TYPHUS
environne se gonflent cl sont douloureusement tendus; très rarement il survient en môme temps des bubons axillaires ou inguinaux ; la constipation cesse souvent à cette époque pour faire place à des évacuations fétides; des sudamina, des marbrures violacées se montrent encore sur la peau; la respiration est pénible et s’accompagne de toux. La maladie prend alors une marche différente , selon qu’elle doit se terminer par la mort ou par la guérison. Dans le premier cas, la langue devient sèche et fuligineuse, les narines et les lèvres se couvrent de croûtes noirâtres ; les parotides suppurent ou se gangrènent, quelquefois elles disparaissent tout à coup; la dysphagie est extrême, la peau sèche ou visqueuse; la voix s’éteint; des hémorrhagies intestinales, des pétéchies, des épistaxis, des convulsions tétaniques ou une prostration complète, du délire annoncent la mort, qui survient dans le cours du second septénaire. Lorsque la terminaison est favorable, on voit, vers le deuxième jour, la peau se couvrir de sueur, les sécrétions reprendre leur cours, la physionomie revenir à son expression naturelle, l’intelligence et les sens s’éclaircir; les forces reviennent lentement; la convalescence est longue; le gonflement parotidien se dissipe peu à peu par résolution , et presque toujours les cheveux tombent et l’épiderme se renouvelle.
Le typhus ne suit pas toujours cette marche régulière ; il peut , dans certains cas , revêtir dès le début une forme ataxique des plus graves et se terminer par la mort dans un temps très court , et même en vingt-quatre heures. D’autres fois , au contraire , il se montre avec un caractère d’extrême bénignité et constitue une maladie très légère caractérisée par un peu de stupeur et par une éruption particulière, et qui se termine par la guérison en un ou deux septénaires. Enfin le typhus peut se compliquer de diverses phlegmasies, telles que l’encéphalite, le catarrhe pulmonaire, la pneumonie, une stomatite aphtheusc, la dyssenteric, et, dans quelques cas rares , de gangrènes partielles.
Le typhus est une maladie pestilentielle qui paraît appartenir exclusivement au climat de l’Europe. Il se développe dans les lieux où se trouvent réunis et en fermés un grand nombre d hommes, dans les camps, dans les hôpitaux , dans les prisons , sur les vaisseaux, où il paraît du reste ne se développer spontanément que chez des individus déjà malades ; mais il peut se propager aux sujets sains par la contagion médiate ou immédiate, qui est fa-
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voriséc elle-même par l'encombrement , le contact répété, les (aliénés tic toutes sortes, les privations, la famine , la crainte, le découragement; il attaque à peu près également tous les âges. Les matières organiques en putréfaction ne jouent pas un rôle bien déterminé dans la production du typhus; mais le défaut d’espace, d’air et de lumière sulïil à lui seul pour l’engendrer, même chez des sujets isolés. L’habitude paraît rendre la contagion moins facile.
Ce simple énoncé des causes du typhus en indique la prophylaxie, c’est-à-dire la nécessité de l’évacuation des lieux encombrés où naît le typhus; et des mesures sanitaires propres à combattre la contagion. Nous n’avons donc qu’à rappeler que le typhus est du nombre des maladies pestilentielles auxquelles s’appliquent temporairement les règlements quarantainaires.
Voy. Contagion, Maladies épidémiques, Sanitaire (régime).
URINE. — Voy. Engrais, Fosses d’aisance, ürseille, Voiries.
urinoirs, — Parmi les conditions de salubrité et de propreté les plus essentielles dans les lieux habités, il importe de ne pas négliger celles qui se rapportent à l’écoulement des urines sur la voie publique. Il nous sera permis, bien que ce ne soit pas tout à fait de notre domaine, de rappeler quel sérieux intérêt il y aurait au point de vue de l’économie agricole et industrielle, à recueillir les urines humaines et celles des animaux domestiques ; car il y aurait là en même temps un moyen d’éviter l’insalubrité parfois si considérable qui résulte de la décomposition de l’urine autour des habitations. M. Chevallier, dans un mémoire extrêmement curieux sur les usages de ce produit de sécrétion , a justement indiqué comment, dans certaines contrées où l’agriculture est en honneur, on ne laisse pas perdre l’urine ; et comment ou pourrait la désinfecter au moment où elle est rendue, en y mélangeant de l’huile de goudron, ainsi que l’avait indiqué IL Bayard. Tant qu’on n’aura pas réussi à faire pénétrer ces idées dans l’opinion et dans les habitudes des populations, il faudra se contenter d’assurer un écoulement facile à l’urine. C’est la l’objet des urinoirs disposés sur la voie publique et dont la construction doit être formellement prescrite par les autorités municipales. Nous citons en exemple l’arrêté suivant émané du préfet de la Seine :
vaccination.