‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité, ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions, les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 4)Chapitre 74 sur 151 · CAOUTCHOUC · texte numérisé non relu

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de savon qu'y répandent les laveuses ; enfin, de la fermentation des boues qui en tapissent le fond, et qui, lors du passage des bateaux, ou la veille des orages ou des pluies, laissent échapper des gaz plus ou moins odorants et nuisibles. La boue retirée des biefs envasés est généralement noire et fétide, développant une odeur dominante d'hydrogène sulfuré, à laquelle succède une odeur sui generis insupportable.

Des prescriptions sévères ont à plusieurs reprises cherché à remédier à ces différentes causes d'insalubrité. Les ordonnances de police des 11 mars 1821, 10 juin 1826, 20 avril 1834, et, en dernier lieu, la grande ordonnance du 25 octobre 1840, sur la navigation dans lei ressort de la préfecture de la Seine, ont édicté certaines mesures importantes au point de vue de l'hygiène publique. Nous citerons notamment, la défense de jeter les eaux de vidange des bateaux sur les talus des levées ou sur les murs de revêtement, de faire usage de crocs ou autres instruments pouvant détériorer les maçonneries, de I jeter aucunes immondices dans les canaux, de faire rouir du chanvre dans le canal ou dans les contre-fossés en dépendant et d'y laver du linge. [Voy. Égouts.)

Bibliographie. — Chevallier, Rapport au préfet de police sur l'envasement du canal Saint-Martin {Annales d'hygiène, etc., 1839, t. VII, p. 59). — Rapport sur l'état et la nature des envasements du canal Saint- Martin (Annales d'hygiène, etc., 1839, t. XXI, p. 265). — Collection officielle des ordonnances de police.

CANIFIERS. — Voy. Aiguiseurs.

CANISSIERS. — Voy. Vanniers.

CANMES. — Voy. Sucre.

CAOUTCHOUC — Nous n'avons pas à faire connaître ici la nature, l'origine et les nombreux usages du caoutchouc; mais comme 1 n'est pas de progrès industriel qui ne touche par quelque point à 'hygiène, les procédés usités dans la fabrication des objets de caoutchouc, qui a pris dans ces dernières années une extension si considérable, n'ont pas échappé à la loi commune ; et les effets qu'ils n'ont pas tardé à produire sur la santé des ouvriers ont appelé à très juste titre l'attention et les études des médecins. C'est à M. le docteur A. Delpech que revient surtout l'honneur d'avoir signalé ces faits nou- i veaux ; et son nom restera attaché à cette intéressante question d'hygiène professionnelle déjà bien exposée par M. le professeur Bouchardat.

Il est établi aujourd'hui que les ouvriers en caoutchouc sont expo- i ses à des accidents tout à fait spéciaux et caractéristiques, que déve- i

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