‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 84 sur 169 · CARRIÈRES · texte numérisé non relu

CARRIÈRES

3* Tous iiidiTidiis qui, pour Texploitatioa des carrières, ont obtenu des pertaBiODsde Pautorité compétente, et ceux qui en obtiendront par la suite, seront DUS d*en faire la déclaration au préfet de police dans le délai de dix jours à irtirde la publication de la présente ordonnance pour les premiers, et, pour les leonds, du jour de r«btention desdites permissions.

&* Les préposés de la préfecture de police surveilleront lesdites exploitations à eflet de constater si elles se font conformément aux lois et règlements de police Micemant les carrières.

5* Les carrières exploitées par cavage ou à puits seront fermées à la clef et MTertes de madriers suffisants, attachés les uns aux autres avec chaînes de Ser contenues par des cadenas pendant la nuit et les jours de cessation de travail. Poor celles dont Texploitation se fait à découvert, il sera établi au devant des tnncbées, des knrrières de planches ou pierres pour prévenir les accidents, le toat à peine de 500 francs d'amende.

n est bon de faire remarquer que le règlement général annexé au décret du 22 mars 1813, relatif à l'exploitation, dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise, des carrières, des plàtrières, etc., et qui astreint l'exploitant à se conformer aux instructions concernant la sûreté publique, interdisant toute exploitation dont Tétat actuel présenterait des dangers auxquels on ne pourrait opposer des précautions suffisantes ; ce règlement peut, aux termes du décret, être rendu applicable dans toutes les localités où le nombre et l'importance des exploitants en rendraient Texéculion nécessaire.

Le tra\'ail de la carrière est des plus pénibles et des plus dangereux, moins par les maladies auxquelles sont exposés les carriers en raison de Thumidité au sein de laquelle ils vivent, et de la poussière qu'ils respirent, que par les accidents multipliés dont ils sont victimes, et qui, il est vrai, doivent être le plus souvent imputés à leur négligence. Les blocs qui se détachent pendant l'ascension, et qui écrasent les ouvriers au fond de la carrière ; les éboulements qui les ensevelissent; enfin, les échelons qui se brisent sous le poids de leur corps, et les chutes qui en résultent, font plus de ravages parmi eux que la phthisie pulmonaire. La disposition des échelles qui servent à descendre dans les carrières à puits a justement éveillé l'attention de l'autorité, et a motivé de la part du préfet de police l'ordonnance suivante, du 16 février 1811 :

Considérant que les échelles de bois avec lesquelles on s'introduit dans les Carrières à puits ne sont point assez solides ; qu'elles sont d'ailleurs mal entretenues, et qu'en général ces échelles ne sont pas suffisamment fixées et suspendues à l'ouverture des puits ; que dans cet état de choses il y a danger pour les préposés de l'administration et pour les ouvriers, et qu'il importe pour la sûreté commune de prendre des mesures préservatrices pour l'avenir;

Ordonnons ce qui suit :

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