder à la distillation. Cette opération de l'acidification produit des vapeurs extrêmement fortes et pénétrantes. La cuvé dans laquelle se fait le mélange doit donc être n «couverte d'un couvercle très épais, et les vapeurs conduites par des tuyaux souterrains Jusqu'au générateur, dans lequel elles doivent être brûlées. Cette dernière condition est essentielle ; car pabr peti qu'elles passent dans la cheminée sans avoir été détruites, et qu'elles lè répandent dans l'atniosphère, elles y portent une odeur acre pénétilrtite, nauséabonde, extrêmement subtile et d'une incommodité -têUd, que les propriétés voisines de ces établissement ont été désêr-

On a souvent ajouté de l'acide arsénieux dans les bougies, soUs prétexte de rendre les graissas plus combustibles. On a trouvé jusqu'à Or,SO^ ou môme U%50 d'acide arsénieux dans tme sedlc bougie, et l'on a reconnu que l'aride dégagé par la combustion de <^s bougies se condensait et retomibait dans les parties inférieures

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