DRAINAGES
moyen de la craie, ce qui permet au doreur de les répandre sur la voie publique.
Quant aux doreurs par le procédé du trempage, le Conseil de salubrité, sur le rapport de d'Arcet, s'est borné aux mesures suivantes: rétrécir le plus possible l'ouverture de chaque foyer, sans gêner toutefois le travail; élever le tuyau de fumée à 2 mètres au-dessus du faîtage des maisons voisines ; faire établir un bon fourneau d'appel dans chaque forge ; faire poser des vasistas à soufflet clans l'atelier; ne faire d'opérations que sous un bon tirage établi au moyen d'un fourneau d'appel ; tenir constamment à la disposition des ouvriers un flacon d'ammoniaque, de manière qu'ils puissent en respirer le gaz, en cas d'accidents développés par les vapeurs nitreuses ; avoir dans l'atelier une certaine quantité de carbonate de chaux, afin de pouvoir saturer immédiatement les eaux acides qui pourraient être déversées sur le sol par accident.
Les établissements de doreurs sur métaux sont rangés, par l'ordonnance du 15 octobre 1810, dans la troisième classe des établissements insalubres.
L'emploi des procédés galvaniques dans la dorure met à l'abri de tous ces dangers, et rend inutiles toutes ces précautions. Mais il ne s'est pas encore généralisé, surtout pour la dorure, car on en fait un usage beaucoup plus considérable dans l'argenture. Le docteur Sanderet écrivait enl847, à M. Chevallier, qu'àBesançon, dans la fabrique d'horlogerie, la dorure galvanique était tombée en discrédit, par suite de l'abus qu'on avait fait de la dorure légère, malgré les conséquences désastreuses que, là même, cette industrie exerçait sur la santé des ouvriers.
Bibliographie. — D'Arcet, Mémoire sur l'art de dorer le bronze au moyen de l'amalgame d'or et de mercure 1818. — Pâtissier, Traité des maladies des artisans, 1822, p. 32. — Benoiston de Châteauneuf, Influence des professions sur le développement de lapkthisie (Annales d'hygiène, etc., 1831, t. VI, p. 20). — Dictionnaire de l'industrie, etc., t. IV, p. 124. — Rapports généraux des travaux du Conseil de salubrité, depuis 1840 jusqu'à 1845 {Annales d'hygiène, etc., 1847, t. XXXVIII, p. 130). — Lettre de M. Sanderet à M. Chevallier sur la dorure [Annales d' hygiène, etc., 1847, t. XXXVIII, p. 457). — A. Tardieu, Recherches médico-légales sur l'identité (Annales d'hygiène, etc., 1849, t. XLII, p. 405. — Regnault, Cours élémentaire de chimie, 1860, t. II.
DRAINAGE. Le drainage des Anglais [to drain, égoutter, saigner) est, dans le sens le plus général, l'art d'égoutterou de dessécher les sols humides. Mais parmi les nombreuses méthodes employées pour atteindre ce but, le mot draining, que nous avons traduit par dm-. nage, désigne aujourd'hui plus spécialement l'opération qui consiste à extraire l'humidité des terres à l'aide de saignées plus ou moins