BOUGIES
de la chambre, ou il était facile d'en déceler la présence en le recueillant dans des vases remplis d'eau distillée. Des accidents ont été éprouvés par des personnes faisant un usage habituel de ces bougies; remploi de Tacide arsénieux dans la préparation des bougies t été interdit aux fabricants par l'autorité.
n sera toujours facile de reconnaître la présence de celle sobstance toxique dans les bougies stéariques, soit en les faisant brûler dans des tubes métalliques et en essayant à l'appareil de Marsh l'infusum aqueux du dépôt qui se serait formé dans Jeur intérieur» soit en faisant bouillir une bougie, à plusieurs reprises, dans de l'eau distillée, et en soumettant pareillement à l'appareil de Marsh la décoclioo filtrée et concentrée par évaporation.
Quelques fabricants obtiennent les acides stéarique et margarique par la simple pression du suif. Les bougies ainsi préparées cooleol plus que les autres et répandent une odeur de suif.
On peut également mélanger frauduleusement à la cire du suif, ou de la poix de Bourgogne, ou de la fécule. La fécule peut en ôtre séparée par la simple fusion et le repos. Le suif se reconnaît à ce que le point de fusion de la cire est abaissé de quelques degrés, et à ce que, par la distillation, on obtient de l'acide sébacique, que l'on peut reconnaître en recevant les produits volatils dans l'ean les y agitant» les filtrant, et y versant du sous-acétate de plomb, qui donne un précipité blanc, qui ne se fopmerait pas si la cire était pore. La fabrication de la cire avec la stéarine se reconnaît en faisant foudre la cire avec deux parties d'huile, en battant ce cérat avec son poids d'eau pure, et en ajoutant quelques gouttes de sous-acétate de plomb liquide. Il se fait une décomposition instantanée, et le mélange acquiert une solidité remarquable, par la formation de stéarate de plomb.
Le blanc de baleine est souvent falsifié, d'après M. Chevallier, avec la cire, le gras de cadavres, les matières graisseuses que l'oo obtient par une longue macération des viandes dans l'eau, ou avec le suif.
La première fraude, assez rare, se reconnaît au moyen de l'éther, qui donne une solution trouble et laiteuse. En outre, le blanc de baleine ainsi falsifié est d'un blanc plus mat ; il est moins lamelleux et moins friable. La seconde fraude, plus fréquente, se reccHUiatt it point de fusion, qui est alors de 28 à 30 degrés centigrades ; dephis, la matière suspecte, triturée avec la potasse caustique, donne lieu i un dégagement d'ammoniaque facile à constater par les fumées blanches produites au contact d'une baguette de verre imprégnée d'aride acétique ou nitrique, ou par le virement au bleu d'une bande de papier rouge de tournesol. Le mélange du suif au blanc de baleioe »