La présente ordonnance sera imprimée et affichée
Les sous-préfels des arrondissements de Saint-Denis et Sceaux, les maires des communes rurales du ressort de la préfecture de police, les commissaires de police à Paris, les officiers de paix, l'archilecte commissaire de la petite voirie, l'inspecteur général de la salubrité et tous les préposés de la préfecture de police, sont chargés d'en surveiller et assurer l'exécution. Signé comte Angles.
Les instructions des Conseils d'hygiène et de salubrité relatives aux boyauderies se résument dans les prescriptions suivantes :
Placer ces établissements à la distance voulue de toute habitation.
Exiger des quantités d'eau considérables, afin de pouvoir pratiquer souvent et abondamment les lavages nécessaires.
Ventiler énergiquement les ateliers de travail et les greniers où sont conservés les boyaux emballés ; mettre dans ces greniers du chlorure de chaux sec dans des assiettes.
Bitumer ou daller le sol des ateliers de fermentation, y faire matin et soir des lotions chlorurées, y ajouter même quelques gouttes d'acide sulfurique dans des solutions de chlorure de chaux ou de
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zinc, afin d'opérer plus rapidement et plus instantanément la désinfection.
Hourder à chaux et ciment à la hauteur d'un mètre les murs des ateliers, et y faire de fréquents lavages chlorurés. Les peindre à l'huile ou au blanc de zinc, ou mieux, les recouvrir d'une couche de collodion.
Faire écouler directement les eaux, et par un conduit couvert et souterrain, dans l'égout ou le fleuve le plus prochain.
Dans le cas où cela ne peut avoir lieu, faire construire une fosse étanche dans laquelle toutes les eaux seront recueillies ; recouvrir cette fosse par des planches bouvetées sur lesquelles on jettera dixhuit à vingt centimètres de terre.
Désinfecter ces eaux avec le sulfate de zinc ou de fer avant de les extraire et de les transporter dans des tonneaux à des voiries désignées. Ces opérations ne peuvent avoir lieu que pendant la nuit.
Désinfecter les cuves à macération par des lotions chlorurées (un kilogramme de sulfate de zinc par deux hectolitres d'eau).
Ne jamais permettre de puisards pour ces eaux.
Établir à la sortie des cuves à fermentation ou des ateliers des, grilles destinées à tamiser les eaux et à retenir tous les débris de matières animales.
Ne jamais laisser exposer à l'air les oreillons dans le but de les dessécher, avant de les livrer aux fabricants de colle, à moins qu'ils n'aient subi une première dessiccation dans une étuve ad hoc.
Ne jamais laisser séjourner dans les cours des débris d'intestins frais ou en putréfaction.
Les faire enlever tous les jours et les transporter, soit de l'abattoir à la fabrique, soit de la fabrique aux voiries ou fabriques de colle, dans des voitures couvertes, très propres, et chaque jour lavées au chlorure désinfectant. Les peindre en dedans avec du goudron très sec, et auparavant en charbonner les parois intérieures.
Conseiller aux ouvriers de se graisser les mains avant le travail avec une pommade au sulfate de zinc, et de ne pas quitter l'atelier sans se les être lavées avec de l'eau chlorurée.
Ne pas pratiquer dans la boyauderie la fonte des graisses en grand et à feu nu, sans une autorisation spéciale. N'y fondre que les graisses de la fabrique au bain-marie. Purifier le suif avec l'alun ou l'acétate de plomb préférablement aux cendres.
Tolérer les boyauderies restreintes, et qui ne traitent que le petit boyau (boyau de mouton), près des habitations, mais avec toutes les prescriptions de propreté et de salubrité indiquées plus haut. Faire sécher les boyaux préparés sous un hangar à l'abri de la