‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité, ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions, les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 4)Chapitre 82 sur 151 · CASSONADE · texte numérisé non relu

CASSONADE

6° Les buanderies seront placées au rez-de-chaussée, et leur sol sera dallé en pente douce ; un petit caniveau, creusé à la partie la plus déclive, aboutira au ruisseau de la cour, pour que les eaux puissent s'écouler facilement; on défendra tout savonnage dans les étages supérieurs.

7° Dans le cas où l'on serait obligé de pratiquer des corridors, il faudrait y établir une grande ventilation par de larges ouvertures aux deux extrémités opposées.

8° De grands réfectoires seront établis dans les casernes; alors il sera défendu aux soldats de prendre leurs repas dans les chambrées.

9° 11 serait à désirer que dans les casernes de cavalerie, et surtout dans celles des gendarmes, qui sont exposés à des courses plus fréquentes, et par tous les temps, il y eût des espèces d'antichambres ou de vestiaires où ils déposeraient leurs manteaux et leurs buffleteries mouillés.

10° On devrait supprimer tous les cachots souterrains; c'est assez qu'ils soient placés au rez-de-chaussée; on aura soin, surtout, que ces lieux de punition soient bien aérés et bien ventilés.

11° Enfin, on enjoindra à MM. les officiers des corps casernes de veiller, mieux qu'ils ne le font, à ce que la plus grande propreté règne dans les casernes.

Le ministre de la guerre, justement préoccupé de la salubrité des casernes, notamment des dimensions à donner aux chambres occupées par les soldats, a chargé une commission de déterminer par des expériences le volume d'air à accorder aux hommes de troupes. M. Félix Leblanc en a consigné les résultats dans un rapport très remarquable, fondé surtout sur les principes d'hygiène que nous avons rappelés en parlant des causes de viciation de l'air confiné. [Voy. Air, Écuries, Militaire (Hygiène), Ventilation.)

Bibliographie. — Annales d'hygiène, etc., lre série, 1829, t. II, p. 331. — ■ Dictionîionnaire de l'industrie, etc., 1835, t. III, p. 114. — Monfalcon et de Polinière, Traité delà salubrité dans les grandes villes, 1846, p. 135. — Extrait d'un rapport adressé à M- le ministre de la guerre, relativement au volume d'air à assurer aux hommes de troupes dans les chambres des casernes, par M. Félix Leblanc {Annales de chimie et de physique, 3e série, t. XXVII, p. 373).

CASS©^TA1IE. — On appelle cassonade, le sucre de couleur blonde employé dans l'économie domestique et dans la fabrication des sirops.

La cassonade a été falsifiée, suivant M. Chevallier, avec du sucre de lait, ou avec de la farine, de la terre, du sable, de la fécule de pomme de terre, du sulfate de potasse.

On reconnaîtra le sucre de lait au moyen de l'alcool, dans lequel la cassonade seule est soluble; la plupart des autres falsifications, en

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