ST LES RECOMPENSES A D^CBRIIIR
D*après diverses eirciriaires, les préfets doivent adresser au ministre de l*iii* tériear, dans le cours du premier trimestre de chaque année, le tableau des vaccinations pratiquées pendant l*année précédente.
L'ordonnance du roi du 30 décembre 1820, portant institotion de rAcadémIe royale de médecine, a classé la propagation de la vaccine au nombre des objets qoi doivent faire partie des travaux de cette Académie.
La suppression de la société et du comité central de vaccine, créés en 1801, était une conséquence naturelle de cette disposition. En les supprimant par un arrêté du i6 Juillet 18'J3, le ministre a décidé que les états de vaccinations pratiqoéesdans les départements, et tous les documents transmis par les préfets, relativement à la vaccine, seraient à Paveoir communiqués à TAcadémie royale de médedoe, qui soumettra annuellement à Son Eicellence un rapport sur les travaux entrepris pour la propagation de la vaccine. Les récompenses qui ée* front être accordées aux plus télés vacdnateurs seront décernées sur la propo* dtioB de I* Académie, et cette société est d'ailleors' chargée de faire pour tous les départements les envois de vaccins qui lui seront demandés.
Le Iwsoin de pourvoir aux dépenses de PAcadémie royale de médecine ■ nécessité une nouvelle fixation des prix et médailles accordés chaque année pour la vaccine, et, par iwe décision du 10 décembre dernier, le roi a réglé, qu'à dater dt I824i, il serait accordé chaque année aux plus Eélés vacdnateurs, Mvoir :
1* Un prix de 1600 francs;
'» Onatre médailles d*or ;
3* Cent médaiUeB d'argent.
Ces récompenses auront un nouveau lustre étant décernées sur les propositions d'iHi corps aussi distingué que l'Académie royale de médecine ; et Jointes aox encouragements accordés dans les départements, elles seront sans doute Mifisaotct pour répandre de plus en plus une méthode qui se recommande tellement elle-même par l'intérêt de la population entière et par l'évidence de ses bieniiifs.
Vous ne perdrez pas de vae que voire correspondance reladve à la vaccine et les tableaux qui y sont annexés , doivent continuer à être adressés en donUe expédition, pour qu'il en puisse être transmis une à TAcadémie royale de médecine. * Baron Gapelle.
. CIRCULAIRE miflST^RIVLLE DO 25 SEPTEMBRE 18/Î3 SUR LE SERTICE DES
VAGCIRATIONS.
Monsieur le préfet , Je viens de vous envoyer le rapport de TAcadémie royale de médecine sur les vaccinations pratiquées en France pendant Tannée 18&1.
rappelle surtout votre attention sur le premier et sur le sixième paragraphe de ce rapport, lesquels s'adressent particulièrement à Tadmini^tration.
Dans le premier de ces paragraphes, PAcadémie signale les omissions que présentent une partie des documents qui lui ont été transmis; elle se plaint de ce qu'un certain nombre de ces documents lui soient parvenus tardivement ; elle se plaint aussi de ce qu'au lieu de lui envoyer des rapports motivés, des résumés exacts, plusieurs départements lui envoient des registres de vaccination mal tenus, des iisies informes, dont il est presque impossible de tirer un résultat satisCaisaot.
Au sixième paragraphe, l'Académie applaudit au zèle que les autorités civiles et ecclésiastiques ne cessent de montrer, dans la plupart des départements, ponr encourager la propagation de la vaccine ; mais elle se rend l'organe des plaintes formées par beaucoup de vaccinateurs sur le peu d'appui qu'ils obdeauentde la part des maires des communes rurales : trop souvent, disent-ils, leur arrivée n'est pas annoncée aux habitants; ils ne trouvent pas les enfants réunis à la maison commune. On reproche même à quelques maires d'avoir été jusqu'à conseiller aux familles de leurs administrés de ne pas répondre à l'appel des vaccinateurs.
L'Académie considère comme l'un des principaux moyens de favoriser la pro* pagation de la vaccine l'érection d'un comité de vaccine, composé de médecins et d'habitants notables, pour chaque département. A cette institution se lierait l'établissement d'un dépôt permanent de virus-vaccin au chef-lieu du déparlement. L'Académie recommande d'entretenir les dépôts de vaccin par des vaccinations hebdomadaires ; c'est un devoir pour les administrations hospitalières dr contribuer à l'entretien de ces dépôts, en laissant prendre du vaccin sur les enfants confiés à leurs soins.
Plusieurs conseils généraux ont refusé de voler les allocations demandées pour encourager la pratique de la vaccine ; un pareil refus peut avoir de graves conséquences. L'Académie renouvelle les observations qu'elle a déjà faites à ce sujet, dans son rapport sur les vaccinations de iS&O. Lisez avec soin, monsieur le préfet, les deux passages que je viens de vous indiquer, et si le conseil général de votre département est du nombre de ceux qui ont refusé toute allocatioD pour U vaccine, ne manquez pas, je vous prie, de lui soumettre, dans sa prochaine session, les considérations, présentées avec autant de force que de raison par l'Académie royale de médecine, sur la rciponsabllité morale qu'entraîne une économie de cette nature.
Il ne suffit pas d'affecter quelques fonds à Tencouragement de la irnodae, U
faut que ces fonds soient bien employés. Dans plusieurs départements, les vactioateofs ont un traitement fixe; dans d^aotres, les vaectoateurs nommés d'avance reçoivent des indemnités proportionnelles au nombre de Taccinaticms qo*ils opèrent; ailleurs, tous les médecins sont appelés à concourir, sur la production de leurs états de vaccinations, aux primes décernées par le préfet. Chacao de ces systèmes a ses avantages et ses inconvénients ; mais il importe de l>ien se rendre compte des eflets que produit celui qui est adopté dans chaque département, et d^xaminer s'il est susceptible de quelque modification.
Dans plusieurs départements, on a institué des médecins cantonaux, qui sont chargés non-seulement du service de la vaccine, mais encore du traitement gra* tuit, sur la désignation des maires on des bureaux de bienfaisance, des malades iadigents, de Tinspection des enfants trouvés, et des premiers soins à donner parioat où il se manifeste des maladies épidémiques, en attendant Tarrivée du médecin des épidémies, etc. Dans deux ou trois départements ces ■ médecins sont Jétriboés par les communes ; ailleurs ils exer^rent leurs fonctions sans aucune autre rémunération que celle qu'ils peuvent recevoir, comme vaccinateurs, sur les fonds votés à cet effet par les conseils généraux.
Oo a souvent demandé que Tinstitution des médecins cantonaux fût adoptée dans toute retendue du royaume; il s'est présenté, ù cet égard, des difficultés qui ne pourraient être résolues que par une loi générale sur Texercice de la médecine en France. Mais si le service des vaccinations était bien organisé, il pourrait, mieux que tout autre moyen, préparer et faciliter Tinstltution des médecins cantonaux, on la suppléer là où les circonstances locales s'opposeraient à ce qu'elle (ùl prochainement réalisée.
Pour hien apprécier l'état actuel des choses, Je désire, monsieur le préfet, que TOUS me fassiez parvenir, avec le tableau qui doit présenter le résultat des vaccinations opérées en 18/i3, un rapport général et détaillé sur l'organisation du Krvice de la vaccine dans votre département. Vous rappellerez les dates et les principales dispositions des arrêtés qui ont été pris à ce sujet ; vous me ferez connaître comment ces dispositions sont exécntées, et quelles sont les modifications dont elles peuvent vous paraître susceptibles.
Quant aux états annuels de vaccinations, je vous recommande de nouveau de me les adresser aux époques indiquées parla circulaire du 6 février 1835, et de vous conformer, dans la rédaction de ces états, aux modèles qui vous ont été envoyés. Ne perdez pas de vue non plus que ces documents doivent m'étre transmis en double expédition.
^ Il serait fort à désirer qu'ainsi que le demande TAcadémie, les états partiels fournis par les vacchiateurs ftissent soumis à l'examen et au contrôle d'un comité central de vaccine, ou d'un conseil de salubrité, qui pût exprimer une opinion motivée sur les titres de ces vaccinateurs et sur la valeur réelle de leurs travaux. Ce n'est pas, en effet, le chiffre brut des vaccinations qui doit servir à fixer le rang des concurrents aux récompenses instituées par le gouvernement ; Il fout tenir conapte des difficultés vaincues, des sacrifices qu'il a fallu faire, du plus ou moins d'encouragement qu'on a obtenu des communes ou du département : or, c'est là tin travail qui ne peut être fait qu'au cheMieu du département, et qui donnerait aux propositions de l'Académie royale de médecine les bases les plus sâres et les plus équitables.
L'Académie insiMe, dan» ses derniers rapporU, pour que le gouv^meiiMiil augmente le nombre et la valeur des récompenses qu'il distribue annueUemnit aux plus aélés vaccinateurs. Elle exprime particulière menl le vœu qu'il soit décerné au moins une médaille d'argent par arrondissement de sous-préleetore. Gomme ces médailles ne sont qu'un enoom*agement purement honorifique, je ne sais si, en augmenter le nombre, ce ne serait pas en diminuer le prix, l^ut-être aussi est-il permis de penser qu'assigner une médaille h chaque arrondissement, ce serait égaler tel arrondissement où Pou fait très peu d'eflbris pour propager 1« vaccine, à tel autre où plusieurs vaccinateurs se livrent avec dévouement & cette pratique salutaire. Toutefois, avant de porter un Jugement définitif sur cette question, je serai bien aise de connaître l'opinion de MM. les préfets sur l'utililé que la mesure sollicitée par l'Académie royale de médecine pourrait avoir comnc moyen de redoubler le sèle des vaccinateurs.
Veuilles m'accuser réception de cette cireulairc.
Ueceves, monsieur le préfet, l'assurance de ma considération très distinguée.
CUNIlV-GRlDAinft.
Nous lei'minerons on cilanl un document d'une importance capitale, la statistique la plus récente des vaccinations faites dans toute la France pendant Tannée 1859. On pourra juger ainsi des immenses résultais obtenus par celte salutaire pratique, cl en niènie temps de Tinégalilé qui existe encore à cet égard dans les difré^eDt^ déparlenients. C'est là un point très curieux à constater, elqiii touche aux conditions les plus essentielles de la santé publique et h la civilisation même de notice pays.
TABLEAU DES VACCh^ATIONS PRATIQUEES EN 1859 DANS LES DIVERS
OÉPARTEVENTS D£ LA FRAIfCB.
DÉPARTEMENTS
Missancet.
Ain
Aisne
Allier
Alpes (Basses-) • k »
Alpes (Hautes-) . • •
Ardècbe
Ardennes
Arie^e ••*••*•
Aube
Aude
Aveyron
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