BROCHEURS
une influence particulière. La recherche de Targile pour laquelle l'ouvrier se lient au milieu de la terre grasse et humide donne naissance à des fièvres d'accès souvent très graves. Il en serait de même (lu pétrissage, qui enfante tous les maux que peut produire l'humidité. Le moutage, qui s'opère avec une acti>ité telle, que la tâche ordinaire est de onze cents par jour, et va, pour quelques-uns, à deux mille six cents, peut amener une affection particulière des mains, désignée sous le nom de craquement des ligaments Le se^ vice des aides porteurs est pénible, mais ne diffère pas de tout autre travail de manœuvre. Enfin la cuite des briques, pendant laquelle les ouvriers restent quatre jours et quatre nuits près de la fournaise qu'ils doivent entretenir sans interruption, se relayant toutes les douze heures, provoque parfois des douleurs et surtout des maux d'yeux. Les détails que donne M. le docteur lleise ne sont certainement pas dépourvus d'intérêt; mais il est permis de dire qu'il s'est uo peu trop attaché à des effets que les professions les plus diverses peuvent produire, et que les seules affections vraiment particulières aux ouvriers des briqueteries sont l'inflammation des gaines tendineuse^ et des articulations de la main, désignée sous le nom de craquenieni des ligaments.
Btbiiographis. — Rapport iur leê travaux du Conseil central de êalubritédM iipV' tement du Nord, Lille, collection générale, pasêim, — Rapport général eur les trmetf du Conseil de salubrité du département de$ Bouehes-du-Rhâne^ de 1831 i 18&0. Ml^ seille,48&0. — Maladies det ouvrier» employés dont les briqueteries^ par le docteur Heise, tradaitpar le docteur Beatigrand {Annales d'hygiène et de médecine Uyale^iyill 3* série, p. 369).
BRIflUETS. ^ Les fabriques de briquets phosphoriques ei de briquets oxygénés présentent des dangers d'incendie qui lesool fait ranger dans la troisième classe des établissements dangereux. . Foy. Allumettes, Phosphore.)
BRIQUETTES. — On construit avec la houille, et particulièrement avec le poussier de charbon de terre, des briquettes, qui constituent un combustible fort économique. Le Conseil central de salubrité du déparlement du Nord (18i!i9) a eu à s'occuper de leur composition, et a défendu de mélanger à la houille du goudron ou toute autre matière bitunnneuî>c. Voy, Combustibles.)
BROCHEURS. — Les ateliers de brocheurs réclament des cautions spéciales contre 1 incendie, et doivent être astreints i^ prescriptions suivantes :
Exiger qu'ils ne soient établis que dans des chambres isolées:'^
BRDNISSEUSES. 325
éloigner d'une manière absolue de tous les établissements publics ; plafonner rintérieur des séchoirs en plâtre et ne laisser apparente aucune partie de bois; n'établir que des communications indirectes entre les séchoirs et les autres parties de rétablissement; entourer les poêles et leurs tuyaux de grillage de fil de fer à mailles d'un centimètre carré d'ouverture ; ne déposer et suspendre aucun papier, ni devant les ouvertures des séchoirs, ni sur leurs côtés; engager les brocheurs à se semr de la vapeur et de calorifères, au lieu de poêles, dans les séchoirs ; n'employer pour la suspension des feuilles de papier que des cordes imprégnées d'une forte dissolution d'alun ; pour le travail de la nuit, ne se servir dans les ateliers que de lampes à cheminées de verre ; assembler solidement les tuyaux des poêles ; enfin, pour le chauffage, n'employer que de la houille qui donne une suie difficilement combustible.
. — Voy. Dentellières, Plomb. . — Voy. Fonderies, Mouleurs.
k —Les brossiersont été rangés, avec les cardeurset les plumassiers, par M. Benoiston (de Chàteauneui^, dans la troisième classe des professions qui disposent à la phthisie, par la respiration d'un air chargé de molécules animales. Ils y tiennent le milieu entre les cardeurs et les plumassiers, ces derniers présentant la proportion la plus élevée de décès phthisiques. On a signalé l'emploi d'unapprê plombique qui servirait à la préparation des soies de porcs et qui déterminerait les accidents saturnins. U est vrai que certaines soies sont traitées par un mélange de litharge et de chaux ; mais ces substances sont en si minime quantité, et la poussière qui se dégage des soies est si légère, qu'il y a lieu de penser qu'elle n'est pas plombique, et bien plutôt formée d'une matière résineuse dont on se sert dans les Landes pour détacher les soies de la peau des porcs. Les accidents signalés chez les brossiers n'ont pas d'autres caractères d'ailleurs que ceux que détermine l'inspiration des poussières. (Voy, Griniers, Soies de porc.)
Bibliographie. -— De l'influence de cert aines profeesionê eur le développement de la fkikine pulmonaire (Annalet d'hygiène^ etc, 1831, t. VI, p. 39}.
BRIJIiERIES. — Voy. Bois dorés Galons, Tissus d'argent et d'ok.
BRIJIVI98l!:U$IKI(. — On appelle ainsi les ouvrières (ce sont presque toujours des femmes) qui sont employées à brunir, c'està-dire à donner un dernier poli aux objets d'or, d'argent, de cuivre,
je BUANDERIES.
(l'ivoire, d'écaillé, elt*. On brunit uno surface métallique en écrMaal avec un corpti plus dur leb molécules extérieures. L'outil dont W «^ sert, appelé brum$$Qir^ est l'ait avec une pierre dure, rougeAfri, nonir méa 99nguin$ dans les ateliers, et fer hématite par lea minéralogist#(». On ne s'en sert point à sec ( il faut humecter préalablement la piéee à bruiur avec une dissolution de savon noir dans l'eau.
Ce %t\if^ de travail ne parait pas exercer sur la santé d'autre infiuenee que les autres occupations sédentaires ; mais il imprime aux mains des ouvrières certaines traces caractéristiques.
Le brunissoir se tient de la main droite et à pleine main. La B^aiii gauche sert k fixer l'ouvrage qui, placé entre le pouoc et l'index, eil foptament appuyé contre la table. Aussi trouve-t-on à la main droite toute la faee palmaire calleuse et noircie, excepté au niveau des plis de flexion. La phalangette du petit doigt reste souvent maintsaoe dans la flexion. A la main gauche, la peau qui recouvre la face dorsale et le bord radial at l'index, Mt surtout la t^te di|lleUiiéHI6 ffl^^^' carpicn, est très dure et très calleuse. 11 en est de môme de la face palmaire du pouce.
Piblipgruphî^. — A. Tordieu, Rechercha médico-lé ^alti iyf l'ulfUlUi (491^'" d'hygiène, etc. y 18^9, t. XLII, p. 399.)
BIJiilVDRRIES. — > On trouvera à l'article Lavoirs tout ce qui concerne le blanchissage; nous n'aurons à nous occuper ici des buanderies que sous le rapport des inconvénients qu'elles peuvent ofl'rir au point de vue de la santé publique, et qui les ont fait ranger parmi les établissements classés.
C'est par les résidus abondants qu'elles fournissent que les buanderies intéressent principalement la salubrité publique. Dans la plupart des établissements de ce genre, c'est d'eau de puits qu'on fait usage; il arrive souvent aussi que les canx savonneuses ne trouvent d'autre moyen d'écoulement qu'une rigole eu terre, terminée quelquefois par un puisard plus ou moins profond.
Le savon, dissous dans l'eau distillée, n'éprouve que très lentement une décomposition , et les gaz qui se dégagent offrent peu d'odeur. Il en est tout autrement d'une dissolution faite avec de Peau qui renferme quelques sulfates, comme le sont toutes celles qui coulent à la surface de la terre; par le simple contact, le savon décompose ces sulfates, il se dégage une quantité considérable d'acide hydrosiilfurique. En outre, les substances organiques et inorganiques qu^^ntiennent les résidus des buanderies donnent lieu, par leur réaction mutuelle, à des produits gazeux qui, avec la vapeur d'eau, servent de véhicules à des miasmes putrides, et les transportent au loin, demi' niére à infeotar l'air à une grande distance.
BUAxNDEai£S. Sâ7
Les puisards sont eoniplétement inefficaces pour absorber ces eaux; la quantité de matières grasses qu'elles renferment, et la réaction des savons soiubles sur les éléments terreux du sol produisant des savons insolubles, les rendent promptement blanches.
Aussi les buanderies appartiennent à la seconde classe des établissements insalubres, si elles n'ont pas d'écoulement pour leurs eaux, et à la troisième classe si cet écoulement existe. Quant aux buanderies qui existent sur des bateaux, il est évident qu'elles n'exposent à aucun inconvénient de ce genre ; aussi sont-elles simplement soumises aux lois et règlements, soit généraux, soit de police locale, concernant la navigation. A Paris, il est défendu de laver du linge à la rivière ailleui^ que dans ces bateaux, à l'exception du port de la Râpée, où les blanchisseuses peuvent laver dans les endroits qui leur sont indiqués par l'inspecteur général de la navigation. Il est défendu, en outre, d'étendre du linge sur les berges.
Dans les blanchisseries de toile, il existe presque toujours des eours d'eau naturels, nécessités parla nature des opérations, et qui assurent le libre écoulement des résidus; mais les buanderies proprement dites ne se trouvent généralement pas dans de semblables conditions.
LVmploi de la vapeur dans le blanchissage met à l'abri des inconvénients que nous avons signalés plus haut. Dans la suite des opérations que nécessite le blanchissage à la vapeur, dit un rapport sur les travaux du Conseil de salubrité pendant Tannée 1826, il y a très peu d'eau employé^); les résidus provenant de rébullilion des eaux fie savon sont en petite quantité et faciles à faire disparaître en les enfouissant dans la terre ; enlii), il n'y a pas d'eau de savon répandue. Cette dernière circonstance est surtout de la plus haute impor-^ tance sous le rapport de la salubrité publique; car ce qui rend la buanderie ordinairement si insalubre partout où il n'y a pas un écoulement prompt et fapile pQur les eaux qui eu proviennent, c'est la présence du savon dans ces eaux qui, joint à celle des sulfates dé- ''oniposés et aux substances animales qu'elles entraînent, les rend putrescibles au plus haut degré, et suscej)tihlps conséquemment de Tmimir des émanations dangereuses, parmi lesquelles on peut placer ^ prpniipr faftg le gaz hydrogène sulfuré.
L'autorité a été obligée d'ordonner dans les /L^nvirops de ParU la suppression de quelques-unes de ces usines, qui à Boulogne et à Grenelle en p^rtjcnlier avaient produit sur plusieurs pQipt« 4e«|sloaqoes infect^ <'t dangereux. M^jt^ 2>'il pst difficile de «e débarrasser des résidus dt^s buanderies, ou peut du moins essayer d'utiliser ces produits sj abondants et si eniharrassanls. Un s'en est servi, dans 'inculture, pour faire des fumiers pu poqr répandre sur les terres.
Mais il y a plus d'avantage à chercher à en retirer les matièi'es grasses qu'ils renferment.
M. Houzeau-Muiron avait proposé de traiter les matières savonneuses par la chaux, suivant un procédé ainsi décrit par MM. Chevallier et Guérard : On prépare un lait de chaux qu'on projette dans une cuve contenant l'eau savonneuse; on agite à l'aide d'un balai, et cinq à six heures après, l'eau savonneuse est séparée en deux parties: l'une limpide et alcaline, que l'on peut réserver pour un second dégraissage; l'autre blanchâtre et épaisse, que l'on fait écouler dans un bassin peu profond, creusé dans le sol. Le stéarate de chaux s'y épaissit et s'y dessèche lorsque la surface en est assez grande. Au bout de quelques jours on le retire à la bêche et on l'étend sur le sol, où il achève de se dessécher complètement; on le livre ensuite aux usines à gaz, qui peuvent en tirer parti.
On doit à d'Arcet deux procédés pour le traitement des eaux savonneuses. Dans le premier, on les décompose par l'acide snlfiirique, qui, s'emparant des bases alcalines du savon, en isole les acides gras; ceux-ci se rassemblent à la surface du liquide. Quanta ce dernier, il consiste en une solution très légère de sulfates alcalins, et peut, sans inconvénient, être versé sur la voie publique.
Dans le second procédé, on fait usage du plâtre en poudre, ou de vieux plâtras pulvérisés. Il se fait une double décomposition : les acides gras s'unissent à la chaux du sulfate, et l'acide sulfurique de ' ce dernier à la soude du savon.
La Valeur commerciale des savons terreux, ajoutent MM. Chevallier et Guérard, qui peuvent ser\ir entre autres choses à la fabrication du gaz de l'éclairage, au môme titre que les bitumes, la résine, etc., sera sans doute plus puissante que les conseils de l'hygiène et les injonctions de l'autorité, pour faire disparaître en peu de temps les inconvénients causés par les eaux savonneuses des buanderies et autres établissements analogues. [Voy. Blanchiment, Blanchisseurs, Lavoirs pubucs.)
Bibliographie. — Dictionnaire de Cindustrie^ etc., iSSh% t. II« p. 619. — Ch^ vallier el Guérard, Sur les réêiduê Hquidfi provenant de$ établi$»ementê imiMStrwt {Annotes d'hygiène, etc., i8&6, t. XXXVI, p. 117). — Des buanderie* à vapeur, RâfP^ général sur le$ travaux du Conuil de salubrité pendant l'année 1828 {AnnaUsd^h' giéne, 1839, t. II, p. 316).
BVRE.%1J DE BIEWFAISAWCB. — On désigne sous le dood de bureau de bienfaisance une institution charitable, organisée sous la surveillance de l'administration publique, ayant pour objet spécial de s?courir les indigents malades ou infirmes, ou dépourvus de ressources, et de subvenir aux besoins de leur famille au moyen d<?
ons volontaires ou de taxes prélevées par les municipalités. Ces tablissements eux-mêmes ressortissent directement à l'autorité muni- [pale; TÉtat n'exerce sur eux qu'une surveillance lointaine, ou ropre seulement à garantir leur bonne administration. L'organisation des secours à domicile, en France, remonte à une poque très reculée, mais elle ne trouvait guère à s'appliquer qu'aux randes villes; le morcellement du territoire entre les grands proriétaires féodaux, laïques ou religieux, plus tard la division en proinces séparées, laissaient les classes indigentes livrées à la bienidsance, ou à l'intérêt, à l'insouciance de ceux au patronage despels elles étaient dévolues, ou bien aux coutumes des localités auxquelles elles appartenaient.
François l*' établit à Paris, en \5tiUy un bureau général des paurres, composé de treize bourgeois nommés par le prévôt des marchands et de quatre conseillers au parlement. Ce bureau était autorisé à lever chaque année sur les princes, les seigneurs, les ecclésiastiques, les communautés, une taxe d'aumône pour les pau>Tes, laquelle se levait encore en 1789.
En province, les établissements de charité étaient administrés par des assemblées composées du curé, du seigneur du lieu, du juge et du procureur fiscal, lorsqu'ils demeuraient en la ville, des marguilliers, tant en charge qu'anciens, et des principaux habitants. Ces issemblées avaient la direction ; l'administration proprement dite était remise soit aux curés et aux marguilliers, soit à un procureur de charité qui remplissait les fonctions de trésorier. Ils étaient aidés dans les distributions par des dames et demoiselles des pauvres, (^endant la révolution, les biens des bureaux de charité furent saisis ptr l'Etat, comme ceux des hospices, et leur administration désorganisée. La loi du 19 mars 1793 déclara que l'assistance des pauvres «si une dette nationale, et essaya de reconstituer l'assistance publi- ^oe. La loi du 7 frimaire an V créa les bureaux de bienfaisance, «t sert encore de base aux règlements actuels. L'extension donnée en 1853 aux secours à domicile a accru singulièrement l'importance des bureaux de bienfaisance.
Nous exposerons successivement l'organisation des bureaux de bienfaisance, et dans les départements, et à Paris, la première pou- ^t s'appliquer aux petites localités.
L'administration des bureaux de bienfaisance se compose de cinq niembres, dont les fonctions sont gratuites, et qui sont nommés pw le préfet; c'est également ce magistrat qui règle le budget des ««reaux de bienfaisance. Ces membres, dont le renouvellement J'opère par cinquième, chaque année, peuvent être suspendus par ■«préfet, mais révoqués par le ministre. Ils peuvent être choisis
330 BimKAU r)K RIK.^FAISANCB.
parmi les membres dos commissions administratives des hospices Le maire est piésident-né du bureau. Un receveur, salarié, e fournissant un caulionnonient, est cbargé d'cUectuer les récolte: et l(»s dépi'nses ; l()rs((utJ les recettes du bureau, réunies à celles de: hospices, ne dopassent pas 30 000 francs, c'est le receveur municipal qui est chargé de cette fonction. Les bureaux de bienfaisance sont autorisés à nommer, dans les divers quartiers de la ville, det adjoints et des dames de charité, pour les seconder dans les secour qu'ils ont à distribuer.
Les bureaux de bienfaisance, rattachés par la loi de Tan V au administrations cantonales, ont été, par la loi du 28 pluviôse an VDl, rappelée dans l'instruction du 8 février 1833, expressément limiUs dans les circonscriptions communales.
On remarquera, du reste, que la législation actuelle n'imposa pas la charité auxcomnmnes. Chacune d'elles est maîtresse de suivre «es inspirations, et d'accorder ou de refuser des subventions sur un budget pour les indigents ; d'institqer un bureau de bienfaisance ou de s'en passer. Les seules dépenses obligatoires sont celles relatives aui aliénés et aux enfimts trouvés.
Hrfaiilsallon à Pavln. -^ L'organisation particulière dos bureaux de bienfaisance, à Paris, a été réglée successivement piM" le* ordonnances du 3 juillet 1816, du 29 avril 1831, et du 2U avril 18i|.
Le service des secours à domicile, dans chacun des erroQdissemonts de la ville de Paris, est spécialement confié h un bureau de bienfaisance.
Ces bureaux de bienfaisance, placés sons Tautorité du préfet de la Seine et dans les attributions du directeur de Tadminislrr^tioD générale de l'assistance publique, se composent : du maire, prisident-né, et des adjoints de l'arrondissement, membres-nés; df douze administrateurs, d un nombre illimité de pommiss<)iit?s t\ dames de charité, qui n'ont que voix consultative, et d'un sefrétaire-trésorier, salarié. Les bureau^k se renouvellent par quart, cb* que année.
Un arnMédu ministre de l'intérieur, du i^ septenihre 1831,pégltit les détails d'organisation de ces bure^p^ de bienfaisance; nousf|iloQ> successiv^iHent en passer eq revue Ips pojiWs les plus imporL^pU, p^ attachant à en faire connaître plutôt l'esprit q^P le texte. Kiius fefiH^ remarquer que cette organisation a été modiliée alternativeipent p^ le règlement que nous citerons plus bas.
Chap. I". Orgaaimtion des bureaux de bienfaûmce. — j^es fo^tjflfl-* du bureau de bienfaisance cousistcnl :
l*" Dans la répartition et l'emploi t^c tous les secours misàl^'^ disposition par l'autorité adnjinistrative ou i>ar les particuliers.
BUBJEAU m iu«:npai»anck. stt
Iftla surveillance et rodininiâtration des éUblii^seiueiiU cbar BDtreteuus par les bureaui^.
le arrondissement est divisé en aulant de cirooniMiriplions a d'administrateurs clans le bureau. Il est att'ecté à chaeun "eaux autant de maisons de seeours et d'établissements té que le nombre des pauvres, le besoin et les convenances mdissemenl pourront l'eiûger. Les commissaires et dames té» spécialement attachés à chaeun des quartiers de Tarron- Qt, concourent m% distributions de secours, prennent et don- \ renseignements sur les demandes des indigents, visitent i sont secourus par le bureau. Le bureau s'assemble k jour ftu moins deux fois par mois.
près de chaque bureau, dans la proportion fixée pap le prélet iine, des médecins et chirurgiens, des sages-femmes, dps 0 charité, de9 maitres et maîtresses d'école, et des salles our l'enfance,
485S, les médecins et pbirurgien« étaient nommés pour cinq le préfet, sur des listes triples de candidats formées par les
de charité ; ils peuvent ôtre réélus. Us doivent être docteurs îcine, et demeurer sur le territoire de Tarrondissement, et , après vingt ans de service, Alvn nommés hanoraif^i. Ils peue suspendus par le préfet, et révoqués par le ministre, sur la ion du bureau de bienfaisance.
lédecins (^t chirurgiens visitent les malades indigents qui ïUent ou leuf^ sont indiqués par les administrateurs, les saires et les dames de charité. Ils font les opérations et ;s pansements, lorsque les sœurs de charité ne les peuvent 'C, à raison de l'état du malade ou du pansement; ils
des consultations gratuites aux pauvres, dans les maisons u*s.
iges-femmos fopt les accQUcbemients et donnent leurs soins geptes malades ou en cjjwibes ; pllps doivent appeler un
en quand 1ms iu'coucbements présentent des diiQpnltés.
Burs doivent visiter à domicile les indigents malades, les u besoin, préparer et distribuer, sur les ordres des médecins, ics et les médicaments simples qui sont ou seront indic[ués nouveau fbrnmlaire des bureaux de bienfaisance. II. Des personnes n secourir et des secours à donner. — Les qu'accordent les bureaux de bienfoisance sont ordinaires et linaires. Us sont ordinaires et annuels pour les aveugles, les ques, lesfancérés, les infirmes, les vieillards de soixante-cinq -vingts ans ; extraordinaires et temporaires pour les blessés, les (, les femmes en couches ou nourrices, les enfants abandonnés,
les orphelins, les chefs de famille ayant à leur charge des enfants en bas âge, les personnes qui se trouvent dans des cas extraordinaires ou imprévus.
Les blessures, maladies ou infirmités, seront constatées par le médecin du bureau de bienfaisance.
Nul indigent ne recevra de secours s'il n'envoie ses enfants à Técole. ou s'il refuse de les faire vacciner.
Les secours seront le plus possible distribués en nature ; les bureaux chercheront à multiplier les secours en travail.
Chap. III: Comptabilité, ^~ Les ressources des bureaux se composent : des fonds donnés par l'administration des hospices, des secours qu'elle donne en nature, des recettes intérieures des bureaux, des recettes extraordinaires faites avec ou sans destinaHoo spéciale.
Chap. IV. Dispositions générales. — Les bureaux de bienfaisance étaient, en France, au nombre de 6275 en 18^2.
Us ont eu à leur disposition, en 1833, la somme de 10 315 766 fr. 50 cent.
Cette somme peut se décomposer ainsi :
Revenus à eax appartenant 6 230 138 fir. » c
Produits des quêtes, dons. 1 ^1 443 77
Legs et donations. 583 510 25
Recettes diverses ou imprévues. ... 2 080 634 48
10 315 746 fr. 50 c.
Les dépenses des bureaux de bienfaisance, dans la môme année. ont été :
En fournitures d'aliments 3 570 725 fr. 08 c.
En Tétements et en combustlb'^ ... 1 258 106 09
En secours distribués en argr lU . . . 2 570 725 08
Frais de matériel et d'admIniitraUon. . 1 769 556 37
9 149 112 fr. 62 c
De sorte qu'il était resté libre, dans les caisses des bureaux <lf bienfaisance, 1 166 633 fr. 88 cent.
695 632 individus avaient pris part aux secours, dont le lerfflf moyen a été, par conséquent, de 10 fr. 63 cent, par inàividu.
Nous empruntons à M. de Gérando une autre statistique plus détaillée, spécialement relative aux secours à domicile à Paris.
Pendant le cours de l'année 1837, les ressources mises à la dispo-
m des douze bureaux de bienfaisance de Paris ont consisté dans sommes ci-après, savoir :
Versements de radministration des hospices. . . . 928 836 fr. 19 c.
Recettes intérieures :
Dons, collectes et souscriptions. . 210 biU 66 n
Troncs et quêtes dans les églises. 22 318 91 i
Théâtres, bals, concerts 3 773 83 > 248 198 44
Intérêts de fonds placés 8 707 37 ^
Divers 2 883 67;
1 177 034 fr. 63 c.
jeun» dépenses pendant la même année se sont composées comme mit :
/l. Pain 82 160 89
' 2. Viande 65 !40 70
^" / 5. Habillement, couchers 171 838 44 >â23 577 20
"^'"'■^* * 6. Bains 7 691 40