‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité, ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions, les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 4)Chapitre 110 sur 151 · COLLE · texte numérisé non relu

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du charbon de terre, pas plus que d'une foule d'autres. Les fours à coke doivent donc être considérés comme appartenant à la première classe. {Voy. Combustibles, Établissements, Fours a chaux, etc.

Bibliographie. — Péclet, Traite de la chaleur. — Rapport sur ks travaux du Conseil central de salubrité du département du Nord. Lille, 1842. — ■ Rapport général sxtr les travaux du Conseil central de salubrité du département de la Loire-Inférieure. Nantes, 1846.

COLLE. — Il existe un grand nombre d'espèces différentes de colle parmi lesquelles les principales, au point de vue de l'hygiène, sont : la colle forte et la colle de parchemin, la colle d'amidon et la colle de peau de lapin dont la fabrication mérite de nous arrêter. On désigne, sous le nom de colle forte ou sous celui de colle de gélatine, des colles préparées avec des matières animales plus ou moins riches en gélatine, telles que membranes, peau, aponévroses, tendons, cartilages, os.

Les matières premières employées pour préparer la colle forte sont : les brochettes, ou raclures de peaux, préparées parles mégissiers; les buenos-ayres, ou peaux d'emballage et rognures de peaux venant du Brésil; les effleurures, qui proviennent de la fabrication des buffles; les patins ou gros tendons de bœuf; les rognures des parchemineries , les tanneries, ou parties rejetées par les tanneurs, telles que oreilles de mouton, pieds de veau, queues, etc.; enfin les os, qu'on laissait perdre il y a cinquante ans à peine, et qui aujourd'hui sont devenus un objet d'industrie si important, qu'on en fait venir môme de l'étranger.

La préparation des matières tendineuses et membraneuses (connues sous le nom de carnasse) consiste à les faire macérer plusieurs jours dans un lait de chaux, puis égoutter et dessécher, ensuite dénuder l'eau bouillante au bain-marie, en continuant l'ébullition jusqu'à ce que le liquide de la chaudière, soumis à un courant d'air froid, se prenne en une gelée consistante.

Pour extraire la gélatine des os, il faut d'abord en séparer la graisse; pour cela, on les fait bouillir dans l'eau, après les avoir concassés ; la graisse fond et vient nager à la surface du liquide, d'où on l'enlève avec une cuiller. Après le dégraissage, la gélatine des os peut être obtenue par deux procédés différents : 1° en chauffant dans une chaudière autoclave ; 2° en enlevant les sels calcaires qu'ils contiennent, au moyen de l'acide chlorhydrique.

Dans le premier procédé, les os sont passés à la chaux, qui en sépare les dernières portions de graisse, puis soumis à l'action de l'eau à une température élevée, 120 degrés environ, dans une chaudière capable de supporter la pression de plusieurs atmosphères. A

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