ACCOUCHEMENT
ancien : « Qua? ex calidis locis eorpora traducuntur sub septen- » trionum regiones frigidas, non modo non laborant immutatione » loci valetudinibus, sed etiam confirmantur. »
En définitive, le changement de climat, considéré indépendamment de l'action miasmatique qui constitue un principe de maladie distinct et s'oppose à l'acclimatement, a pour effet de convertir l'indigène des contrées tropicales en habitant des régions tempérées, et de donner à l'habitant des régions tempérées la constitution de l'indigène des pays chauds. Cette révolution ne confère pas l'immunité absolue contre les causes morbides, mais place à cet égard l'étranger dans la même situation que l'indigène ; c'est-à-dire que leur santé, pour l'un et pour l'autre, dépend de la manière dont ils observeront les règles d'hygiène propre au climat sous lequel ils vivent. [Voy. Climats.)
Bibliographie. — Nous ne pouvons citer ici tout ce qui a été publié sur l'acclimatement. On trouvera des pages intéressantes disséminées, soit dans les Dictionnaires classiques de médecine, soit dans les monographies des médecins fiançais ou anglais qui ont exercé dans les pays chauds. Nous indiquerons seulement comme devant être consultés avant tout aujourd'hui : Lind, Essai sur les maladies des Européens dans lespays chauds. Paris, 1785, 2 vol. in-12. — Virey, Dictionn. des se. méd., art. Climat. — Coulomb, Mémoire sur le travail des hommes et leurs forces en divers climats. — Thévenot, Traité des maladies des Européens dans les pays chauds. Paris, 1840. — ■ E. Celle, Hygiène pratique des pays chauds. Paris, 1848. — Périer, De l'hygiène en Algérie, 2 vol. Paris, 1847. De l'acclimatement en Algérie (Ann. d'hyg. etdeméd. lég., t. XXXIII). — Aubert- Roche, Essai sur l'acclimatement des Européens dans les pays chauds {Ann. d'hyg. et de méd. lég., t. XXXI, XXXII, XXXIII, XXXIV et XXXV). — Rapport à l'amirauté anglaise sur l'état sanitaire de la croisière des côtes d'Afrique, 1847. — Bajon, Mémoire pour servir à l'histoire de Cayenne. — Boudin, Etudes d'hygiène publique sur l'état sanitaire et la mortalité des armées de terre et de tuer (Annales d'hyg. et de méd. lég., t. XXXV). Études sur la mortalité et l'acclimatement de la population française en Algérie (Ibid., t. XXXVII). Colonisation française en Algérie (Ibid., t. XXXIX). De l'occupation des lieux élevés considérée comme moyen de diminuer la mortalité en Algérie (Ibid., t. XL1). — Traité de Géographie et de statistique médicales et des maladies endémiques. Paris, 1857, 2 vol. in-8. — Tableau de la situation des établissements français en Algérie. Paris, 1847. — Recherches sur l'acclimatement des races humaines sur divers points du globe (Ann. d'hyg. etdeméd. lég., 1860, t. XIII, 2e série, p. 310). ■ — Trolliet, Statistique médicale de la province d'Alger. Paris, 1844. — Desjobert, Mesures à prendre pour V amélioration de l'état sanitaire de l'armée (Ann. d'hyg. et de méd. lég., t. XXXIX). — Maréchal Pélissier, Annales algériennes, t. II. — Foley cl Martin, De l'acclimatement et de la colonisation en Algérie. — Johnson, On the Influence of tropical climates on European constitutions. London, 1841. — Sigaud, Du climat et des maladies du Brésil. Paris, 1845. — Perrin, De l'acclimatement, des modifications diverses qu'il peut imprimer à la santé ;dcs précautions hygiéniques qu'il inspire (Thèse de Paris, 1845, n° 198). — ■ Hervé, Topographie médicale du Sénégal (Thèse de Paris, 1845, n° 95). — Haspel, Maladies de l'Algérie. Paris, 1850-1852, 2 vol. — Dutroulau, Traité des maladies des Européens dans lespays chauds. Paris, 1861.
ACCOUCHEMENT. — Voy. Maisons d'accouchement.
ACIÏMSS. — La fabrication des acides, qui tient une si grande place dans l'industrie des produits chimiques, entraine des dangers et des inconvénients qui ont motivé le classement des établissements où elle s'opère. Il existe toutefois des degrés que la classification fait ressortir.
Les acides nitrique , pyroligneux et sulfurique sont placés clans la première classe, à cause delà fumée et de l'odeur empyreumatique très désagréable que répandent les fabriques et des effets nuisibles qu'elles produisent sur la végétation. Cependant la fabrication de l'acide nitrique, lorsqu'elle a lieu par la décomposition du nitrate de potasse dans l'appareil de Wolf au moyen de l'acide sulfurique, et celle de l'acide pyroligneux lorsque les gaz sont brûlés, ne figurent que dans la deuxième classe.
Il en est de même de l'acide muriatique fabriqué à vases clos, par suite de l'odeur désagréable et incommode qui provient de ce que lesappareils perdent de temps à autre.
L'acide acétique, dont la fabrication offre peu d'inconvénients, et l'acide tartrique, qui exhale un peu de mauvaise odeur, sont placés seulement dans la troisième classe à côté des fabriques d'acétate de plomb, qui ne sont nuisibles que pour la santé des ouvriers.
Ajoutons que les eaux acides produites par un grand nombre d'industries constituent un inconvénient grave, et que leur écoulement doit être surveillé. La neutralisation de ces eaux à l'aide de la craie ou de la chaux est un moyen mis souvent en usage. Mais le Conseil d'hygiène et de salubrité de la Seine donne la préférence à la dilution des eaux acides dans un volume égal ou supérieur d'eau pure qui les ramène à 1 degré ou 1 degré et -demi de l'aréomètre de Baume.
ACIEKS. — Les fabriques d'aciers sont placées dans la deuxième classe des établissements insalubres pour la fumée et le danger d'incendie.
ADSIIWI&TRATIOŒ. — L'hygiène publique et la salubrité sont essentiellement du domaine de l'administration. On peut les considérer comme une application de la science au maintien de la santé des populations; application pour laquelle l'intervention de l'autorité est indispensable. C'est pour cette raison qu'il nous a paru utile de donner ici une indication des branches de l'administration auxquelles se rattachent les objets si nombreux et si divers qui touchent à l'hygiène publique et à la salubrité.
Parmi les divisions du système administratif de la France il n'y en a pas qui comprenne spécialement tout l'ensemble des affaires
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sanitaires. Celles-ci sont distribuées de manière à rentrer, d'une pari, dans les attributions des différents départements de l'administration supérieure ou centrale ; de l'autre, dans celles des administrations départementale et communale.
Nous passerons successivement en revue les attributions de chaque ministère relatives à quelque point de l'hygiène publique et de la salubrité.