SOUDE
pour être filé. G^esl cette industrie des bourretaires que nous avons à classer.
De Tétude attentive des opérations qui viennent d'être décrites est rcssortie pour vos commissaires Tévidence de ce fait, que l'industrie en question doit être assimilée à celle qui est rangée dans la première classe sous le nom d'échaudoirs et qui a Tinconvénient d'exhaler une très mauvaise odeur.
En effet, les chrysalides et les cocons peuvent être rationnellement comparés aux débris et abatis d'animaux dont la cuisson et la préparation s'opèrent dans ces mêmes échandoirs, et Podeur qu'exhalent ces derniers est analogue à ceiie qui s'échappe de la chaudière des bourretaires.
Votre commission a l'honneur de vous proposer d'émettre le vœu que l'auto^ risatlon demandée par C. . .. ne lui soit accordée qu'en lui imposant ia condition de transporter son industrie dans un local éloigné des habitations.
Voy, Battage de tapis, C ardeurs, etc.
Bibliographie. — Sur l'état phytique et moral de$ OMvHeri, par Vlllermé. — Traité deê matadieâ dei ortiMom, d'après Ramanini, par Patifsier. Paris, 1812. — La tcfograpkU de la ville de Ntnut et de ia banlieue^ par Vlnoens et Baumes. Nîmes, i802. — De rinfluence du eardage des frisons de la soie sur la santé des ditenua de la maison centrale de Nfmes^ par le docteur Boileau de Caitelnaa (4fiii. d'hyg, et do méd, lég, , t« XXIII, p. SAi)« — Reekerekes et observations eur te mal de vere ou «Mi ée boMêime, qui atta^e eœelusivoment les fieuees do oœons de vers à jom, par le doeteor PoUon (de Lyon), et Rapport fait à l'Académie do médecine^ par M. Patiialer iBuUetin de l'Académie de médecine^ i85S, t. XVII, p. 808). — De Cinfluemee que l'induetrie exerce sur la santé des populations dans les grands centres manufacturiers^ par M. le docteur Thouveoia (de Lille) [Ann, d^kgg. cl de méd. lég.^ U XXXVI, p. 16). -* Enrobage de la soie par l'acétate de plomb, par A. Chevallier (Afin., t. IV, V série, p. 317). — Rapport sur la condition morale^ intellectuelle et matérielle des ouvriers qui vivent du travail de la soie, par L. Reybaud {Compte srendus des séances de l'Académie' des sciences morales et politiques^ i* série, 1858, et Annales d'hygiène publique, 1858).
MIIJDE (Fabriques de). Personne n'ignore rimmense consommation de soude que fait l'induslrie. L'importance de cette fabrication, SCS procédés et l'extension qu'elle a prise depuis un demi-siècle, par suite d'une des plus belles conquêtes de la chimie moderne, ne pouvaient manquer d'intéresser vivement la salubrité.
La soude du commerce, qui n'est autre chose que du carbonate neutre de soude, a été longrtemps obtenue exclusivement par le lessivage des cendres provenant de la combustion des plantes mannes, et notamment du Saisola soda. C'est là ce qu'on appelle la ^fude natttrelle. Et lorsqu'elle s'opère dans les établissements permanents, ia fabrication en grand dos soudes de varech, qui donne lieu à di>^ exhalaisons désagréables, nuisibles à la végétation, et portées à de grandes distances, est rangée dans la première classe des établi^ements insalubres.
Mais cette fabrication a en grande partie cédé la place à celle de la soude factice ou artificielle^ dont le mode^d 'extraction a été décou-